Olivier Bertrand, comment a-t-il bâti son empire de la restauration rapide ?

Après avoir avalé les 400 restaurants Quick en décembre dernier, il vient de racheter les brasseries parisiennes des Frères Blanc. Qui est-il? Comment a-t-il bâti son empire de la restauration? Avec Quick et Burger King, l’univers concurrentiel d’Olivier Bertrand s’étend désormais aux chaînes de restauration rapide, à commencer par McDonald’s France, qui a réalisé, en 2015, 4,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires avec ses 1384 restaurants sous enseigne. Finalement, c’est peut-être avec les géants de la restauration collective qu’il faudrait le comparer.

OLIVIER BERTRAND, PORTRAITS
Olivier Bertrand, PDG du puissant groupe de restauration, pose ici dans son bureau, à l’occasion d’un entretien avec Le Figaro.

Aux commandes de l’enseigne Burger King depuis fin 2013 cet ambitieux patron a déclaré la guerre à McDo. «Nous visons 20% de part de marché». Cela devrait représenter autour de 400 fast-foods dans les dix prochaines années. De plus, les candidats à la franchise ne manquent pas : il y a plus de 3400 dossiers déposés. Surtout que les 29 premiers restaurants ouverts cartonnent. «Trois fois plus que prévu». Résultat, les ventes consolidées du groupe frôlent les 680 millions d’euros en 2015.

Les premiers pas de ce timide furent pourtant laborieux. Entré comme commis à la banque Hervet à 20 ans – «J’y ai appris à parler le banquier», plaisante-t-il. Il tombe ensuite sur une pizzeria à vendre vers la gare du Nord, à Paris. Il saute le pas, mais trébuche et en retient deux leçons : ne s’implanter qu’aux meilleures adresses et faire vivre ses restaurants du matin au soir. Par la suite, il lança la vague des restos-concepts avec apéros, happy hours et soirées dansantes, autour de cartes ethniques. Mais dès qu’ils se démodent, ces restaurateur prolifique ferment et celui-ci passe alors à autre chose.

En revanche, jamais son nom n’est mis en avant. D’abord parce que ce millionnaire fuit les feux de la rampe. Ensuite parce qu’il veut que son groupe reste une auberge espagnole où se côtoient, en franchise ou en propre, les différents agents économiques. En effet le groupe Bertrand est présent sur des segments si variés de la restauration qu’il paraît impossible d’identifier ses concurrents directs. Le même jour par exemple, il peut négocier un bail, participer à un comité d’entreprise, goûter un nouveau dessert ou repenser le dress code des serveurs. Avec tout cela, Olivier Bertrand trouve le temps de s’envoler une fois par mois pour une capitale européenne, aux Etats-Unis ou en Asie.

Ses actionnaires aussi ont compris l’intérêt d’en offrir pour tous les goûts et tous les budgets. «Ça répartit les risques, donc ça permet d’en prendre», commente Philippe Franchet,son associé.

Que peut bien prévoir cet insatiable patron pour le futur ? Il s’est trouvé une nouvelle passion : l’hôtellerie. «Une diversification patrimoniale, conduite avec mes deux sœurs», précise-t-il. Une passion, mais sûrement pas une danseuse. «Je vais y faire ce que je sais faire : redresser et développer, en pesant chaque euro investi», insiste l’Auvergnat.

On comprend donc que pour les années à venir, il faudra compter avec Olivier Bertrand, car il s’inscrit peu à peu dans le quotidien de chacun, en toute discrétion, et laissera vraisemblablement une trace de son passage.

Wonderbox le sauveteur de vos loisirs

Née de la passion d’un couple d’entrepreneurs (Bertile Burel et James Blouzard) pour les voyages, le sport et les expériences inédites, Wonderbox est aujourd’hui leader sur le marché des coffrets-cadeaux et poursuit sa croissance.

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En 2004, à leur retour d’un tour du monde de 6 mois, le couple, inspiré par leurs nombreuses aventures vécues (rafting au Népal, cheval en Mongolie, surf à Hawaï…), veulent partager leurs expériences. Ils mettent en ligne sur leur site Internet les deux premiers coffrets cadeaux «sport» et « sensations fortes », mais le succès n’est pas au rendez- vous. Il leur faudra retrousser leurs manches avant de convaincre magasins et consommateurs !

Pour convaincre, le duo mise sur l’innovation et la qualité. Leur concept, offrir des loisirs différemment. Coffrets cadeaux multithématiques avec sport, bien-être, gastronomie et séjour au sein d’un même coffret. Des coffrets cadeaux en éditions limitées suivant la saisonnalité (Joyeux Noël, I Love Maman/I Love Papa, coffret Largo Winch, Bienvenue chez les Ch’tis…)

Sur son site Internet, la marque a commencé à proposer « Wonderbox by me », un coffret à la carte. En fonction de son budget et des goûts de la personne qui le recevra, l’acquéreur opte pour 4 activités, choisit la photo de couverture et fait une dédicace.

La star des box reste encore aujourd’hui celle des « Nuits insolites »

La marque souhaite se positionner sur toutes les gammes de prix et pour cela offre, une large gamme de prix allant de 25€ pour les mini coffrets jusqu’à 500 euros pour leur nouvelle collection haut de gamme « Exception ».

Wonderbox c’est plus de 7.000 partenaires capables d’offrir des activités palpitantes, conviviales et riches en émotions. 2 100 000 coffrets vendus distribués dans plus 4 000 points de vente pour un chiffre d’affaires de 167 millions d’euros (dont 127 millions pour la France) en 2014.

Les coffrets se démarquent aussi par une communication plus « fun » autour du slogan « Réalisateur de rêves ». Et, alors qu’arrivent les premières plaintes de consommateurs, l’entreprise comprend que le contrôle de la qualité assurera son succès. En 2007, Bertile Burel et James Blouzard lancent le programme Testeur de rêves. « Tout est parti d’un cadeau d’entreprise fait à nos collaborateurs : 500 euros pour tester les coffrets, détaille Bertile Burel. Les retours autour de la machine à café étaient pertinents mais assez décousus. Nous avons donc élaboré des questionnaires. » Très vite, ce programme est étendu aux clients. « A chaque plainte d’un client, nous envoyons un Testeur de rêves », assure la cofondatrice.

L’entreprise poursuit avec constance son développement, et prévoit encore 20% de croissance pour 2014. Elle renforce, par ailleurs sa présence à l’international, et se développe en Espagne, en Italie, en Belgique et en Suisse. Une maturité précoce, alimentée par la solidité d’un réseau bâti autour du respect des partenaires et des collaborateurs. Bref, une entreprise jeune, fraîche et passionnée !

Alors on part en week-end?

Kazuo Inamori, chef d’entreprise et moine bouddhiste à la fois !

Kazuo Inamori est le fondateur de deux grandes compagnies japonaises : Kyocera et KDDI. Reconnu en tant que grand entrepreneur,  il est aussi connu pour sa vision altruiste du management. Retour sur le parcours atypique du chef d’entreprise bouddhiste.

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Kazuo Inamori est né le 30 janvier 1932 à Kagoshima au Japon. En 1959, il crée Kyocera Corporation, une entreprise spécialisée dans les composants céramiques, électroniques, l’équipement de bureau et la téléphonie.  En 2000, il crée KDDI opérateur de télécommunications.  Les deux entreprises réunies pèsent 53 milliards d’euros de chiffre d’affaires et emploient  100 000 salariés dans le monde.
KDDI détenait à elle seule 28 % des parts de marché du secteur en 2008.

Outre le succès de ses compagnies, Kazuo Inamori est également moine bouddhiste. Cela a fait de lui une figure emblématique au Japon de par son initiative du management altruiste : un management inspiré par la philosophie bouddhiste. En effet, il explique que le partage serait bénéfique à la croissance de l’entreprise. La prise en compte des autres permet de rétablir un équilibre. Le modèle capitaliste est « fondé sur l’égoïsme et cela génère des problèmes comme les inégalités entre les riches et les pauvres et des déséquilibres sociaux » affirme-t-il. C’est sur cette théorie qu’il décide de diriger ses sociétés.  Cette organisation évite également les discordes au sein même de l’entreprise, ce qui permet d’échapper aux conflits. Il s’appuie sur son expérience pour prouver que sa théorie fonctionne. Sa philosophie précise qu’il faut, bien entendu, garder ses objectifs, mais que notre satisfaction doit être liée à la satisfaction de l’autre. On ne peut faire de bénéfices sans espérer que nos partenaires en fassent aussi. C’est sur ce fonctionnement que doit évoluer le management selon lui.
En 1985, il créé le prix de Kyoto, une récompense internationale décernée aux personnes ayant contribuées à l’avancement de la science.

En 2010, le gouvernement japonais fait appel à Kazuo Inamori pour prendre la présidence de Japan Airlines au bord de la faillite. Il dirige l’entreprise avec la même philosophie, ce qui lui vaut 1.4 milliards d’euros de bénéfices la première année et 1.6 milliards la deuxième année. Depuis, la compagnie aérienne a maintenu un taux de bénéfices supérieur à 10%.

Pour Kazuo Inamori, les relations humaines et relations d’entreprises sont intimement liées. La concrétisation de ses objectifs ne doit pas empiéter sur les objectifs de l’autre et son bien-être. Comme le confirme son slogan, le principal est de « respecter la création et aider les hommes. » Cette stratégie a su faire ses preuves notamment au sein des compagnies qu’il a pu diriger. Toutes ses idées ont su conquérir bon nombre de personnes aujourd’hui croyant à un management plus charitable.

Ferrero, l’empire de la confiserie

Ferrero est une entreprise agroalimentaire italienne spécialisée dans la confiserie et connue dans le monde entier par des produits tels que Nutella, Kinder, Ferrero Rocher, Mon chéri ou encore Tic Tac. Retour sur le parcours à succès de Ferrero.

Giovanni Ferrero

C’est en 1946, juste après la seconde guerre mondiale que Pietro Ferrero chocolatier-pâtissier à Alba, un petit village d’Italie, imagine la recette de la célèbre pâte à tartiner d’aujourd’hui.
En remplaçant les fèves de cacao par des noisettes – par souci d’économie- naît la recette du « Giandujo ». Par une journée d’été la préparation se mit à fondre, Pietro Ferrero saisit alors l’occasion et adapte la recette pour obtenir une pâte à tartiner. C’est ainsi que naît le  Nutella.

Par la suite, Michele Ferrero, fils de Pietro Ferrero développa le groupe grâce à ses idées et son envie de créer des produits innovants. Il devient le premier industriel italien d’après-guerre à ouvrir des établissements à l’étranger faisant de son entreprise un groupe international.

Fort de son succès fulgurant avec Nutella, le groupe va d’innovation en innovation en créant d’autres marques telles que Kinder, Ferrero Rocher ou Mon chéri toujours sur une même image de fond commercial : le partage
Le groupe lui-même se promeut comme étant le symbole de l’entreprise familiale.
Il a tout de même privilégié une croissance interne en misant sur ses voisins européens tels que l’Allemagne et la France qui représentent encore aujourd’hui une part majoritaire du chiffre d’affaires du groupe.
Un tiers de la production mondiale de Nutella est réalisé en Normandie.
Le groupe Ferrero est actuellement dirigé par Giovanni Ferrero, fils de Pietro Ferrero.

Aujourd’hui le succès est tel qu’il existe une journée mondiale du Nutella depuis 2007 et des bars à Nutella ont ouvert depuis 2013 aux Etats-Unis, en Allemagne, en Italie et depuis 2014 en France.

Ferrero est aujourd’hui le 3e groupe producteur de confiserie en Europe et le 4e groupe mondial du secteur de la chocolaterie-confiserie. Il est implanté dans 46 pays et a réalisé un chiffre d’affaires de 8,4 milliards d’euros en 2014. Pour répondre à la demande croissante, l’entreprise a implanté 20 sites de production dans le monde, dont neuf en Europe et 74 implantations commerciales.
Le groupe Ferrero a réussi à constituer une position dominante dans la production de chocolat, il possède 4,5 % du marché chocolatier en 2010.
La fortune de la famille Ferrero est estimée à 21 milliards d’euros, selon le magazine américain Forbes. Il s’agit de la plus grosse fortune d’Italie et de la 30e fortune mondiale.

En 2012, Ferrero France fait partie du Top 10 des entreprises de plus de 500 salariés en France selon l’institut Great Place To Work.
En 2014, Ferrero a reçu le trophée « du management de la diversité sociale » dans la catégorie « Industriels » pour sa nouvelle méthode de recrutement par les compétences et la mise en avant de l’égalité des chances et de la diversité.

Le groupe Ferrero a su s’imposer en tant que leader dans la production de chocolat. Les résultats de l’entreprise sont croissants malgré quelques détracteurs. L’entreprise mise sur une stratégie sociale efficace avec  la devise « Travailler, créer, donner ». Ferrero est devenue une multinationale connue et reconnue, autant en interne qu’en externe, grâce à une communication forte et de proximité.

Nike, comment est-il devenu le roi de l’équipementier sportif ?

Nike est la référence mondiale dans l’équipement sportif, aussi bien amateur que professionnel. Le succès de la marque n’est plus à démontrer ! Mais comment devient-on une entreprise si importante ? Retour sur le parcours de Nike, qui connait la gloire grâce à ses célèbres baskets.

La marque a été créée en 1972 par deux hommes à l’âme d’entrepreneur, Philip Knight et Bill Bowerman. Le premier est comptable de formation, tandis que Bowerman est entraîneur d’athlétisme. Ensemble, ils achètent d’abord des baskets en provenance du Japon avec de hautes performances et pour des prix dérisoires. Ils les vendent pendant 7 ans avant de voir une trop forte concurrence sur le territoire américain. Les japonais ont en effet pris possession du marché en proposant les mêmes produits mais moins cher.

 En 1973, la marque lance un produit révolutionnaire : la célèbre basket Waffle qui amortit les chocs et aide à rebondir. La semelle a été inventée avec un gaufrier, ce qui lui donna sa forme si particulière. Les années suivantes, le succès ne cesse de croitre, tout comme les innovations.

C’est en 1981 que Nike devient le leader de la chaussure de sport aux Etats-Unis. Grâce à la médiatisation de l’entreprise, les dirigeants décident d’entrer en bourse. Les ventes sont exponentielles. Pour accompagner son logo emblématique, le slogan « Just do it » est apposé. Les contrats avec des grands sportifs se multiplient, ce qui confère à la marque une couverture médiatique optimale. La particularité de l’entreprise réside dans le fait que depuis sa création, elle continue à faire appel à des sous-traitants pour effectuer la fabrication de ses produits. Elle n’a pas ses propres usines. Cela simplifie le processus de commercialisation.

A coups de nouveautés, de partenariats et de rachats d’entreprises (Converse, Umbro), Nike devient leader sur le marché de l’équipement sportif. Avec 19.5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, la marque enregistre une hausse de 10% de son activité. Adidas est le principal concurrent avec un chiffre d’affaires de 15 milliards d’euros, suivi de Puma avec 3 milliards d’euros. Avec plus de 800 magasins présents dans le monde (mais implantés essentiellement aux Etats-Unis), Nike a véritablement su s’imposer dans le monde du sport. Les chaussures représentent 56% du chiffre d’affaires, tandis que les vêtements représentent 26%.

D’une petite idée peut naître un véritable empire. Le géant du sport est aujourd’hui présent partout dans le monde et son logo est même devenu le logo le plus reconnu de tous les temps. Les ventes sont en forte progression, notamment grâce à la Chine qui s’ouvre de plus en plus au mode de consommation à l’occidentale. Le succès de cette entreprise réside dans sa capacité d’adaptation aux nouvelles tendances et à ses innovations en termes de technologie et performances !

Yves Rocher, l’amour de la nature et des femmes

Elue pour la 6ème année consécutive marque préférée des français*, Yves Rocher a déjà séduit plus de 8 millions de femmes dans l’hexagone et 40 millions à travers le monde avec des produits cosmétiques d’origine naturelle. Mais comment l’enseigne s’est-elle démarquée de ses concurrents pour devenir un des leaders du marché de la cosmétique ? Retour sur la success story de cette entreprise familiale bretonne.

C’est en 1959, dans le département du Morbihan que l’histoire commence. Yves Rocher, le fondateur du groupe, invente dans le grenier de sa maison, une crème à base de plantes et la commercialise : c’est un franc succès ! A partir de ce moment, les choses s’accélèrent pour l’enseigne. La première usine ouvre à La Gacilly et quelques années plus tard, d’autres voient le jour dans la région, chacune étant dédiée à une filière de l’enseigne : maquillage, parfums, crèmes, etc… Les affaires marchent si bien que le fondateur décide d’ouvrir une boutique à Paris, boulevard Haussmann puis d’ouvrir des points de vente à l’étranger. Aujourd’hui, c’est le petit-fils du fondateur, Brice Rocher, qui continue à développer à l’international l’entreprise de son grand-père.

Avec une communication axée sur la personnalisation, Yves Rocher mise tout sur la fidélisation de sa clientèle et elle le lui rend bien puisque 8 millions de françaises sont des clientes actives. Mais qu’est-ce qui poussent les femmes à revenir acheter leurs cosmétiques chez Yves Rocher ? C’est sûrement la générosité et l’attention que la marque leur porte. En effet, elle fait régulièrement des enquêtes de satisfaction pour s’assurer que les clientes soient comblées. Pour cela, plus de 15 000 salariés sont employés pour être aux petits soins avec ces dames, que ce soit en France ou bien dans les 90 autres pays dans lesquels l’entreprise est présente. Le groupe Yves Rocher sait évoluer à l’international mais surtout évoluer avec son temps, pour toujours être en accord avec les femmes. On peut notamment le voir avec ce remarquable changement d’identité visuelle qui a donné à la marque un nouveau coup d’éclat. Il en est de même avec les points de vente qui ont été réaménagés et même totalement bouleversés à l’image du concept store parisien, boulevard Haussmann, qui est décoré de grands murs végétaux. C’est un vrai jardin en plein cœur de Paris qui offre à ses clientes une expérience d’achat authentique et originale.

Mais ce qui fait vraiment pencher le cœur des femmes pour l’enseigne familiale, c’est son engagement fort pour la préservation de la biodiversité. C’est une valeur qui tenait à cœur à son fondateur et sa volonté était de mettre le bénéfice de l’entreprise de 120 millions d’euros au profit de cette cause. C’est pourquoi Yves Rocher a créé une fondation pour la préservation de l’environnement qui était notamment présente au Sommet des Nations Unies sur le développement durable à Rio, en 2012. Autre action en faveur du développement durable : remplacer les sacs plastiques par des sacs shopping crées par Yves Rocher. Le petit plus de ces derniers ? Pour un sac acheté, la marque s’engage à planter un arbre dans le cadre du programme des nations unies pour le développement durable. Grâce à cette action, plus de 7 millions d’arbres ont été plantés en 2010. Toujours en 2010, c’est un spa certifié Ecolabel Européen qui a été créé pour garantir à la clientèle des soins esthétiques avec des produits naturels et certifiés bio.

C’est donc avec des valeurs fortes et une relation client de proximité que le groupe Yves Rocher a conquis le cœur des femmes du monde entier. Le groupe ne cesse de s’accroître tout comme son chiffre d’affaire qui atteint les 2 milliards d’euros. Yves Rocher  a donc encore un bel avenir devant lui.

* selon le baromètre Posternak-Ipsos

Dailymotion, l’as du digital

Chaque jour, des personnes téléchargent et partagent des vidéos sur Internet pour les faire découvrir au monde entier. Ceci a été rendu possible grâce à des experts en informatique qui ont décelé le besoin pour ensuite le combler. C’est là où Dailymotion, la start-up française a réussi à connaitre un réel succès, elle est aujourd’hui convoitée par les plus grandes multinationales. Découvrez cette entreprise au succès mondial.

Dailymotion a été créé en 2005 par deux amis et collègues, Benjamin Bejbaum et Olivier Poitrey. A la suite d’un voyage aux Etats-Unis, ils ont souhaité partager les vidéos prises avec leurs amis. Mais aucun site ne permettait de réaliser une telle opération simplement. Ils ont donc créé la plateforme à partir d’Iguane Studio, une précédente entreprise de création et d’hébergement de sites Internet qui appartenait à Benjamin.

Youtube, le principal concurrent, a été créé la même année mais le site n’offrait alors pas toutes les mêmes fonctionnalités que Dailymotion. Allié à Google, il a cependant conquit la planète et s’est développé très rapidement. Dailymotion annonce 128 millions de visiteurs uniques par mois en juin 2015 quand YouTube en revendique 1 milliard. Il s’agit donc d’un sérieux concurrent car il est largement leader sur le marché, notamment grâce au soutien de Google qui en est l’actionnaire. Pour se différencier, Dailymotion dit miser entre autres, sur l’éditorialisation et la sélection de ses contenus avec des hashtags, des mots clés et rubriques spécifique.

L’entreprise française est le 1er site européen le plus visité dans le monde. Son chiffre d’affaires est estimé à 50 millions d’euros en 2014. Les Etats-Unis sont le premier marché, représentant 35 % du chiffre d’affaires, c’est plus que la France. Le principal revenu de l’entreprise étant la publicité, elle a tout intérêt de faire des alliances et partenariats avec des acteurs extérieurs.

L’entreprise est aujourd’hui la propriété du géant Orange depuis le 10 janvier 2013. Il a racheté Dailymotion pour la somme totale de 120 millions d’euros. Aujourd’hui il cherche de nouveaux investisseurs pour développer la plateforme à l’internationale. En 2013, Yahoo ! souhaitait investir dans l’entreprise, mais Arnaud Montebourg, alors ministre du redressement productif, s’était publiquement opposé à la cession par Orange d’une large part du capital de Dailymotion à Yahoo !. Il voulait en effet que Dailymotion reste française. Aujourd’hui,  c’est Microsoft qui s’intéresse au site et les responsables sont en négociation.

En 2013, le PDG d’Orange Stéphane Richard projetait d’augmenter son chiffre d’affaires de 37 millions en 2012 à plus de 100 millions en 2016 et évoquait « un excédent brut d’exploitation positif »L’entreprise attend beaucoup de son développement à l’international, et elle espère atteindre le niveau de Youtube en quelques années.

Leclerc, le projet révolutionnaire

La grande distribution comme nous la connaissons aujourd’hui n’a pas toujours existée. Elle a même été mise en place il y a seulement quelques dizaines d’années par un visionnaire, Edouard Leclerc. Avec ses idées novatrices, il a transformé le paysage économique français et a su conquérir les autres pays du monde. Retour sur sa success story…

Edouard Leclerc se faisait aussi surnommer « l’épicier de Landerneau ». Après la seconde guerre mondiale, il aspire à créer une association qui offrirait aux consommateurs un plus gros pouvoir d’achat. C’est ainsi qu’en 1949 et avec seulement 5000 francs, il ouvre sa première épicerie dans le Finistère à Landerneau. Il vend d’abord des biscuits, puis de l’huile et du savon, il tient en effet à privilégier les produits de consommation courante. Pour offrir les prix les plus bas possible, il supprime les intermédiaires et se fournit directement chez le producteur. Un certain nombre de marges est donc supprimé, et il tient à le répercuter sur les prix.

Les petits commerçants, qui pratiquent des prix bien plus élevés, voient leurs clients partir petit à petit. Edouard Leclerc devient la cible de nombreux détracteurs qui essaieront de limiter son succès. Il est notamment soumis à des contrôles fiscaux à répétition. Mais, désireux de réussir et d’établir dans tout le territoire français son projet révolutionnaire, il ne se laisse pas impressionner. Afin de faire connaitre son nom et de développer son concept, il autorise tout autre commerçant à utiliser son nom gratuitement. La seule condition est que les principes commerciaux soient respectés.

En 1964, Edouard crée l’Association des Centres Distributeurs E. Leclerc (ADCLec) afin de structurer le mouvement. Le premier grand magasin ouvre l’année suivante à Landerneau, et en 1969 le premier hypermarché est construit à Brest. Un an plus tard, l’entrepreneur  crée la centrale d’achat nationale Galec. Cela aide grandement à développer les épiceries puisque le travail d’approvisionnement est simplifié.

L’entreprise se développe, et de plus en plus d’entrepreneurs croient au projet d’Edouard Leclerc. Le nom se déploie dans le pays. Mais la concurrence apparait avec les magasins Carrefour, Intermarché ou Auchan. Leclerc souhaite se démarquer avec toujours plus de nouveaux produits comme l’optique, le multimédia, les livres, l’or, ou l’essence et les services comme les voyages ou le drive. Ce dernier service a vu le jour en 2007 en Garonne. Le 1er janvier 2014, l’enseigne compte 445 points de retrait, cela représente 93% de parc d’hypermarchés. Cette offre a permis à l’entreprise de s’adapter aux nouvelles habitudes des consommateurs qui souhaitent gagner toujours plus de temps.

Récemment, l’enseigne a lancé son service de téléphonie mobile et souhaite conquérir le marché des plateformes on-line d’écoute de musique en streaming. C’est en diversifiant son offre que Leclerc conserve ses clients et en gagne davantage chaque jour. Afin d’élargir encore plus l’offre présente dans les magasins, l’entreprise voulait commercialiser des médicaments sans ordonnance. Elle estimait alors que cette opération pouvait diminuer de 20 à 25% le prix de chaque article. Mais ce projet a eu de nombreux détracteurs qui ont freiné son avancé. Pour contourner les revendications, le dirigeant a donc décidé de proposer à des pharmaciens d’installer leur officine au sein des centres commerciaux E.Leclerc, et de garder leur indépendance. Ainsi, ils bénéficient d’un loyer très peu coûteux, d’une bonne image de marque, et d’un trafic important. Une opération gagnante pour les deux parties, mais aussi pour les consommateurs. On dénombre déjà 214 pharmacies dans les centres E.Leclerc en France.

 En 2008, E.Leclerc est l’enseigne leader sur le territoire français grâce à 16,4 % de parts de marché et 34,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires. En 2014, le chiffre d’affaires s’élève à  45,7 milliards d’euros avec le carburant, il a augmenté de 0.2% par rapport à 2013. L’activité est donc croissante. Le principal concurrent du distributeur est Carrefour, celui-ci possédant 13,2 % de parts de marché.

L’entreprise emploie aujourd’hui 105 000 personnes. En février 2014, on recense 585 magasins E.Leclerc en France et (au moins) 116 autres dans le reste de l’Europe (43 en Pologne, 33 en Italie, 21 au Portugal, 18 en Espagne, 2 en Slovénie et 2 en Andorre). La direction du groupe a été prise par Michel-Edouard Leclerc, le fils du fondateur. C’est une histoire de famille qui a révolutionné le milieu de la distribution, et qui n’est pas prête de s’arrêter en si bon chemin.

Ben et Jerry’s, l’entreprise éthique

Les glaces Ben et Jerry’s sont aujourd’hui connues dans le monde entier pour leur saveur inimitables, mais aussi pour leur engagement dans les causes humanitaires et environnementales.  En quelques années, la marque a su conquérir les consommateurs. Mais avec quelles techniques ? Quel est le secret de leur réussite ? Zoom sur une success story à l’américaine.

Ben Cohen et Jerry Greenfield se sont rencontrés sur les bancs de l’école en 1963. Ce n’est qu’après leurs études qu’ils s’intéressent au marché de l’agroalimentaire, avec l’envie de monter leur propre entreprise. Avec 5 dollars, ils apprennent à confectionner des crèmes glacées par correspondance. Ensemble, ils ouvrent leur première boutique dans le Vermont aux Etats-Unis en 1978. Le local choisi est une ancienne station de service qu’ils ont retapé eux-mêmes afin de proposer un cadre idéal pour leurs clients.

Les glaces Ben et Jerry’s se vendent bien. Les entrepreneurs sont heureux de leur succès, mais ils cherchent à développer la marque. Pour le premier anniversaire de sa création, ils veulent organiser une opération originale qui marquera les esprits. C’est ainsi qu’ils mettent en place le premier Free Cone Day : une journée où toutes les glaces sont offertes. Cet événement fait beaucoup parler, et la presse s’intéresse déjà à cette jeune entreprise. En 1981, le magazine Time affirme même que les glaces Ben & Jerry’s sont les « meilleures glaces du monde ». Depuis, le Free Cone Day est reconduit chaque année.

Mais le succès de la marque tient aussi et surtout à la qualité des produits. Soucieux d’évoluer dans un monde meilleur, Ben et Jerry veulent le meilleur en tout point. Ils disent vouloir « diriger leur entreprise avec des valeurs progressistes ». Les glaces sont composées d’ingrédients naturels, locaux dans la mesure du possible, et d’excellente qualité. Les échanges avec les fournisseurs se font en accord avec les règles de Max Havelaar, primant le commerce équitable. Enfin, la marque a pour ambition d’améliorer la qualité de vie de tous ses collaborateurs. L’entreprise reverse chaque année 7.5% de ses bénéfices à différentes associations comme la Fondation Ben & Jerry’s qui finance le programme de subvention de la Vermont Community Action Team (CAT, équipe d’action communautaire du Vermont), créé pour permettre aux employés de Ben & Jerry’s de soutenir les associations des communautés où ils vivent et travaillent. Les CAT prêtent particulièrement attention aux populations défavorisées, comme les personnes âgées, les jeunes livrés à eux-mêmes et les communautés à faibles revenus. Cela concerne plus de 150 associations avec des projets différents comme la rénovation d’écoles, la création d’un laboratoire informatique pour les personnes âgées, ou encore des projets de camps de loisirs pour des enfants atteints d’un cancer. La fondation a pour but d’apporter un réel soutien aux habitants de son Etat, le Vermont.

La marque a adopté un ton décalé pour mieux communiquer auprès de sa cible, les 18-35 ans. Avec une image dynamique et amusante, l’entreprise fait passer sa philosophie par sa communication. Des parfums de glaces portent des noms orignaux en référence à des groupes de musiques ou à des causes comme « Phish Food » (groupe Phish), ou « Fossil Fuel » (énergie fossile). Le dernier coup de communication en date sera lancé en septembre prochain avec la glace « Save Our Swirled » (SOS). Avec cette campagne, la marque veut alerter la population sur le réchauffement climatique, en vue de la « COP21 », la conférence sur le climat à Paris qui se tiendra le 30 novembre 2015. Le slogan choisi : « Quand c’est fondu, c’est foutu ! ». Ben & Jerry s’investissent vraiment dans différentes problématiques posant problème dans la société et espère faire changer les mentalités.

 Ben & Jerry’s est présente dans 35 pays avec 850 boutiques. Son engagement en a fait une entreprise reconnue avec une forte communauté. Bien que racheté à 100% par le géant Unilever, elle continue de reverser 7.5% de ses bénéfices à des œuvres de bienfaisance. Une entreprise éthique qui ne cesse de fidéliser de nouveaux clients !

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