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LeBron James, un Roi privé de trône !

Que ce soit pour les aficionados de basketball NBA ou les non-initiés, le nom de LeBron James résonne malgré tout. Immense superstar de la NBA, celui qui s’est auto-proclamé « King James » demeure, depuis son arrivée dans la Grande Ligue, au centre de la plupart des débats experts.

Plus grand joueur de tous les temps, surpassant même l’icône Michael Jordan ? Ou bien simple grand joueur, époustouflant certes, mais incapable de gagner sur la durée ?

Nous ne répondrons pas à ces questions dans cet article mais vous proposerons plutôt de découvrir un talent hors-norme, joueur d’exception et également businessman hors-pair.

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Commençons par le commencement. LeBron James symbolise la précocité à l’état pur, une rareté athlétique. Il rentre par la grande porte médiatique en NBA à l’âge de seulement 18 ans, en tant que 1er choix de la Draft 2003. Attendu au tournant par tout le monde du basket, il fait fréquemment la couverture des plus grands magazines sportifs alors qu’il n’est pas encore professionnel. Les attentes autour de lui sont énormes mais la pression monstrueuse ne l’effraie pas et constitue même un moteur qui va l’inspirer et l’aider à construire son personnage et son histoire. La preuve, il se surnomme lui-même « The Chosen One » (L’élu) sans même avoir foulé les parquets NBA. Arrogance ? Motivation extrême plutôt. Originaire d’Akron dans l’Ohio et drafté par l’équipe étendard de l’état, les Cleveland Cavaliers, LeBron James arrive chez lui en NBA, avec déjà une envie bien présente de marquer l’histoire.

Et ce n’est pas peu dire que le « gamin » a répondu aux attentes. Immédiatement performant, ce qui est une chose rare pour des joueurs si jeunes, normalement en rodage lors de leurs premiers pas, la précocité de LeBron fait peur, et il devient très vite une superstar de la NBA, dont il est même dorénavant le (ou un des) meilleur joueur depuis quelques années.

Match après match, saison après saison, il marque la ligue de son empreinte en battant des records de précocité dans peu ou prou toutes les catégories statistiques, effaçant même des tablettes des légendes comme Michael Jordan, Magic Johnson ou Larry Bird, sans pour autant en faire une obsession. Son objectif ? Gagner des titres. 13 ans déjà que le King domine son sujet. On peut légitimement se demander où se pose sa limite ?

Au-delà du joueur, il y a également l’homme. LeBron Raymone James.

Mari, père et businessman, il gère son image de marque de manière quasi-parfaite. Signé par Nike à ses débuts en NBA, la marque à la virgule lui rapporte une quantité astronomique d’argent. Il signe même en 2016 un contrat à vie avec Nike, qui lui garantirait la bagatelle d’1 milliard de dollars.

La marque LeBron James est indissociable de la culture américaine. Présent dans des publicités, des films, il est connu de tous les habitants du pays de l’Oncle Sam. Il est devenu une icône, un modèle, une source d’inspiration et un modèle de réussite. Objet de fascination, il démontre qu’il est capable aussi de régner hors des parquets.

Nous posions la question des limites du personnage il y a quelques lignes. A vrai dire, il n’y en a pas vraiment. Excellent client pour la presse, le King possède une aura tout simplement impressionnante au sein de sa franchise. Enfant prodigue dans son pays, il n’hésite pas non plus à donner de la voix lorsque tout ne va pas dans son sens, à demander des joueurs pour renforcer son équipe, à critiquer son coach ou son staff pour que les choses bougent. Vrai leader ou personnage trop omniprésent ? Certains le critiquent pour ça, cependant il suit sa ligne de conduite et ne peut être dompté.

Son objectif ? Régner en maître sur son royaume.

Né dans l’Ohio, drafté dans l’Ohio, LeBron James a son destin (et celui de tout un état) entre les mains.

Privée de titre dans un sport majeur depuis plus de 50 ans, la ville de Cleveland n’attend qu’une chose : vibrer pour son enfant chéri, seul espoir d’une ville (et d’un état) au glamour absent.

Moribonde avant son arrivée, les fans des Cavaliers retrouvent le sourire avec l’arrivée de James. Des playoffs atteints deux ans après son arrivée, une finale perdue en 2007. L’optimisme est de mise.

Sauf qu’en 2010, un cataclysme ébranle l’Ohio. Agent libre, LeBron James est intensément courtisé et choisit de rejoindre la Floride en signant au Miami Heat, l’annonçant à la télévision nationale à la surprise générale dans ce qui reste appelé « The Decision ». LeBron quitte ainsi sa terre natale pour le soleil floridien et glane effectivement ses deux premières bagues de champion en 2012 et 2014. Mais quelque chose manque au King. Il décide de retourner à Cleveland en 2015 (suite à la défaite face aux San Antonio Spurs de Tony Parker en finale) et promet de gagner un titre, ce qu’il fera en 2016. LeBron James est acclamé, adulé par la ville, il est chez lui, il vient de gagner, il est le roi. Un roi prêt à tout pour régner en seul maître sur son royaume.

Quelles rivalités ?

Quand on est un champion de la trempe de LeBron James, il est logique de susciter autant d’admiration que de rejet. Ses premiers rivaux, ce sont les « haters », les personnes à la critique facile et pas toujours argumentée qui jalousent les exploits des plus forts. Plutôt que de se laisser déstabiliser et rompre, LeBron James se nourrit de cette énergie négative pour être encore meilleur.

D’autres rivaux, cette fois-ci plus concrets, se sont mis en travers de son chemin (ou plutôt ont essayé de lui couper l’accès au panier). Nous pouvons citer Paul Pierce (Boston Celtics), Kobe Bryant (Los Angeles Lakers) ou dorénavant Kevin Durant, passé chez l’ennemi juré des Golden State Warriors et surclassant LeBron James lors des dernières finales NBA.

Malgré tout, LeBron reste l’homme à abattre en NBA. Le dominant qui ne veut jamais céder sa place, l’ogre statistique affamé de trophées.

Car quoi qu’on en dise, à la fin de la carrière d’un joueur, ce qui distingue le badaud de la légende, ce sont le nombre de bagues de champion. Beaucoup de joueurs ont marqué l’histoire du jeu sans pour autant soulever le trophée Larry O’Brien. LeBron l’a fait 3 fois. Mais est-ce suffisant pour devenir le G.O.A.T (Greatest Of All Times) ? Non. Pas en l’état actuel. Car si l’on regarde bien la fiche de parcours du King, il a certes gagné 3 trophées mais perdu également 5 finales. A titre de comparaison, Michael Jordan n’a jamais perdu en finales NBA. Cependant, il ne faut rien enlever au joueur qui, malgré cette épée de Damoclès au-dessus de son crâne (de plus en plus dégarni), reste un joueur d’exception. Il collectionne les récompenses individuelles et les records, inspirant toute une génération qui essaie de lui ressembler et souhaite même le dépasser.

LeBron James est un des meilleurs joueurs du monde, et cela depuis quelques années déjà : régulier, décisif, dominant. Il a son royaume, Cleveland, ses héritiers, ses rivaux et ses trésors, tout ce qu’il faut pour être un roi. Mais pour être roi il faut détrôner le roi, et son esprit réside à Chicago. LeBron est clairement le King de la nouvelle génération, mais il en reste un devant lui, sans doute le meilleur joueur de l’Histoire. Et ce n’est pas les flamboyants Golden State Warriors, champions en titre, qui lui faciliteront la tâche, loin s’en faut.

LeBron James parviendra-t-il à prendre son rendez-vous avec l’Histoire ? Réponse dans quelques années, à l’aube d’une carrière, même si critiquée, déjà exceptionnelle.

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Cette entrée a été publiée le 2 août 2017 par dans Success Stories, et est taguée , , , , .
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