Drones livreurs : Google, Amazon, DHL… la course a commencé !

Des pizzas livrées en moins de 30 minutes par voie aérienne, vous ne rêvez pas, c’est bien l’avenir de la livraison à domicile. En 2013, Jeff Besos promettait de réaliser ce pari fou en investissant dans la recherche pour faire de ce mode de livraison un quotidien. Ce n’est pas encore une réalité, mais la livraison par drones est déjà lancée !

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Source : http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/les-drones-livreurs-un-eldorado-pour-le-commerce_1828458.html

Si la législation met toujours un frein à la livraison aérienne, notamment dans les zones urbaines pour des raisons de sécurité, il n’en est pas moins que la solution est prête à l’emploi avec des essai réussis. Le drone d’Amazon a d’ailleurs déjà été présenté aux médias. Pouvant voler jusqu’à 90 km/h, l’engin est apte à livrer des colis jusqu’à 2,7 kilos dans un rayon de 16 kilomètres.

Google, via sa maison mère Alphabet en coopération avec l’agence fédérale de l’aviation, compte suivre les pas du géant du e-commerce en lançant son propre système de livraison par drones à grande échelle. Au Japon, Rakuten (maison mère de PriceMinister) livre déjà des repas et du matériel de sport aux golfeurs, de quoi montrer la direction à ses concurrents !

La tendance a déjà envahi l’Europe avec DHL qui a effectué des tests dans les Alpes bavaroises. Une station de ski a été alimentée en matériel dans des conditions météorologiques plus difficiles que dans les grandes zones urbaines européennes. Le test a été réussi et démontre que la livraison par drone, c’est désormais possible !

Une livraison par drone couterait aux alentours de 15 centimes, une révolution pour le e-commerce qui verrait ses couts largement revus à la baisse avec des économies en ressources humaines, en temps, … Ce nouveau mode de livraison pourrait créer près de 100 000 emplois à terme et peser autour de 82 milliards de dollars.

C’est donc avec impatience que nous attendons tous la livraison par drone : fini les embouteillages, fini les longues heures d’attente ! Selon Jeff Besos, 86% des colis livrés présenteraient les caractéristiques optimales pour ce type de livraison, notamment en termes de poids. C’est donc un véritable potentiel de business pour les grands groupes comme pour les start-up.

Derrick Xiong, cofondateur d’Ehang mise sur le transport d’organes par voie aérienne. Il confie qu’en misant sur une activité humanitaire, le Ehang 184 aura plus de chances d’obtenir les autorisations nécessaires pour survoler les zones urbaines. C’est le cas également de DHL ou encore Flirtey, une start-up canadienne, qui a déjà pu mettre en place une livraison de médicaments sur un bateau.

L’humanitaire : Une voie d’avenir pour les drones

Zipline, une startup de logistique implantée en Californie s’est spécialisée sur le transport de médicaments en Afrique. La santé est un enjeu capital dans de nombreuses zones du monde mal desservies par les transports traditionnels. On peut citer des pays comme la Tanzanie ou le Rwanda où les médicaments vitaux ne sont souvent pas acheminés à temps provoquant chaque année des millions de morts. Le cout de stockage étant très élevé, la livraison par drone s’avère être une solution capitale.

L’aventure de Zipline a commencé en octobre 2016 et couvre déjà plus de 20% des approvisionnements hors Kigali, capitale rwandaise. En Tanzanie, 68% de la population vit en zone urbaine, soit près de 40 millions de personnes.

L’objectif de Zipline est d’ouvrir quatre centres de distribution et devenir le système de livraison par drones le plus complet au monde avec une gamme élargie de produits médicaux. L’intelligence artificielle se développe dans les pays riches avant de se répandre dans les pays les plus pauvres. Keller Rinaudo, PDG de Zipline observe « Les nations africaines montrent au monde comment ce changement se traduit ».

Un partenariat a été conclu entre la société et le gouvernement de la Tanzanie. Plus de 100 drones couvriront 2000 vols par jour afin d’approvisionner plus de 1000 dispensaires de santé. Chaque drone pourra transporter jusqu’à 1,3 kilo et livrer la marchandise en moins de 30 minutes sur simple commande par SMS.

 

Le e-commerce, enjeu d’avenir et cœur du business du 21ème siècle pourrait bien déjà voir arriver sa première révolution. Amélioration des délais de livraison, réduction du transport terrestre, réduction des couts : En vol pour de nouvelles livraisons !

Neymar : peut-il être rentable ?

Qui n’a pas été confronté, de près ou de loin, au transfert le plus épique de ce mercato d’été ?

Effectivement, la star auriverde Neymar a rejoint les rangs du Paris Saint Germain pour la somme de 222 millions d’euros en ce mois d’août 2017. Soit 100 millions d’euros de plus que Paul Pogba, jusqu’alors recordman du monde du transfert le plus onéreux.

A ajouter à ce chiffre astronomique, une prime à la signature de 100 millions d’euros ainsi qu’un salaire annuel de 40 millions. Difficile de concevoir que le PSG va pouvoir rester dans les clous du fair-play financier et échapper au courroux de l’UEFA dans ces conditions. Pourtant, même s’il apparaît farfelu de penser que le club francilien s’y retrouve d’un point de vue comptable, tout laisse à croire que le club de la capitale est le grand gagnant de l’histoire.

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À chaque gros transfert, le quidam bien-pensant use et abuse du même refrain : la vente des maillots de la nouvelle star va rembourser le transfert pharaonique en quelques moi

La réalité est toute autre. Selon Christophe Lepetit, économiste du sport, cette idée serait même une utopie. « On a voulu faire croire aux gens que l’on pouvait rembourser un transfert avec la vente des maillots, mais c’est faux. Sur un maillot vendu 110€, le PSG ne touchera pas 110€. La somme que reçoit le PSG par maillot dépend des négociations établies avec l’équipementier, Nike dans le cas de Paris. Cela peut être une quote-part reçue sur chaque maillot vendu, ou encore un pourcentage en fonction du chiffre d’affaires. » De manière générale, les clubs touchent 10 à 15%, au maximum, sur chaque maillot vendu. Le maillot du PSG est décliné en deux versions : replica (85€) et tenue « vapor match » (140€). À ce tarif, il faudrait que 20 millions d’exemplaires du maillot soient écoulés pour rembourser le prix du transfert uniquement. Même si le PSG vend bien sa tunique, à raison de plus de 2 millions pour l’unique saison 2015-2016 (chiffres de l’agence Euromericas Sport Marketing), le chiffre de 20 millions paraît fantasmagorique, surtout en l’espace de quelques mois. Même si l’arrivée de la rockstar brésilienne va booster les ventes et que ces revenus ne sont pas à laisser de côté, ils restent dérisoires par rapport à l’investissement initial. Mais c’est en creusant le filon merchandising autour de sa nouvelle tête de gondole que le club parisien va trouver de nouvelles sources de revenus et de profits.

Car Neymar, ce n’est pas uniquement des maillots supplémentaires vendus ; c’est tout un écosystème marketing peuplé de goodies et de produits dérivés. Qui viennent s’ajouter à une aura sportive et des promesses de performance jusqu’ici rarement observées du côté du Parc des Princes. Christophe Lepetit l’explique ainsi : « Avec l’arrivée de Neymar, le PSG peut enfin espérer atteindre les demies, la finale, voire même gagner la Ligue des champions. Un trophée qui permettrait à QSI d’atteindre son but et en plus de récupérer les récompenses financières de l’UEFA. »
Et ces dernières ne sont pas négligeables, demandez au Real Madrid (lauréat des deux dernières éditions de la Champions League) qui a encaissé la coquette somme de 80 millions d’euros pour sa dernière victoire en date.
D’autre part, en cas de difficulté à être sacré champion d’Europe, le PSG peut toujours se consoler avec les sponsors qui vont frapper à sa porte au lendemain de l’arrivée du Brésilien : « Neymar va attirer d’autres sponsors au Paris Saint-Germain qui mettront plus d’argent que ceux en place actuellement. Pour le PSG, c’est donc le jackpot, car c’est le meilleur moyen pour eux d’augmenter leur chiffre d’affaires » , détaille Jean-Baptiste Guégan, spécialiste en géopolitique du sport.

Il insiste, lui, sur l’impact de son arrivée sur le rayonnement du Paris Saint-Germain à travers le monde : « Neymar aujourd’hui dans le football, c’est l’équivalent des plus grands joueurs de NBA. C’est aussi l’un des sportifs avec le plus de followers sur les réseaux sociaux et la tête d’affiche de Nike, devant Cristiano Ronaldo. De plus, avec Neymar, tu gagnes toute l’Amérique du Sud, une partie de l’Asie et tu peux être en mesure de concurrencer le Real Madrid, Barcelone ou Manchester United en matière de renommée et de puissance financière. »

L’effet Neymar s’arrête-t-il là ? Y-a-t-il d’autres bénéficiaires ?

Ce transfert est également intéressant pour le fisc français, comme l’a d’ailleurs reconnu le ministre de tutelle Gérald Darmanin : « Effectivement, le ministre des Comptes publics se réjouit des impôts que Neymar va pouvoir payer en France ». Si on prend tout en compte (charges sociales, impôt sur le revenu, taxes liées aux revenus additionnels générés par le club, et notamment la TVA sur les ventes de maillots), le bénéfice pour l’État sur la durée du contrat sera probablement supérieur à 150 millions d’euros.

Et c’est aussi tout le football français qui devrait lui aussi profiter de ce transfert. Billetteries et droits télé  à l’international de la Ligue 1 devraient mieux se vendre et rapporter à tous les clubs de l’élite.

Finalement, en réussissant à contourner le fair-play financier – à travers un versement du Qatar à Neymar pour qu’il paye lui-même sa clause libératoire – le Paris Saint-Germain aura réussi son coup. Et ce, qu’importe la somme dépensée et les revenus perçus en retour.

Jean-Baptiste Guégan déclare même que ce transfert est une affaire d’État pour le Qatar : « Pour le Qatar, le seul moyen de sortir de la crise régionale qui est la sienne, c’est d’aligner l’argent. 100 millions d’euros pour eux, ce n’est rien du tout. S’ils doivent mettre 500 millions sur la table pour avoir une médiatisation mondiale et un rayonnement planétaire sur une année entière, ils le feront. »

Les propriétaires du Paris Saint-Germain ont donc d’autres prérogatives que de savoir si oui ou non ils vont pouvoir rembourser le transfert de Neymar.

La boîte à idées : Innovation, transformation digitale, quelles sont les nouvelles pratiques ?

Si la boîte à idées reste, à travers les années qui passent, un outil indispensable à l’amélioration continue des entreprises, nous nous devons de remarquer que celle-ci a considérablement évolué dans utilisation.

Vote en ligne, brainstorming… de nouvelles notions viennent rafraîchir cette boîte en carton dans laquelle nos ainés glissaient des petits papiers.

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Des entreprises continuent à utiliser et à performer la boîte à idées pour développer de nouveaux projets nés de la réflexion de leurs salariés. Pour illustrer ce propos, le Crédit Agricole du Finistère a créé deux start-up en 2015 tournées vers la santé et l’accompagnement du vieillissement. Dans les deux cas, ce sont des collaborateurs du groupe qui ont imaginé le projet et qui ont reçu tous les moyens nécessaires au développement de l’idée : locaux, moyens financiers, équipes…

Ce principe n’est donc pas nouveau et revient très à la mode sous le nom d’innovation « participative ». Cela consiste, comme pour la traditionnelle boîte à idée, à faire participer l’ensemble des collaborateurs sur le développement d’un projet. Mais attention, l’utilisation de nouveaux termes amène à l’utilisation de nouvelles méthodes de travail qui détermineront le succès des idées qui ressortiront de cette forme d’innovation.

 

Travailler dans une limite raisonnable de temps

On connait tous le fameux « brainstorming » de l’américain Alex Osborn qui a popularisé cette méthode en 1939 lorsqu’il était vice-président de l’agence de publicité BBDO. Le principe consiste en une session de réflexion sous la direction d’un animateur pour faire ressortir un maximum d’idées.

Cette méthode peut se révéler efficace pour remplir la fameuse boîte à idées si une limite de temps raisonnable est donnée. Des tests ont notamment révélé des différences notables en comparant le nombre d’idées reçues en 24h et en une semaine. Le PDG de Nexenture, Maxime Vignon, témoigne en indiquant que le nombre d’idées données en une journée peut aller jusqu’à 500, alors qu’il chute à 150 sur une semaine. Le taux de participation se voit aussi influencé avec 70% de participation en 24H contre 40% en 7 jours.

La mise en place peut se faire, grâce aux nouvelles technologies de mobilité, en physique ou à distance via une tablette, un smartphone ou un ordinateur. Les invités peuvent proposer de nouvelles idées et voter pour celles de leurs collègues pour ainsi en faire émerger les meilleures.

Mobiliser l’intégralité des collaborateurs

Comme pour le principe d’une période de temps raisonnable, il est important d’utiliser les nouvelles technologies de mobilité pour faire participer un maximum d’employés. Que la personne soit en déplacement, en extérieur, en boutique ou dans une usine de production, il existera toujours un moyen d’accéder au site internet réservé à l’exercice.

Maxime Vignon rappelle que les efforts de préparation et d’adaptation en valent la peine : Si une partie seulement des collaborateurs participent, cela aurait un effet négatif sur la motivation des employés et cela dégraderait considérablement l’image de l’entreprise. Au contraire, si chacun se sent concerné, la démarche peut avoir des effets très positifs et mobilisateurs pour aller chercher plus de succès dans les résultats.

La Direction doit se joindre au processus

Le Comité de Direction aura un rôle clé à jouer dans la mise en place d’un exercice de ce type. Le Directeur Général doit lui-même prendre la parole pour mobiliser les troupes et donner envie à chacun de remplir la boîte à idées. Son rôle est d’autant plus important que c’est la Direction elle-même qui aura la lourde tâche de choisir les idées qui traiteront des vrais sujets.

Plus concrètement, le rôle de la Direction sera aussi de répondre aux éventuelles questions posées lors de l’opération et de relancer les équipes ou filiales qui auraient oublié de participer.

Aller au bout des idées en or ou « Quick Wins »

Les idées en or, ce sont les idées du type de celles qui ont été développées par le Crédit Agricole du Finistère. Ce sont des idées formidables qui nécessitent de lourds investissements en temps, en moyens financiers et qui devront faire l’objet de plus larges développements. Elles représentent en moyenne entre 3% et 4% des idées reçues dans la boîte.

Les « Quick Wins » en revanche sont des idées qui, toujours formidables, nécessitent beaucoup moins de moyens pour les mettre en place. Cela peut concerner la qualité de vie au travail, le gaspillage ou n’importe quelle action quotidienne. Elles n’en restent pas moins importantes car elles sont très rapides à mettre en place, sont moins disruptives et permettent de faire de larges économies dans un délai très court. Michelin par exemple, en 2015, a réalisé 15 millions d’euros de gain en seulement 1 an grâce aux 31 000 idées collectées.

Mettre rapidement les idées dans un tunnel d’action 

Les idées retenues doivent très vite recevoir des retours pour informer les collaborateurs qu’elles ont bien été prises en compte. La Direction peut se concentrer en premier lieu soit sur les idées en or, soit sur les « Quick Wins », mais dans les deux cas elle doit prendre le soin d’informer les participants de la prise en compte de ces dernières.

Pour conclure une opération de remplissage de boîte à idées, la Direction peut remercier par un simple mail l’ensemble des invités afin de créer de la reconnaissance pour leur travail d’innovation participative. Une réception peut aussi être une manière de les remercier. Enfin, pour aller plus loin avec les employés sortis du lot, la Direction peut les recevoir personnellement afin d’échanger plus longuement sur leurs projets avant de les mettre en place.

 

Quel que soit la nature ou la méthode utilisée, la boîte à idées restera toujours un élément fondamental pour une entreprise qui chercherait à obtenir des feedbacks sur les améliorations à apporter au quotidien de ses salariés. C’est aussi une clé de réussite pour des projets d’innovation qui peuvent parfois venir de collaborateurs restés pendant longtemps dans l’ombre mais qui méritent d’être entendus.

Pierre-Ambroise Bosse : champion du monde, showman et… start-upper !

Qui ne connaît pas encore Pierre-Ambroise Bosse, alias PAB, le nouveau boss de l’athlétisme français ?

En cette période estivale et à l’occasion des championnats du monde d’athlétisme de Londres, le grand public a découvert cet athlète de 25 ans à la foulée foudroyante mais également au verbe bien aiguisé. PAB, de par son humour et sa bonhommie, n’est pas un champion comme les autres : performant, showman mais également…entrepreneur ! Cette ultime casquette, le jeune athlète la doit à la création de l’application de dating « Deserve Her ».

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Avant de nous attarder sur cette application, petit retour sur le phénomène Pierre-Ambroise Bosse.

Ce mercredi 8 août 2017, il est l’auteur d’une performance remarquable et inattendue. Vainqueur du 800m alors qu’il eut de grandes difficultés à se qualifier pour la finale, PAB impressionne et surtout amuse. Outre sa victoire, c’est sa personnalité qui a sans doute le plus marqué les téléspectateurs et spectateurs.

Aussi talentueux pour courir que pour faire rire, PAB livre une interview sans filtre au micro de Nelson Monfort (interviewer en chef de France Télévisions pour les programmes sportifs) et offre un véritable one-man show en direct. Euphorique, il débute par une imitation du journaliste relativement fidèle avant de partager son état d’esprit et une foule d’anecdotes concernant la course. Bourré d’autodérision, l’athlète enchaîne les boutades et les petites histoires, notamment sur la signification du nom de son chat, Rab’s (Rien à branler, au pluriel) (ndr : désolé pour la trivialité mais nous tentons de rester fidèle aux propos du protagoniste).

Rabs qui n’est pas uniquement la mascotte des pistes d’athlétisme, mais également de « Deserve Her », la start-up cofondée par Pierre-Ambroise Bosse et son associé Bryan Cantero, également membre de l’équipe de France d’athlétisme. On pourrait ainsi dire que PAB est sportif le jour, entrepreneur la nuit.

L’application « Deserve Her » fut présentée lors de la deuxième édition de VivaTech, salon mondial des start-up. Cette application de dating a une histoire bien précise : « C’est à l’Insep (Institut national du sport de l’expertise et de la performance) que l’idée d’allier compétition et séduction est née. En janvier 2016, la société Deserve Her est créée », raconte la page web de la start-up.

Disponible sur iPhone et Android depuis février dernier, l’application introduit une dimension de gamification au processus de rencontre, avec un système en trois rounds virtuels qui permet à la « princesse » de choisir son « prétendant » parmi les trois présentés. C’est cette idée de gamification qui a séduit la Startup Nursery, un start-up studio spécialisé dans les compétences IT.

« Nous avons affaire à deux sportifs de haut niveau qui ont de très bonnes idées mais qui n’ont pas de compétences technologiques. Nous les accompagnons donc pour le développement de l’application mobile, l’architecture technique et la scalabilité », explique Patrick De Carvalho, CEO de Startup Nursery.

Par extension, le start-up studio accompagne aussi les fondateurs dans leur stratégie entrepreneuriale. La structure épaule donc le duo d’entrepreneurs sur des problématiques d’acquisition. Le tout, en échange d’une prise de participation dans le capital (entre 10 et 15%). « Pour qu’une application de dating fonctionne, il faut atteindre une certaine masse critique. Actuellement, l’application compte entre 10 et 15 000 utilisateurs, ce qui n’est pas beaucoup. Mais nous sommes dans une phase de croissance et d’acquisition », détaille Patrick De Carvalho. Pour se développer, Deserve Her cherche aussi à lever 500 000 euros.

Outre l’idée développée par le jeune sportif, Patrick De Carvalho croit aussi beaucoup au potentiel humain du tandem. « Les sportifs de haut niveau ont des qualités très utiles pour l’entrepreneuriat. Ils ont une capacité à tenir un objectif qui est extraordinaire. Or le mental est clé pour un entrepreneur ». Difficile de dire si Pierre-Ambroise Bosse rencontrera autant de succès sur la scène tech que dans les stades. En revanche, ses talents de storytelling devraient, à coup sûr, lui servir pour ses futurs pitchs.

Voitures volantes, taxis des airs : Volocopter relance la course en levant 25 millions d’euros

La course à la voiture volante est lancée et les concurrents sont déjà nombreux. C’est une nouvelle étape qui est franchie avec Volocopter qui reçoit de la part de généreux investisseurs près de 25 millions d’euros. A quand le premier taxi des airs ? Qui sont ceux qui investissent pour créer la voiture de demain ? Panorama du marché et des acteurs de la course folle à la voiture volante !

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« Réinventer la mobilité urbaine »

Tel est le pari de Volocopter, une société allemande fondée par Stephan Wolf et Alexander Zosel, leader du lancement vertical 100% électrique pour le transport des personnes et charges lourdes par drones. L’entreprise produit des engins autonomes et pensés pour la sécurité. Sa promesse est de rendre possible le rêve de chaque humain de voler et de se déplacer autrement pour résoudre les problèmes de circulation actuels.

Dès 2011, Volocopter est entrée dans l’histoire de l’aviation en créant un « multicopter » entièrement électrique et conduit par un humain. En 2016, la société obtient une licence par l’autorité allemande de l’aviation pour un deux-places. Et en 2017, c’est la consécration avec la conclusion d’un accord avec RTA Dubaï pour le développement du programme Air Taxi volant.

Le premier Volocopter devrait arriver sur le marché dès 2018. Pendant ce temps, la start-up va continuer de s’entourer de managers d’expérience comme c’est le cas avec son CEO Florian Reuter (ex SIEMENS) et son CTO Jan-Hendrik Boelens (ex AIRBUS Hélicoptères). La voie est désormais ouverte pour la suite de l’expansion en compagnie des notables parties prenantes comme Daimler qui détient Mercedes et Intel. Mais elle n’est pas seule à vouloir conquérir le ciel.

« L’avion pour tout le monde »

Lilium Aviation, une autre start-up allemande sur le créneau des engins volants 100% électriques pour le transport des personnes, est également dans la course. Sa promesse, aller 5 fois plus vite qu’en voiture avec une capacité de 5 personnes à bord. Un système de « pay per ride » permet à tous de pouvoir l’utiliser sans besoin aucun d’investir, mais de payer simplement par trajet effectué. L’entreprise va jusqu’à mettre sur un pied d’égalité un taxi traditionnel avec le taxi des airs en termes d’accessibilité.

La compagnie reprend le rêve de 1894 quand Otto Lilienthal commençait à imaginer un futur dans lequel chacun pourrait voler quand bon lui semble pour aller n’importe où. Lilium rend aujourd’hui ce rêve possible en apportant un service personnalisé, respectueux pour l’environnement et accessible à tous.

En 15 minutes vous feriez 12 km en voiture. Avec un Lilium Jet vous en feriez 70. Le futur est d’ores et déjà à portée de main avec une sortie prévue pour 2019.

Les taxis volants sont dans l’air du temps

On les a vues dans les films cultes tels que « Retour Vers Le Futur » ou le « Cinquième Elément », mais nous ne parlons pas de fiction dans cet article avec le Volocopter et le Lilium Jet. Nous pourrions aussi citer un projet néerlandais nommé PAL-V un « véhicule personnel air et terre » prévu pour 2018. Son prix pourrait côtoyer les 500 000 euros pour la version haut de gamme et les 300 000 euros pour la version moins luxueuse.

Airbus s’est également lancé dans la compétition en sortant un prototype nommé Pop.up. A la fois voiture et drone, le véhicule peut se déplacer sur terre comme dans les airs. L’entreprise reste vague sur le futur industriel du projet mais a tout de même annoncé des tests d’ici la fin de l’année.

 

La voiture volante n’est donc plus un rêve mais bien un projet réel. Les premiers véhicules devraient commencer à envahir le ciel dans les prochaines années avec pourquoi pas des bouchons à l’horizon 2030 ? Markus Hess du projet PAL-V rappelle que les gens « n’arrivent même pas à s’imaginer une voiture volante. Puis tout à coup, lorsqu’ils y arrivent, ils en voient des millions dans le ciel ».

McGregor VS Mayweather, le combat à près d’un demi milliards de dollars !

C’est officiel depuis le 14 juin 2017, le combat entre Conor McGregor (champion de MMA) et Floyd Mayweather (légende de la Boxe ayant pris sa retraite en 2015) aura lieu ! Deux styles et deux types de sports différents mais un même objectif : gagner ce combat. Les négociations entre les deux superstars ont mis plus d’un an pour aboutir à cette affiche d’anthologie. Ce combat aura lieu le 26 Août 2017 au T-Mobile Arena de Las Vegas.

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Une histoire d’argent avant tout

Depuis 2016, les deux sportifs parlent d’un combat mais McGregor ne voulait pas accepter s’il obtenait moins de 100 millions de dollars, soit presque 90 millions d’euros. Un an plus tard, l’argent est au rendez-vous car en plus des 100 millions de dollars, les deux stars vont se partager les recettes publicitaires qui seront colossales pour le combat de l’année. Elles sont estimées à environ un demi-milliard d’euros.

L’argent est ici le nerf de la guerre et c’est bien grâce à cela que le combat va avoir lieu. Tout est une question d’argent, d’ailleurs Floyd Mayweather est surnommé « Money » dans le monde sportif. Ce dernier a accumulé plus de 800 millions de dollars au cours de sa carrière de boxeur. Pour assister au show, comptez au minimum 2 200 dollars pour les places les moins chères et jusqu’à 92 000 dollars pour les places les plus chères aux abords du ring. Autant dire que ce n’est pas donné à tout le monde d’aller assister à ce match. Et pour ceux qui veulent voir le match de chez eux, le Pay-per-View est de 100 dollars..

Revenons rapidement sur les deux concurrents

D’un côté Floyd Mayweather, 39 ans, 1m72 pour 68kg, boxeur invaincu en plus de 18 ans de carrière professionnelle. Un total de 49 victoires en 49 combats dont 26 victoires par KO. Multiple champion du monde de WBC (World Boxe Council) ainsi que d’IBF (International Boxe Federation) et WBA (World Boxing Association).

Et de l’autre, Connor McGregor, 29 ans, 1m75 pour 70kg, champion actuel de la division des poids légers de l’UFC (Ultimate Fighting Championship), 21 victoires pour 3 défaites en MMA. Champion d’UFC de 2015 à aujourd’hui dans la catégorie des poids plumes et poids légers. C’est d’ailleurs le premier combattant à décrocher deux titres dans deux divisions différentes. Côté prouesses, il est l’auteur du KO le plus rapide de l’histoire d’un combat de championnat avec seulement 13 secondes contre José Aldo en 2015. D’après Forbes, il est le premier combattant de ce sport à se classer parmi les 25 sportifs les mieux payés sur une année.

Règles du combat de l’année

Le combat se déroulera selon les règles de la boxe anglaise avec une limite de poids fixée à 69.8kg. Cela avantage Mayweather qui a bâti sa carrière sur ce type de combats tandis que le défi sera grand pour McGregor qui est plutôt habitué à utiliser tout son corps (sauf la tête) ainsi que des étranglements et d’autres coups interdits en boxe anglaise. Pour Dana White, actuel président de l’UFC, McGregor a toutes ses chances s’il arrive à toucher Mayweather car un seul coup de l’irlandais pourrait mettre KO le boxeur américain.

Un record à battre

Pour rappel, en 2015, Mayweather a affronté Pacquiao pour ce qui aurait dû être le combat du siècle. La rencontre a malheureusement été jugée très insatisfaisante par le public car le combat a été remporté par Mayweather aux points. Les recettes estimées à l’issue de ce combat ont été estimées à 500 millions de dollars et les deux combattants avaient remportés 180 millions de dollars pour Mayweather et 12 millions pour Pacquiao. Pour en revenir au combat Mayweather-McGregor, ce combat devrait battre le record de recettes pour un combat de boxe. L’affiche permettant de toucher un public plus large que le simple monde de la boxe, cet événement va apporter une somme d’argent sans précédent.

10 Conseils pour augmenter votre productivité de leader

Dans votre vie quotidienne, vous pouvez adopter quelques habitudes afin de booster votre productivité. Il est vrai que ces petits changements ne sont pas faciles à prendre tout de suite mais à force de persévérance, ils vous permettront d’être plus productif. De plus, ces conseils deviendront très vite des habitudes !

Il est temps de vous divulguer les dix habitudes que les dirigeants les plus productifs ont adoptées afin que vous puissiez gagner en productivité.

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1. Le sommeil est essentiel

La multiplication des écrans dans le quotidien entraîne une diminution du temps de sommeil.  De ce fait, les Français dorment de moins en moins comme le montre une étude de l’Insee (https://www.insee.fr/fr/statistiques/1374047?sommaire=1374058). Les écrans sont partout, que ce soit au travail, dans les transports ou au domicile.

Cette « surdose » d’écrans peut être néfaste pour votre organisme et votre rythme de sommeil. Il est donc important de favoriser votre santé et votre productivité en se couchant une heure plus tôt tous les soirs par exemple.

2. Être matinal

La durée de sommeil est importante mais l’associer à un réveil matinal favorise la productivité selon de multiples études sur ce sujet. Plus vous vous levez tard, moins vous serez productifs. Dites donc adieu aux réveils à midi.

3. La méditation : une ouverture de l’esprit

Si vous ne vous y êtes pas encore mis, c’est le moment ! De plus en plus de dirigeants ont adopté cette pratique. L’avantage est que cela vous prépare à rester calme et raisonné lors de situations pouvant amener du stress. Il faut donc que cela devienne une habitude pour vous et que vous y consacriez une partie de votre temps.

4. Le sport pour décompresser

Que ce soit le matin pour être au calme, le midi pour profiter de sa pause ou le soir pour décompresser d’une bonne journée de travail, le sport prend une place de plus en plus importante. Si vous pratiquez déjà une activité sportive c’est parfait : continuez ! En revanche, si vous n’êtes pas le meilleur ami du sport, il est grand temps de vous y mettre ou remettre petit à petit afin de retrouver la forme. Cela vous permettra d’évacuer toutes les toxines de votre corps et donc d’accroître votre productivité.

5. Le petit-déjeuner est indispensable !

Ce n’est pas un mythe ! Le petit-déjeuner est LE repas le plus important de la journée ! Alors qu’une grande partie des Français fait l’impasse sur le petit-déjeuner, cette pratique est très mauvaise pour votre organisme qui nécessite d’être réveillé. Le fait de ne pas déjeuner peut d’ailleurs avoir des effets négatifs sur votre corps et ainsi réduire votre productivité. La France est le pays de la gastronomie, elle est enviée par le monde entier pour ses viennoiseries et les fameuses baguettes alors pourquoi ne pas en profiter et manger du pain au petit-déjeuner ?

6. Une petite sieste ?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la sieste n’est pas une chose négative, bien au contraire ! Une sieste de moins de 30 minutes peut vous remettre d’aplomb et booster votre productivité car vous serez reposé et en forme pour reprendre votre journée de travail.

Si vous arrivez à insérer dans votre emploi du temps une sieste quotidienne de courte durée (30 minutes maximum) vous pourrez ainsi changer votre humeur et votre manière de travailler de façon positive.

7. Tentez de réduire votre temps de transports

Le temps de transports moyen français, que ce soit en transport en commun ou en voiture, est de 50 minutes par jours. Ce temps est très important alors si vous pouvez le réduire, cela vous permettra de pouvoir avoir de nombreuses activités à côté de votre travail pour décompresser et rester productif en vous aérant la tête hors de votre lieu de travail.

8. N’ayez pas peur de prendre des pauses !

Les nombreux dossiers sur lesquels vous travaillez, les allers-retours un peu partout pour tenter de tout régler vous fatigue même si vous ne vous en rendez pas forcément compte. Cette fatigue réduit ainsi votre productivité, c’est pourquoi vous devez prendre des pauses ! Cela semble vous ralentir dans votre travail mais cela permet en réalité de souffler et de récupérer votre productivité, voire même de la faire accroître !  Alors pourquoi ne pas essayer ?

9. Les réunions ne doivent pas empiéter sur votre temps de travail

Aux États-Unis, les réunions trop longues ou inutiles engendrent de lourdes pertes financières tous les ans alors ne prenons pas exemple sur nos confrères américains. Si vous pouvez vous permettre d’éviter une réunion jugée inutile ou de réduire le temps d’une réunion qui s’éternise, faites-le ! Ce temps gagné vous permettra de progresser dans votre travail et vous évitera de devoir rattraper ce retard accumulé inutilement à cause des réunions.

10. Faites des listes

Afin de voir facilement ce que vous avez à faire et de vous alléger l’esprit, pensez à faire une liste complète de ce que vous devez faire. Cette technique vous permettra de suivre pas à pas vos différentes missions sans divaguer. Pour ce faire vous pouvez aussi bien prendre un papier et un stylo comme une application dédiée à ce genre de choses. Peu importe la manière, pourvu que vous vous y teniez.

 

Tous ces conseils sont généraux et vous n’êtes bien sûr pas obligé de les suivre à la lettre car un facteur est à prendre en compte dans ces conseils : votre PERSONNALITÉ.

Ces conseils sont faits pour vous aider à repérer les habitudes que vous pourriez prendre afin d’augmenter votre productivité. Grâce à ces conseils vous pourrez alors effectuer des taches supplémentaires ou accorder plus de temps à certains de vos projets et vous faire progresser vous et/ou votre entreprise.

 

LeBron James, un Roi privé de trône !

Que ce soit pour les aficionados de basketball NBA ou les non-initiés, le nom de LeBron James résonne malgré tout. Immense superstar de la NBA, celui qui s’est auto-proclamé « King James » demeure, depuis son arrivée dans la Grande Ligue, au centre de la plupart des débats experts.

Plus grand joueur de tous les temps, surpassant même l’icône Michael Jordan ? Ou bien simple grand joueur, époustouflant certes, mais incapable de gagner sur la durée ?

Nous ne répondrons pas à ces questions dans cet article mais vous proposerons plutôt de découvrir un talent hors-norme, joueur d’exception et également businessman hors-pair.

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Commençons par le commencement. LeBron James symbolise la précocité à l’état pur, une rareté athlétique. Il rentre par la grande porte médiatique en NBA à l’âge de seulement 18 ans, en tant que 1er choix de la Draft 2003. Attendu au tournant par tout le monde du basket, il fait fréquemment la couverture des plus grands magazines sportifs alors qu’il n’est pas encore professionnel. Les attentes autour de lui sont énormes mais la pression monstrueuse ne l’effraie pas et constitue même un moteur qui va l’inspirer et l’aider à construire son personnage et son histoire. La preuve, il se surnomme lui-même « The Chosen One » (L’élu) sans même avoir foulé les parquets NBA. Arrogance ? Motivation extrême plutôt. Originaire d’Akron dans l’Ohio et drafté par l’équipe étendard de l’état, les Cleveland Cavaliers, LeBron James arrive chez lui en NBA, avec déjà une envie bien présente de marquer l’histoire.

Et ce n’est pas peu dire que le « gamin » a répondu aux attentes. Immédiatement performant, ce qui est une chose rare pour des joueurs si jeunes, normalement en rodage lors de leurs premiers pas, la précocité de LeBron fait peur, et il devient très vite une superstar de la NBA, dont il est même dorénavant le (ou un des) meilleur joueur depuis quelques années.

Match après match, saison après saison, il marque la ligue de son empreinte en battant des records de précocité dans peu ou prou toutes les catégories statistiques, effaçant même des tablettes des légendes comme Michael Jordan, Magic Johnson ou Larry Bird, sans pour autant en faire une obsession. Son objectif ? Gagner des titres. 13 ans déjà que le King domine son sujet. On peut légitimement se demander où se pose sa limite ?

Au-delà du joueur, il y a également l’homme. LeBron Raymone James.

Mari, père et businessman, il gère son image de marque de manière quasi-parfaite. Signé par Nike à ses débuts en NBA, la marque à la virgule lui rapporte une quantité astronomique d’argent. Il signe même en 2016 un contrat à vie avec Nike, qui lui garantirait la bagatelle d’1 milliard de dollars.

La marque LeBron James est indissociable de la culture américaine. Présent dans des publicités, des films, il est connu de tous les habitants du pays de l’Oncle Sam. Il est devenu une icône, un modèle, une source d’inspiration et un modèle de réussite. Objet de fascination, il démontre qu’il est capable aussi de régner hors des parquets.

Nous posions la question des limites du personnage il y a quelques lignes. A vrai dire, il n’y en a pas vraiment. Excellent client pour la presse, le King possède une aura tout simplement impressionnante au sein de sa franchise. Enfant prodigue dans son pays, il n’hésite pas non plus à donner de la voix lorsque tout ne va pas dans son sens, à demander des joueurs pour renforcer son équipe, à critiquer son coach ou son staff pour que les choses bougent. Vrai leader ou personnage trop omniprésent ? Certains le critiquent pour ça, cependant il suit sa ligne de conduite et ne peut être dompté.

Son objectif ? Régner en maître sur son royaume.

Né dans l’Ohio, drafté dans l’Ohio, LeBron James a son destin (et celui de tout un état) entre les mains.

Privée de titre dans un sport majeur depuis plus de 50 ans, la ville de Cleveland n’attend qu’une chose : vibrer pour son enfant chéri, seul espoir d’une ville (et d’un état) au glamour absent.

Moribonde avant son arrivée, les fans des Cavaliers retrouvent le sourire avec l’arrivée de James. Des playoffs atteints deux ans après son arrivée, une finale perdue en 2007. L’optimisme est de mise.

Sauf qu’en 2010, un cataclysme ébranle l’Ohio. Agent libre, LeBron James est intensément courtisé et choisit de rejoindre la Floride en signant au Miami Heat, l’annonçant à la télévision nationale à la surprise générale dans ce qui reste appelé « The Decision ». LeBron quitte ainsi sa terre natale pour le soleil floridien et glane effectivement ses deux premières bagues de champion en 2012 et 2014. Mais quelque chose manque au King. Il décide de retourner à Cleveland en 2015 (suite à la défaite face aux San Antonio Spurs de Tony Parker en finale) et promet de gagner un titre, ce qu’il fera en 2016. LeBron James est acclamé, adulé par la ville, il est chez lui, il vient de gagner, il est le roi. Un roi prêt à tout pour régner en seul maître sur son royaume.

Quelles rivalités ?

Quand on est un champion de la trempe de LeBron James, il est logique de susciter autant d’admiration que de rejet. Ses premiers rivaux, ce sont les « haters », les personnes à la critique facile et pas toujours argumentée qui jalousent les exploits des plus forts. Plutôt que de se laisser déstabiliser et rompre, LeBron James se nourrit de cette énergie négative pour être encore meilleur.

D’autres rivaux, cette fois-ci plus concrets, se sont mis en travers de son chemin (ou plutôt ont essayé de lui couper l’accès au panier). Nous pouvons citer Paul Pierce (Boston Celtics), Kobe Bryant (Los Angeles Lakers) ou dorénavant Kevin Durant, passé chez l’ennemi juré des Golden State Warriors et surclassant LeBron James lors des dernières finales NBA.

Malgré tout, LeBron reste l’homme à abattre en NBA. Le dominant qui ne veut jamais céder sa place, l’ogre statistique affamé de trophées.

Car quoi qu’on en dise, à la fin de la carrière d’un joueur, ce qui distingue le badaud de la légende, ce sont le nombre de bagues de champion. Beaucoup de joueurs ont marqué l’histoire du jeu sans pour autant soulever le trophée Larry O’Brien. LeBron l’a fait 3 fois. Mais est-ce suffisant pour devenir le G.O.A.T (Greatest Of All Times) ? Non. Pas en l’état actuel. Car si l’on regarde bien la fiche de parcours du King, il a certes gagné 3 trophées mais perdu également 5 finales. A titre de comparaison, Michael Jordan n’a jamais perdu en finales NBA. Cependant, il ne faut rien enlever au joueur qui, malgré cette épée de Damoclès au-dessus de son crâne (de plus en plus dégarni), reste un joueur d’exception. Il collectionne les récompenses individuelles et les records, inspirant toute une génération qui essaie de lui ressembler et souhaite même le dépasser.

LeBron James est un des meilleurs joueurs du monde, et cela depuis quelques années déjà : régulier, décisif, dominant. Il a son royaume, Cleveland, ses héritiers, ses rivaux et ses trésors, tout ce qu’il faut pour être un roi. Mais pour être roi il faut détrôner le roi, et son esprit réside à Chicago. LeBron est clairement le King de la nouvelle génération, mais il en reste un devant lui, sans doute le meilleur joueur de l’Histoire. Et ce n’est pas les flamboyants Golden State Warriors, champions en titre, qui lui faciliteront la tâche, loin s’en faut.

LeBron James parviendra-t-il à prendre son rendez-vous avec l’Histoire ? Réponse dans quelques années, à l’aube d’une carrière, même si critiquée, déjà exceptionnelle.

Et si vous étiez le prochain PDG d’une entreprise du CAC 40 ?

Déterminisme social, talent, financement ou chance, tous les critères sont bons pour devenir le prochain Président de la BNP, de Sanofi ou de Renault. Mieux vaut être sorti de HEC, de l’ENA ou de Polytechnique, mais si votre parcours est différent, rien n’est perdu, bien au contraire !

Retour sur le parcours de quelques un des plus grands patrons français et immersion au cœur de l’Institut Télémaque qui mène la lutte contre ce fameux « déterminisme social » avec Serge Weinberg, Président de Sanofi.

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En France le déterminisme social passe par quelques grandes écoles : HEC, ENA et Polytechnique. Trente-cinq P-DG du CAC 40 ont passé leurs études assis sur les bancs de ces trois écoles.  Certains mêmes ont combiné ces formations, ceux qu’on appelle par exemple les « X-Mines » diplômés de Polytechnique et de Mines Paris Tech. Pierre Pringuet (Pernod Ricard) et Patrick Kron (ex-Alstom) sont des « X-Mines ».

De manière plus générale, les diplômes de Management sont devenus la norme, poussant plus de la moitié des dirigeants à détenir cette spécialisation. Le management est devenu un savoir indispensable à la bonne conduite d’une entreprise cotée en bourse.

Les diplômes autres qu’en Management sont appréciés dans les secteurs plus techniques comme dans le pétrole, le BTP ou encore la chimie. Les diplômes en sociologie deviennent quant à eux très rares. On retrouve Gérard Metrallet à la tête de GDF Suez qui est sorti de l’IEP de Toulouse.

Enfin il existe une dernière catégorie de parcours beaucoup plus rares : ceux qui n’ont pas fait de grande école. Le plus connu de cette catégorie est sans doute Sébastien Bazin, Patron d’Accor, qui dispose d’une maitrise en sciences de gestion. On retrouve également Martin Bouygues qui ne dispose d’aucun diplôme après le Bac.

Actuellement on estime à 4% la part de dirigeants autodidactes, soit une infime minorité et ce même pour les PME. Il n’est donc pas étonnant de constater que les décideurs de grands groupes reflètent cette réalité.

A l’étranger, les écoles les plus reconnues pour créer les dirigeants de demain sont Stanford, MIT, Harvard, Cambridge, ou encore Oxford. Couteuses et difficiles d’accès, leur réputation traverse les générations. Des personnalités comme Mark Zuckerberg confirment cette tendance.

Un homme a décidé d’inverser la tendance. En utilisant son pouvoir d’influence à la tête du groupe Sanofi, il apporte un soutien de grande importance à tous ceux qui ont besoin d’aide. Et aider ceux qui n’ont pas la chance de suivre une formation dans les plus grandes écoles, c’est le pari de Serge Weinberg qui veut redonner espoir à tous ceux qui viennent des quartiers les plus défavorisés. Pour se faire, il a lancé un projet nommé l’Institut Télémaque.

Créé en 2005, cet institut accueille aujourd’hui près de 1000 jeunes coachés pour mieux réussir. Ces enfants ont été sélectionnés en fonction de leurs capacités à l’école en concertation avec leurs parents et enseignants. C’est un programme unique qui leur permet d’être suivis par des dirigeants d’entreprises comme Total ou AXA.

Serge Weinberg explique volontiers que lui-même a connu cette difficulté de dépasser le déterminisme social. Son père a arrêté l’école à 14 ans et il a dû travailler dur pour arriver au « succès ». Il n’aime pas ce terme et préfère regarder devant vers le chemin qu’il reste à parcourir.

Chacun a une chance de réussir, il faut la saisir !

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