Anticipation est mère de sûreté

L’anticipation des risques doit être le souci majeur des entreprises de nos jours. En effet, lorsque le risque n’est pas anticipé ou encore maitrisé, cela peut remettre en cause la stabilité de l’entreprise et ce malgré sa notoriété, sa taille, son activité et son ancienneté. Anticiper les risques demande donc un travail régulier. Il s’agit ici d’appréhender les différents risques possibles à l’entreprise. Pour cela, il faudrait se pencher sur la notion du risque et surtout comment l’appréhender. 

Qu’entend-t-on par notion du risque ?

De manière générale, le risque est défini comme la possibilité éventuelle qu’un évènement se produit et que ce dernier engendre des conséquences qui pourraient affecter des personnes liées à l’entreprise, ses objectifs et sa réputation.

D’un côté, le risque est perçu comme étant un danger pouvant affecter un projet d’entreprise ou l’entreprise en elle-même. Sous un autre angle, la prise de risque peut être nécessaire lorsque l’on veut entreprendre. Pour cela dans certain cas il est conseillé de prendre en compte les risques pour mieux saisir certaines opportunités.

Mais le système économique et social dans lequel on se trouve ne laisse place à aucune prise de risque. Ce qui nous pousse à tout d’abord vouloir nous protéger sans toutefois chercher à identifier concrètement les risques.  Il est donc plus sage de mettre en place des systèmes qui nous permettront d’anticiper les risques à venir.

Comment anticiper les risques ?

La gestion du risque est la capacité à anticiper et s’adapter aux risques à venir. Il s’agit pour une entreprise d’appréhender tous les risques possibles qui pourraient se présenter à elle. Lorsque vous êtes dans une démarche d’identification des risques, cela vous permet de vous poser des questions fondamentales qui vous permettront de mener à bien votre anticipation. La gestion des risques est désormais un élément clé dans la vie d’une entreprise. Elle permet à l’entreprise de diriger toutes les parties prenantes dans la même direction et surtout pour un même objectif (la pérennité de l’entreprise).

Voici donc quelques méthodes qui vous aideront à appréhender les risques :

  • Identification des risques : il s’agit ici de distinguer les risques à venir.
  • Analyse et évaluation des risques : le tout ici est d’analyser les risques selon leurs ampleurs en termes d’impact, de dommages et conséquences.
  • Mise en place d’un plan de traitement des risques : il faudrait ici trouver le moyen d’éliminer le risque, de limiter les effets dévastateurs et réviser le projet.
  • Suivre l’évolution des risques : suivre en temps et en heure la gravité de l’évolution des risques.

Anticiper les risques permet à l’entreprise d’éviter sa réalisation. Prendre des mesures pour les appréhender permettra à l’entreprise de réduire le risque en lui-même. Pour cela suivre les méthodes listées plus haut pourrait vous aidez dans votre démarche.

 

Phil Knight : la créativité est un art

Né le 24 février 1938 à Portland, Phil Knight est le co-fondateur de Nike qui est l’un des plus importants fournisseurs de chaussures et de vêtements de sport au monde. Il effectue ses études secondaires à l’école de Cleveland puis s’inscrit à l’université de l’Oregon. Phil Knight obtient une licence en comptabilité en 1959 et une maîtrise en administration des affaires à l’université de Stanford en 1962. Levons le voile sur le parcours prodigieux de cet homme puissant.

Une passion naissante

Phil Knight vient d’une famille dont le père était une personne dominatrice mais très attentionnée et qui encourageait son fils à repousser ses limites. Durant ses années scolaires à Cleveland, Phil Knight développe une passion en lui (la course). En effet, il aimait courir et ceci le pousse à intégrer une équipe d’athlétisme. Il poursuit ses études à l’université d’Oregon ou il continua avec sa passion pour l’athlétisme. C’est ainsi qu’il fit la connaissance de l’entraineur Bill Bowerman, et les deux nouèrent une profonde amitié. C’est en 1959 après l’obtention de son diplôme que Knight commença à être confus en ce qui concerne son avenir. Il intègre l’armée pendant une année.

Par la suite, Phil Knight décide de s’inscrire à la Graduate School Of Business de l’université de Stanford. Lors d’un cours qui avait pour thème la création d’entreprise, Frank Shallenberger professeur de cette classe à l’époque avait demandé aux élèves de créer une nouvelle entreprise comme projet. C’est alors que Phil Knight élabore le projet d’une entreprise spécialisée dans les chaussures de sport. Il écrit son article dont la thématique était « les chaussures de sport japonaises peuvent-elles influer sur les chaussures de sport allemandes ? ». Et c’est de la que Phil Knight réalisa que son but dans la vie serait de créer une entreprise spécialisée dans le secteur des chaussures de sport. Il obtient son MBA en 1962.

Génie du marketing

Apres l’obtention de son diplôme, Phil Knight a entreprit un voyage dans le monde. Il s’est rendu au Japon en 1962 ou il découvre les chaussures de course de la marque Tiger dont le fabricant est Onitsuka. Knight est très vite impressionné par la qualité et le prix bas des chaussures. Il obtient un contrat de distribution avec l’entreprise.

A son retour, il travaille dans un cabinet comptable basé à Portland mais en parallèle il continu de travailler sur son business plan. Il collabore avec son ancien entraineur Bowerman et forment ensemble un partenariat visant à distribuer les chaussures en Amérique. C’est en 1964 que leur société voit le jour sous le nom de Blue Ribbon Sport. La société dégage de bons bénéfices à la fin des années 1960. Malheureusement, Phil Knight et son associé arrêtent leur partenariat avec la marque Tiger suite à des désaccords et décident de créer leur propre société. Un de leur employé du nom de Jeff Johnson leur suggère de nommer la nouvelle société « Nike ».

Phil Knight avoir pour but de mettre en place des produits dont les athlètes du monde ne voudraient plus s’en passer. Etant le maître niveau Marketing, il s’entoure des célébrités pour promouvoir ses produits. En effet, il fait la rencontre des athlètes tels que Steve Prefontaine avec pour espoir que ce dernier inciterait les autres à porter sa marque. C’est en 1972 que la chaussure Nike, la Cortez fait ses débuts aux essais olympiques de 1972. Ce fut très rentable pour l’entreprise. Les bénéfices de l’entreprise ont augmenté les années suivantes. Nike avait conquis la moitié du marché des chaussures de sport en 1980. Phil Knight ne s’arrêta pas là en ce qui est de miser sur le celebity markeing : il offre à la star de Tennis John McEnroe un contrat d’approbation qui va s’avérer être l’un de ses meilleurs choix marketing. La marque à connu une forte croissance au cours des années 1980 et 1990. Cette notoriété à permis à Phil Knight d’attirer beaucoup plus de sportifs de renommée mondiale tels que : Michael Jordan, André Agassi, Charles Barkley et Tiger Woods.

La société élargie son activité dans les années 1990 et se diversifie dans les vêtements de hockey, de golf et de football. Cette stratégie d’expansion a porté ses fruits et la société réalise des ventes annuelles de plus de 10 milliards de dollars avant 1999. C’est en novembre 2004 que Phil Knight démissionne de son poste de PDG.

Phil Knight n’est ni sportif, ni propriétaire d’une équipe de sport. Mais son influence sur le monde du sport à été considérable. Aujourd’hui Nike est une multinationale présente dans plusieurs pays du monde. En 2000, Knight a été intronisé au Temple de la renommée des sports de l’Oregon pour saluer sa contribution au sport en Oregon. En 2012, il a été intronisé au Temple de la renommée du basketball de Naismith en guise de remerciement pour sa contribution pour soutenir financièrement le basketball américain et ses joueurs.

Encourager la prise d’initiative

Très souvent, les managers se plaignent du manque de prise d’initiative de leurs équipes. En effet, la prise d’initiative est un instrument performant au sein de l’entreprise et permet aux collaborateurs de s’épanouir. Mais elle demande l’implication du manager qui lui doit être en mesure d’encourager son équipe. Pour cela, il faudrait tout d’abord en quoi la prise d’initiative est avantageuse et aussi comment les managers doivent s’y prendre pour l’encourager.

Avantages de la prise d’initiative

La prise d’initiative demande une relation de confiance entre collaborateurs et managers. Ainsi elle se fera de manière naturelle. La mission du manager sera donc de mettre ses collaborateurs en confiance. Ce qui permettra aux collaborateurs d’exprimer totalement leurs créativités. Le manager ne doit en aucun cas se vexer des initiatives de ses collaborateurs qui auront réussies. Il doit au contraire en être fière car cette initiative réussie démontre juste que le manager a su guider et encourager son équipe. La prise d’initiative sera possible lorsque les collaborateurs gagneront en autonomie. De nombreux avantages en ressortent lors de la prise d’initiative. En effet, on pourra noter une amélioration de la qualité de vie au travail grâce aux encouragements des managers qui feront les collaborateurs se sentir valoriser. De plus elle permettra aux collaborateurs de s’ouvrir et d’affirmer leur point de vue. C’est donc au manager de trouver comment emmener son équipe à prendre des initiatives.

Comment encourager la prise d’initiative ?

Encourager la prise d’initiative dans son équipe implique pour un manager d’instaurer un climat bienveillant. Il doit se tourner vers son équipe pour avoir de nouvelles idées ou propositions. Il ne doit surtout pas juger les propositions de ses collaborateurs mais plutôt laisser chacun s’exprimer, que ce soit une bonne idée ou une mauvaise idée. Le manager ici doit employer une attitude ouverte. Il doit accepter les propositions de ses collaborateurs, même les moins pertinentes. Bien définir ce qu’il attend de ses collaborateurs serait un atout. Il doit aussi favoriser la délégation des tâches et ne surtout pas vouloir diriger son équipe.

Voici quelques astuces qui vous permettront de favoriser la prise d’initiative dans votre équipe :

  • Mise en place d’un management efficace : il s’agit ici de mettre en place un management qui vous permettra de combattre les peurs de vos collaborateurs car très souvent ils ne savent pas ce que vous attendez d’eux. Vous devez donc être clair et précis sur vos orientations. Ne surtout pas oublier de favoriser un climat propice.
  • Déterminer clairement les objectifs : vos collaborateurs doivent savoir exactement dans quelle direction vous l’emmenez. Cela leur permettra d’être en autonomie et adhérer facilement à cette prise d’initiative.
  • Accepter les propositions : lorsque vos collaborateurs vous proposent une idée nouvelle, il serait préférable de valoriser son effort et ce même si cela ne répond pas à vos attentes.

Le droit à l’erreur faisant partie de la prise d’initiative, vous devez encourager votre équipe à prendre des initiatives. Et surtout l’accompagner tout au long de sa prise d’initiative et montée en compétences. Et votre équipe prendra de plus en plus d’initiatives et sera plus autonome.

Andrew Carnegie : Magnat de l’acier

Né le 25 novembre 1835 à Dunfermline et mort le 11 août 1919 à Lenox, Andrew Carnegie est un industriel et philanthrope écossais naturalisé américain. Il est l’un des acteurs du développement de l’industrie de l’acier aux Etats-Unis. Suivons ensemble la vie de cet homme remarquable à travers une chronologie interactive.

Jeunesse industrielle

Andrew Carnegie vient d’une famille dont le père, Will était tisserand et la mère, Margaret travaillait dans la couture. Sa ville natale est devenue plus tard célèbre grâce à sa production de lin fin. Néanmoins, elle connut des moments difficiles lorsque l’industrialisation rendit le tissage à domicile caduque et laissant des ouvriers tels que le père de Carnegie dans l’incapacité de subvenir aux besoins de sa famille. C’est ainsi que la famille décida en 1848 de vendre leurs biens et de s’installer aux Etats-Unis.

Andrew Carnegie n’avait que 13 ans lorsque sa famille s’installa aux Etats-Unis. Il débutera son premier emploi à cet âge dans une usine de coton en tant que garçon aux fuseaux et gagnait 1.20 dollars par semaine. Son travaille consistait à apporter des fuseaux aux travailleurs des métiers à tisser.  Un an plus tard, il à été embauché comme messager dans un bureau télégraphique ou il apprit de lui-même comment se servir du matériel et a été promu opérateur télégraphique. Il décroche par la suite un emploi au Pennsylvania Railroad ou il sera de nouveau promu comme surintendant de la division des chemins de fer à l’âge de 24 ans. A ce poste, il réalisera des investissements rentables dans différentes entreprises.

Stratège de l’industrie

Ambitieux et travailleur, Andrew Carnegie se rapproche du colonel James Anderson qui est un homme généreux ayant ouvert une bibliothèque à Allegheny aux garçons qui travaillaient dans le coin. Ce sont ces livres qui ont constitués la grande partie de l’éducation d’Andrew Carnegie et sont restés irremplaçables au fil de sa carrière.

C’est en 1865 que Andrew Carnegie quittera son poste au chemin de fer et poursuit son ascension dans le monde des affaires. Il profite de la croissance rapide du secteur ferroviaire américain pour mener à bien ses activités. Il va tout d’abord s’entourer de bonnes relations pour obtenir des contrats. En effet, Thomas A. Scott qui était un surintendant de la divisions ouest du Pennsylvania Railroad et le patron d’Andrew Carnegie ont tous les deux lancés son premier investissement lorsqu’ils ont alerté Carnegie sur la vente de dix actions de la société Adams Express. Carnegie hypothéqua donc sa demeure et achète les actions. Etant associé au chemin de fer, Andrew Carnegie développe des intérêts commerciaux, précisément dans la production de charbon, de fer et de pétrole. Mais aussi dans le placement des wagons sur le chemin de fer grâce à Theodore Woodruff qui lui proposera de placer des wagons en lui offrant une part dans sa compagnie nommé Woodruff Sleeping. Andrew Carnegie fait une demande de prêt à la banque qui lui permettra d’accepter la proposition de Woodruff. Il met en place par la suite le premier Wagon-lit sur le chemin de fer américain. En 1892, il regroupe ses principaux avoirs pour former la Carnegie Steel Company.

Andrew Carnegie décide en 1901 de vendre Carnegie Steel au banquier John Pierpont Morgan pour une valeur de 480 millions de dollars faisant de lui l’un des hommes les plus riches du monde.

Naissance d’un philanthrope

Après la vente de sa société sidérurgique, Andrew Carnegie a pris sa retraite et s’est consacré à la philanthropie. Il avait rédigé des années avant la vente de sa compagnie un essai intitulé « l’évangile de la richesse » à l’intérieur duquel il déclarait que les riches avaient pour obligation morale de distribuer « leur argent » pour promouvoir le bien-être et le bonheur. Il déclara aussi que « L’homme qui meurt riche meurt disgracié ».

Pour cela, Andrew Carnegie distribua 350 millions de dollars représentant la majorité de  sa fortune. Lors de ses activités philanthropiques, il a financé la création de plus de 2500 bibliothèques publiques dans le monde. Il a fait don de plus de 7600 orgues à des églises du monde et des organisations dotées consacrées à la recherche scientifique, à l’éducation, la paix dans le monde et plusieurs autres causes. Il a aussi financé avec la somme de 1.1 million de dollars la construction de Carnegie Hall qui est connu comme étant la légendaire salle de concert de New York inaugurée en 1891.

Andrew Carnegie était l’un des industrialistes et philanthropes les plus riches et les plus célèbres de son époque. Grace a sa fondation philanthropique, il a soutenu de nombreuses causes et de multitude de projet. Au moment de sa mort, Carnegie malgré tous ses efforts n’avait pas été en mesure de céder toute sa fortune. Certaines de ses œuvres existent encore de nos jours.

L’art de savoir convaincre

 Nous avons tous déjà eu à convaincre quelqu’un que ce soit dans le cadre familiale, personnelle ou encore professionnelle. Cette aptitude à convaincre est une des compétences les plus fondamentale dans le domaine relationnel. Convaincre quelqu’un d’une idée ou sur un sujet nous donne cette satisfaction que notre raisonnement est logique et efficace et permet de nous affirmer. Convaincre demande surtout de prendre conscience de notre interlocuteur avant de nous lancer dans notre raisonnement. Pour cela, il faudrait savoir ce qu’est la persuasion et surtout les stratégies que nous pouvons mettre en place pour convaincre nos collaborateurs.

Qu’est-ce que la persuasion ?

Tout d’abord il faudrait savoir que persuader c’est tout un art. c’est la faculté de convaincre quelqu’un d’une chose, de croire en cette chose mais encore de faire cette chose. De manière générale, il s’agit de trouver des arguments pour que les gens fassent ce que vous leur avez demandé. Lorsque l’on veut convaincre une personne, il est préférable de ne pas utiliser la manipulation ou encore imposer ses idées. En effet, la persuasion ne demande pas d’être agressif ou encore irrespectueux.  C’est tout simplement la capacité que vous avez à structurer le message que vous voulez communiquer de manière à ce que vous ayez toutes les chances d’obtenir ce que vous désirez. La persuasion doit donc être une pratique noble car elle vous permet d’améliorer vos capacités et augmenter vos chances d’y réussir. Il est donc important de se pencher sur la question et se former sur les astuces qui permettront de pousser les collaborateurs à rejoindre vos idées.

Comment s’y prendre pour persuader ?

La logique ne suffit pas lorsque l’on veut convaincre. Il faut être confiant tout en alliant respect, écoute et valorisation de l’autre qui eux cohabitent avec logique, rigueur, faits et chiffres pour toucher la raison de votre collaborateur. On ne peut parvenir à convaincre une personne à l’encontre de ses propres convictions. Et lorsque vous parvenez à convaincre votre collaborateur, cela voudrait tout simplement dire que ce dernier est convaincu par votre idée.

Voici quelques astuces pour mener à bien votre persuasion :

  • Préparer ses arguments : mettre ses idées sous papiers sans se restreindre pour ensuite en retenir les meilleures qui vous serviront lors de l’argumentation.
  • Il faut être claire : ici l’idée est d’expliquer les choses de manière simple et claire tout en gardant en tête l’objectif à atteindre.
  • Il faut être crédible : il faudrait s’appuyer sur des faits, des preuves qui prouveront que vous dites la vérité. Mais ne pas trop en faire.
  • Partager sa conviction : le fait d’y mettre de la conviction dans nos propos démontre juste notre engagement personnel et notre assurance.
  • Ecouter les autres : l’idée est de prendre en compte ce que vous dira la personne en face de vous. On ne peut convaincre une personne contre ses convictions.
  • Eviter l’intimidation : convaincre ne demande pas d’utiliser la manipulation ou encore d’imposer ses idées. Cela démontrera tout simplement à votre interlocuteur que vous êtes en manque d’arguments nécessaires.
  • S’adapter à la situation : certaine situation nous demande d’aller droit au but par manque de temps. Dans ce cas de figure ne surtout pas insister si votre interlocuteur reste dans une position obstinée.
  • Choisir le bon moment : ne surtout pas se précipiter ici. Prendre son temps avant de se lancer et surtout ne pas se lancer si l’on n’est pas préparé.

Convaincre nécessite de prendre conscience de l’autre avant de mettre en place les astuces si dessus. Lors de votre persuasion il faudrait montrer à votre interlocuteur que la cause défendue est justifiée et valable. Pour cela rien de plus que d’analyser des situations dans lesquelles vous avez été efficace et les reproduire.

Frederick Smith : Un stratège hors pair

Né le 11 août 1944 à Marks, Frederick Smith est le dirigeant d’une entreprise américaine fondé en 1971 sous le nom de Federal Express et qui sera connu plus tard du grand public sous le nom de FedEx. Il a étudié à l’université de Yale ou il obtient un B.A en 1966. Il a également servi comme officier dans le corps des marines des Etats-Unis de 1966 à 1970. Suivons donc ensemble le parcours passionnant de cet entrepreneur. 

NAISSANCE D’UNE PASSION

Frederick Smith était âgé de quatre ans lorsque son père mourut. Ce dernier, était connu comme étant le fondateur des lignes de bus Dixie Greyhound. Frederick Smith est le plus jeune des garçons de la famille Smith. Son grand frère est connu pour avoir mis en place la chaine de restaurants Toddle House.

Dès son plus jeune âge, Frederick Smith était atteint d’une maladie potentiellement invalidante. C’est à l’âge de dix ans qu’il ne développe plus la maladie. Il intègre Memphis University Prep ou il pratiquait de l’athlétisme et était un très bon étudiant. Son rêve a toujours été en rapport avec le vol. En effet, à l’âge de quinze ans il utilisait un plumeau pour apprendre les astuces du métier. Etant encore au lycée, il fonde avec un groupe d’ami un petit studio d’enregistrement nommé Arden Record Company. C’est en 1962 que Smith quittera Memphis et intégrera l’université de Yale. Il intègre l’université de Yale avec pour envie d’étudier l’économie et les sciences politiques. Lors d’une classe d’économie, Smith rédige un texte qui décrivait l’idée d’une société qui garantirait une livraison au jour le jour de petits produits (des pièces de rechanges aux fournitures médicales) dans les grandes villes des Etats-Unis. Mais malheureusement, l’idée n’enchante pas son professeur qui lui donne la note de C. Frederick Smith obtient par la suite son diplôme en économie en 1966 et se lance peu après dans le corps des marines des Etats-Unis. Il a été envoyé en outre-mer pour combattre en Asie du Sud-Est pendant la guerre du Vietnam. En 1969 il fut promu au rang de capitaine et obtient une étoile d’argent, une étoile de bronze et deux cœurs pourpres. C’est en 1970 qu’il décide de rentrer aux Etats-Unis.

EN ROUTE VERS FEDEX

Dès son retour aux Etats-Unis en 1970, Frederick Smith est déterminé à mettre en place son idée dont il avait fait part lors d’une classe d’économie. Pour mener à bien son activité, il achète tout d’bord la part majoritaire dans Ark Aviation Sales appartenant à son beau-père. Il élargit le site de la société qui passe de maintenance d’avion à une société achetant et revendant des jets d’affaires usagés. Son activité lui rapporte un chiffre d’affaires de 9 millions de dollars qui ne le satisfait pas.

L’idée de base de Frederick Smith était de travailler pour la réserve fédérale américaine concernant les transports, le tri et le réacheminement des chèques avec comme plan d’action une flotte d’avions piloter la nuit, pouvant ramasser les colis pour les livrer (délai de 24h). Malgré ses propositions qui auraient permis au système bancaire du pays de gagner environs 3 millions de dollars, certaines institutions financières n’étaient pas convaincues de ses idées. Il décide alors de se lancer dans une campagne publicitaire dans le but de persuader d’autres personnes susceptibles d’être intéressées par ses idées. C’est donc le 18 juin 1971 que Smith à l’âge de 27 ans a crée la Federal Express Corporation qui avait comme fonds les 91 millions de dollars de capital et les 4 millions de dollar de son héritage. Il détenait une flotte de 14 jets et de nombreuses fourgonnettes en 1973 qui desservaient 25 villes.

Les deux premières années de la société ont été alarmantes. En effet, la société a perdu un tiers de ses liquidités en de démarrage. Elle a également perdu de l’argent dû à la publicité intensive faite par Frederick Smith. Les sœurs de Smith lui ont portés plainte pour détournement de fonds. Tout ceci lui a valu une perte d’environ 29 millions de dollars. C’est en 1976 que la société commence à générer des bénéfices grâce aux livraisons de documents, des pièces d’ordinateurs, de sang et des organes. Elle s’occupait également des livraisons pour le gouvernement. Elle avait pour concurrence directe UPS mais malgré cela son nombre de client augmentait. En 1984, la société se voit dépasser le milliard de dollars de revenus.

Malgré ce succès, Frederick Smith était toujours à la quête de nouvelles idées pouvant maintenir la position de Federal Express comme étant le service de distribution le plus rapide. En 1984, il crée Zapmail qui garantit la livraison des documents par télécopieur pour permettre à ses clients d’envoyer en peu de temps des documents dans tous les Etats-Unis. Ce fut un échec car les télécopieurs étaient fortement utilisés dans les entreprises. L’activité de Zapmail prend donc fin en 1989.

Federal Express continu de nouveau à subir des pertes et en grande partie à cause de la concurrence de UPS. Pour y remédier, la société achète en 1988 le transporteur international Fret Lourd Flying Tigers à une valeur de 800 millions de dollars et devient la plus grande compagnie aérienne tout cargo. Elle disposait maintenant de son propre réseau de distributions à l’étranger. Frederic Smith a aussi acheté de nombreuses entreprises de camionnage permettant à Federal Express d’être une centrale plus diversifiée pour le Fret et les colis. En 1994, la société change de nom et devient FedEx. Pour récupérer les pertes causées par la division internationale, Frederick Smith introduit InterNetShip qui permettra aux clients d’assembler leurs livraisons nationales par le biais d’un logiciel qui se relie à internet. Il a également mis en place un service markéting qui fournit un catalogue en ligne des produits liés à FedEx du nom de Business Link. Il a favorisé des partenariats avec des sociétés basées sur le web telles que Data car il à compris les possibilités offertes par internet et le potentiel du commerce électronique pour le secteur du transport maritime. En 1999 la société expédiait trois millions de colis par jour pour un chiffre d’affaires de 16.7 milliards de dollars. La société a employé plus de 120 000 personnes dans le monde entier.

Le succès de Frederick Smith est dû à sa faculté d’assimiler les besoins des entreprises et la création d’une culture d’entreprise inspirant une loyauté a la société comme à son fondateur. Sa politique est basée sur le fait que le personnel, le service et le profit doivent fonctionner en cercle et être soutenu chacun par les autres. Nous pouvons tirer plusieurs leçons de son succès : Ne pas promettre au client ce qu’on ne peut lui offrir, concevoir sa logistique avec soin pour réaliser d’énormes économies et prendre les décisions importantes dans le calme, hors du feu de l’action.

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