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Patrick Drahi, le roi du LBO : « Tant que je gagne, je joue »

Vous BN-GT057_DRAHI0_P_20150201210113connaissez déjà, Xavier Niel, Fondateur du groupe de télécoms ILIAD FREE, neuvième fortune de France avec 8,5 milliards d’euros, dont nous avions fait le portrait en octobre dernier. Aujourd’hui, nous allons découvrir son concurrent direct, Patrick Drahi, propriétaire de SFR entre autre.

Son parcours

Né le 20 août 1963 à Casablanca au Maroc, la veille de la naissance de Mohammed VI, le roi du Maroc. Il fait partie de la famille Drahi qui appartient à la communauté juive de Casablanca. Fils de deux parents professeurs en mathématiques, il a déjà le gène des mathématiques en lui. Il étudie au lycée français où il excelle, mais pourtant il quitte le Maroc en 1978. Il a alors 15 ans, ses parents sont nommés à Montpellier, il vit alors un changement climatique et terrestre assez difficile confit-il au magazine « Le Point » en octobre dernier: « J’avais froid tout le temps et, en tant que premier de la classe, je ne me faisais pas que des copains… ».

Dans les années 80, il poursuit ses études à l’École nationale supérieure des Télécommunications. Sortant de son école, il débute aux Pays-Bas où il est chef de produit, mais ayant l’âme et le caractère d’un entrepreneur, l’autorité ne lui convient pas, il démissionne.

Son entrée dans le monde du câbleGlobal communication. Earth and cable, rj45.

Dans les années 90, le câble ne fait pas l’unanimité en France, Patrick Drahi décide de faire changer d’avis les Français, il fait le tour de la Provence et vante les mérites du câble. Il crée d’abord la société Sud Cablevision, qu’il quittera pour créer 5 ans plus tard Médiaréseaux. C’est à ce moment-là qu’il commence doucement à développer son affaire. Il réussit à convaincre UPC, le géant du câble américain d’investir dans sa société mais il conserve 0,4 % du capital. Mediaréseaux est alors le premier câblo-opérateur de France à posséder ses propres réseaux.

Au printemps 98, UPC lui confie la responsabilité de ses activités pour l’Europe occidentale et méridionale, un poste basé à Genève.  Drahi s’installe alors à Cologny, près de Genève avec sa famille.

En 2000, quand internet explose, les télécoms et le câble rentrent dans une longue période glaciaire. Patrick Drahi ayant senti le vent tourner, avait revendu ses 0,4% du capital. Deux ans plus tard, UPC cesse de payer ses créanciers, puis se met en faillite.

Le début d’une longue série de rachatsImpression

Avec son groupe Altice créé en 2001, et avec l’aide des fonds Cinven et Carlyle,  Patrick Drahi débute une longue série de rachats. L’année 2002 marque le début de sa conquête du câble français, il commence par racheter la compagnie alsacienne Est Vidéocommunication, il créé de multiples sociétés et son holding personnel, il acquiert Noos (ex-Suez), Numericable (ex-Vivendi), FT Câble (ex-France Télécom), sur Completel. Et, en moins de 4 ans, il détient  99 % du câble français.

Dans le courant de l’année 2013, Patrick Drahi lance une chaîne d’information israélienne en continu, i24news. En 2014, jusqu’ici très discret, il se fait connaître du grand public avec le rachat de SFR pour 13,4 milliards d’euros puis le magazine Libération pour 14 millions d’euros et l’Express. Il montre alors son intérêt pour les médias tout comme son concurrent Xavier Niel qui avait racheté le Monde et le Nouvel Obs précédemment. Son groupe, Altice, vient également de racheter Virgin Mobile pour 325 millions d’euros et Portugal Telecom pour 7,4 milliards d’euros.

Patrick Drahi dans le classement des milliardaires 

Nous pouvons parler d’une entrée remarquée dans le palmarès 2014 des milliardaires du monde entier de Forbes, due en partie à l’introduction en bourse à Amsterdam d’Altice, holding de droit luxembourgeois dans laquelle il a logé tous ses actifs de télécoms, y compris ses 40% dans Numericable, le câblo ayant lui-même fait son entrée à la bourse de Paris en novembre. Le produit de cette introduction en bourse bénéficiera au désendettement et à d’éventuelles nouvelles acquisitions, un endettement qui ne l’effraie pas : « Tant que je gagne, je joue. »

Le LBO (leveraged buy out) est la grande spécialité de Patrick Dahi, surnommé « le roi du LBO » , littéralement rachat par effet de levier. Il permet de racheter une entreprise avec très peu d’argent mais beaucoup de dettes, l’idée est de faire payer les intérêts par les bénéfices à venir de l’entreprise rachetée.

Avec une fortune estimée à 6,3 milliards de dollars par le magazine américain Forbes, il entre directement au 76ème rang mondial et au 12ème rang en France, devant les frères Bouygues, juste derrière Vincent Bolloré, le premier actionnaire de Vivendi, et tout de même encore loin derrière son concurrent Xavier Niel.

Son nouveau projet d’acquisition se porte maintenant sur Radio nova, pour laquelle il a déjà déposé une offre, le dossier de vente devrait être réglé d’ici la fin du premier trimestre 2015.
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Cette entrée a été publiée le 11 février 2015 par dans Success Stories, et est taguée , , , , , , , , , .
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