François Michelin : Capitaine d’industrie

 

Né le 15 juin 1926 à Clermont-Ferrand et mort le 29 avril 2015 dans la même ville, François Michelin est un industriel qui a géré le groupe Michelin de 1955 à 1999. Il a fait d’un héritage familial un mastodonte tentaculaire dans son secteur d’activités, et reconnu mondialement.

Les débuts industriels

Fils d’Etienne Michelin et petit-fils d’Edouard Michelin qui est le co-fondateur de Michelin en 1889, François Michelin a été élevé à Clermont-Ferrand par sa grand-mère Edouard Michelin suite à la mort de ses parents. Il fait des études de mathématiques et obtient peu après une licence à la faculté des sciences de Paris. En 1951, il entre à l’usine des carmes et suit un stage d’intégration des ingénieurs. Il y travaille pendant deux ans en tant qu’ouvrier à l’atelier poids lourd des carmes et ensuite comme confectionneur de pneus. Il effectue par la suite plusieurs stages que ce soit en France ou il fait le tour de France des garagistes ou encire en Italie pendant quelques mois à l’usine de Turin.  Les expériences acquises lui ont permis à son retour en France d’obtenir le poste de chef de l’atelier poids lourd aux carmes. Le 28 mai 1955 que François Michelin devient  co-gérant de la compagnie Michelin. C’est en octobre 1959 qu’il deviendra le seul gérant de la compagnie.

La révolution du radial

Sous la direction de François Michelin, la compagnie quittera le deuxième rang pour occuper la place de premier fabricant mondial de pneus. La compagnie met en place une technologie radiale qui est brevetée en 1946 (pneu x). Cette radialisation permet la mise en place de pneu plus performant. La compagnie élargie donc son offre : en 1965 le XAS pour les véhicules haut de gamme, en 1967 le ZX et en 1978 le XZX. Cette nouvelle technologie est aussi rattacher à plusieurs autres types de véhicules : aux poids lourd en 1952, dans le Génie Civil en 1959, dans l’Agricole en 1978, dans l’aviation en 1981 et pour les motos en 1987.

La mise en place de cette politique de radialisation est dans le but de mieux servir les clients. En effet, François Michelin avait la maitrise parfaite de l’environnement dans lequel évoluait la compagnie.  Selon lui, la richesse principale d’une entreprise est fondée sur les hommes qui la forgent (principalement les clients). Car le client est celui qui portera un jugement sur la qualité des produits  et services. C’est aussi lui garantira la vie de l’entreprise. Le principe de François Michelin était ici de proposer le meilleur pneu au meilleur prix aux clients.

La compagnie voit sa production se multiplier par 7 de 1960 à 1990. Avec la construction de deux nouvelles usines ;  parmi lesquelles celle de Brassens en 1964. De nombreuses décisions sont prises par François Michelin à cette époque. Comme le lancement des pneus radial sur le continent américain, l’accord passé en 1965 avec la distribution Sears pour importer les pneus aux Etats-Unis. La compagnie ouvre des années plus tard une usine au Canada, aux Etats6Unis et au Brésil.

L’innovation étant au cœur de son métier, François Michelin met tout en œuvre pour toujours avoir des véhicules performants mais surtout de qualité. D’après François Michelin, pour augmenter une production, il est nécessaire de garantir le niveau de qualité et c’est ce qui fait la réputation de la compagnie. Il s’agit encore une fois pour François Michelin de ne pas décevoir le client. Malgré les chocs pétroliers de la fin des années 1970, il continue de croire en sa stratégie basée sur l’innovation.  Il investit dans la recherche technologique pour une meilleure qualité de ses produits. Il développe par la suite de nouvelles gammes.

Connu pour être un visionnaire, François Michelin visualise une combinaison entre les matières premières aux véhicules pour produire des véhicules qui respecteront l’environnement. D’où la sortie en 1992 du premier « pneu vert » qui est plus économe en énergie. L’innovation et l’expansion internationale demeurent ses priorités. Nombreux seront les manufacturiers qui se lanceront dans cette voie.

Quelques dates-clés :

  • 1926 : naissance de François Michelin à Clermont-Ferrand.
  • 1951 : intègre l’usine des carmes.
  • 1955 : passe co-gérant.
  • 1959 : devient le seul gérant.
  • 1965 : crée le centre de technologie de Ladoux et signe accord avec Sears.
  • 1966 : François Rollier devient son co-gérant.
  • 1975 : ouverture d’une usine aux Etats-Unis.
  • 1986 : intégration de René Zingraff comme co-gérant.
  • 1990 : acquisition d’Uniroyal-Goodrich.
  • 1996 : réorganisation de l’entreprise.
  • 2002 : François Michelin quitte ses fonctions de gérant et passe le relais à son fils.
  • 2015 : décès de François Michelin.

Sous la direction de François Michelin, la compagnie  a occupé la première place mondiale dans son secteur. François Michelin à su garder la tête haute et ce malgré les nombreux difficultés rencontrées. Il a toujours cru en ses convictions. Il avait plusieurs principes : le respect des hommes, le respect des clients, le respect des actionnaires et le respect de l’environnement. Il a fait des choix qui lui ont permis de faire fructifier son entreprise, et en faire un élément incontournable du monde de l’automobile.

Kylian Mbappé, Golden boy et recordman

À 19 ans à peine, Kylian Mbappé est sans doute la star de cette Coupe du Monde, loin devant Messi ou Ronaldo. Celui qui a été surnommé « 37 km » pour sa poussée spectaculaire devant les buts de l’Argentine la semaine dernière, est en passe de détrôner les plus grands et de pourquoi pas emmener la France vers la victoire pour cette Coupe du Monde 2018. Retour sur un parcours aussi brillant que précoce.

Une étoile est née

Né le 20 décembre 1998 à Paris, Kylian Mbappé Lottin est issu d’une famille de sportifs. Son père, Wilfrid Mbappé Lottin, d’origine camerounaise, est un ancien footballeur de niveau régional et sa mère, Fayza Lamari, d’origine algérienne, a été handballeuse de première division de la ville de Bondy.

Très tôt, Kylian commence le foot dans le club de sa ville, Bondy. Son talent est très vite repéré, en 2011, il entre à Clairefontaine afin d’y être formé en parallèle de ses études. À l’issue de sa formation, il est en contact avec plusieurs clubs, de France et de l’étranger, dont les prestigieux Real Madrid et Chelsea. Son choix se portera finalement sur le centre de formation de l’AS Monaco, dont l’équipe première fait son retour en Ligue 1.


Mbappé recordman
Alors qu’il a à peine 17 ans, Kylian commence donc sa carrière professionnelle et devient le plus jeune joueur à porter le maillot professionnel de l’AS Monaco en L1. Il bat alors l’ancien record, qui appartenait à un certain Thierry Henry, pour ne pas le citer. Comparé à un Razmoket par ses coéquipiers, ce dernier enchaîne les records en devenant notamment le plus jeune joueur à inscrire un but en Ligue des Champions.
Le 31 août 2017, Mbappé rejoint le Paris Saint-Germain pour 180 millions d’euros devenant ainsi le deuxième joueur le plus cher de l’histoire du football derrière son coéquipier Neymar, recruté quelques semaines plus tôt. En parallèle, et sans jamais être passé par l’Équipe de France espoirs, il est convoqué pour la première fois en Équipe de France par Didier Deschamps. À 19 ans, il devient le plus jeune buteur à l’extérieur avec les Bleus, et le plus jeune à réaliser un doublé.
Incontournable pendant cette Coupe du Monde, tous les yeux seront rivés sur lui pendant le reste des matchs de l’Équipe de France, car pendant cette compétition Kylian est devenu le plus jeune joueur à marquer deux fois dans un Mondial, égalant le record d’un certain Roi Pelé.

Ce jeune prodige du ballon rond n’a pas encore fini de nous surprendre et de nous procurer des frissons. A 19 ans seulement, Mbappé est destiné à faire de très grandes choses à l’instar de son idole de jeunesse Cristiano Ronaldo. Mbappé plus jeune joueur à remporter le Ballon d’Or ou à emmener son équipe vers la victoire en Coupe du Monde ? Seul l’avenir nous le dira.

Didier Deschamps, leçon de management?

Tandis que l’Équipe de France s’apprête à disputer son troisième match de cette Coupe du Monde en Russie, les récents choix du sélectionneur national font encore jaser et laissent certains supporters sceptiques. En véritable leader, Didier Deschamps assume et défend ses opinions. Comment la méthode Deschamps peut-elle être transposable au monde de l’entreprise ? Quelles leçons en tirer ?

Mettre l’expérience au service de l’équipe

Tout au long de sa carrière de joueur, Didier Deschamps a réussi à se constituer un palmarès impressionnant : champion de France et d’Italie, vainqueur de la Ligue des Champions, champion d’Europe et bien évidement champion du monde.

Aujourd’hui entraineur, DD doit faire face à différentes personnalités, des joueurs stars dont il est parfois difficile de canaliser les égos. Son expérience et son palmarès lui permettent d’être crédible face à eux, et tous sont attentifs à ses conseils car les joueurs savent qu’il détient les clés du succès.

Cette équipe pourrait ressembler à celle d’une entreprise. Un mélange de personnalités plus ou moins fortes, plus ou moins expérimentées, qu’il faut savoir gérer avec dextérité pour arriver au succès. En se posant comme exemple grâce à ses victoires, DD instaure là un management par l’exemple !

 

Privilégier la cohésion de groupe

Si Didier Deschamps a toujours eu un leitmotiv c’est bien celui-là : toujours favoriser le groupe au détriment des individualités. La mise à l’écart d’internationaux tel que Karim Benzema ou Frank Ribéry lui ont valu les foudres de l’opinion publique. Qu’à cela ne tienne ! En bon manager, DD tient bon, fait face aux critiques et assume ses choix. Le sélectionneur préfère se séparer de deux cadres stars pour favoriser la cohésion de groupe.

Comme Deschamps, n’hésitez donc pas à écarter un collaborateur, à partir du moment où celui-ci ne cadre pas avec le reste de l’équipe. Valorisez constamment le personnel impliqué sans forcément mettre l’accent sur les profils les plus charismatiques, ou les plus populaires.

Miser sur la jeunesse

Kylian Mbappé, Ousmane Dembelé, Presnel Kimpembe…  Des jeunes joueurs qui manquent clairement d’expérience mais dont le potentiel est énorme, voilà ceux sur qui Didier Deschamps a décidé de miser. L’entraîneur des Bleus ne fait que s’adapter à la conjoncture et à son environnement. Son but étant de créer la meilleure équipe possible.

DD mise clairement sur la jeunesse talentueuse et prometteuse qu’il a à sa disposition. À l’image d’une entreprise qui recrutera plutôt des jeunes sortis d’école, avec un fort potentiel, pour les former en interne plutôt que de recruter des salariés expérimentés.

Imposer naturellement autorité et respect 

L’expérience et la réussite de DD lui permettent d’imposer naturellement son autorité et ainsi d’acquérir le respect de ses joueurs. Cela n’est pas chose facile dans un milieu où les personnalités sont individualistes, et où l’intérêt personnel l’emporte sur l’intérêt collectif.

Encore une fois, le management par l’exemple et la meilleure solution. Et leur réussite montre que cette méthode est bien plus efficace pour souder une équipe et permettre à chacun d’exprimer pleinement son potentiel.

En excellent manager son plus grand talent, c’est d’en donner et de savoir se mettre en retrait pour laisser son équipe briller. Le système DD, c’est de se mettre au niveau des joueurs, de les écouter, puis de répéter inlassablement les mêmes messages afin qu’ils puissent donner le meilleur d’eux-même.

Paul Pogba, un joueur qui vaut de l’or ?

Admiré autant que décrié, Paul Pogba est très attendu sur cette Coupe du Monde 2018. Milieu de terrain de Manchester United et cadre chez les Bleus, il est le sportif français le mieux payé en 2017. Chouchou des marques, l’homme aux coupes de cheveux improbables fascine autant qu’il dérange. Retour sur une success story marketing.


Transféré pour 100 millions d’euros de la Juventus de Turin à Manchester United en 2016, Paul Pogba est au même titre qu’un Messi ou Cristiano Ronaldo, un grand du paysage footballistique et un joueur bankable. La « Pioche », de son surnom, sait vendre et le sait. Star des réseaux sociaux, il cumule 5 millions d’abonnés sur Twitter, 23.2 millions de followers sur Instagram, et quasiment 7 millions de likes sur sa page Facebook. Des chiffres qui font de lui le joueur de l’Équipe de France le plus suivi sur les réseaux sociaux.

Cependant, Pogba n’est pas seulement un joueur de foot. C’est une marque, incarnant ce que l’on appelle le personal branding.
Le personal branding est une pratique qui consiste pour un individu à promouvoir lui-même son image et ses compétences par le biais des techniques marketings et publicitaires utilisées habituellement pour promouvoir une marque. Dans cette démarche, l’individu vise à devenir lui-même une « marque reconnue ».

Ce qui participe à l’effervescence autour de Pogba : un capital sympathie important, sa réputation digitale, un potentiel marketing énorme, mais surtout son côté showman et le fait qu’il soit aussi nature sur le terrain de jeu, que dans la vie. Selon le magazine américain «US Sports Pro», le Mancunien est le deuxième sportif le plus «marketable» au monde, juste derrière le basketteur Stephen Curry.
Adidas ne s’y est pas trompé et a fait du gamin de Roissy en Brie la star de ses dernières campagnes publicitaires, qui cumulent des millions de vues sur Youtube. Il se murmurerait que le contrat qui lie Paul Pogba et la marque aux 3 bandes s’élèverait à 40 millions d’euros sur 10 ans.
Autour du joueur, c’est aussi tout un vocabulaire qui s’est développé : Pogdance, Pogboom… Ce qui a donné à Canal+ l’idée de créer une série autour de la Pioche, “Pogba Mondial”. Une “Pogsérie” sur le joueur et son quotidien à Manchester avant la Coupe du Monde. Au menu : visite de la “Poghouse” et de son “Pogcinéma », ou encore sa maman devenue culte.
Bref nous n’avons pas fini d’entendre parler de ce jeune de 25 ans qui a encore beaucoup de choses à prouver sur le terrain, comme en-dehors.

 

Paul Bocuse, l’étoile s’en est allé

Le monde de la gastronomie est en deuil. Le chef triplement étoilé Paul Bocuse est mort, samedi 20 janvier 2018 à l’âge de 91 ans. Le « Pape » de la gastronomie française s’en est allé, laissant derrière lui de très nombreux chefs dont il était l’inspiration.

« Quand on pense avoir réussi, c’est déjà qu’on a tout raté »

Née le 11 février 1926 à Collonges-au-Mont d’Or près de Lyon, Monsieur Paul est issu d’une famille d’épicurien où les chefs se succèdent de génération en génération. Entré en apprentissage à l’âge de 16 ans, il quitte les cuisines pour rejoindre les rangs de la 1re division française libre lors de la Seconde Guerre mondiale. Blessé, mais toujours debout, le jeune Paul poursuit sa formation chez Eugénie Brazier, 1ère femme étoilée de France avec qui il apprendra la rigueur et la cuisine traditionnelle lyonnaise. Après avoir fait ses armes auprès de nombreux chefs dont Fernand Point à Vienne en Isère, Paul Bocuse se lance à la conquête du monde, l’épaule tatouée d’un coq fier.

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Un révolutionnaire hors normes

Celui qui redonna ses lettres de noblesse à la gastronomie française fut l’un des 1ers chefs à parcourir le monde. Du Japon aux Etats-Unis, en traversant l’Europe, son savoir-faire est reconnu de tous, apportant la « French Touch » à l’étranger. Le chef n’a cependant jamais quitté longtemps sa ville natale de Collonges-au-Mont d’Or où se trouve son plus célébré établissement « L’auberge du Pont de Collonges ».

« J’étais un précurseur, ma curiosité m’a emmené un peu partout ».

Avec une 1ère étoile au guide Michelin en 1953 puis une seconde en 1958 et une troisième en 1962, Paul Bocuse est nommé « Meilleur ouvrier de France » puis sacré « Cuisiner du siècle » par le guide Gault & Millau. Le président Valery Giscard d’Estaing à qui il avait créé la fameuse soupe aux truffes VGE, le fait Officier de la Légion d’honneur pour sa cuisine qui ose casser les codes et son rayonnement international qui profite à la France.

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Avec un empire estimé à 50 millions d’euros, on comptait en 2014, vingt-trois établissements à travers le monde. Aussi bien généreux dans ses cuisines que dans sa vie, le chef crée en 1990, l’institut Paul Bocuse, l’une des plus grandes écoles de restauration et d’hôtellerie du monde. En 1987, le « Pape » crée le Bocuse d’or concours international de cuisine, qui met en avant la rigueur, le savoir-faire et l’excellence. En empruntant les codes des plus grands événements sportifs, ce concours est un véritable spectacle autour de la cuisine et des chefs.

Un amoureux assumé

S’il est bien une chose que Paul Bocuse était, c’est un amoureux. Amoureux de la vie, amoureux de la cuisine, mais aussi amoureux des 3 femmes qui ont partagé sa vie.          « J’ai eu 3 étoiles, 3 pontages et j’ai toujours 3 femmes », expliquait-il ainsi à Libération en 2006. Il y eut Raymonde, sa première femme, avec qui il a eu une fille, puis sa seconde femme, Raymonde, la mère de son fils Jérôme et Patricia, qui gérait sa communication.

« J’adore les femmes et nous vivons trop longtemps de nos jours pour passer une vie entière avec une seule », confiait-il en 2005 au Daily Telegraph.

Ce que le public retiendra surtout de Paul Bocuse, c’est son amour du travail, car c’est cet amour du travail bien fait, inculqué par Fernand Point, que Paul Bocuse, parallèlement à toutes ses activités, n’a eu de cesse de transmettre.

C’est le Johnny de la cuisine qui s’en est allé laissant orphelin toute une nouvelle génération de chef cuisinier.

Le récit d’une vie : Johnny Hallyday

Monument de la chanson française, une voix puissante, incarnation du rock français.

Après plus d’un demi-siècle d’une vie de paillette mais également d’une vie tumultueuse, Jean-Philippe Smet s’est éteint ce 6 Décembre 2017.

Retour sur une immense carrière dont Johnny Hallyday n’était pas prédestiné.

Jean-Philippe Smet alias Johnny Hallyday est né le 15 Juin 1943 à Paris (9eme arrondissement). Son enfance fût marquée par de nombreux voyages à travers l’Europe avec ses cousines danseuses qui se produisaient en spectacle.  Rattrapé pas la fibre artistique familiale, il commence le théâtre, le violon et également la guitare.

C’est à 14 ans que le showman trouve sa voie, en découvrant le nouveau courant musicale ; Elvis Presley. Il signe alors en 1960 avec la maison de disque Vogue et sort un 45 tours sous le pseudonyme de Johnny Hallyday.

 

Les montagnes russes

Avec ses premières chansons, il déclenche l’hystérie, mais il se voit obligé de mettre sa carrière en pause pour effectuer son service militaire.

A son retour, il sort son deuxième album et enchaîne les concerts à un rythme insoutenable. Les problèmes arrivent alors, amour, problèmes avec le fisc… Le 10 septembre 1966, il fait une tentative de suicide.

Johnny Hallyday, désireux d’entreprendre de nouvelles choses, se lance dans plusieurs projets, à succès ou pas.  A la fin des années 70, les albums et les concerts se suivent mais le chanteur ne renoue pas avec le franc succès de ses albums précédents.

Il fait alors appel à Michel Berger pour lui écrire un album, qui le remettra sur le devant de la scène. Afin de contribuer à lui donner une nouvelle image, le chanteur demande à Jean Jacques Goldman de lui écrire un album. Plusieurs chansons sont encore aujourd’hui de gros succès.

L’exploit

Johnny fête son cinquantième anniversaire sur scène le 15 Juin 1993 au Parc des Princes. Ce fut la première fois qu’un artiste se produisait dans un tel lieu.

Le début des problèmes de santé

En décembre 2009, à Los Angeles, Johnny Hallyday est hospitalisé d’urgence au Cedars-Sinai à la suite de complications. Il est alors plongé plusieurs jours dans le coma. A la suite d’une longue convalescence, le chanteur se remet mais il se voit obligé de diminuer la cadence de ces concerts.

Le retour

En 2014, il annonce son grand retour, mais pas seul, il sera accompagné de ses plus fidèle amis, Jacques Dutronc et Eddy Mitchell pour le spectacle appelé «  Les vieilles canailles ». A côte de cela, il sort de nouveaux albums et poursuit ses tournées.

Le cinéma et le théâtre

En parallèle de sa carrière de chanteur, Johnny fait des apparitions au cinéma également. Il joue dans 6 films, et s’est aussi essayé au théâtre.

Les derniers mois

Des rumeurs d’un homme fatigué, d’un homme qui ne pourra pas participer au projet avec ses meilleurs amis circulent beaucoup.

Johnny décide alors de le dire lui-même, il est atteint d’un cancer des poumons mais rejoint néanmoins la tournée des Veilles Canailles.

 

C’est en ce 6 Décembre 2017 que Jean-Philippe Smet s’est éteint.

Homme drôle, impulsif, sensible, rebelle et immortel aux yeux de ses fans.

Il reste un monument de la chanson française.

C’est aujourd’hui que la légende commence.

Thibault MALLECOURT – Les Petits Frenchies: A start up that awakens the made in France!

At 30, Thibaut Mallecourt is the happy founder of Les Petits Frenchies, a platform dedicated to French brands. After the web magazine, Thibault Mallecourt and his team launched the e-shop in 2014 which, to date, already federates a large community of French lovers. How did this young entrepreneur, who started from nothing, make Little Frenchies a lightning success of the Made in France? Here’s the whole story:

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Graduate of a Master’s in Entrepreneurship, Thibault Mallecourt becomes in 2010, the Founder of Sowetrip, which is the first community platform of weekend program online offering community travel. Initially, this had only a pedagogical purpose but given the success of the application, a company was created. The business was developed for two and a half years and was then sold to the Easy Voyages agency, where he became the marketing director in 2011. He worked there for a few years and launched in parallel his Web magazine Les Petits Frenchies, a platform dedicated to Brands. Little by little, the magazine took form as an e-shop and today, on social networks, brings together a large community of fans fond of « made in France ».

The birth of a successful brand…

At the time, Thibaut Mallecourt had several blogs that he animated the evenings and the weekends as a hobby. He had several articles on his blog such as « Happy Man », where he listed nice products for men. Then he launched « Make a Man Happy », then « Make a Happy Woman », on the theme of gifts; The last in the series was called « Start-up my love ». In the end, what emerged from all these activities was French entrepreneurship and innovative projects. He therefore merged all these blogs by creating Les Petits Frenchies. From the beginning, he had an economic vision of what he wanted.

Indeed, it started from the observation that France was overflowing with a generation full of ideas, motivated and hardworking. The blog’s ambition was therefore to give visibility to all these people, then to launch an e-commerce approach.

The blog was launched in November 2012 and luckily became part of Nelly Rodi’s newsletter a Parisian trend office, which quickly enabled them to acquire a notoriety and credibility. From that day, he was contacted by about 10 brands per day, who wanted to be present on the site. The online store was launched in March 2014.

Dive into an inspiring world!

At Les Petits Frenchies, the initiatives undertaken by the young French as well as all the France has to offer are highlighted!

The founder says it himself! He is proud of the new generation that is in action filled with energy, ideas and creativity. He continues to promote French startups that he holds for their audacity, their ambition and their creativity! Today he and his team continue to support brands who share their values. Not a day goes by without that something inspiring was born in France! Even if Thibault Mallecourt and his team are focused on the future and, they remain closely attached to their know-how, their heritage, their culture, as well as their icon. They work with the partner brands to create quality content and integrate it into their editorial line. For the selection of products, most of the brands themselves contact the contractor to offer their products. Each week he and his team will review those who contacted to make a product selection that seems promising checking even though French brand.

A creative and responsible start-up!

Most of the brands emphased on Les Petits Frenchies are made in France, or at least a part of their manufacturing process takes place in France. There is a real will to promote traditional manufacturing and know-how « à la française » but also to show that it is still possible, at the time of globalization, to manufacture in France and so, to avoid pollution and transportation logistics.

The team seeks to spotlight brand respectful of the principles of ecology and engaged in sustainable development. Bios preparations for breads, organic olive oil, recycled books, organic ice teas, eco-designed and many other paper towels still belong.

Today, the company is growing very fast but is still young. Even if they aren’t major communication campaigns, their popularity is 99% effective. Their digital communication allows them to federate an active community and quality and to ensure a daily exchange with brands and their readers. All brands of the e-shop are also on the web magazine through interviews or articles which brings them high visibility.

In this general gloom, we found in Les Petits Frenchies a lot of optimism and freshness!

Jeux olympiques #RIO2016, l’autre équipe de France

Actuellement se déroulent les Jeux Olympiques d’été (Jeux de la XXXIe Olympiade de l’ère moderne) à Rio de Janeiro au Brésil et nos français se battent dans tous les sports qu’ils représentent pour ramener le plus de médailles à la maison. Après la défaite à l’Euro, c’est la parfaite opportunité pour le sport Français de briller dans des disciplines moins médiatisées et plus méconnues du public Français qui sauront vraisemblablement nous rassembler….

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Les JO ont lieu du 5 au 21 août 2016 et plus de 11 000 athlètes de 206 Comités nationaux olympiques (CNO) participent à cet événement sportif. Les Jeux comprendront 28 sports. La France qualifie 396 sportifs dans plus de 28 sports et 38 disciplines.

Le judoka Teddy Riner, désormais double champion olympique et octuple champion du monde, a été élu par ses pairs pour défiler en tête de la délégation olympique française à Rio et, par-là même, en être le capitaine. Il sera le parfait ambassadeur pour le sport français, son image et ses ambitions, champion d’Europe et champion du monde senior à 18 ans, il est l’athlète le plus précoce de l’histoire du judo, et écrase tout simplement son sport avec 2 médailles olympique, 10 titres de champion du monde et 6 en tant que champion d’Europe.

Le quotidien L’Équipe, en partenariat avec l’Ifop, publie un sondage sur les attentes des français autour des Jeux Olympiques de Rio. L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1051 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus.

On y découvre notamment que 61 % des français suivent la compétition du 5 au 21 août (ils étaient 62% à déclarer vouloir suivre l’Euro 2016 dans un sondage L’Équipe-Odoxa du 1 avril).

L’athlétisme (78%) et la natation (76%) sont les sports les plus suivis par la population hexagonale.

Cette équipe de France a remporté 31 médailles jusque-là dont 8 en or 11 en argent et 12 de bronze, la France se retrouve donc 7ème au classement des médailles. Des victoires dans des sports bien différents, ce qui montre une certaine polyvalence du sport Français. Des sports tels que le Judo (5 médailles), l’escrime (3), le tir ou encore l’aviron (2). La délégation a été décevante dans d’autres tels que la natation ou encore le vélo sur piste, habituellement  sources de médailles.

Les chances de médaille en athlétisme sont toujours présentes, 4 jusque-là, ainsi que dans les sports collectifs comme le Handball ou notre « Team » est un sérieux prétendant au titre olympique. Il reste à ce jour encore 15 chances de médaille pour nos champions. Nous sommes plus que jamais derrière nos sportifs et croyons en nos chances pour ces derniers jours d’olympiade qui s’annoncent pour sûr, pleins d’émotions.

Repetto : entre la danse et le luxe

Repetto est une marque française spécialisée dans la conception et la confection de vêtements de danse, mais aussi des chaussures, de la maroquinerie, du prêt-à-porter et une gamme de parfum. Sauvée de la faillite par Jean-Marc Gaucher en 2002, l’icône des ballerines a trouvé son salut dans la mise en avant du « style français ». Reste à assurer sa pérennité.

Repetto

En 1947, la marque est créée par Rose Repetto à la demande de son fils, lui-même danseur. Bonne couturière, elle décide de concevoir un chausson qui permettrait une plus grande aisance dans la pratique de ce sport, grâce à sa technique du « cousu-retourné » (la semelle en cuir est cousue à l’envers avant d’être retournée). Elle délaisse alors son métier de bistrotière pour ouvrir un atelier près de l’Opéra de Paris, où elle crée ses premières pointes révolutionnaires. Neuf ans plus tard, elle crée les ballerines « Cendrillon » qu’elle dédie à Brigitte Bardot, ancienne danseuse. Par la suite, après le succès international des ballerines et le développement d’une ligne de maroquinerie en 2011, la marque lance l’année suivante une ligne de prêt-à-porter et signe en 2013, un accord de licence exclusif avec Interparfums pour lancer son premier parfum. Pourtant, à la mort de sa fondatrice Rose Repetto en 1984, la marque se banalisait et se démodait. C’est alors qu’en 1999, Jean Marc Gaucher, ancien PDG de Reebok France, reprend les rênes de la société qui est en déclin. Il rachète la société et, malgré un dépôt de bilan en 2002, lui offre un nouvel essor en repositionnant la marque dans le luxe afin de vendre ses ballerines autour de 150 euros la paire en moyenne. Il fait de l’entreprise familiale une marque internationale, en créant des séries limitées et en signant des partenariats avec diverses marques : Issey Miyake en 2000, Yohji Yamamoto en 2002, Comme des Garçons en 2004. En 2006, Repetto lancera sa première campagne internationale de publicité.

Le nouveau patron Jean-Marc Gaucher, veut arrimer son entreprise à l’univers du luxe dit      « accessible ». Un marché qui se porte bien où beaucoup de marques françaises ont réussi : Maje, Sandro, Isabel Marant et autres. « De même qu’on serait morts si on était restés dans la ballerine, on ne peut pas rester éternellement une marque de chaussures. » dit-il. Devenir une marque globale était donc un bon moyen d’augmenter le chiffre d’affaires, de donner plus de visibilité, de notoriété et une meilleure image de marque. La mutation s’impose d’autant plus que, après des années de croissance, le chiffre d’affaires de 2015 est en baisse.

En cause pour la France : la série noire des attentats, grèves et manifestations a bien sûr pesé sur la fréquentation touristique et plus largement, sur celle des magasins. Sans compter la météo, peu propice aux chaussures légères. Par ailleurs, le phénomène sneaker en est aussi la cause. Quel que soit le nom qu’on leur donne, tennis, running ou « slip on », la mode des chaussures de sport s’est imposée dans les rues et a profité à d’autres. Pour pallier à cela, la gamme s’est aujourd’hui étendue et va désormais du streetwear, espadrilles et sneakers, aux vrais escarpins. Pas seulement des chaussures à talon inspirées de l’univers de la danse. Le patron a aussi fait venir du sang nouveau. Arrivé en 2015, Yasu Michino, le nouveau directeur artistique des accessoires « piqué » au maroquinier belge Delvaux, a conçu une ligne complète de petite maroquinerie et de sacs et cabas proposés en plusieurs formats. L’objectif étant de pousser une activité qui représente déjà 10 % des ventes. Moins sensibles aux aléas de la mode et sans le casse-tête des tailles, ce sont eux qui font la rentabilité d’une marque. Surtout quand on monte en gamme. Ce qui est le cas, puisque ceux de Repetto se situent aujourd’hui entre 500 et 800 euros. Néanmoins, c’est dans la mode féminine que le changement est le plus radical. Fini les petits hauts près du corps et les jupes qui tournent, façon tutu. Avec la nouvelle directrice artistique Carolina Rosenborg, la femme Repetto a droit à un vestiaire complet. La marque fait le grand écart entre la robe longue de sirène et les tenues de sport en tissu technique. Le fil n’est toutefois pas rompu avec la danse, qui reste la spécialité et le fil conducteur de la marque.

Aujourd’hui Repetto dispose de nombreux points de vente, dans le monde entier. Son ascension est fulgurante depuis les années 2000. En effet, grâce à la diversification et à l’internationalisation de la marque, le chiffre d’affaires de la société a doublé, passant de 30 à 60 millions d’euros, en 2012 et 60 % des bénéfices de la société sont générés par les ventes à l’exportation. Repetto compte actuellement plus de cinquante boutiques en propre dans le monde entier. La marque, reine des ballerines n’a donc pas fini de faire parler d’elle.

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