Carlos Ghosn : Mr. Fix It

Carlos Ghosn est né le 9 mars 1954 à Porto-Velho au Brésil. D’origine libanaise, il a habité et étudié dans plusieurs pays durant son enfance. Pour cause, Carlos Ghosn est polyglotte. L’ancien président directeur général de Renault et Nissan a été arrêté à Tokyo en novembre 2018 pour malversations financières. Retour sur la vie de cet homme, récemment révoqué de ses fonctions.

Naissance d’un génie

Les premières années de Carlos Ghosn débutent au Brésil. À 6 ans, il déménage dans son pays d’origine ; le Liban. Il y passera la plus grande partie de son enfance. Il étudie dans le collège Notre-Dame de Jamhour, une école française, et poursuit ses études à Paris. Diplôme d’ingénieur en main, à l’âge de 24 ans, il est employé à Michelin, fabricant de pneumatiques français. Il y restera dix-huit ans. C’est le début de sa carrière.

En 1985, Carlos Ghosn est nommé responsable des opérations Michelin en Amérique du Sud. Il travaille depuis Rio de Janeiro, faisant ses rapports directement à François Michelin. L’entreprise était en difficulté. Mais, sous sa direction, la compagnie fit du profit en moins de deux ans. La connaissance de plusieurs langues par Carlos Ghosn est un atout majeur. En effet, grâce à sa compréhension du français et portugais, ainsi que sa connaissance culturelle des deux pays, il a su instaurer un environnement accommodant pour les travailleurs de toutes nationalités confondues.

L’homme qui retourne la situation

Ce succès le propulse à la tête de Michelin en Amérique du Nord. Les talents de Carlos Ghosn ont attiré l’attention au-delà de l’industrie du pneumatique. Lorsque le constructeur automobile Renault lui propose un poste de vice-président, il saisit l’opportunité. Aussi en difficulté, une fois passée entre les mains de Carlos Ghosn, Renault se remet sur pied.

Les prouesses de Ghosn en Europe, Amérique du Sud et Amérique du Nord le transportent vers un autre continent, et le plus grand challenge de sa carrière. Lorsque Renault et Nissan forment une alliance en 1999, Ghosn devient directeur de l’exploitation de Nissan. Néanmoins, il fait face à une situation difficile en tant que premier étranger à guider une grande compagnie japonaise. Il se lance un challenge ; sauver la compagnie de sa dette et de ses pertes de revenus. Afin d’assurer son engagement, il atteste sa démission et celle de son équipe s’il n’atteint pas ses objectifs en moins de trois ans. Finalement, il accompli sa mission en moins d’un an. Autrefois considéré avec hostilité par la presse japonaise, Ghosn a retourné la situation en devenant un héros du peuple. Un manga (bande dessinée japonais) a même été écrit à son effigie.

 Le cost killer

Si Ghosn est arrivé à sauver Nissan de la faillite aussi rapidement, c’est au prix d’une politique de réduction drastique des coûts. Une façon de faire qui lui a valu le surnom sans équivoque de « Cost Killer »… et une montée en responsabilités, puisque Renault le nomme PDG en 2005. Numéro un de la marque au losange, Ghosn ne s’arrête pas là : en 2016, il devient président du conseil d’administration de Mitsubishi, et de celui de Nissan l’année suivante. Ajoutez à cela le titre de PDG de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, et voici Monsieur Ghosn bien lôti. Un homme de poigne, qui avait -toutes- les rênes du groupe, le menant à la première place mondiale devant des consortiums très puissants comme VAG (Volkswagen et compagnie), Toyota et General Motors.

Carlos Ghosn a suivi un chemin exemplaire, linéaire, bravant tous les obstacles qui se trouvaient devant lui. Cependant, Mister Fix It est actuellement en liberté surveillée au Japon, après avoir été accusé de malversations financières. Son procès, très attendu et qui sera très médiatisé, s’ouvrira en septembre au pays du Soleil Levant.

 

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