A vos claviers … Prêts ? … Recrutez !

Recruter par le jeu

Aujourd’hui nous allons parler RH et plus précisément d’une technique de recrutement qui se développe de plus en plus ces dernières années : le recrutement par le jeu.

Parlons du pionnier en la matière L’Oréal, qui a lancé en 1993 un processus de recrutement basé sur un jeu réalisé en partenariat avec des grandes écoles de commerces dans différentes pays. Ce jeu se nomme « Brandstorm ».

En quoi consiste ce jeu me direz-vous ?

C’est un Business Game qui met au défi des étudiants de différentes écoles partenaires, durant plusieurs jours, sur une mission. Les étudiants travaillent en groupe et doivent par exemple définir le plan marketing de A à Z du lancement d’un produit. A l’issu de ce challenge, un jury nomme les gagnants qui peuvent ainsi obtenir une place dans l’entreprise ainsi que des prix tels qu’un voyage.

L’Oréal a aussi développé il y a 3 ans un Serious Game (l’équivalent du business game mais sur internet, un Business Game 2.0, avec une visée pédagogique et un graphisme de jeu vidéo) nommé Reveal. Grâce à celui-ci L’Oréal entend toucher des étudiants de tout horizon, tout cursus et toute culture. Et non plus seulement des étudiants d’écoles de commerce. Le principe est simple, l’étudiant se rend sur le site de Reveal et joue en ligne, simulant ainsi la création d’un produit avec une stratégie marketing montée de A à Z.

Pourquoi appliquer cette technique au recrutement ?

Vous l’aurez compris ce type de jeu est avantageux lorsqu’il est appliqué au recrutement. Car cela permet de « tester » les candidats en les mettant face à une situation courante en entreprise et à laquelle ils seront confrontés s’ils sont embauchés. C’est plus ludique qu’un simple entretien et permet de détecter des compétences et qualités qui ne pourraient l’être en entretien individuel.

De plus utiliser cette technique de recrutement permet aussi à l’entreprise de développer sa notoriété, car elle devient plus visible en créant des partenariats avec des écoles, notamment dans des pays où l’entreprise est peu connue. Le Business Game lui permet aussi d’améliorer son capital sympathie auprès des étudiants, qui voient dans ce jeu non seulement l’occasion de décrocher un emploi ou un stage, mais aussi de renforcer leurs compétences et leurs connaissances et de se divertir.

Un troisième avantage est l’e-learning pour les employés, car si le jeu est développé en interne, c’est un excellent moyen pour eux de faire de l’e-learning.

Enfin un dernier avantage qui concerne surtout le candidat, le Business Game permet de rentrer en contact avec des DRH et donc de se créer un réseau. Même si l’étudiant en gagne pas le tournoi, il a montré de quoi il était capable et a établi un premier contact.

Quels types de recrutement par le jeu existe-t-il ?

Le recrutement par le jeu n’a pas été développé seulement par L’Oréal mais au contraire se développe de plus en plus par tous types d’entreprises, qu’elles soient connues ou non. Outre les jeux pédagogiques mettant en compétition des étudiants de différentes écoles, il existe aussi des tournois de poker, des job dating, des jeux vidéo, …

Bien entendu ce type de recrutement se fait généralement en tant que présélection ou pour un stage. En effet, pour un CDI la réflexion est plus longue, l’entretien est alors plus sérieux et le dialogue plus important.

Peut-on alors parler de marketing du recrutement ?

En effet ce type de recrutement a clairement un aspect marketing. La marque employeur cherche à gagner en notoriété et à créer un capital sympathie. C’est aussi une manière de créer un contact entre les candidats devenus des joueurs et l’entreprise. De plus la nouvelle génération est différente de la génération x. En effet les jeunes à la recherche d’un stage ou d’un emploi sont plus exigeants, et surtout plus sensibles à la culture du jeu, d’internet et des réseaux sociaux. La méthode de recrutement des entreprises évolue donc pour attirer cette génération.

On peut donc penser que le Business Game ou Serious Game seront des techniques de plus en plus développées dans certaines entreprises dans les années à venir.

Que pensez-vous de ce type de recrutement ? Est-ce une bonne manière de déceler les capacités (voire le talent) des candidats ou le recrutement conventionnel reste le plus approprié pour cela ?

Réagissez en nous laissent des commentaires, nous serons ravis de partager avec vous.

Les qualités d’un consultant commercial en recrutement !

Illustration de l'articleOn se demande souvent quelles sont les qualités généralement requises pour un candidat. Mais en face de lui il y a un recruteur qui lui aussi doit en posséder certaines pour exercer au mieux sa fonction !

Tout d’abord le recruteur doit être à l’écoute…

…de son client et de son candidat ! Car si certains recrutent en interne, d’autres sont mandatés par des entreprises pour recruter des candidats à leur place. Dans le premier cas, le recruteur doit être à l’écoute de son service, de son responsable et du poste à pourvoir. Dans le second cas, le recruteur doit être à l’écoute de l’entreprise pour laquelle il recherche un candidat, il doit déterminer avec elle le profil du candidat correspondant au poste vacant. Enfin le recruteur (dans les deux cas) doit être à l’écoute du candidat, il ne doit pas se contenter de poser des questions, mais réellement d’écouter les réponses et les attentes de celui-ci.

Ensuite il doit avoir un tempérament de commercial…

…encore une fois tant avec le candidat qu’avec le client. Car il faut non seulement qu’il soit capable de vendre le poste au candidat mais ensuite il doit aussi vendre le candidat sélectionné à l’employeur. Il doit alors être capable d’argumenter, répondre aux objections, rassurer, clore le débat. De plus, un recruteur en cabinet doit trouver des clients et a souvent la double casquette de commercial et recruteur. Une autre facette de ce côté commercial est le suivi et la fidélisation des clients et des candidats, car lorsqu’il envoie un intérimaire chez un client, le recruteur le suit et reste à l’écoute. Enfin le recruteur doit aimer gagner et (comme un commercial) fonctionner par objectifs !

Un bon recruteur doit aussi faire preuve d’empathie…

…car le candidat en face de lui n’est pas un simple objectif ou outil de travail mais un être humain qui postule dans le but réel de trouver un emploi. Certes il ne s’agit pas de tomber dans le mélo et de retenir tous les candidats dans le but de donner un travail à tout le monde (chose impossible en temps de crise) mais il ne s’agit pas non plus de refuser tout le monde, d’humilier les candidats en leur posant des questions auxquelles le recruteur sait pertinemment qu’ils ne pourront pas répondre, de stresser les candidats par une attitude arrogante ou sèche… Le candidat se trouve à la même place que le recruteur avant qu’il ne le devienne.

Par conséquent un bon recruteur doit savoir analyser les profils des candidats…

…afin de ne pas rencontrer des candidats qui ne correspondent pas du tout au poste et de leur faire perdre leur temps ou leur donner de faux espoirs. Bien analyser le profil d’un candidat permet aussi de lui poser les bonnes questions lors de la qualification téléphonique ou de l’entretien physique. Ensuite une fois l’entretien réalisé, le recruteur doit être capable d’analyser les réponses du candidat pour déterminer s’il correspond ou non au profil recherché. Il arrive parfois qu’aucun candidat ne corresponde, dans ce cas le recruteur doit être capable de chasser pour trouver la perle rare, le mouton à 5 pattes.

Suite à cela le recruteur doit être capable de se positionner franchement…

…vis-à-vis du candidat. En effet si le recruteur n’est pas capable de donner un avis tranché il lui sera difficile de présenter des candidats à son client ou à sa direction. C’est une situation d’autant plus délicate que le candidat attendra une réponse et le client (ou directeur) un candidat !

Pour aller plus loin un bon recruteur doit être tenace et dynamique…

…car il ne faut pas se leurrer, les recruteurs sourcent aussi des profils, ils n’attendent pas que les candidats leur tombent dessus. Il faut alors être capable de passer du temps à chercher un profil qui peut être difficile à trouver. Il faut aussi être capable d’utiliser les outils qui lui sont mis à disposition pour cela (jobboard, réseaux sociaux…), tout en cherchant d’autres méthodes toujours plus efficaces de trouver un bon candidat (utilisation de son réseau professionnel voire personnel). La créativité a donc un rôle à jouer dans cette fonction que remplit le recruteur. Le recruteur ne doit pas se laisser abattre mais toujours garder un esprit de gagnant prêt à dénicher le profil parfait pour son client, même si malheureusement cela peut prendre parfois plusieurs mois, un bon recruteur ne se décourager pas.

Il existe sans doute d’autres qualités que doit posséder un recruteur, cependant ces 6 qualités me paraissent les plus importantes et les plus recherchées chez un recruteur.

Si d’autres qualités vous paraissent essentielles chez un recruteur, n’hésitez pas à réagir en laissant un commentaire !

Let’s go to the Coworking !

Illustration coworkingVous en avez sans doute entendu parler, c’est la nouvelle façon de travailler qui se développe de plus en plus ces derniers temps.

Commençons par le début en définissant ce qu’est exactement le coworking :

C’est un espace de travail, un openspace en quelque sorte, dédié aux travailleurs indépendants ou aux auto-entrepreneurs qui travaillent de chez eux.

En effet, des locaux sont mis à disposition de ces personnes, équipés de bureaux collectifs, de salles de réunion, de matériels informatiques, de photocopieuses, d’une salle de repos, d’une cantine…

A quoi sert le coworking ? Quel est son avantage sur le travail à domicile ?

Tout d’abord cela permet aux personnes qui travaillent seules chez elles, de sortir de leur routine. Ensuite et surtout, de rencontrer d’autres personnes. C’est aussi un moyen de communiquer, d’apprendre de nouvelles choses, de s’enrichir en parlant avec les autres « coworkers » de son projet, de son travail… C’est un espace où les idées peuvent émerger, où il est possible de discuter, où les projets peuvent se développer. En effet, la probabilité de rencontrer des personnes qui peuvent nous aider dans notre travail, nous faire évoluer etc. est plus élevée lorsqu’on travaille dans ces lieux plutôt que seul chez soi.

Quelles sont les conditions de travail dans ce type d’espace ?

Tout le monde travaille au même endroit, dans le même bureau en quelque sorte. Un openspace à l’instar des entreprises, est mis à disposition dans des locaux spécialement dédié au coworking. Les travailleurs ne sont pas salariés d’une même entreprise mais différents travailleurs indépendants ou auto-entrepreneurs de milieux différents, le plus souvent la communication, l’informatique ou le domaine artistique.

Grâce à ce type d’environnement de travail les personnes peuvent lancer leur projet, échanger des idées, se motiver les uns les autres, car il est plus facile de se motiver quand on voit à côté de soi des personnes qui le sont et qui avancent rapidement sur le travail. C’est beaucoup plus facile que lorsqu’on est seul chez soi avec toutes les tentations de divertissement que cela engendre.

De plus, dans ces espaces dédiés au coworking, on trouve également des salariés qui font du télétravail. Pour ce type de travailleur, l’avantage est le gain de temps. En effet, en choisissant un lieu proche de leur domicile, ils perdent moins de temps dans les transports. Cela s’inscrit aussi dans une démarche de développement durable.

On peut émettre une crainte : la déconcentration due au nombre de personnes présentes dans la même pièce ?

Certes l’espace est utilisé par plusieurs travailleurs à la fois, cependant, le fait de venir dans un tel endroit où l’on ne connaît pas forcément les personnes présentes et où l’on constate que celles-ci travaillent, nous donne plus envie de travailler que de bavarder. Les personnes qui travaillent en coworking sont généralement des personnes motivées qui veulent avancer mais autrement que seules. Le but n’est pas de bavarder durant le temps de travail mais plutôt de rencontrer des personnes pendant la pause-café ou le déjeuner.

Comment accéder à ce type d’espace et quels sont les services ?

Comme tout service, l’accès à ce type d’espace n’est pas gratuit. Il existe 120 lieux partagés de ce type dont la moitié se situe dans Paris et sa banlieue. Les prix varient :

  • Chez La Cantine numérique l’abonnement au mois est de 240€, 12€/jour, 100€/carte de 10 jours.
  • Chez la Mutinerie l’abonnement au mois est de 290€, 30€/jour, 250€/carte de 10 jours.

D’autres espaces de coworking existent en France, vous pouvez les retrouver sur ce site : http://www.neo-nomade.com

Vous aurez accès à des salles de travail, des salles de réunion, des fauteuils, des casiers, une imprimante-photocopieuse, un espace repos avec parfois des hamacs, des lits, un espace avec une télévision, une cantine et donc un frigo, une machine à café…

De plus, des ateliers, des sorties ou autres activités sont régulièrement organisées, permettant ainsi aux travailleurs de se retrouver, de tisser des liens et pourquoi pas des partenariats et créer des projets.

Le coworking est une mutation profonde des méthodes de travail à laquelle nous assistons, qui se développe et s’actualise de plus en plus en s’ancrant petit à petit dans nos mentalités.

Et vous qu’en pensez-vous ? Êtes-vous prêts à travailler de cette manière ? Le coworking vous semble-t-il être une bonne méthode de travail pour les personnes qui travaillent seules ou les salariés en télétravail ?

Avez-vous déjà utilisé ce type d’espace ? Si oui, quelle est votre impression ?

Répondez-nous par commentaire, nous serons ravis de partager votre avis ou votre expérience.

Le crowdfunding

CrowdfundingCrowdfunding ? On devine aisément l’origine du mot mais sa définition…

On en a pourtant entendu parler ces derniers jours, grâce à la ministre Fleur Pellerin qui a présenté un projet de cadre législatif visant à favoriser l’expansion du crowdfunding.

Pour comprendre ce concept un peu d’histoire. Le crowdfunding (ou financement participatif) est né aux Etats-Unis et son premier succès remonte à 1875 ! En effet des souscripteurs se sont mobilisés et cotisés pour financer la statue de la Liberté !

Vous l’aurez compris, le crowdfunding est un système de financement qui s’appuie sur la participation des donateurs et non sur un système de financement bancaire. Cependant ce système a évolué depuis 1875 et se développe particulièrement ces dernières années notamment grâce au web 2.0 !

Alors concrètement qu’est-ce que le crowdfunding ?

C’est une solution proposée aux porteurs de projets qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas faire appel à un établissement bancaire pour obtenir un crédit dans le but de créer leur entreprise ou de faire naître leur projet. Cela s’applique notamment à des projets culturels, sociaux, environnementaux, innovants, numériques…

Mais comment faire ? Par quels moyens organiser un financement participatif ?

Il existe des plateformes qui mettent en relation des porteurs de projet avec des personnes qui souhaitent investir dans ces projets (épargnants). Ces plateformes permettent donc non seulement de faire un appel aux dons mais aussi de tester les projets des créateurs. En effet en adhérant à ces plateformes, les créateurs rendent visibles leur projet et peuvent tester leur fiabilité. Car il est plus simple de trouver des donateurs sur un site de ce type, où le trafic est élevé, que sur son propre site où le trafic est beaucoup plus faible. De plus trouver des donateurs est synonyme de fiabilité du projet, car cela signifie que certaines personnes sont intéressées et y croient.

Tout le monde peut-il faire financer son projet via ce type de plateforme ?

Pas nécessairement. Chaque projet est étudié avant d’être accepté. Cependant les porteurs de projet sont accompagnés afin que leur dossier ait toutes les chances d’être accepté. De plus étant donné qu’il existe plusieurs plateformes, le créateur a la possibilité de déposer plusieurs dossiers, ce qui augmente ses chances d’être accepté quelque part. Il arrive malgré tout que certains projets ne trouvent pas de financeurs.

Comment peut-on contribuer au financement d’un projet ?

Il existe 4 types de don, cependant étant donné qu’il ne s’agit pas de financement effectué par une banque, il ne peut y avoir d’intérêts :

  • Le don : cela peut être un don classique ou un don avec une compensation qui ne peut pas être financière. Par exemple l’épargnant (ou donateur) reçoit des places de concerts ou un objet…
  • Le prêt en peer-to-peer : c’est un prêt entre particuliers qui ne comprend pas d’intérêts.
  • Le financement participatif en capital : c’est la prise de participations en actions dans une entreprise. En compensation l’épargnant reçoit une part des dividendes et de la plus-value potentielle réalisée par l’entreprise.
  • La production communautaire : l’épargnant est coproducteur et touche des royalties sur les futures recettes ou reçoit une contrepartie non financière telle que des albums, des invitations…

Quels sont les avantages pour un porteur de projet de passer par une plateforme plutôt que de chercher un financeur lui-même ?

Bien que la plateforme prenne un petit % sur le financement total collecté, ce système est avantageux pour les créateurs car cela leur permet de trouver plus facilement des financeurs, de rendre leur projet visible (sans trop dévoiler le projet si c’est une innovation) et ainsi de sourcer des clients et de les fidéliser avant même que l’entreprise ne soit créée.

Quelques exemples de plateformes de crowdfunding :

  • My Major Comapny : pionnier dans le crowdfunding ayant notamment permis de lancer la carrière du chanteur Grégoire.
  • Ulule : 1er site de crowdfunding européen.
  • Kisskissbankbank : plateforme internationale.
  • Babeldoor : site généraliste.
  • Babyloan : site de micro-crédit européen.

Il en existe bien entendu beaucoup d’autres…

Que pensez-vous de ce système de financement ?

Avez-vous déjà été financeur ou porteur de projet ?

N’hésitez pas à nous faire part de votre expérience via les commentaires !

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