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Mohamed Ali, sa vie, son combat…

Dans la nuit du 4 juin 2016, on apprenait la disparition de Mohamed Ali, légende de la boxe, considéré par beaucoup et par lui-même comme  « the greatest », « le plus grand ».  Ce boxeur est plus qu’un sportif au palmarès incroyable, élu sportif du siècle en 1999 par la BBC et Sports Illustrated, il est également un symbole pour des millions de gens à travers le monde pour tous les combats menés au cours de sa vie…  Voici son histoire et l’empreinte qu’il aura laissée au monde …

Ali

Hospitalisé samedi pour des problèmes respiratoires, Mohamed Ali nous a quitté à l’âge de 74ans, il menait depuis plus de 30 ans un combat contre la maladie de Parkinson, l’ultime round d’une vie faite de victoire aussi bien sportive qu’humaine. Cette légende a révolutionné son sport, mais il a également conquis les médias et la politique avec sa verve cinglante et sa lutte acharnée, comme à Manille, en 1975 face à l’ennemi juré Frazier; au bout des 14 rounds les plus violents de l’histoire de la boxe. « The Greatest » aura tenu longtemps, plus longtemps que tous les pronostics de ses nombreux neurologues.

La vie de Mohamed Ali a tout d’un film. Avec des débuts fracassants, Cassius Clay entre dans un ring pour la première fois à ses 12 ans, pour devenir champion olympique à 18 ans à Rome. Il ne tarde pas à se faire un nom. A 22 ans, il participe à son premier championnat du monde face Sonny Liston, qu’il va battre. Quelques temps plus tard, il se converti à l’islam. Ne voulant plus porter « un nom d’esclave » Cassius Clay devient Mohamed Ali.

En pleine gloire, Ali est appelé sous les drapeaux américains pour combattre au Vietnam. Fidèle à lui-même et à ses convictions, il n’ira pas «Aucun Vietcong ne m’a jamais traité de nègre…». C’est alors qu’il évite la prison mais est déchu de son titre de champion du monde. Libre ? Mais interdit de  combattre pendant trois ans et demi. Son image déjà ternie par son engagement dans la ségrégation raciale  et la nation of islam. Pieux mais non moins ambitieux, Clay savait qu’il ne deviendrait jamais un challenger s’il affichait ouvertement ses attaches à un groupe si sulfureux.

A Kinshasa en 1974 a lieu le Rumble in the jungle face à George Foreman, plus jeune et plus puissant. C’est sans doute le combat le plus connu de l’histoire. Ali réussi à redevenir champion du monde en épuisant son adversaire. Dans une catégorie où il s’est longtemps agi d’être le plus dur, Ali a révolutionné la boxe des lourds en devenant le plus intelligent. Il a su imposé son style unique, sa garde basse, sa vitesse, son sens inné de l’esquive, il a inspiré des générations de boxeurs. Il connait alors son apogée, il devient le premier boxeur de l’histoire (et toujours le seul) à gagner trois fois le titre de champion du monde.

Ali est le sportif le plus photogénique du XXsiècle, longtemps le visage le plus reconnu de la planète, connu de tous, Noir ou Blanc, habitant du tiers-monde. Le boxeur était un véritable symbole était tout à la fois un athlète, un symbole politique, un gentil et un méchant, radical et universel.

Avec son éloquence inégalée, Ali le rimailleur invétéré est un pionnier du  «trash talk», l’insulte comme premier «jab» (coup droit tendu, ndlr). Figure emblématique de la fierté noire, de l’islam ou encore de la lutte contre Parkinson par la suite. On peut le qualifier de  manipulateur roublard mais toujours sincère et fidèle à ses idéaux, il a transformé tout événement le concernant en histoire. Par son charisme, son arrogance, ses punchlines uniques et surtout des oppositions historiques Mohamed Ali a marqué l’histoire de la plus belle des façons.

Dans les années 80, Mohamed Ali ne peut plus s’en cacher, Parkinson l’a mis KO. Cette maladie a altéré ses deux principales qualités : ses mains et sa voix, qui n’est plus que murmure monotone. Son aura est malgré tout intacte, il relativise « Il [Dieu] m’a donné la maladie de Parkinson pour me montrer que je n’étais qu’un homme comme les autres, que j’avais des faiblesses, comme tout le monde. C’est tout ce que je suis : un homme. »

«Ce n’est pas de la vantardise si tu peux le prouver.», et Ali est « le plus grand » et l’a maintes fois prouvé. Le monde est en émoi face à sa disparition et lui retourne sa citation « Vole comme le papillon, pique comme l’abeille, et vas-y cogne mon gars, cogne. »

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Cette entrée a été publiée le 9 juin 2016 par dans Success Stories, et est taguée , , , , .
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