Phil Knight : la créativité est un art

Né le 24 février 1938 à Portland, Phil Knight est le co-fondateur de Nike qui est l’un des plus importants fournisseurs de chaussures et de vêtements de sport au monde. Il effectue ses études secondaires à l’école de Cleveland puis s’inscrit à l’université de l’Oregon. Phil Knight obtient une licence en comptabilité en 1959 et une maîtrise en administration des affaires à l’université de Stanford en 1962. Levons le voile sur le parcours prodigieux de cet homme puissant.

Une passion naissante

Phil Knight vient d’une famille dont le père était une personne dominatrice mais très attentionnée et qui encourageait son fils à repousser ses limites. Durant ses années scolaires à Cleveland, Phil Knight développe une passion en lui (la course). En effet, il aimait courir et ceci le pousse à intégrer une équipe d’athlétisme. Il poursuit ses études à l’université d’Oregon ou il continua avec sa passion pour l’athlétisme. C’est ainsi qu’il fit la connaissance de l’entraineur Bill Bowerman, et les deux nouèrent une profonde amitié. C’est en 1959 après l’obtention de son diplôme que Knight commença à être confus en ce qui concerne son avenir. Il intègre l’armée pendant une année.

Par la suite, Phil Knight décide de s’inscrire à la Graduate School Of Business de l’université de Stanford. Lors d’un cours qui avait pour thème la création d’entreprise, Frank Shallenberger professeur de cette classe à l’époque avait demandé aux élèves de créer une nouvelle entreprise comme projet. C’est alors que Phil Knight élabore le projet d’une entreprise spécialisée dans les chaussures de sport. Il écrit son article dont la thématique était « les chaussures de sport japonaises peuvent-elles influer sur les chaussures de sport allemandes ? ». Et c’est de la que Phil Knight réalisa que son but dans la vie serait de créer une entreprise spécialisée dans le secteur des chaussures de sport. Il obtient son MBA en 1962.

Génie du marketing

Apres l’obtention de son diplôme, Phil Knight a entreprit un voyage dans le monde. Il s’est rendu au Japon en 1962 ou il découvre les chaussures de course de la marque Tiger dont le fabricant est Onitsuka. Knight est très vite impressionné par la qualité et le prix bas des chaussures. Il obtient un contrat de distribution avec l’entreprise.

A son retour, il travaille dans un cabinet comptable basé à Portland mais en parallèle il continu de travailler sur son business plan. Il collabore avec son ancien entraineur Bowerman et forment ensemble un partenariat visant à distribuer les chaussures en Amérique. C’est en 1964 que leur société voit le jour sous le nom de Blue Ribbon Sport. La société dégage de bons bénéfices à la fin des années 1960. Malheureusement, Phil Knight et son associé arrêtent leur partenariat avec la marque Tiger suite à des désaccords et décident de créer leur propre société. Un de leur employé du nom de Jeff Johnson leur suggère de nommer la nouvelle société « Nike ».

Phil Knight avoir pour but de mettre en place des produits dont les athlètes du monde ne voudraient plus s’en passer. Etant le maître niveau Marketing, il s’entoure des célébrités pour promouvoir ses produits. En effet, il fait la rencontre des athlètes tels que Steve Prefontaine avec pour espoir que ce dernier inciterait les autres à porter sa marque. C’est en 1972 que la chaussure Nike, la Cortez fait ses débuts aux essais olympiques de 1972. Ce fut très rentable pour l’entreprise. Les bénéfices de l’entreprise ont augmenté les années suivantes. Nike avait conquis la moitié du marché des chaussures de sport en 1980. Phil Knight ne s’arrêta pas là en ce qui est de miser sur le celebity markeing : il offre à la star de Tennis John McEnroe un contrat d’approbation qui va s’avérer être l’un de ses meilleurs choix marketing. La marque à connu une forte croissance au cours des années 1980 et 1990. Cette notoriété à permis à Phil Knight d’attirer beaucoup plus de sportifs de renommée mondiale tels que : Michael Jordan, André Agassi, Charles Barkley et Tiger Woods.

La société élargie son activité dans les années 1990 et se diversifie dans les vêtements de hockey, de golf et de football. Cette stratégie d’expansion a porté ses fruits et la société réalise des ventes annuelles de plus de 10 milliards de dollars avant 1999. C’est en novembre 2004 que Phil Knight démissionne de son poste de PDG.

Phil Knight n’est ni sportif, ni propriétaire d’une équipe de sport. Mais son influence sur le monde du sport à été considérable. Aujourd’hui Nike est une multinationale présente dans plusieurs pays du monde. En 2000, Knight a été intronisé au Temple de la renommée des sports de l’Oregon pour saluer sa contribution au sport en Oregon. En 2012, il a été intronisé au Temple de la renommée du basketball de Naismith en guise de remerciement pour sa contribution pour soutenir financièrement le basketball américain et ses joueurs.

Frederick Smith : Un stratège hors pair

Né le 11 août 1944 à Marks, Frederick Smith est le dirigeant d’une entreprise américaine fondé en 1971 sous le nom de Federal Express et qui sera connu plus tard du grand public sous le nom de FedEx. Il a étudié à l’université de Yale ou il obtient un B.A en 1966. Il a également servi comme officier dans le corps des marines des Etats-Unis de 1966 à 1970. Suivons donc ensemble le parcours passionnant de cet entrepreneur. 

NAISSANCE D’UNE PASSION

Frederick Smith était âgé de quatre ans lorsque son père mourut. Ce dernier, était connu comme étant le fondateur des lignes de bus Dixie Greyhound. Frederick Smith est le plus jeune des garçons de la famille Smith. Son grand frère est connu pour avoir mis en place la chaine de restaurants Toddle House.

Dès son plus jeune âge, Frederick Smith était atteint d’une maladie potentiellement invalidante. C’est à l’âge de dix ans qu’il ne développe plus la maladie. Il intègre Memphis University Prep ou il pratiquait de l’athlétisme et était un très bon étudiant. Son rêve a toujours été en rapport avec le vol. En effet, à l’âge de quinze ans il utilisait un plumeau pour apprendre les astuces du métier. Etant encore au lycée, il fonde avec un groupe d’ami un petit studio d’enregistrement nommé Arden Record Company. C’est en 1962 que Smith quittera Memphis et intégrera l’université de Yale. Il intègre l’université de Yale avec pour envie d’étudier l’économie et les sciences politiques. Lors d’une classe d’économie, Smith rédige un texte qui décrivait l’idée d’une société qui garantirait une livraison au jour le jour de petits produits (des pièces de rechanges aux fournitures médicales) dans les grandes villes des Etats-Unis. Mais malheureusement, l’idée n’enchante pas son professeur qui lui donne la note de C. Frederick Smith obtient par la suite son diplôme en économie en 1966 et se lance peu après dans le corps des marines des Etats-Unis. Il a été envoyé en outre-mer pour combattre en Asie du Sud-Est pendant la guerre du Vietnam. En 1969 il fut promu au rang de capitaine et obtient une étoile d’argent, une étoile de bronze et deux cœurs pourpres. C’est en 1970 qu’il décide de rentrer aux Etats-Unis.

EN ROUTE VERS FEDEX

Dès son retour aux Etats-Unis en 1970, Frederick Smith est déterminé à mettre en place son idée dont il avait fait part lors d’une classe d’économie. Pour mener à bien son activité, il achète tout d’bord la part majoritaire dans Ark Aviation Sales appartenant à son beau-père. Il élargit le site de la société qui passe de maintenance d’avion à une société achetant et revendant des jets d’affaires usagés. Son activité lui rapporte un chiffre d’affaires de 9 millions de dollars qui ne le satisfait pas.

L’idée de base de Frederick Smith était de travailler pour la réserve fédérale américaine concernant les transports, le tri et le réacheminement des chèques avec comme plan d’action une flotte d’avions piloter la nuit, pouvant ramasser les colis pour les livrer (délai de 24h). Malgré ses propositions qui auraient permis au système bancaire du pays de gagner environs 3 millions de dollars, certaines institutions financières n’étaient pas convaincues de ses idées. Il décide alors de se lancer dans une campagne publicitaire dans le but de persuader d’autres personnes susceptibles d’être intéressées par ses idées. C’est donc le 18 juin 1971 que Smith à l’âge de 27 ans a crée la Federal Express Corporation qui avait comme fonds les 91 millions de dollars de capital et les 4 millions de dollar de son héritage. Il détenait une flotte de 14 jets et de nombreuses fourgonnettes en 1973 qui desservaient 25 villes.

Les deux premières années de la société ont été alarmantes. En effet, la société a perdu un tiers de ses liquidités en de démarrage. Elle a également perdu de l’argent dû à la publicité intensive faite par Frederick Smith. Les sœurs de Smith lui ont portés plainte pour détournement de fonds. Tout ceci lui a valu une perte d’environ 29 millions de dollars. C’est en 1976 que la société commence à générer des bénéfices grâce aux livraisons de documents, des pièces d’ordinateurs, de sang et des organes. Elle s’occupait également des livraisons pour le gouvernement. Elle avait pour concurrence directe UPS mais malgré cela son nombre de client augmentait. En 1984, la société se voit dépasser le milliard de dollars de revenus.

Malgré ce succès, Frederick Smith était toujours à la quête de nouvelles idées pouvant maintenir la position de Federal Express comme étant le service de distribution le plus rapide. En 1984, il crée Zapmail qui garantit la livraison des documents par télécopieur pour permettre à ses clients d’envoyer en peu de temps des documents dans tous les Etats-Unis. Ce fut un échec car les télécopieurs étaient fortement utilisés dans les entreprises. L’activité de Zapmail prend donc fin en 1989.

Federal Express continu de nouveau à subir des pertes et en grande partie à cause de la concurrence de UPS. Pour y remédier, la société achète en 1988 le transporteur international Fret Lourd Flying Tigers à une valeur de 800 millions de dollars et devient la plus grande compagnie aérienne tout cargo. Elle disposait maintenant de son propre réseau de distributions à l’étranger. Frederic Smith a aussi acheté de nombreuses entreprises de camionnage permettant à Federal Express d’être une centrale plus diversifiée pour le Fret et les colis. En 1994, la société change de nom et devient FedEx. Pour récupérer les pertes causées par la division internationale, Frederick Smith introduit InterNetShip qui permettra aux clients d’assembler leurs livraisons nationales par le biais d’un logiciel qui se relie à internet. Il a également mis en place un service markéting qui fournit un catalogue en ligne des produits liés à FedEx du nom de Business Link. Il a favorisé des partenariats avec des sociétés basées sur le web telles que Data car il à compris les possibilités offertes par internet et le potentiel du commerce électronique pour le secteur du transport maritime. En 1999 la société expédiait trois millions de colis par jour pour un chiffre d’affaires de 16.7 milliards de dollars. La société a employé plus de 120 000 personnes dans le monde entier.

Le succès de Frederick Smith est dû à sa faculté d’assimiler les besoins des entreprises et la création d’une culture d’entreprise inspirant une loyauté a la société comme à son fondateur. Sa politique est basée sur le fait que le personnel, le service et le profit doivent fonctionner en cercle et être soutenu chacun par les autres. Nous pouvons tirer plusieurs leçons de son succès : Ne pas promettre au client ce qu’on ne peut lui offrir, concevoir sa logistique avec soin pour réaliser d’énormes économies et prendre les décisions importantes dans le calme, hors du feu de l’action.

Joël Robuchon : le génie de la gastronomie

Né en 1945, Joël Robuchon est un influent pionnier médiatique de la nouvelle cuisine, auteur d’ouvrages culinaires de référence et dirigeant fondateur d’un important empire mondial de restaurants gastronomiques. Il détient le plus important palmarès de l’histoire de l’art culinaire, avec 32 étoiles au guide Michelin. Le chef multi-étoilé avait gagné ses galons d’ambassadeur de la cuisine et de la culture française. Passons en revue le parcours extraordinaire du chef, décédé le 6 août dernier suite à un cancer au pancréas ; à l’âge de 73 ans.

Ascension gastronomique

Joël Robuchon a découvert sa vocation pour la cuisine à l’âge de 15 ans. Il s’oriente en 1960 vers la gastronomie, en tant qu’apprenti cuisinier pâtissier au relais de Poitiers. Il réalise un tour de France dans de nombreux restaurants en tant que compagnon du devoir, et s’initie à la nouvelle cuisine avec son mentor Jean Delaveyne. En 1976, il devient le meilleur ouvrier de France et décroche ses deux premières étoiles, puis ouvre son premier restaurant à Paris en 1981. Trois ans plus tard, il décroche déjà sa troisième étoile au guide Michelin avant d’être salué six ans plus tard par une autre bible du métier, le Gault et Millau, qui le consacre « cuisinier du siècle ». Dès lors, il devient également consultant pour le monde culinaire, entre autres pour des restaurants, concours, et même dans l’industrie agroalimentaire. Robuchon a même décroché le titre de « meilleur restaurant au monde » en 1994, distinction décernée par l’International Herald Tribune. En exportant aussi son savoir-faire et sa cuisine en dehors de France via l’ouverture de nombreux établissements, le chef a même été récompensé par de nombreux honneurs. Décoré de la Légion d’Honneur, il avait été également ajouté à l’Ordre du Mérite National agricole, et à celui des arts et lettres. Il ouvre un autre restaurant portant son nom, à Paris, puis annonce sa retraite en 1996.

Véritable entrepreneur

Entre ses institutions, ses écoles, ses restaurants, ses alliances avec des groupes industriels alimentaires, les émissions culinaires auxquelles il prenait part et les ouvrages qu’il publiait, le chef visionnaire multi-étoilé est devenu un véritable homme d’affaires. Il était vu comme un innovateur, un créateur d’emplois auquel tout réussit. Dès lors, il se consacre à la transmission de son savoir culinaire par ses émissions télévisées. Puis, il développe un concept novateur d’ateliers de cuisine grand luxe et de haute gastronomie. Ne s’arrêtant pas là, Joël Robuchon s’est également associé à un fonds d’investissements luxembourgeois pour créer une société, JR International, chargée de développer de nouveaux concepts à l’étranger. La société a également pour principal objectif de créer une école hotellière, sobrement nommée « Institut Joël Robuchon ».

Elu cuisinier du siècle, Joël Robuchon a su s’imposer peu importe les différentes situations qu’il a pu traverser. Ce grand homme nous quitte en laissant orphelins près de 26 restaurants sur trois continents, une empreinte indélébile et des plats signatures à l’image de ses délicieuses recettes. Le visionnaire qui a fait rayonner la gastronomie française a inspiré, inspire et inspirera les générations à venir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carlos Tavares : l’homme de la situation

LE PARCOURS HÉROÏQUE

Né le 14 août 1958, Carlos Tavares est un Portugais arrivé en France à 17 ans, il décroche un diplôme d’ingénieur à l’École Centrale de Paris. En 1981, le jeune ingénieur passionné d’automobile est rentré chez Renault et a gravi un a un les échelons jusqu’à devenir le bras droit de Carlos Ghosn, qui le propulsa à la tête de la division nord-américaine de Nissan.

 

L’AVENIR EN MAIN

Après 32 années passées chez Renault, il a quitté le navire en 2011. Il devient alors le successeur de Philippe Varin, le Président Directeur Général de PSA. Depuis 2014, il est également le président du directoire de groupe PSA et administrateur de Faurecia. Tavares a donné un plan pour le redressement de la société au bord de la faillite, en moins de deux ans. Chez Renault, Carlos Tavares était parvenu à relancer la marque. Son expertise à l’international pourrait notamment permettre à PSA de trouver de nouveaux relais de croissance. PSA s’est désendetté et a retrouvé une marge de 5% grâce à son plan « Back in the race ». Par la suite, il utilise un autre « Push to pass » pour relancer Citroën. A 58 ans, il règne désormais sur le deuxième groupe automobile européen derrière VAG (Volkswagen, Audi, Lamborghini, Porsche…).

UN CHALLENGER

Carlos Tavares redresse la première entreprise automobile de France, au point de la transformer en société conquérante, aujourd’hui détentrice de cinq marques (Peugeot-Citroën DS, Opel et Vauxhall). Ces qualités ont payé comme on peut le constater dans l’actualité, PSA publie un bénéfice net « record » en hausse de 18% à 1,48 milliards d’euros, grâce à la rentabilité de ses activités automobiles. L’acquisition d’Opel et sa branche britannique de Vauxhall a fait bondir le chiffre d’affaires de 40,1% à 38,6 milliards d’euros sur les six premiers mois de l’année, malgré tous les vents contraires. En plus, Opel affiche une marge opérationnelle de 5% et un free cash-flow de 1,16 milliards d’euros.

Carlos Tavares est donc un homme de défi qui a plusieurs cordes à son arc outre celle de diriger une alliance internationale entre constructeurs automobiles. Polyglotte, sportif, franc et surtout grand travailleur, cet homme a su gravir les échelons quelque soit les obstacles. D’ingénieur à vendeur, aujourd’hui président du groupe, Carlos Tavares a connu une importante évolution de sa carrière professionnelle. Aujourd’hui, il a été récompensé par une prime d’un million d’euros, pour les résultats excellents de l’année écoulée.

 

Jan Koum, le fondateur de WhatsApp quitte le navire

Nous apprenions ce 30 avril 2018 que Jan Koum, cofondateur de WhatsApp, claquait la porte de son entreprise après 10 ans à son bord et cela 8 mois après Brian Acton, l’autre cofondateur de la messagerie. Un revers de plus pour Facebook qui possède WhatsApp et qui est déjà empêtrée dans de multiples scandales. Retour sur la success story de WhatsApp et de son créateur Jan Koum.

Parti de rien

Jan Koum est né en Ukraine communiste dans les années 1970. À 16 ans, les troubles politiques obligent sa famille et lui à quitter le pays pour les Etats-Unis. Sans parler un mot d’anglais, il enchaîne les petits boulots, et survit des aides sociales octroyées à sa mère alors atteinte d’un cancer. Un quotidien difficile dont il s’échappe grâce à l’informatique. Ce surdoué des écrans, rejoint un groupe de hackers et intègre plus tard l’université de San José, en Californie. Avant même la fin de ses études, il est recruté en 1998 par Brian Acton (son futur associé) comme ingénieur sécurité chez Yahoo.

Voyant la chute de Yahoo face à Google arriver, Jan Koum et Brian Acton quitte la société en 2008. Tous deux postulent chez Twitter et Facebook, mais sans succès.

Une app sans business model

WhatsApp est un OVNI de la tech. L’idée de l’application a germé dans l’esprit de Jan Koum alors que les communications téléphoniques étaient surveillées par le régime soviétique, ce qui rendait les échanges difficiles avec sa famille restée en Ukraine. D’où la nécessité pour lui de créer une application dont les communications ne seraient pas enregistrées, à la différence des autres apps comme MSN Messenger, Viber ou encore Facebook Messenger.

Pour s’inscrire, WhatsApp ne demande rien d’autre qu’un numéro de téléphone, ne stocke pas les messages envoyés entre utilisateurs et ne demande pas la création de profils pouvant être revendus à des entreprises publicitaires. La principale utilisation de WhatsApp est l’envoi de messages gratuits depuis ou vers l’étranger grâce à un téléphone mobile, et connecté gratuitement à Internet. L’envoi de l’équivalent d’un SMS est gratuit et illimité.

L’application n’a jamais établi de vrai business model : refusant la publicité sur l’application. L’utilisation devait être payante, mais cela n’a jamais été le cas.

L’entreprise fondée par Jan Koum et Brian Acton ne comptera jamais plus de 50 employés et un seul bureau à Mountain View. L’entreprise ne fera aucune communication, aucune publicité pour son service. Tout se fera grâce à l’appréciation des utilisateurs, la simplicité du système et sa viralité.

Le grand rachat

Le 19 février 2014, Facebook annonce le rachat de WhatsApp pour 19 milliards de dollars, après une première offre de Google refusée, s’élevant à 10 milliards de dollars. Un comble lorsque l’on sait que quelques années auparavant, les deux fondateurs n’avaient même pas réussi à obtenir un poste dans l’entreprise de Mark Zuckerberg.

Aujourd’hui, la messagerie compte plus d’un milliard d’utilisateurs dans le monde avec chaque jour plus de 55 milliards de messages envoyés et 4,5 milliards de photos.
Le départ de Jan Koum sonne donc comme un séisme dans l’entreprise. En interne, il se murmure que Facebook et WhatsApp n’ont jamais été compatibles. D’un côté, Facebook, réseau social bâti sur la publicité, avec un respect de la vie privée de ses membres assez flou. De l’autre, WhatsApp refusant d’afficher des publicités et de vendre des données personnelles.

Cependant, en 2016, la messagerie a commencé à fournir des informations, comme les numéros de téléphone et les smartphones utilisés pour que sa maison mère puisse utiliser ces informations à des fins publicitaires. Ce revirement sera sanctionné par une amende de 110 millions d’euros en Europe.

Aujourd’hui, la rupture est consommée entre Facebook et Jan Koum, pour qui la protection des données personnelles a permis la création de l’une des applications les plus populaires de monde.

Elon Musk, l’insaisissable

Elon Musk, PDG de Tesla et de Space X fascine autant qu’il dérange. Le milliardaire mégalomane a twitté ce 1er avril la faillite de sa société ce qui n’a pas du tout fait rire Wall-Street et qui lui aura au final couté des milliards de dollars. Mais qui est donc ce personnage intriguant souvent comparé à Iron Man ?

Née à Pretoria en Afrique du sud d’une mère canadienne et d’un père anglo-sud-africain, Elon Musk est un jeune précoce. A l’âge où les autres enfants jouent aux jeux vidéo, lui les programme. A 17 ans il quitte l’Afrique du Sud pour étudier au Canada puis rejoint l’université de Stanford pour y suivre un doctorat en physique énergétique.

En 1995, Elon Musk interrompt son doctorat pour fonder avec son frère Kimbal la société Zip², logiciel de publication de contenu en ligne qu’il revendra quelques années plus tard pour plus de 300 millions de dollars. En 1999, Musk fonde une X.com, une banque en ligne. Mais le véritable coup de génie c’est PayPal, système de paie­ment sur inter­net. Le succès est  retentissant, la société lui permet de devenir milliardaire après sa revente à eBay  en 2002. Elon Musk c’est ça, un businessman aguerri qui sait à quel moment se retirer et investir dans d’autres projets.

Entre­pre­neur avide de décou­vertes et désabusé par le manque d’ambition de la NASA, il fonde Space X qui produit des lanceurs spatiaux afin de ravi­tailler la station spatiale inter­na­tio­nale.

Musk est plus connu du grand public pour le rôle qu’il joue au sein de Tesla.  Contrairement à ce que l’on pense, Tesla n’est pas une création de Musk. Après être rentré dans le conseil d’administration en 2004, il en prend le contrôle et dirige la société depuis 2008.

Tesla construit d’abord une voiture sport électrique, la Tesla Roadster, puis produit une berline électrique plus économique, la Tesla Model S, suivie de la Tesla Model X, un SUV haut de gamme. Musk veut produire des véhicules électriques accessibles. Son fil rouge : construire des voitures de sport, utiliser l’argent gagné pour construire d’autre voitures abordables, utiliser l’argent gagné pour construire des voitures encore plus abordables et tout cela en fournissant des moyens de production d’énergie zéro émission.

Il est également l’investisseur et le président du conseil d’administration de SolarCity (produits photovoltaïques et services), dont son cousin Lyndon Rive est le président. La motivation fondamentale pour créer les deux entreprises est d’aider à combattre le réchauffement climatique.

En moins de dix ans, Elon Musk est parvenu à s’imposer dans l’univers ultra concurrentiel de l’automobile grâce à ses  voitures électriques. Les actionnaires de Tesla ont voté en mars 2018 un plan de rémunération qui pourrait lui rapporter 56 milliards de dollars sur dix ans, ce qui ferait de lui le PDG le mieux rémunéré du monde devant Mike Fields, PDG du concurrent Ford qui a gagné près de 20 millions de dollars en 2017.

Ces 56 milliards de dollars pourraient ne jamais arriver, en effet Tesla connaît actuellement de sérieuses difficultés : retards de livraison, enquête à la suite d’un accident mortel impliquant une de ses voitures en Californie le 23 mars 2018, rappel de milliers de véhicules de sa gamme Model S suite à des problèmes techniques, rien ne va plus pour Elon Musk.

Celui que l’on appelle Iron Man saura-t-il relever la pente ? Il y a fort à parier que oui. Jamais à court d’idée Elon Musk est un patron pas normal pour une entreprise encore moins normal.

Jeff Bezos, l’empereur

Devenu l’homme le plus riche du monde après le dernier Black Friday, le patron d’Amazon est en phase de révolutionner le XXIème siècle. Objets connectés, drones livreurs, voyage spatial pour grand public avec sa start up Blue Origin ; mais qui peut stopper Jeff Bezos ?

113 milliards de dollars, c’est la plus grande fortune jamais atteinte et c’est celle de Jeff Bezos, fondateur et PDG d’Amazon. Ce fils d’immigré cubain diplômé de la prestigieuse université de Princeton a su très tôt ce qu’il voulait. Après une carrière fulgurante à Wall Street, Jeff troque les bureaux new-yorkais pour un garage de Seattle où il se lance dans la vente de livres en ligne. 1994, c’est le début d’Amazon. Féru de lecture, il veut créer « la plus grande librairie sur Terre ». Le premier livre est vendu et il sera suivi d’une longue série. De son propre aveu, Jeff livrait lui-même les livres dans son vieux 4×4.

Au départ, l’entrepreneur souhaitait appeler son entreprise « Cadabra » mais ce nom était trop proche de « Cadaver » (cadavre en anglais). Il choisit donc Amazon qui représente le fleuve le plus grand du monde et qui est visité par des millions de personnes, ce qu’il ambitionne pour son site. En 1999, Time le sacre homme de l’année et roi d’Internet…

Aujourd’hui, Amazon en quelques chiffres c’est :

– 178 milliards de dollars de chiffre d’affaires
– Plus de 5 milliards de produits envoyés via Amazon Prime à travers le monde
– Près de 130 000 embauches en 2017
– Plus de 23 millions de Français sur Amazon chaque mois
– 2,4 milliards de dollars gagnés en une journée, lors du « Black Friday » (c’est accessoirement ce jour-là que Jeff Bezos est devenu l’homme le plus riche du monde)

Patron atypique

« Êtes-vous paresseux ou juste incompétents ? » Mais aussi : « Aurais-je oublié de prendre mes médicaments anti-stupidité aujourd’hui ? » Ou encore : « Si j’entends à nouveau cette idée, je me suicide »… Jeff Bezos n’est pas un patron très tendre, il serait capable d’humilier ses équipes en interne et ferait preuve d’une méchanceté rare face à des salariés qui selon lui ne se donnent pas à 100%.
Un peu radin sur les bords, le PDG d’Amazon fait voyager les cadres d’Amazon en classe économique. Il a rechigné à changer les bureaux de ses employés qui étaient des vieilles portes en bois recyclé. Les repas et le parking sont à la charge des salariés, ce qui n’est pas l’usage dans les sociétés de high Tech américaines.
Ce personnage hors du commun a racheté en août 2013 le Washington Post, l’un des journaux les plus célèbres de la planète en échange de 250 millions de dollars. Malgré des réticences en interne, Jeff Bezos y a entrepris un virage technologique, ce qui a considérablement boosté le journal. Preuve que tous se qu’il touche se transforme en or.

Un homme tourné vers le futur

En 2000, Jeff fonde Blue Origin dont le but est d’abaisser le coût d’accès à l’espace et ainsi permettre au grand public des voyages spatiaux.
Alexa et Echo sont des objets connectés qui prennent le contrôle de votre smart home grâce à une assistance vocale. Aujourd’hui, le patron d’Amazon poursuit l’expansion de son entreprise qui a récemment racheté le géant Américain de l’alimentation bio Whole Foods et se penche très sérieusement sur des livraisons par drone ou par parachute pour livrer  plus vite ses clients.

Jack Ma ex LOSER

 

Obtention du bac au bout de la 3ème fois, recalé 10 fois d’Harvard, l’armée ne voulait pas de lui, pas plus que la chaîne de restauration rapide KFC ! Jack Ma est peut-être le chef d’entreprise qui a connu le plus d’échecs dans sa vie. Aujourd’hui c’est pourtant un modèle de réussite incontesté. Le PDG et fondateur d’Alibaba, premier groupe chinois de commerce en ligne, a tout ravagé sur son passage. Personnage atypique qui aime se mettre en scène devant ses employés,récit d’un homme dont le succès ne lui était pas prédestiné.

jack ma enfant

Ma Yun, dit Jack Ma, est né le 10 septembre 1964 à Hangzhou d’une famille d’artistes (d’où son goût pour la mise en scène). Après avoir été recalé à maintes reprises durant sa scolarité, il réussit tout de même à obtenir une licence d’anglais et se lance alors comme professeur d’anglais à l’université de sa ville natale.

En 1995, Jack Ma découvre internet aux États-Unis, outil qui n’est pas encore développé en Chine. La légende voudrait que lors de ce voyage organisé alors pour le compte de son employeur qui doit récupérer une créance, Jack Ma se serait fait kidnapper par le débiteur. Au bout de quelques jours de négociations, la dette est oubliée et otage et ravisseur se promettent de créer une entreprise de commerce électronique. De retour en Chine Jack Ma crée un site d’annuaire en ligne regroupant des entreprises chinoise.          « China page » devient alors l’un des tous premiers sites internet de Chine mais la magie n’opère pas, les entreprises étant perplexes face à la révolution internet.

En 1999, l’entrepreneur se lance dans l’aventure Alibaba, plateforme du e-commerce qui 10 ans plus tard, contrôle  80 % du commerce en ligne chinois. Quatre ans plus apès, Jack Ma lance Taobao pour contrer l’essor d’eBay en Chine.

« Je ne veux pas être aimé, je veux être respecté. »  Jack Ma

Surnommé “Crazy Jack”, Jack Ma a révolutionné la manière de consommer : près de 80 % des achats en ligne effectués en Chine le sont sur un de ses sites. Parmi ses idées de génie, le “jour des célibataires”, le black Friday chinois, événement qui a lieu chaque 11 novembre. En 2017, les recettes se sont élevées à 22 milliards d’euros en une journée, un nouveau record pour Jack Ma.

Pour les fêtes d’anniversaire d’Alibaba, Jack Ma n’hésite pas à se déguiser et se livre à des imitations. On l’a vu en Mickael Jackson ou encore en rockeur blond dans un stade rempli de ses 50 000 employés. Avec un sens de la formule inné et des idées folles, Jack Ma souhaite se lancer à la conquête du monde en commençant par le rachat de Money Gram aux Etats-Unis et l’implantation de bureaux en France. Avec une fortune personnelle estimée à 40.3 milliards de dollars, jusqu’où ira cet ancien Loser devenu aujourd’hui empereur du e-commerce ?

jack ma mj

Prix de l’Entrepreneur social et solidaire.

Dafna Mouchenik présidente-fondatrice de LogiVitae fait partie des finalistes du prix de l’Entrepreneur social et solidaire.

BEP sanitaire et social, DUT carrières sociales, directrice adjointe au service Éducation de la Mairie de Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne), voici les références de Dafna Mouchenik qui se nourrit de cette cause sociale.

C’est en 2005 que sa première entreprise naît, une entreprise dédiée aux services des personnes âgées et des handicapés. Ce n’est qu’en 2007, avec la création de LogiVitae à Paris que cette idée prend vraiment forme, à savoir s’occuper à la fois d’une population fragile et d’une population en situation précaire.

Gestion

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LogiVitae repose sur une gestion au centime près, sans subvention directe.

Une heure d’aide équivaut à 19.67 euros en semaine, un peu plus les week-ends.

Dafna Mouchenik a déclaré « Tout ce que je gagne – près de 3 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017 – repart dans les salaires. Une heure facturée est une heure payée à mes auxiliaires. »

Equipe

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LogiVitae aide chaque jour 700 personnes grâce à son équipe de 140 salariés, dont 30 travailleurs sociaux qui encadrent les auxiliaires de vie et font l’intermédiaire avec les familles.

Pourquoi cette structure est-elle finaliste des entrepreneurs du social et du solidaire ?

LogiVitae est la première structure d’aide à domicile connectée car Dafna Mouchenik croit beaucoup en la domotique.

Son idée est de faire réaliser sur mesure des capteurs de mouvements, de lumière, placés dans la maison ou le frigo, par exemple. « S’ils ne détectent aucun mouvement dans un certain laps de temps, cela nous alerte sur l’état de la personne » explique Dafna Mouchenik.  Pour l’instant ces capteurs ont été testés par 40 volontaires.

 

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