COMMENT BIEN PRÉPARER UN ENTRETIEN EMBAUCHE ?

Parfois on pense être irréprochable lors d’un entretien d’embauche, mais pourtant nous ne sommes pas sélectionnés. Voici 4 conseils qui déjà vous aideront à mieux comprendre pourquoi vous n’avez pas été retenu et surtout qui vous préparera pour le prochain !

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LE DRESS CODE

Pour vous donner un ordre d’idées : 38% de votre embauche sera faite grâce à votre gestuelle, 7% grâce à vos propos et 55% grâce à votre apparence. C’est donc primordial de bien s’habiller. Bien sûr on ne vous dit pas de venir en tailleur-talons ou costume/richelieus, tout dépend de votre interlocuteur, mais de vous surtout !

Si vous êtes plutôt talons/richelieus, et bien foncez et sortez votre plus belle paire mais si vous êtes plutôt baskets, on vous conseillera dans ce cas-là de bien vous habiller en haut ; chemise/chemisier.

Attention on n’a pas de dit de sortir sa paire de baskets démodée, il faut quand même choisir une paire sobre.

LE CULOT

OSEZ ! Cela dépend toutefois de votre interlocuteur, mais si vous le sentez assez ouvert ou détendu, normalement il n’y aura pas de soucis. Mais n’y aller pas trop fort, restez subtile. Un patron qui sent que vous êtes sympathique appréciera ; et surtout généralement, oser donne un signe de personne droite, franche et qui prend des initiatives. Cela est important !

 

LA GESTUELLE  

Comme dit au début, la gestuelle représente 38% de votre embauche, ce n’est donc pas à négliger ! Il y a plusieurs points importants :

– Vos mains ; évitez de vous les toucher tout le temps, de les croiser ou autre. En gros, on ne touche pas aux mains !

– Quand on vous autorise à vous assoir (que si on vous l’autorise !), on ne se tient pas au bord de la chaise mais on s’assois avec conviction jusqu’au fond.

– Surtout ne pas croiser les bras, cela ferait dégager de vous un signe de fermeture d’esprit (et après avoir osé avec culot, c’est plutôt dommage).

– Evidemment, on ne touche pas aux cheveux, on ne cache pas sa bouche avec ces mains, c’est un signe de nervosité (et même si c’est le cas et que vous êtes stressé, il ne faut pas le montrer)

– Et surtout, le plus important, on regarde notre interlocuteur dans les yeux, comme signe de respect.

 

L’ATTENTE

Pendant l’attente avant un entretien, surtout ne pas sortir son téléphone.

Imprégnez-vous des lieux, observez autour de vous ce dont vous pouvez vous resservir une fois en face de l’interlocuteur.

Préparez dans votre tête votre pitch, essayez de répondre aux questions auxquelles vous pourriez être confronté, vérifiez que votre dress code est impeccable, pensez à votre gestuelle et osez si vous pouvez vous le permettre !

Rihanna : Ou comment diriger son image à la perfection.

 

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C’est à l’occasion de la sortie de sa ligne de maquillage que nous pouvons  revenir sur sa carrière.

Il faut d’abord remonter le fil 

Rihanna, de son vrai nom Robyn Rihanna Fenty vient de la Barbade. Elle est plus précisément née à Saint Michael en 1988.

Rihanna a été bercée par le reggae et commence à chanter dès l’âge de sept ans. Passionnée de musique, elle crée un groupe avec deux de ses amies.

Mais ce n’est qu’en 2003 qu’elle va commencer à émerger grâce aux producteurs Carl Sturken et Evan Rogers quand il lui demande de venir à son hôtel et qu’elle lui interprète « Emotion » de Samantha Sang et « Hero » de Mariah Carey. Il lui permit alors de faire de nombreux voyages à New York où elle eut l’occasion d’enregistrer plusieurs démos.

Elle signe ensuite un contrat de six albums chez Def Jam Recording plus connu grâce à son président ; Jay-Z. En Août 2005, elle sort son premier album mélange de reggae, R&B et pop qui se vend à plus de 2 millions d’exemplaires et est certifié disque d’or. C’est le début d’une longue carrière.

Sortie de singles, NRJ Music Awards, tout s’enchaîne pour Rihanna. Tous les 2 ans, elle sort un album qui remporte un énorme succès à chaque fois, incluant des duos avec les plus grandes stars telles que Eminem, Jay-Z ou encore Drake.

Même le cinéma la réclame. En 2016, elle enregistre une chanson pour le film Star Trek.

Son implication dans l’humanitaire est aussi importante que sa carrière

Comme si sa carrière de chanteuse ne lui suffisait pas ; Rihanna a créé l’association « Believe » pour venir en aide aux enfants en leur fournissant une éducation, un financement et un soutien médical. Elle y donne des concerts gratuits et fait des dons réguliers (3.5 millions de dollars barbadiens à un hôpital ; 100 000 dollars américains pour l’UNICEF). En bref Rihanna est une sainte mais ce n’est pas fini !

A côté de ça, elle devient l’égérie de la marque Viva Glam dont les bénéfices sont reversés à la M.A.C Aids Fund qui lutte contre le Sida et le VIH.

En 2011, elle rejoint également la marque Gucci pour promouvoir la collection Tatto Heart dont 25% des bénéfices ont été reversés à l’UNICEF.

Elle ne s’arrête jamais

Rihanna sort un parfum puis deux puis au final on peut en compter pas moins de sept. Elle sort également une ligne de parapluies suite au succès de son titre « Umbrella » ainsi qu’une collection en collaboration avec la marque de maquillage MAC. Ce n’est pas tout ; sous ses talents de businesswoman, elle sait qu’il faut développer la commercialisation de son image :  ligne de sous-vêtements, vêtements, baskets et bijoux, le tout en collaboration avec les plus grands créateurs : Armani, River Island, Puma, Dior (avec qui elle deviendra la première ambassadrice de couleur de la maison), Manolo Blahnik et Chopard.

Après tous ses succès, les causes qui lui tiennent à cœur, ses collaborations et ses albums, Rihanna a lancé ce mois-ci une marque de cosmétiques en collaboration avec Sephora. Abordable, elle convient à tous types de peau ; des plus claires aux plus foncées.

Mais où s’arrêtera-t-elle ? En tout cas ce qui est sûr c’est qu’elle sait comment jouer et travailler avec son image. Son business lui a rapporté 200 millions d’euros jusqu’à aujourd’hui.

Guillaume Canet et le septième Art, un jeu d’enfants !

A l’occasion de la sortie de son nouveau film, Mon Garçon, revenons sur la vie de Guillaume Canet. Acteur de talent, puis réalisateur reconnu et récompensé, Guillaume Canet jongle avec les films et les rôles comme un jeu d’enfants. Sa participation au rayonnement du cinéma français est immense. Il partage sa vie avec Marion Cotillard également star dans le monde du septième Art.

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Qui est Guillaume Canet ?

Guillaume Canet est né le 10 avril 1973 en région parisienne. Sa vie était promise à sa première passion, Jockey, jusqu’à ses 18 ans quand un accident l’oblige à arrêter le cheval. C’est à ce moment qu’il se tourne vers les arts dramatiques en suivant une formation au Cours Florent. Il se fera remarquer dès ses premières pièces de théâtre, notamment La Ville dont le Prince est un Enfant d’Henry de Montherlant aux côtés de Christophe Malavoy.

Il fait très vite sa première apparition au cinéma en 1995 dans Le Fils Unique. Il donnera la réplique à Jean Rochefort en 1997 dans Barracuda. Sa notoriété commencera à exploser en jouant dans le film de Pierre Jolivet, En Plein Cœur en 1998 et dans le film de Rémi Waterhouse, Je règle mon pas sur le pas de mon Père en 1998 également. Il tournera à nouveau avec ces réalisateurs en 2002.

La montée jusqu’au sommet

Dès l’an 2000, le jeune prodige devient un acteur de premier plan. En jouant avec Léonardo Di Caprio dans La Plage, avec Sophie Marceau dans La Fidélité ou encore avec Antoine De Caunes, il s’assure une renommée de qualité. Quelques courts-métrages et spots publicitaires plus tard, il s’essaye à différents genres en flirtant avec Marion Cotillard dans Jeux d’enfants, en s’aventurant dans Narco et en combattant dans l’émouvant Joyeux Noël.

Puis viennent les films Un Ticket pour l’Espace, et L’Enfer. Il prêtera sa voix au film d’animation Pixar, Cars, qui rencontrera un succès phénoménal. Il réalise en 2006 Ne le Dis à personne, une adaptation du roman d’Harlan Coben du même nom et franchit un nouveau palier. Il réussit à réunir dans ce seul opus François Cluzet, Jean Rochefort et Kristin Scott Thomas. Ce film lui vaudra de remporter quatre César avec le prix du Meilleur acteur pour François Cluzet et le prix du Meilleur réalisateur pour lui-même. Il est alors le plus jeune cinéaste de sa catégorie à être récompensé d’un César de l’Histoire.

Plus rien ne l’arrête

Guillaume Canet c’est désormais un nom, une figure inévitable du cinéma français. En 2007, il joue aux côtés d’Audrey Tautou, autre figure montante du cinéma français dans Ensemble, c’est tout, l’adaptation du roman best-seller d’Anna Gavalda. La même année, il donnera la réplique à Vanessa Paradis et à nouveau à Jean Rochefort dans La Clef.

En 2008, il retrouve François Cluzet, mais du même côté de la caméra cette fois dans un film de Jacques Maillot, Les Liens du sang. Il prête la même année à nouveau sa voix pour un film d’animation, La Famille Suricate. Cela ne l’empêchera pas de prendre des rôles plus sérieux. Sa tête d’ange servira le monde dangereux des services secrets dans Espion(s) de Nicolas Saada. Cinq ans après avoir joué dans Joyeux Noël, Guillaume Canet reprend le genre aux côtés du réalisateur Emir Kusturica.

Il retrouve Marion Cotillard en 2009 dans Le Dernier Vol avant de la diriger en 2010 dans Les Petits Mouchoirs, film où il fera jouer ses « potes » de cinéma : François Cluzet, Gilles Lellouche… Il partira ensuite de nouveau de l’autre côté de l’Atlantique pour jouer dans un drame amoureux, Last Night avec un casting international incluant Eva Mendes et Sam Worthington entre autres.

De retour en France il participera à la nouvelle version La Nouvelle Guerre des Boutons de Christophe Barratier. Il prête à nouveau sa voix pour Cars 2 pour la voix française de Lightning McQueen. Viennent ensuite de nombreuses participations à des films français et internationaux dont Blood Ties, The Program ou encore The Siege of Jadotville.

Guillaume Canet signe un retour aux sources aux côtés de Marion Cotillard dans Rock’n Roll un film déjanté plein d’auto-dérision au sujet de leur couple. En 2017, Mon Garçon est à l’affiche pour un nouvel opus tourné en six jours, un nouveau pari fou, pour un homme passionné du septième Art.

Reconnaissance faciale : La sécurité du futur

On en parle depuis quelques années, c’est maintenant une réalité. L’iPhone X vient d’être présenté et intègre dans notre quotidien cette technologie révolutionnaire. Paiement, identification, Vigipirate, la reconnaissance faciale intervient dans tous les domaines liés à des besoins de sécurité. Quel est son vrai visage ?

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Ceci est une révolution

Quand Apple présente son nouvel iPhone, c’est toujours une révolution. Mais cette année, c’est une double révolution. L’iPhone X intègre effectivement ce qui apparait encore comme un gadget mais qui apporte un air nouveau. Votre visage devient votre mot de passe ! Face ID permet de déverrouiller l’appareil en question.

Plus qu’un mot de passe, la caméra TrueDepth vous identifie au moyen de 30 000 points invisibles présents sur votre visage pour permettre des paiements en toute sécurité. La génération d’une carte de profondeur précise du visage permet d’atteindre le seuil d’authentification nécessaire. Le système est relié à Apple Pay pour régler tous les achats du bout des yeux.

Remis en cause par un sénateur américain, Tim Cook assure déjà protéger les données des utilisateurs car les données ne seront pas stockées par Apple, mais par l’utilisateur seulement sur son téléphone. Les données ne peuvent donc pas être revendues.

La reconnaissance faciale, un enjeu de société

Apple n’est pas le seul à profiter de cette révolution. La reconnaissance faciale est un enjeu majeur pour la sécurité dans les endroits sensibles comme les gares ou les aéroports. Depuis fin juin 2016, la gare de Saint Pancras à Londres teste déjà le dispositif pour les départs des Eurostar vers Paris, ligne la plus fréquentée d’Europe.

C’est pourquoi Paris et la Gare du Nord se sont aussi dotés de ce dispositif innovant. C’est dans le sas de contrôles automatisés que les passagers peuvent tester la reconnaissance faciale. Plus que de la sécurité, c’est aussi un gain incroyable de temps.

C’est Vision-Box qui a remporté l’appel d’offres pour expérimenter le fonctionnement auprès de 500 000 passagers. Il est réservé aux citoyens européens majeurs qui dispose du passeport biométrique. Le sas nommé « vb i-match » peut vérifier l’identité de la personne en seulement quelques secondes. Bruxelles devrait aussi tester cette technologie après l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle.

La technologie de reconnaissance faciale est aujourd’hui plus fiable que l’Être Humain. Ces caméras sont capables d’identifier des personnes suspectes dans les foules, à condition bien entendu qu’elles soient déjà enregistrées dans le fichier source. La reconnaissance se faisant par le croisement de points reliés au nez, aux yeux et à d’autres points, le visage peut même être partiellement caché, cela ne gênera pas le processus qui restera toujours aussi performant.

Si le logiciel utilisé Gare du Nord est Portugais, la France n’est pas en reste sur le thème : Safran Identity & Security a développé un logiciel utilisé par le FBI qui permet de reconnaitre des individus sur des photos même avec le vieillissement et un changement de barbe / cheveux. La Police Nationale est également cliente de la société, et Safran travaille sur un partenariat exclusif avec Interpol.

 

La question de l’équilibre entre sécurité et protection des libertés restera posée. Cela a déjà fait débat et continuera encore dans les prochaines années à faire parler via le déploiement de la technologie dans la poche de tous les utilisateurs d’iPhones. Walmart a déjà dû désinstaller son système de reconnaissance des individus fichés suite à un scandale.

Ellen DeGeneres, la star des talk-show américains !

Adulée, aimée, et surtout porteuse d’espoir de toute une communauté, Ellen DeGeneres n’a pas toujours connu le succès qu’on lui doit aujourd’hui. Serveuse, vendeuse d’aspirateurs, puis actrice controversée pour son homosexualité, elle n’a jamais abandonné pour devenir l’icône de toute une génération.

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Tout commence avec sa carrière en « stand up », l’art du spectacle façon américaine. Sa tournée à travers les Etats-Unis dans les années 80 la fera connaitre grâce à son humour très apprécié façon Woody Allen et Steve Martin.

Quelques apparitions à la télévision plus tard, Ellen décroche très vite sa propre sitcom appelée Ellen avec la chaîne ABC. Diffusée entre 1994 et 1998, la sitcom rencontrera un véritable succès. Mais le coup de tonnerre arrive lors de son coming-out, une première pour la télévision américaine, pour la personnalité, comme pour le personnage.

Record d’audience, bad buzz, critiques, l’épisode en question attire les foudres des puritains. L’influence sur les producteurs, les diffuseurs ABC ou encore Disney sera telle que la série se verra annulée après la saison 5.

Après un retour raté en 2001, Ellen DeGeneres poursuit et parvient à lancer son propre talk-show, The Ellen DeGeneres Show en 2003. Véritable succès, elle arrive jusqu’à faire concurrence à la reine de l’exercice, Oprah Winfrey. Sa personnalité et sa capacité à négocier de gros sponsoring lui vaudront une incroyable popularité.

Elle sera choisie en 2007 puis en 2014 pour présenter la cérémonie des oscars : elle fait partie des rares élues féminines à pouvoir le faire aux cotés de Whoopi Goldberg et Nicole Kidman. Son selfie entourée des plus grands acteurs américains comme Julia Roberts, Brad Pitt ou encore Bradley Cooper, lui vaudra d’obtenir le tweet le plus retweeté de l’Histoire avec près de 3,5 millions de RT :

 

Homosexuelle affirmée, elle annoncera ses fiançailles avec Portia de Rossi en 2008 au lendemain de l’annonce de l’autorisation du mariage homosexuel en Californie. Son combat pour changer les mentalités lui vaudra de nombreuses reconnaissances. Barack Obama lui décernera la médaille présidentielle de la Liberté, la plus haute distinction civile aux Etats Unis. Pour l’anecdote, elle a failli ne jamais recevoir cette médaille car elle avait oublié sa pièce d’identité le jour de la cérémonie.

Côté professionnel, sa carrière est également marquée par les récompenses : 38 Emmy Awards, équivalents des Oscar pour la télévision. Elle est également la personnalité la plus récompensée aux People’s Choice Awards décerné par le public. Elle en compte pas moins de 20 à son actif.

Décalée, pétillante, drôle, tous ces qualificatifs définissent les traits de celle qui distrait plus de 4 millions de téléspectateurs américains chaque soir de la semaine sur ELLE Girl !

Le Manager 3.0, ou comment la nouvelle génération bouscule les codes du management

Génération Z, millennials, ces jeunes nés au milieu des années 90 ont déjà commencé à prendre leurs fonctions au sein des entreprises à tous les échelons. Entre transformation digitale et nouvelles aspirations personnelles, la vie de l’entreprise se voit totalement bouleversée par l’arrivée de ceux que l’on appelle déjà les Managers 3.0.

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Organisation hiérarchique horizontale, équilibre de vie, immédiateté, flux plutôt que stock, c’est le quotidien d’Audrey Deconclois, Directrice des Ressources Humaines chez EY avec près de 75% de ses effectifs issus de la génération « Z ».

De manager à coach, il n’y a qu’un pas

Un leader n’est plus celui qui est chargé de l’autorité. Même si dans les faits cela reste le cas, le nouveau manager se place aux côtés de ses collaborateurs, et non plus au-dessus comme on pouvait l’observer auparavant. La figure du leader c’est celui qui ressemble à ses salariés. Une application mobile pour interagir avec les collaborateurs est devenue l’outil indispensable du manager 3.0.

Adieu les privilèges trop voyants entre salariés et superviseurs. Être manager ne justifie plus d’avoir le plus beau bureau. Le Directeur des Ressources Humaines de la Française des Jeux, Pierre-Marie Argouarc’h a même opté pour la solution sans bureau. Nomade, il utilise les salles de réunion comme point d’attache et montre ainsi l’exemple pour favoriser l’égalité au sein de l’entreprise. Et c’est très apprécié des plus jeunes.

La France, plus traditionnelle en termes de management n’échappe pas à la transformation du manager vers le rôle de coach. Cette révolution passe notamment par l’évolution des rapports avec une place beaucoup plus importantes donnée aux petits échanges, plus simples et plus fréquents. Le rôle de coach : aider les jeunes à progresser, à l’instar d’un entraineur sportif. Présent aux côtés du salarié, le superviseur est davantage dans le conseil que dans l’ordre.

General Electric, Microsoft, Gap ou encore Netflix ont déjà adopté le système de points réguliers en face à face qui viennent remplacer les fameux bilans annuels. Chez General Electric, une application permet une évaluation en continu avec une remontée permanente des informations. Les objectifs et les feedbacks sont ainsi distribués de manière plus linéaire.

Les critiques viennent désormais aussi des subordonnés

Les échanges plus réguliers amènent aussi plus de réciprocité. La start-up « Zest Me Up » a d’ailleurs publié une application qui permet de gérer le feedback des collaborateurs pour connaitre son humeur en quelques secondes ou avoir un retour sur un projet de manière très rapide. Cela permet aux équipes encadrantes de mieux comprendre les besoins de leurs collaborateurs.

Déjà en essai auprès d’une trentaine de managers dans les grandes entreprises comme dans les start-ups, l’application a rencontré un véritable succès. Chez Bouygues, près de 350 personnes utilisent l’application et montrent des résultats convaincants selon Catherine Boban, DRH du département rénovation. Elle évoque même une « fluidification » de l’information.

Devenir le gourou d’une équipe

Le manager est le porteur de sens d’un travail d’équipe. Les jeunes générations discutent d’avantage des tenants et aboutissants d’une décision, c’est pourquoi il est devenu primordial d’expliquer « pourquoi » plutôt que « comment ». Discuter, échanger, expliquer c’est aussi être plus transparent sur tous les sujets : Chez Sigma, les résultats financiers sont partagés avec tous les employés afin qu’ils comprennent bien pourquoi il y a moins d’embauche, ou pourquoi telle décision stratégique est prise.

Le « reverse mentoring » est une tendance qui permet à un cadre dirigeant de prendre un junior comme mentor pour partager les connaissances et apprendre de façon inversée. Les générations apprennent ainsi à mieux se connaitre et à travailler ensemble. Engie, Orange ou encore Danone ont déjà adopté cette méthode.

Donner plus d’indépendance

Un manager, comme on l’a vu précédemment, ne donne plus d’ordre de façon directe comme on pouvait le concevoir il y a encore quelques années. Mais surtout, il ne doit plus faire obstacle à ses employés pour ne pas frustrer et engendrer des pertes de productivité. Rester présent dans les moments critiques sans gêner, c’est la toute la subtilité d’un Manager 3.0.

Ne pas disparaitre, mais assouplir les règles pour mieux adapter son leadership, donner plus de temps libre, de travail à distance et de liberté dans l’organisation du travail. Tout un programme !

Valoriser chaque action et donner de l’importance aux contributions

La reconnaissance n’est pas toujours une question d’argent. Et c’est encore plus vrai chez les nouvelles générations qui porte beaucoup d’intérêt à un simple merci.

De la même manière, Orange favorise la mise en avant des jeunes talents au sein des équipes commerciales : via des ateliers à thèmes comme le Big Data, les jeunes deviennent « ceux qui savent » et partagent leurs connaissances. Cela crée un fort sentiment de reconnaissance et permet d’en faire profiter à tous.

Et enfin, plus de discrétion !

Si le mangement ne disparaitra jamais, il n’en est pas moins qu’il continuera à beaucoup se transformer. On peut observer de plus en plus d’exemples d’équipes en mode auto-management qui parviennent à fonctionner de manière très efficace. C’est d’ailleurs le cas chez le fabricant de vêtements W. L. Gore avec pas moins de 90 000 employés qui travaillent en équipes projets autonomes.

Certains diront que c’était mieux avant. Mais nous retiendrons surtout qu’une transformation profonde est en train de s’opérer et que l’on doit s’adapter aux nouvelles attentes des jeunes générations.

Efficacité ou contre-productivité, les résultats seront analysés dans les années à venir. Pour le moment toutes les entreprises sont concernés, de la start-up à la multinationale en passant par les PME.

Saurons-nous relever le défi de la génération Millennials ?

Usain Bolt, la légende tire sa révérence

Une légende de la piste avec l’aura d’une rockstar: Usain Bolt est un champion hors norme qui a révolutionné le sprint, aussi bien par ses immenses exploits que par une « cool attitude » devenue son image de marque.

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2017 fut la dernière année de son exceptionnelle carrière mais il n’est nul besoin de s’attarder sur sa triste sortie de route aux championnats du Monde de Londres pour mesurer la trace immense que « La Foudre » laissera dans l’histoire de sa discipline.

Il y a d’abord un palmarès unique, rempli de médailles. Avec neuf ors olympiques, dont trois à Rio en 2016, et onze titres de champion du monde, le palmarès du Jamaïcain, plus jeune champion du monde juniors du 200 m en 2002 (à l’âge de 15 ans), frôle la perfection. Sur l’Olympe de l’athlétisme, le coureur de 31 ans a ainsi rejoint le Finlandais Paavo Nurmi, fondeur et crossman dans les années 1920, et l’Américain Carl Lewis, sprinteur et sauteur en longueur de génie à la fin du XXe siècle.

« Je vis pour les moments où j’entre dans le stade », a confié Bolt.

« J’adore la compétition, je rêve d’être dans le stade à affronter les meilleurs ».

« J’espère que j’ai mis la barre suffisamment haute pour que personne ne puisse le refaire. J’ai prouvé que je suis le plus grand de ce sport et, pour moi, c’est une mission accomplie », déclarait cet adepte des « punchlines » à Rio.

Mais au-delà de cette incroyable moisson, ce sont ses chronos ahurissants qui ont forgé sa légende, permettant à chaque course l’accueillant de remplir ses gradins.

Qui pourra battre un jour les 9 sec 58/100e sur 100 m et les 19 sec 19/100e sur 200 m établis en 2009 aux championnats du monde de Berlin ? Il y a fort à parier que ses records insensés tiendront un bon bout de temps et que sa place au panthéon du sport mondial dépassera largement le cadre de l’athlétisme.

Bolt, alias « La Foudre » (Thunderbolt pour les non-bilingues), est unique, à l’image de son gabarit (1,95 m, 94 kg), à mille lieux des physiques trapus habituels dans le sprint. Sa décontraction, son éternel sourire, son sens du spectacle le sont tout autant, dans une discipline longtemps marquée par les postures intimidantes de coureurs roulant des mécaniques avant le départ.

Il est même apparu à Rio comme le sauveur de l’athlétisme, gangrené par les affaires de dopage et de corruption. Face à l’Américain Justin Gatlin, ressuscité et revenu soudainement au premier plan après une suspension, Bolt, ce géant au CV sans tâche, devait sauvegarder la crédibilité de son sport. En terrassant l’Américain, il s’est mué en superhéros, renforçant encore un peu plus sa légende.

Mais avec Bolt, le show ne se limite pas aux courses. Le Jamaïcain, avec sa bonhommie et sa joie de vivre, a cassé tous les codes en vigueur dans le milieu feutré de l’athlétisme, comme avec cette samba improvisée en fin de conférence de presse avec des danseuses brésiliennes avant le début des épreuves à Rio et son désormais légendaire signe de l’Eclair. Ou encore ce lancer de javelot en pleine nuit dans un stade olympique vide, quelques heures après sa 3e médaille d’or brésilienne.

Son équipementier, Puma, l’a compris et exploite à fond le potentiel marketing d’un athlète dont les revenus sont estimés à 32 millions d’euros annuels par Forbes. Grand fan de football et de Manchester United, Bolt s’est entraîné durant plusieurs jours avec le Borussia Dortmund, habillé comme lui par la marque allemande, et rêve dorénavant de fouler les pelouses d’un terrain de football.

C’est dire si le vide qu’il laissera dans le monde de l’athlétisme sera difficile à combler. Surtout pour un sport cerné par les affaires et dont l’image est au plus bas.

En attendant, petit retour sur les grandes dates de sa carrière :

. 2002: Bolt descend pour la première fois sous les 21 secondes sur 200 m (20 sec 61) lors des Championnats juniors d’Amérique centrale et des Caraïbes. La même année, il devient le plus jeune champion du monde junior de l’histoire du 200 mètres (15 ans et 332 jours).

. 2004: Bolt passe professionnel et bat le record du monde juniors sur 200 m, devenant le premier athlète de sa catégorie d’âge à passer sous les 20 secondes (19 s 93). Il participe à ses premiers Jeux Olympiques à Athènes mais est éliminé dès le 1er tour du 200 m.

. 2005: Bolt participe à ses premiers Championnats du monde mais ne termine que 8e du 200 m à Helsinki.

. 2007: Premières médailles dans une grande compétition internationale avec l’argent sur 200 m et le relais 4×100 m aux Mondiaux d’Osaka.

. 3 mai 2008: Bolt, qui a commencé à s’essayer au 100 m seulement en début d’année, signe à Kingston un chrono ahurissant (9 sec 76), le 2e de l’Histoire.

. 31 mai 2008: Bolt bat son premier record du monde, celui du 100 m, en 9 sec 72, à New York.

. 16 août 2008: Bolt remporte à Pékin sa première médaille d’or olympique sur 100 m avec un nouveau record du monde à la clé (9 sec 69).

. 20 août 2008: Bolt fait le doublé olympique à Pékin avec un titre sur 200 m, là aussi agrémenté d’un record du monde (19 sec 30), effaçant l’Américain Michael Johnson des tablettes. Il devient le premier athlète à battre deux records du monde sur le 100 m et le 200 m au cours d’une même édition des JO.

. 22 août 2008: Bolt signe un triplé à Pékin avec l’or olympique sur le relais 4×100 m avec la Jamaïque. Cette médaille lui sera retirée en 2017 après le contrôle positif à postériori de son coéquipier Nesta Carter.

. 16 août 2009: Premier titre de champion du monde à Berlin sur 100 m. Il explose son record du monde en 9 sec 58.

. 20 août 2009: Bolt s’offre un doublé à Berlin en s’imposant sur 200 m et pulvérise là encore son record du monde en 19 sec 19.

. 22 août 2009: Bolt devient à Berlin champion du monde du relais 4×100 m avec la Jamaïque.

. 28 août 2011: Bolt est disqualifié en finale du 100 m des Championnats du monde à Daegu pour un faux départ. Son compatriote Yohan Blake est sacré.

. 3 septembre 2011: Bolt prend sa revanche en remportant le 200 m des Mondiaux de Daegu.

. 4 septembre 2011: Bolt et la Jamaïque gagnent le relais 4×100 m des Mondiaux de Daegu et battent le record du monde (37 s 04).

. 5 août 2012: 2e titre olympique sur 100 m à Londres pour Usain Bolt, porte-drapeau de la délégation jamaïcaine.

. 9 août 2012: Avec un titre sur 200 m à Londres, Bolt devient le premier athlète à réussir un double doublé 100-200 m aux Jeux Olympiques.

. 11 août 2012: Bolt s’offre même un triplé olympique à Londres avec le relais 4×100 m jamaïcain, qui est le premier à passer sous la barre des 37 secondes (36 sec 84).

. 11 août 2013: Bolt gagne son 2e titre mondial sur 100 m à Moscou.

. 17 août 2013: Bolt remporte le 200 m des Mondiaux de Moscou, son 3e sacre consécutif sur la distance.

. 18 août 2013: Triplé mondial à Moscou pour Bolt avec la victoire dans le relais 4×100 m.

. 23 août 2015: Troisième sacre mondial sur 100 m à Pékin. Bolt devient l’athlète le plus titré aux Mondiaux avec 9 médailles d’or.

. 27 août 2015: 4e titre mondial d’affilée pour Bolt sur 200 m à Pékin.

. 29 août 2015: 3e triplé mondial pour Bolt avec le sacre de la Jamaïque sur le relais 4×100 m.

. 14 août 2016: Bolt remporte un 3e titre olympique consécutif sur 100 m à Rio.

. 18 août 2016: Bolt s’offre un 3e titre olympique consécutif sur 200 m à Rio.

. 19 août 2016: Bolt termine son parcours olympique par un sacre sur le relais 4×100 m. Au total, il aura remporté 8 médailles d’or aux JO.

. 5 août 2017: L’incroyable se produit lors des Mondiaux de Londres. Pour le dernier 100 m individuel de sa carrière, le Jamaïcain est finalement vaincu par son pire ennemi, l’Américain Gatlin, 35 ans et suspendu durant 4 ans pour dopage dans sa carrière. Bolt termine sur une 3e place.

. 12 août: pour sa dernière course, Bolt veut apporter un dernier titre avec ses potes du relais jamaïcain. Dans la dernière ligne droite, alors qu’il est à la lutte avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis pour le titre, l’Eclair s’arrête, foudroyé par un claquage.

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