Le management interculturel : pourquoi l’intégrer à sa stratégie d’entreprise ?

Le management interculturel a longtemps été laissé de côté par les entreprises qui n’y accordaient que peu d’importance et qui en avaient une vision faussée: retour sur une pratique qui grandit de jour en jour.

Comment définir le management interculturel ?    

people-304353_640

Selon Olivier Meier, directeur de recherche et enseignant en management, le management interculturel peut se définir comme : «un mode de management qui reconnaît et prend en compte les différences culturelles et tente, par des actions organisationnelles et relationnelles, à les insérer dans l’exercice des fonctions de l’organisation, en vue d’améliorer sa performance économique et sociale. »

On a tendance à associer l’interculturel à l’international, mais l’interculturel concerne « tous les rapports, échanges entre cultures et civilisations différentes »: cela peut aussi être la gestion des rapports entre  générations, entre sous-cultures d’un même pays… Cela touche donc potentiellement toutes les organisations d’aujourd’hui.

Les formations au management interculturel se multiplient, mais encore peu d’organisations savent réellement ce que cela recouvre, et surtout en quoi il peut être utile à la stratégie d’entreprise.

Quelle utilité à la gestion de l’interculturel ?

Dans un espace mondialisé, l’entreprise est en relation avec un nombre croissant de collaborateurs et notamment des acteurs de différentes cultures, parlant parfois même une autre langue. L’interculturalité a pour rôle principal de faciliter les relations entre ces collaborateurs aux cultures divergentes.

La question de l’interculturalité se pose dans de nombreux contextes : que ce soit à l’occasion d’une fusion d’entreprises, du recrutement d’un collaborateur, de son intégration, lors de négociations ou tout simplement à l’occasion d’échanges quotidiens avec l’ensemble de ses collaborateurs. Toutes ces situations sont susceptibles de présenter des risques interculturels pouvant être anticipés en intégrant le management interculturel à la stratégie d’entreprise.

Eviter les risques avec le management interculturel

Prendre en compte l’interculturalité au sein d’une organisation sera utile à l’entreprise pour éviter un certain nombre d’échecs et gagner en efficacité. Voici quelques exemples de risques possibles

  • Les échecs de négociations: l’organisation risque de passer à côté de contrats à cause d’une mauvaise communication entre des collaborateurs de différentes cultures, elle peut ainsi perdre jusqu’à des millions d’euros.
  • Les échecs de fusion/d’alliance: le cas de la fusion ratée de Daimler & Chrysler en est la parfaite illustration, cet échec a été dû en grande partie à la non-prise en compte des différences culturelles entre l’Allemagne et les Etats-Unis et à la prédominance d’une culture sur l’autre.
  • Les conflits interculturels: ils nuisent à la cohésion de l’équipe et peuvent aller jusqu’à une rupture de la communication et de la coopération (ce peut être par exemple des conflits intergénérationnels, conflits religieux, ou autres)
  • Les échecs d’implantation: ne pas prendre en compte l’aspect culturel de l’environnement où l’on s’implante peut présenter une grosse perte de temps et d’argent pour une entreprise.
  • Les échecs d’expatriation: le collaborateur qui ne parvient pas à s’intégrer à son nouvel environnement pose problème à l’entreprise qui devra en trouver et en former un autre.
  • La perte de talents locaux: si l’entreprise ne prend pas en compte les différences culturelles de ses talents, elle prend le risque de les perdre et d’avoir mauvaise réputation.

(source: http://gestion-des-risques-interculturels.com)

Tant de risques qui justifient le recours à la gestion des différences culturelles afin de garantir le succès des entreprises d’aujourd’hui, et ainsi d’améliorer leur performance sociale et économique.

Manager à l’international

1358287_39274782Dans le cas d’entreprises opérant à  l’international, la question du management interculturel devient primordiale.

Pour Robert Dorlin, directeur Marketing digital chez EF Education First,  les managers internationaux doivent être des ponts entre les cultures. Une bonne communication est vitale pour réussir à l’international. Il faut savoir prendre en comptele contexte et les différences culturelles de ses collaborateurs – cela passe par une formation ou une grande expérience à l’international. Il faut savoir ménager les susceptibilités, et donc prendre connaissance des usages des cultures avec lesquelles nous sommes en contact.

Voici deux exemples de notions qui changent de signification en fonction des cultures :

  • La négociation: en Chine, il est bien vu d’offrir un cadeau avant toute négociation commerciale pour montrer sa considération, en Afrique il convient de prendre d’abord des nouvelles de la famille de son collaborateur, mais aux Etats-Unis la négociation se fait beaucoup plus rapidement et plus directement (« Time is money »).
  • La réunion : au Royaume-Uni, une réunion est vue comme une session de travail où chacun participe, alors qu’en Espagne, une réunion a un but informatif et le collaborateur s’attend à avoir un rôle passif.

Prendre connaissance de ces différences en amont permet d’éviter bien des conflits et favorisent des collaborations réussies.

Quelques conseils pour manager à l’international

  • Communiquer et être à l’écoute: C’est évidemment l’élément primordial. Ne pas hésiter à faire des bilans, des comptes rendus avec ses collaborateurs afin de savoir comment ils se sentent et afin de comprendre leurs attentes.
  • Détecter les différences culturelles: Reconnaitre ses différences est déjà un grand pas vers la gestion de l’interculturalité. Il faut admettre que notre culture n’est pas la norme pour tous et que chacun a ses propres coutumes et représentations. Cela permettra de ménager les susceptibilités au sein d’une équipe et d’éviter la prédominance d’une culture sur une autre.
  • Apprendre les langues : Maitriser la langue de ses collaborateurs représentera toujours un grand avantage pour faciliter la communication et la compréhension de l’autre.
  • Avoir un appui local: quand on arrive dans un environnement non-familier, il est conseillé d’avoir de bons appuis pour nous guider dans les premiers temps et prendre connaissance des us et coutumes, surtout si l’on n’a pas reçu de formation adaptée.

Pour résumer, l’ouverture, l’écoute et la curiosité sont les qualités indispensables pour devenir un bon manager à l’international.

Jeff Bezos, PDG du plus grand magasin en ligne du monde : Amazon

Jeff_Bezos'_iconic_laughCette semaine, notre success story est consacrée à Jeff Bezos, PDG d’Amazon, il reste pour la troisième année consécutive dans le classement Forbes des 20 hommes les plus riches du monde. Il est remonté de trois places en 2015 et occupe donc la 15ème place, sa fortune est estimée à 34,8 milliards de dollars, il fait partie des benjamins du classement à 51 ans.

Jeffrey Jorgensen Bezos

Jeffrey Jorgensen, aujourd’hui devenu Jeff Bezos, est né le 12 janvier à Albuquerque, au Nouveau-Mexique en 1964. Sa mère, Jacklyn Gise Jorgensen, est à l’époque très jeune, elle ne restera avec son père que pendant un an. Quelques années plus tard, elle se remarie avec Mike Bezos d’origine cubaine, qui l’adopte et dont il portera le nom. Jeffrey vit une enfance heureuse, il est élevé par son beau-père dans une famille aisée, il n’apprendra qu’à l’âge de 10 ans que son père l’a adopté. Dès son plus jeune âge, Jeffrey a une volonté et une obstination inconditionnelle, encore petit, à l’âge de trois ans seulement, il tente de démonter son berceau pour en faire un vrai lit. C’est un élève brillant, qui finit le lycée major, il décide ensuite d’étudier l’ingénierie informatique à l’Université de Princeton. Il est diplômé en 1986, et commence à travailler à Wall Street en tant que chercheur informatique. Il y poursuit sa jeune carrière en travaillant d’abord pour Fitel, une start-up dont l’objectif est de créer un réseau de télécommunications destiné aux transactions monétaires, avant de travailler chez D. E. Shaw où il sera vice-président. C’est au milieu des ordinateurs et d’internet que Jeff Bezos a développé l’idée de révolutionner le e-commerce.Wall-Street

Amazon

Pendant, ces années de travail chez D.E. Shaw, Jeff Bezos se rend compte du potentiel du marché de la vente en ligne. Il fait la liste des produits susceptibles de bien se vendre sur internet, parmi ces produits figurent le CD, les logiciels et bien entendu, les livres. En 1994, il décide de quitter son travail et de partir avec sa femme MacKenzie Bezos à Seattle. Il choisit Seattle car il pense que c’est l’endroit parfait pour monter sa propre entreprise, pour lui c’est la «ville-mère» de Microsoft.Seattle_from_Kerry_Park_(1)Ils ont au départ 10 000 dollars en poche et ses parents lui en donnent 100 000, avec l’aide d’amis et de proches ils arrivent à récolter 1 million de dollars. Ils se mettent, avec cinq employés, à travailler dans un garage. Au départ, ils voulaient appeler la société Cadabra, cette idée dura quelques mois jusqu’à son abandon, ils pensèrent ensuite à Relentless.com qui veut dire « une détérmination sans faille ». Mais leurs amis trouvaient le terme trop sinistre, l’adresse sera tout de même déposée et encore aujourd’hui si vous tapez cette adresse vous êtes redirigé vers le site Amazon. En tombant sur le mot Amazone, Jeff Bozes se dit qu’en référence au plus grand fleuve du monde, son site serait la plus grande librairie en ligne du monde, c’est une évidence,  ce sera Amazon.8325104250_3732199178_o Le site ouvre en juillet 1995, en 1998, il diversifie son offre avec des CD et des vidéos et avec la montée d’internet le site ne cesse de se développer et gagne en notoriété. Près de 3 ans après l’ouverture de son site Jeff Bezos est milliardaire, en un an seulement, il a accumulé 15,7 millions de dollars de ventes, et la société comptait 100 employés. En 2011, le montant des ventes annuelles était de 17 milliards de dollars.

Le plus grand magasin du monde

Aujourd’hui, Jeff Bezos a réussi son pari, Amazon est bien la plus grande librairie en ligne du monde, mais il est aussi le plus grand magasin du monde et le site n°1 du e-commerce. L’année 2014, Amazon a fêté son 20ème  anniversaire, et il n’est pas prêt de s’arrêter, le lancement de Kindle et des e-books ne fait que renforcer sa position de leader. En 2012, la Harvard Business Review l’a désigné 2ème PDG le plus performant au monde, cependant, il arrive que Jeff Bezos fasse des erreurs comme avec le lancement de son smartphone Firephone en 2014 qui a fait un flop total. Pour contrer ce flop, le géant d’Amazon a l’air bien motivé. Son projet ? Faire livrer les commandes d’Amazon par drone en 30 minutes seulement avec Amazon Prime Air ! Après de multiples refus, il y a quelques jours, le 20 mars, la FAA (Agence Fédérale de l’Aviation) a donné son feu vert à Amazon pour tester le prototype de son drone de livraison en plein air aux Etats-Unis.Package_copter_microdrones_dhl

Le marketing du recrutement : un enjeu clef pour les DRH

La « marque employeur » s’impose comme un élément clef de la stratégie de séduction des DRH aujourd’hui. Pour attirer les meilleurs candidats, les plus grandes entreprises se battent et développent  de véritables stratégies de recrutement, tandis que les PME restent encore un peu en retrait sur cet aspect.

Qu’est-ce que la marque employeur ?

La marque employeur désigne  l’ensemble des caractéristiques de la marque appliquées au champ des ressources humaines. Elle se traduit à travers l’identité, l’image interne et la réputation d’employeur d’une entreprise.

Définition2 

– L’identité: c’est l’ADN, les éléments constitutifs de l’entreprise c’est-à-dire sa mission, son secteur, ses métiers, sa culture…

 L’image interne : c’est la représentation mentale de l’entreprise qu’ont les employés et les « anciens » de l’entreprise

– La réputation externe: c’est la perception que le public a de l’entreprise

 

En résumé, la marque employeur permet d’attribuer à une entreprise une personnalité forte et une identité unique ainsi que de renvoyer une image positive et homogène auprès de ses publics.     Pour cela, l’entreprise doit aujourd’hui communiquer sur ses valeurs et son histoire, car ce sont des éléments auxquels s’intéressent les jeunes candidats et spécifiquement la génération Y.

Dans le contexte économique actuel, recruter n’est pas un problème, mais dénicher les meilleurs talents est plus délicat. D’autant plus qu’un recrutement raté n’est pas sans conséquence : une étude américaine de 2012 réalisée par Manpower révèle que les erreurs de recrutement avec ce que cela implique (indemnités de licenciement, productivité dégradée, erreurs commises, opportunités manquées…) ne coûteraient pas moins de 638 573 euros à l’entreprise.

Développer sa marque employeur signifie  être transparent et parler sans langue de bois pour que la promesse faite corresponde à la réalité du terrain, et ainsi ne pas se tromper de candidat. Il faut avoir en tête que  les candidats  ont accès à toutes les informations concernant l’entreprise par le biais d’internet et les réseaux professionnels comme Linkedin ou Viadeo.

L’objectif : attirer les meilleurs diplômésGraduate

La génération Y donne du fil à retordre aux DRH : les jeunes diplômés ont de nouvelles exigences et de nouveaux besoins que les grandes entreprises cherchent à combler.

Pour recruter et trouver des talents à fort potentiel,  les grandes entreprises créent des postes de Campus manager (anciennement Responsables des relations écoles). Ce sont les entreprises qui vont chercher les talents : certaines entreprises ciblent les tout jeunes entrants de  première année des grandes écoles en organisant par exemple des tournois sportifs.

Le parrainage d’écoles et universités fait aussi partie des solutions envisagées par les entreprises puisque cela représente une solution idéale pour asseoir une relation sur la durée.

Cependant attirer les jeunes talents ne suffit pas: il faut savoir les retenir. La marque employeur doit refléter ce qui se passe en interne, et les entreprises doivent se rappeler que les meilleurs ambassadeurs des entreprises sont leurs collaborateurs.

Qu’en est-il des PME ?

Si dans les grandes entreprises  les RH sont gérées par des spécialistes, dans les PME c’est souvent  l’une des nombreuses responsabilités des patrons. Pour la plupart, ils n’ont pas le temps de développer une véritable stratégie de recrutement, ou bien ils pensent ne pas être concernés.

Les PME cherchent souvent un résultat immédiat, alors qu’une marque d’employeur se travaille sur la durée. Peu anticipent leurs besoins en recrutement mais c’est en train de changer : par exemple l’entreprise Leboncoin.fr n’a pas hésité à investir 250 000 euros pour développer sa marque employeur afin d’attirer les jeunes et leur donner une autre image de l’entreprise.

Stratégie de recrutement : les questions à se poser

 – Tout d’abord il faut se demander: Qui visez-vous dans vos stratégies de recrutement ? Il faut définir une cible et penser à diversifier sa main d’œuvre pour créer une équipe hétérogène.

– Il faut ensuite s’assurer que le profil recherché soit en accord avec la culture d’entreprise, sinon il risquera d’y avoir un taux de roulement élevé.

– Concernant le salaire, il faut toujours regarder ce qu’offrent vos concurrents dans la région et vous assurer de ne pas être en dessous du marché. Par contre si vous n’avez ni la réputation ni des conditions de travail intéressantes, il est recommandé de miser sur le salaire

– Une fois votre équipe au complet, offrez une bonne reconnaissance à vos employés : c’est gratuit et très efficace. Comme nous l’avons dit, les collaborateurs restent les meilleurs ambassadeurs de votre entreprise.

– Trouvez-vous un petit élément distinctif: c’est une astuce utile pour que l’onparle de vous et pour vous démarquer. Vous pouvez par exemple mettre en place une tradition originale qui fera partie de votre culture d’entreprise.

-Enfin, pensez à varier les lieux d’affichage : ne publiez pas vos annonces toujours au même endroit mais variez entre les différents sites internet et les autres supports comme les journaux de quartiers qui fonctionnent encore très bien.

« Je pense que notre application rend la communication un peu plus humaine et plus naturelle »

snapchat-founders-evan-spiegel-bobby-murphy-time-100-feat

Alex Rosen, directeur général d’IDG Ventures : « C’est un garçon intelligent. Il se débrouille très bien, c’est normal qu’il soit confiant. Les constructeurs d’empire de plusieurs milliards de dollars sont rarement des gens discrets et humbles. »

Jeune américain de 24 ans au physique élancé et le sourire figé, Evan Spiegel rentra à l’université de Stanford pour des études de design produit. Membres de la fraternité Kappa Sigma, le jeune homme, avec plusieurs amis, développa une application d’échange de photos et de vidéos pour ces fêtes qui s’effacent immédiatement.

Lorsqu’il présente le projet à sa classe avec son ami Bobby, ils sont moqués par leurs camarades qui n’y voient qu’un moyen de s’envoyer des photos érotiques.

« Tous les gens et investisseurs que nos voyions disaient : ‘C’est la chose la plus stupide que j’ai jamais vu' ».

En vain, ils ont tenté de convaincre les jeunes d’utiliser  Snapchat et puis quelque chose d’étrange se produisit : l’application est devenue virale dans les lycées de Los Angeles.

Encouragé par l’enthousiaste des élèves, les compères créent une première société, Picaboo. Cependant, Evan Spiegel ne supporte pas d’être considéré comme cofondateur.

Il décide alors de quitter Stanford, crée une autre start-up avec l’ingénieur Bobby Murphy et évince leur camarade Reggie Brown (lequel revendique aujourd’hui la paternité de l’application).

En 2011, ils créent Snapchat, l’application permettant d’échanger des photos. Chaque photographie ou vidéo envoyée ne peut être visible par son destinataire que durant une période de temps allant d’une à dix secondes. Snapchat est alors financé uniquement par le père d’Evan. Au bout d’un moment  « mon père ne voulait plus payer pour les photos qui disparaissent ». Heureusement les propositions d’investissements commencèrent à affluer à ce moment-là.

Avec plus de 100 millions d’utilisateurs par mois, Snapchat est un franc succès auprès des ados au point que certains quittent le « vieux » réseau social de Mark Zuckerberg.

Lui-même, qui a fait une offre d’achat de plus de 3 milliards de dollars en 2012 après avoir tenté en vain de le copier. Ambitieux, voire présomptueux, le jeune Californien repousse par deux fois les propositions de rachat de Facebook. Ainsi que celle du chinois Tacent de 4 milliards de dollars et une de Google du même montant.

Une capacité à dire « non » que « L.A Weekly » explique par la vie « privilégiée » d’Evan Spiegel. Une enfance privilégiée qu’il a reconnu à demi-mots lors d’une conférence : « Je suis un garçon jeune, blanc et éduqué. J’ai toujours eu beaucoup, beaucoup de chance. La vie est injuste. »

En attendant, malgré le succès de son application, il continue de vivre chez son père. « Je resterais chez lui jusqu’à ce qu’il me mette dehors. »

Chaque jour dans le monde, 350 millions de snaps sont échangés. L’application permet également aux utilisateurs de créer une Story (« histoire »). C’est une juxtaposition de plusieurs photos/vidéos. Une « story » peut être vue autant de fois que l’utilisateur le souhaite mais chaque élément de la story possède une durée de vie de 24 h.

Sans générer aucun chiffre d’affaires, le petit fantôme blanc a déjà réussi à lever 160 millions de dollars. Et, en octobre 2014, Snapchat annonce que l’application diffusera désormais des messages publicitaires (des photos ou des vidéos, sans câblage démographique, que les utilisateurs choisiront ou non de visionner).

Le 27 janvier 2015, Snapchat crée Discover, un service de diffusion de vidéo pour les médias. Maintenant, Snapchat peut monétiser son contenu et crée un espace publicitaire pour les annonceurs.

Evan Spigel est cette année le plus jeune milliardaire au monde avec une fortune estimé à 1,5 milliard de dollars et classé 1.250ème.

Elizabeth Holmes, la plus jeune milliardaire du monde

12737467163_63d60bd5a4_h

Cette semaine, les femmes sont à l’honneur suite à la Journée internationale de la femme qui a eu lieu ce dimanche 8 mars. Quoi de mieux pour cette occasion que de vous raconter l’histoire d’Elizabeth Holmes, à 31 ans, elle est la plus jeune milliardaire du monde, à la tête de la société Theranos, sa fortune est estimée à 4,5 milliards de dollars (4 milliards d’euros) selon Forbes 2015.

Elizabeth Holmes

Elle n’a pas bâti sa fortune grâce à un héritage ni grâce à des études brillantes, née le 03 février 1984 à Washington aux Etats-Unis, Elizabeth Holmes vit dans une famille influente. Son père eUSAIDst cadre au sein de l’USAID (L’Agence des Etats-Unis pour le Développement International), puis il travaille ensuite chez Tenneco, et sa mère est conseillère en politique étrangère.

Dès le collège, Elisabeth montre son envie d’entreprendre, alors qu’avec son travail son père a des relations avec la Chine, elle crée une petite société et vend un logiciel de compilation pour le langage C++ aux universités chinoises.

Elle choisit de faire ses études en chimie à l’Université de Stanford en Californie. Dès le début des cours, ses professeurs se rendent compte du potentiel d’Elizabeth, notamment le professeur de génie chimique M. Robertson qui l’accueille à bras ouvert dans son laboratoire. Durant l’été, elle part faire un stage à Singapour au Genome Institute.

En rentrBirthControlPatchant, elle dépose son premier brevet, il s’agit d’un timbre portatif plus généralement, un patch, qui, en plus de l’administration d’un médicament, permet de surveiller les variables dans le sang du patient pour déterminer si la thérapie a l’effet souhaité, et d’ajuster la dose en conséquence.

La création de Theranos

Pendant son stage à Singapour, Elizabeth découvre également les méthodes de dépistage du coronavirus, selon elle, ces méthodes sont inefficaces et relativement coûteuses, on prélève une quantité importante de sang qu’elle tend à réduire. Elle abandonne ses études et décide de créer sa propre entreprise à 19 ans, c’est la création de Theranos.Röhrchen mit einer Blutprobe

Selon son procédé, une seule goutte de sang suffit pour de réaliser une trentaine d’analyses différentes, au lieu de faire plusieurs prises de sang, le tout pour un coût deux fois inférieur à celui des analyses de sang classiques. Elle dépose un brevet en 2003, qui ne sera accepté qu’en 2007. Ses parents acceptent qu’elle investisse l’argent prévu pour payer ses études et elle propose à son professeur M. Robertson de travailler dans son entreprise. Il démissionne alors de l’Université de Stanford et accepte son offre, il la présente même à des investisseurs. Il déclare au magazine Fortune en 2014, qu’à ce moment il s’est dit « J’ai réalisé que je pouvais tout aussi bien regarder dans les yeux de Steve Jobs ou Bill Gates. »

Theranos comme « Thérapie » et « Diagnostic »

TheranosLocatesLa société, basée à Palo Alto, compte aujourd’hui 500 ​​employés et a recueilli plus de 400 millions de dollars de la vente d’actions à des investisseurs qui ont évalué la société à plus de 9 milliards de dollars.  Theranos est parvenu  à dominer le marché de l’industrie du diagnostic de laboratoire des Etats-Unis, la société réalise près de 10 milliards de tests par an. A à peine 30 ans, Elizabeth Holmes a bien réussi, pas de doute, la jeune femme femme a une histoire fascinante, elle est brillante et ambitieuse, sa société de diagnostic médical est reconnu comme un perturbateur potentiel. Sa carrière ne s’arrêtera sans doute pas là, elle devrait bien gravir les échelons du classement Forbes d’ici quelques années.

S’adapter à l’ère numérique

 L’initiative d’AXA pour former ses seniors au digital

erfolgreiche geschäftspartnerL’assureur AXA a eu l’idée de former les seniors de l’entreprise au digital d’une manière innovante : ce sont les plus jeunes salariés qui forment les seniors aux nouvelles pratiques numériques.

Toute entreprise doit se poser la question de la conversion au digital et il est devenu impératif de mettre en place une stratégie pour appréhender les bouleversements technologiques, sociaux et économiques que connait notre société: c’est ce qu’a fait AXA dans le cadre de sa transformation digitale.

L’idée d’AXA est d’inverser les rôles et de permettre aux jeunes de transmettre leurs connaissances aux seniors. Le directeur de la culture et de l’innovation d’Axa France explique : « Nous voulions familiariser les collaborateurs avec le digital en nous focalisant non pas sur les outils, la technologie, mais sur les usages. En interne, nous avons des jeunes qui s’en servent au quotidien. Qui mieux qu’eux pouvait en parler? »

En effet, le groupe recrute en interne des jeunes sur la base du volontariat, les forment à la pédagogie et la transmission se fait par des échanges en binômes ou par des mini sessions de formation. L’objectif est de familiariser les seniors aux nouvelles pratiques digitales sur les thèmes du networking et des réseaux sociaux notamment.

Cette initiative s’est révélée payante puisque depuis septembre 2014, plus de 300 personnes y ont participé et l’entreprise prévoit de poursuivre ce projet dans plusieurs de ses filiales.

RÉUSSIR SA TRANSFORMATION DIGITALE

La transformation digitale est inéluctable : si l’entreprise ne prend pas l’initiative elle se fera dépassée par d’autres acteurs et prend alors le risque de perdre des parts de marché. Il faut donc anticiper, mais une étude réalisée auprès de 1500 dirigeants et collaborateurs par Capgemini Consulting et le MIT Sloan Management Review révèle que 63% des sondés considèrent que le rythme de l’évolution technologique de leur entreprise est trop lent.

QUELS FACTEURS DE RÉUSSITE ?

L’étude a mis en avant quelques critères indispensables pour mener sereinement une démarche de transformation digitale au sein d’une organisation:Les-facteurs-clés-de-succès-300x231

Mobiliser l’ensemble des collaborateurs : c’est ce qu’a fait AXA en mettant en avant ses jeunes employés et en permettant une collaboration intergénérationnelle  entre les employés.

– L’implication des dirigeants dans le projet : il faut pouvoir mobiliser les collaborateurs

Prouver la nécessité de cette transformation : par le biais d’analyses de rentabilité des investissements numériques

Mettre en place une gouvernance appropriée pour piloter le changement

L’actrice oscarisée qui dénonce l’inégalité des sexes

L’américaine Patricia Arquette a coupé le souffle de l’audience avec un discours en faveur de l’égalité homme / femme.

patricia-arquette-7

Patricia Arquette n’a pas marqué la cérémonie des Oscars uniquement grâce à la récompense qu’elle a obtenu pour son rôle dans Boyhood. Celle qui a été adoubée par le monde du cinéma en recevant son premier Oscar à 46 ans s’est exprimée avec force et émotion sur la question des droits des femmes.

Patricia Arquette, née en 1968 à Chicago, descend d’une longue lignée d’artistes, comédiens, humoristes, écrivain… Née dans une famille de cinq enfants, Patricia suit les pas de sa sœur ainée en débutant une carrière d’actrice.

Patricia se fait remarquée en 1986 dans le film Pretty Smart de Dimitri Logothetis. De là, sa carrière est véritablement lancée, et elle apparaît dans des films remarqués comme Stigmata, True Romance, Rangoon, The Hi-Lo Country et À tombeau ouvert. Nous la connaissons notamment grâce à son rôle dans la série Médium où elle y joue Allison DuBois, une medium consultante pour le bureau du procureur.

Suite aux attentats des tours jumelles, le 11 septembre 2001, Patricia Arquette est venue en aide aux Américains d’origine arabe qui ont été victimes de crimes haineux. Son implication a été motivée par sa propre expérience, puisqu’elle a grandi dans une famille judéo-musulmane (son père s’étant converti à l’islam et sa mère descendant de survivants de la shoah) qui n’a pas connu de problèmes religieux.

Le 22 Février dernier, Patricia Arquette remporte l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle dans le film Boyhood qui a la particularité d’avoir été filmé par intermittence sur une période de douze ans le tout avec les mêmes acteurs. Il raconte l’enfance puis l’adolescence d’un jeune garçon élevé par ses parents divorcés.

Lors de la remise du trophée, Patricia qui est aussi une mère engagée a fait un superbe discours inattendu pour les femmes. Les réactions du public ont même été étonnantes…

Elle a profité de son discours de remerciements pour évoquer un sujet qui lui tient à cœur : l’inégalité des salaires entre hommes et femmes aux États-Unis (et ailleurs).

« À toutes les femmes qui ont donné naissance, à chaque contribuable et à chaque citoyenne de ce pays : nous nous sommes battues pour l’égalité des droits des autres, voici venu le temps pour nous les femmes d’obtenir l’égalité salariale aux États-Unis », a-t-elle déclaré.

Voici le lien du discours : https://www.youtube.com/watch?v=L-EmDy3w1X8

Un beau discours qui a été acclamé ! Meryl Streep et Jennifer Lopez notamment se sont montrées très, très enthousiastes : https://www.youtube.com/watch?v=XMW1lQnNBjU

Plus engagée que jamais, l’actrice ne s’est pas arrêtée là et a continué à publier des tweets sur le sujet.

Un petit extrait : « Cela m’est égal si les gens sont en colère. La vérité est que l’inégalité salariale a un effet négatif sur les femmes. » Son message est même suivi d’un récap’ des conséquences sur les femmes effrayant ! « 1 femme sur 8 est pauvre », nous dit l’actrice. Elle poursuit :  « Les femmes ont 42% de plus de chances de vivre dans la pauvreté ».

Certes, le discours est concis mais la portée de l’évènement lui confère une visibilité non-négligeable que les grands de l’industrie ne peuvent ignorer. Reste à savoir si les paroles de l’actrice seront suivies par des faits dans le monde professionnel.

La qualité de vie au travail, aujourd’hui un point essentiel pour les salariés

Qualité de vie au travail, qu’est-ce que c’est ?

Qu’entendons-nous vraiment par qualité de vie au travail, c’est tout d’abord la question à laquelle nous allons répondre.

Les premières images qui nous viennent à l’esprit lorsque nous parlons de qualité de vie au travail ce sont celles de beaux bureaux accueillants et colorés, d’espaces aménagés pour répondre aux nouvelles attentes des salariés (temps de pause, salles de repos, convivialité…). Nous nous imaginons souvent les grands modèles américains et anglais tels que les locaux de Google ou Twitter, on peut même aujourd’hui citer quelques entreprises françaises qui ont suivi la tendance de ces aménagements comme le Campus du Crédit agricole Evergreen à Montrouge. (À regarder si vous ne l’avez jamais vu : http://www.credit-agricole.com/Actualites-et-decryptage/Actualites/Le-Groupe/Visite-virtuelle-du-campus-Evergreen-siege-de-Credit-Agricole-S.A)

Mais l’enquête qui a été effectuée par l’Anact (Agence Nationale pour l’amélioration des conditions de travail) avec TNS Sofres nommée « La qualité de vie au travail pour vous c’est quoi ?» nous montre que oui, le design des bureaux en font partis, mais pas seulement…

Cette enquête a été faite sur un échantillon des salariés de France, et d’après celle-ci, seuls les aménagements des locaux et le «petit déjeuner royal» avant de commencer le travail ou encore la salle de sport à disposition ne résumeraient pas la qualité de vie au travail. D’après l’enquête, 64 % des 1000 salariés interrogés pensent que qualité de vie rime avant tout avec respect. 58 % des salariés estiment que la reconnaissance est un facteur déterminant et 46 % pensent que c’est avant tout l’épanouissement. Seules 8 % des personnes enquêtées ont évoqué le management. En lisant ces résultats, on peut en déduire que la notion de qualité de vie équivaut à un épanouissement individuel au travail.Respect tolérance valeurs nuage de mots illustration

Une semaine consacrée à la qualité de vie au travail tous les ans en France

Instaurée depuis 2004 par le réseau Anact-Aract, elle a pour objectif de sensibiliser et mobiliser tous les acteurs du monde du travail pour s’informer, témoigner et agir pour améliorer les conditions de travail des salariés.

La semaine pour la qualité de vie au travail en quelques chiffres :

  • 82 manifestations sur l’ensemble du territoirelogo_sqvt__047547800_0932_29032013
  • Près de 2 500 participants au national
  • 20 manifestations hors événements spéciaux ayant rassemblé 970 participants à formats variés : témoignages d’entreprise, conférences, ateliers-débats, forum régional, cérémonies de remise des prix
  • Plus de 400 retombées presse
  • 16 000 visites sur le site Internet dédié www.qualitedevieautravail.org
  • 300 personnes au colloque national
  • 87 % des salariés estiment qu’une bonne qualité de vie au travail profite à la fois aux salariés et aux entreprises selon le sondage « La qualité de vie au travail pour vous c’est quoi ?»

Cette année, la 12ème semaine pour la qualité de vie au travail aura lieu du 15 au 19 juin 2015. Elle sera lancée le 15 juin par une conférence de presse et un colloque sur le thème : « Les espaces de discussion : rendons le travail parlant » (tous deux à Paris), il y aura également une enquête quantitative sur ce même thème, réalisée par Harris Interactive, un concours photo sur le thème du « travail », tel est le programme au niveau national.

Au niveau régional, nous connaissons quelques informations sur le programme de la région Poitou Charentes où se fera : une rencontre experte sur le « Management et Qualité de vie au travail » et une rencontre experte sur « Les espaces de discussion : un levier pour l’efficacité et la qualité de vie au travail » le mardi 16 juin à Poitiers, et également le déploiement d’un concours photo.

Améliorer les conditions de travail pour améliorer la qualité de vie au travaillogo FACT10Q vecto

Améliorer les conditions de travail en revient, par conséquent, à améliorer la qualité de vie au travail. Pour ce faire, les entreprises peuvent faire appel aux Fonds pour l’Amélioration des Conditions de Travail (FACT). Il s’agit d’un dispositif qui peut apporter une aide financière, qui est versée sous forme de subvention publique aux entreprises qui mettent en œuvre des mesures d’amélioration des conditions de travail. Le FACT finance des projets qui ont pour but d’améliorer des situations de travail insatisfaisantes, caractérisées par des symptômes néfastes pour la performance de l’entreprise, la santé des salariés ou la qualité de vie au travail. Les montants de l’aide varient : pour une entreprise, le FACT verse 1 000 € TTC par jour avec 15 jours maximum d’intervention, pour un groupe d’entreprises, il verse 1 000 € TTC par jour avec 13 jours maximum d’intervention par entreprise signataire. L’aide du FACT permet également de faire appel à un consultant.

Pour en savoir plus sur ces fonds, rendez-vous sur : http://www.anact.fr/portal/page/portal/web/services/FACT

Vous voyez qu’avec un peu de bonne volonté, et un peu d’aide, vous pouvez facilement parvenir à améliorer la qualité de vie de vos salariés !

Powered by WordPress.com. Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

Retour en haut ↑