ZGROUPE The Force One

7 paradoxes décapants de philosophes à appliquer au travail

  1. L’efficacité augmente en n’agissant pas, selon Lao-tseu

Qui n’a jamais voulu forcer son destin, prendre les choses en main? Une attitude loin de l’une des idées centrales du fondateur du taoïsme (Vème siècle av. J.-C.). Cette sagesse chinoise invite à penser l’efficacité, non pas comme le résultat d’une intervention résolue pour infléchir le cours des choses, mais comme l’accompagnement d’un processus naturel, d’une transformation à l’oeuvre. Ne pas agir consiste non pas à se désengager, mais à observer et à repérer le ying et le yang, en mouvement.

Au travail.

  • Identifiez tout le potentiel d’une situation, repérez les forces en présence – opposants/alliés ; avantages/inconvénients –
  • Imaginez les orientations possibles, même les plus infimes. Vous pourrez ensuite agir de manière souple et adaptée.

2. Pour de l’ordre il faut du désordre, selon Henri Bergson

Le désordre est « l’absence de l’ordre que met consciemment dans sa vie une personne rangée (…) », écrit le philosophe dans « L’Evolution créatrice ». Le désordre est en fait l’ordre que nous ne cherchons pas ; il y a de l’ordre dans le chaos. Simplement, celui-là n’est pas celui que nous escomptions, et déçus, nous l’appelons désordre.  Au travail, prenez en considération tout sujet ou idée qui vous semble « étrangement fou »; acceptez que des collaborateurs (ou vous) aient une façon désordonnée  d’organiser leurs dossiers et tâches.

  1. L’essentiel c’est le superflu, selon Gaston Bachelard

« La conquête du superflu donne une excitation intellectuelle plus grande que la conquête du nécessaire. L’homme est une création du désir et non pas une création du besoin », écrit le philosophe poète dans « La Psychanalyse du Feu ». Le feu n’était pas indispensable à l’homme pour sa survie, explique-t-il, mais sa maîtrise de l’élément l’a conduit au bien-être, à la gourmandise, à l’esthétique… et à la spiritualité. Ce sont les instants et les choses superflues qui permettent de magnifier le réel.

  1. L’ignorance a un côté savant, selon Socrate

Pas facile d’avouer ses lacunes dans un monde rempli d’experts. « Je sais que je ne sais rien », professait le père de la philosophie occidentale. Ne rien savoir libère le désir, l’appétit de connaitre. Cette « docte ignorance » est alors le point de départ du véritable savoir, lequel doit, pour reposer sur de solides fondations, affronter le vertige du doute.

Au travail :

  • Efforcez-vous de remettre en cause vos certitudes, préjugés, croyances, afin d’accueillir d’autres vérités et de rester ouvert au dialogue
  • Cherchez à comprendre et à vous cultiver.
  1. Le bricolage, c’est du sérieux, selon Claude-Lévi Strauss

Faire avec des bouts de ficelle relève de l’amateurisme. Et pourtant ! Cet esprit bricoleur ressemble à la « Pensée sauvage » explorée par le philosophe-ethnologue auprès des « peuples premiers ». A l’inverse de notre pensée domestiquée qui conçoit d’abord, puis cadre le strict protocole d’exécution, la pensée sauvage ne suit aucune règle prédéfinie, et n’assigne aucune fonction précise à des objets de bric et le broc qui peuvent tout devenir quand on leur donne du sens.

Au travail :

  • Laissez libre cours à votre imagination , proposer de nouvelles idées créatives, vous allez innover, et/ ou enrichir le projet.
  • Agissez avec vos moyens, quand les ressources manquent, ce sera différent mais aussi solide.
  1. Mentir n’est pas juste un vilain défaut, selon Benjamin Constant

Il est un devoir de dire la vérité, reconnaît le philosophe, mais un devoir n’existe que là où il y a un droit réciproque.  Donc, si votre interlocuteur n’a pas droit à la vérité, vous n’aurez aucun devoir de vérité.

Autorisez-vous à mentir, au travail, envers des gens qui ne le méritent pas : les mal intentionnés, les médisants, etc.

  1. Les apparences ne sont jamais trompeuses, selon Merleau-Ponty

Le phénoménologue confirme que lorsque l’on précepte  un objet ou un individu, il est alors suffisant pour accéder à son « style ». Chacune de ses apparences révèle un aspect de la réalité, et chacune d’elles dit la vérité. A vous d’avoir vos perceptions, et de les confronter avec celles des autres. Ainsi, petit à petit le tableau se dessinera.

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Cette entrée a été publiée le 30 novembre 2016 par dans CONSEILS DE ZGROUPE, et est taguée , , , , , , , , , , .
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