Richard Branson : Baron de l’entrepreneuriat

Né en 1950 au Royaume-Uni, Richard Branson est connu du grand public grâce au succès rencontré avec sa marque Virgin Group et de par Virgin Megastores, dont il est l’ex-propriétaire. Il est une des personnalités les plus populaires de Grande-Bretagne. Homme d’affaires très atypique, Richard Branson est un autodidacte. Suivons ensemble le parcours digne d’admiration de l’un des barons de l’entrepreneuriat.

INSPIRATION NAISSANTE

La réussite de Richard Branson n’est pas attribuée à son parcours scolaire. En effet, il rencontre des difficultés durant sa scolarité et se voit quitter l’école dès l’âge de 16 ans. Depuis tout petit, il développe en lui une envie d’entreprendre. A l’âge de 8 ans déjà, il se donne dans la plantation de sapins de Noël, qui fut un échec. A 16 ans, il crée à Londres un magazine indépendant pour étudiants, du nom de Student Advisory Centre, qui a pour cause le droit à l’avortement. S’apercevant des complications liées aux sponsors de son activité, il se redirige à l’âge de 20 ans dans la vente des disques par correspondance et met sur pied son premier magasin à Londres, connu sous le nom de Virgin.

LE ROI DE LA PUBLICITE

Richard Branson ouvre par la suite un studio d’enregistrement pas loin d’Oxford et y lance son label nommé Virgin Records. Son intuition lui ouvre les portes du sommet, de la réussite et la gloire. Richard Branson, le créateur de Virgin est sans arrêt en quête de révolution : que ce soit dans la téléphonie, la musique, l’aviation ainsi que la conquête de l’espace, nous y retrouvons toujours le Britannique. Les années 1980 furent pour lui des années de diversification et reconnaissance à l’international de Virgin.

Richard Branson est surtout « le roi de la publicité ». Il se démarque de ses concurrents par sa touche à lui pour hausser sa marque car cet entrepreneur est sa propre publicité. En effet, en 1996, il n’a pas eu froid aux yeux en se présentant en robe blanche et talons aiguilles pour promouvoir sa vente de robes de mariée. Ou, plus extrême, faire la traversée de l’océan Atlantique en ballon… Richard Branson est la preuve vivante que la médiatisation suffit pour un coup de publicité.

On peut souligner aussi son sens de l’humanité avec son implication dans le réchauffement climatique avec le « Earth Challenge », la mise en place du développement d’organisations à but non-lucratif et le fait de placer ses bénéfices dans les énergies renouvelables, d’où le lancement de « Virgin Galactic ».

Fort d’une fortune estimée en 2018 à 5 milliards de dollars, Richard Branson a mis à profit sa polyvalence et son côté touche-à-tout. Ce qu’il faut retenir du Britannique ? Un empire fondé grâce à son audace et son ambition. Dans toute sa carrière, Branson aura toujours appliqué son crédo : se lancer, encore et encore. La clé du succès pour cet homme, jusqu’à être anobli par la Reine Elizabeth II, très grande distinction outre-Manche.

Les industriels révolutionnaires (3/3) : Taiichi Ohno

Né le 29 février 1912 à Dalian, une ville de Mandchourie en chine, Taiichi Ohno fait ses études à l’université de Nagoya, sur la côte pacifique du Japon. Il y obtient son diplôme d’ingénieur en 1932 et entre la même année chez un fabricant de métiers à tisser, Sakichi Toyoda. Ingénieur allergique aux idées reçues, il a mis en place chez Toyota un modèle organisationnel novateur. Il se définissait lui-même comme l’homme qui aimait « penser à l’envers ». Levons le voile sur la carrière admirable de cet ingénieur impressionnant.

L’ingénieur phénoménal

Taiichi Ohno a commencé sa carrière en fabriquant des métiers à tisser. Après avoir complété sa formation d’ingénieur chez Ford, il monte avec son cousin, Eijii Toyoda, un petit laboratoire de recherche où les deux hommes étudient des moteurs et des machines-outils. En 1943, l’ingénieur passe des métiers à tisser à l’automobile, il rejoint TMC comme responsable des stocks puis comme directeur de l’atelier d’usinage. Toyota est alors une entreprise. En 1948, sa production totalise 30 voitures et 300 camions. En 1950, un conflit social se termine par le licenciement d’une bonne partie du personnel. Ses qualités d’ingénieur et sa pertinacité conduisent le chef à la tête des principales usines groupe, dont il devient vice-président en 1975. Il renonce à tout poste opérationnel en 1978, à 66 ans, tout en restant conseiller de la présidence jusqu’en 1982.

Le père du Toyota Production System : le Toyotisme

Les Japonais devraient quant à eux abaisser les coûts tout en produisant des séries courtes, adaptées à la taille de leur marché. Pour y parvenir, Ohno va introduire plusieurs innovations majeures qui découle du toyotisme dont deux principales :

  • La juste-à-temps est une méthode qui a pour objectif d’améliorer la productivité globale d’une entreprise, en réduisant les coûts et les stocks. Le principe est de produire par la demande et non par l’offre. Egalement appelé le système Kanban, il permet de faire remonter rapidement les besoins de la souche à l’arrhes. Kanban, qui signifie « étiquette », donne lieu de contrôler visuellement le flux du travail. Cette pratique permet à l’entreprise de réaliser des économies importantes dans la mesure où la provision est réduite. La production, est déclenchée par une commande en amont d’où l’absence de stocks et une production à « flux tendu ».

 

  • L’automation qui vient de la contraction des termes autonomie et automatisation. Il signifie d’abord l’arrêt automatique des machines lorsqu’une anomalie survient dans la production. Ensuite, l’autonomisation concerne les salariés qui travaillent sur ces machines car ils peuvent les arrêter dès qu’il y’a une anomalie. Les anomalies sont détectées grâce à un système de signaux visibles par les travailleurs qui peuvent, dès lors, intervenir. Ce principe repose sur le souci de faire des employés des individus autonomes et responsables surtout polyvalents, capables de tirer le meilleur parti de l’automatisation du système productif.

Conjointement, le Toyotisme déploie l’esprit de coopération dans le cadre des cercles de qualité qui réunissent autour d’une table le personnel dans le but d’améliorer l’efficacité productive sur la conception de chacun. Aussi, il développe le système de Kaizen qui vise l’amélioration continue, la productivité d’une entreprise en apportant des changements au quotidien sans investissement financier solide. Il met en place la théorie des cinq zéros : zéro papier, zéro délai, zéro panne, zéro stock et zéro défaut. Le seul objectif de toutes ces innovations est d’atteindre une qualité totale de chaque production.

Le Toyotisme est incontestablement une des clés de la réussite industrielle du japon. Le père de cette innovation a su développer un mode original d’organisation du travail qui a révolutionné l’industrie japonaise. De tisseur de métier à ingénieur automobile, Taiichi Ohno a su atteindre ses objectifs en travaillant sans relâche. De très nombreuses entreprises privées ou publiques, en France ou partout dans le monde, adoptent ce mode de management également appelé « lean management ».

Patrons, faites confiance à la jeunesse

Les jeunes reflètent l’avenir mais aussi le présent de notre société. Ce sont les pierres du présent qui consolident le futur. La jeunesse est souvent écartée sous prétexte qu’elle n’est pas expérimentée. Une génération incarne son époque et intègre donc toutes les mutations dues aux découvertes, aux succès, aux erreurs, aux crises, etc. cette dynastie doit avoir l’opportunité de pouvoir exprimer son savoir-faire. Découvrons l’apport de la jeunesse mais aussi les raisons pour lesquelles les patrons doivent faire confiance à la jeunesse.

L’apport de la jeunesse

L’apport des jeunes à la société est essentiel. C’est sur eux que repose l’avenir ; ils réalisent au quotidien de nombreuses actions et contribuent au renouveau des idées dans le monde par la mise en œuvre de projets innovants. Le jeune diplômé ou non veut optimiser l’expérience de son premier emploi pour prendre un bon élan dans sa vie professionnelle. Le nombre d’années d’expériences n’est rien comparable à la motivation d’un jeune. Un jeune motivé est prêt à s’investir dans toutes les tâches et satisfaire son employeur. Les jeunes sont d’abord en quête de confiance et de reconnaissance, avant de chercher à obtenir un bon salaire ou des responsabilités. Ils sont plus aptes à être formés au process de l’employeur, ils sont malléables par les différents patrons. Peu importe le domaine mais surtout dans les domaines de l’informatique et du webmarketing, les jeunes s’y connaissent et ils peuvent apporter des bonnes idées permettant à la vitrine digitale de l’entreprise. Les jeunes sont prêts à mettre toute leur énergie dans les missions qu’on leur confie. L’image d’une entreprise jeune est toujours valorisante. Profitez de cet enthousiasme, qui manque peut-être aux expérimentés.

Les raisons de confiance

Accorder la confiance aux jeunes doit faire partie des valeurs de la société. Bien que les diplômes soient importants, l’accent doit être mis sur la personnalité du candidat et ses qualités intrinsèques des jeunes. Chaque employeur doit considérer les jeunes comme porteurs de talents et non comme un risque, car ils souhaitent qu’on leur permette de devenir acteur de sa vie et de la société. Ce qui se traduit par les immenses progrès réalisés par les jeunes accompagnés dans la confiance et la bienveillance. Cette démarche de confiance transforme les jeunes. Faire confiance aux jeunes, et le prouver en leur offrant l’opportunité d’une première expérience professionnelle, est un réel parti pris. L’entreprise ou du moins les patrons doivent sans cesse travailler sur l’attractivité de leurs activités auprès des jeunes. Croire en la jeunesse c’est croire en un avenir meilleur. C’est maintenant que les jeunes peuvent participer à la construction des entreprises, des communautés et du pays, et il faut en profiter. Chaque jeune mérite de poser sa pierre à l’édifice et de montrer ses réelles capacités sans qu’on ne le juge sur son manque d’expérience ou sur des préjugés.

Les jeunes d’aujourd’hui sont solidaires. Amoureux du défi, ils aiment inventer et se dépasser. Ils ont compris que l’innovation gouvernera le monde de demain. Un monde qu’ils souhaitent humain, mixé, flexible, connexe, équitable. Tout est à inventer et ils le savent. Pour que cette lucidité ne devienne pas amertume et enfermement, pour que leurs rêves aboutissent. Patrons, osez la confiance en la jeunesse.

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