Ren Zhengfei : le général Huawei

Né en 1944 en Chine, Ren Zhengfei est le fondateur de Huawei, aujourd’hui bien implanté dans le paysage technologique mondial. Un parcours qui a mené la marque sur le podium des constructeurs de smartphones, au prix de nombreuses critiques.

Fraîchement diplômé de l’Institut d’ingénierie de la construction de l’université de Chongqing, il intègre l’Armée populaire de libération en 1973, quelques années après la révolution culturelle.

Dans un premier temps en tant que soldat, puis comme chercheur. Il est ensuite promu délégué de l’APL. Au cours de cette période, Zhengfei a été responsable d’un certain nombre de réalisations technologiques reconnues à différents niveaux. En 1978, il participe à la Commission nationale des sciences. Il a été exclu du Parti communiste chinois par la suite en raison du contexte social de ses parents et de leurs liens avec le Kuomintang.

En 1983, après être revenu au civil, Zhengfei a déménagé à Shenzhen et commença à travailler dans le secteur de l’électronique.

Création de Huawei

Ren fonde Huawei Technologies Co. Ltd en 1987, une entreprise fournissant des solutions dans le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC).

Huawei s’est progressivement développé et s’est étendu au fur et à mesure des années. Moins de dix ans après sa création, Huawei a signé son premier contrat d’infrastructure réseau à l’étranger et ses solutions réseaux sont devenus pionniers.

Huawei s’attaque à un autre marché en 2009, celui des smartphones et lance ses premiers téléphones Android sur le marché chinois. Ils apparaissent sur le marché français en 2013.

Le choix stratégique de Huawei est alors simple mais efficace : s’affranchir de la publicité pour baisser les prix de ses appareils et ainsi proposer des produits hauts de gamme moins chers que ses concurrents.

Méfiance des Américains et des Européens

Régulièrement, aux Etats-Unis, circulent des rumeurs selon lesquelles les appareils et composants Huawei sont détournés pour espionner l’Occident. Le passé militaire de Ren Zhengfei est souvent mis en avant pour appuyer ces craintes et suspicions.

Les agences gouvernementales américaines, via le Defense Authorization Act signée par Donald Trump, n’ont plus le droit d’utiliser de smartphones Huawei. Un grand coup pour la firme chinoise, ce qui démontre bien la méfiance des Etats-Unis à l’égard de cette dernière. Huawei est également menacé de voir l’Europe lui fermer les portes de son marché de la 5G, ce qui a donc initié une vaste campagne de communication pour redorer son blason à travers le monde.

Huawei est aujourd’hui un grand fournisseur de solutions numériques en terminaux, réseaux et cloud, pour les opérateurs, entreprises et consommateurs. Ses produits et solutions sont déployés dans plus de 170 pays.

Huawei est, en 2019, le 2e constructeur mondial de smartphones derrière Samsung mais devant Apple. Une place gagnée de haute lutte par Huawei mais qui, selon comment réagit le marché européen, pourrait lui échapper dans les prochaines années…

 

Kevin Systrom – Un parcours pas très cliché (2/2)

Kevin Systrom est né le 30 décembre 1983 à Holliston dans le Massachussetts. Grace à un parcours atypique, il a réussi à devenir un des grands manitous des réseaux sociaux. Faisons un zoom sur le parcours du fondateur du célèbre Instagram.

Exposition

Dans la première partie de l’article, nous avions évoqué l’acquisition d’Instagram par Facebook en 2012, pour environ un milliard de dollars. Un prix conséquent pour Facebook qui a l’habitude de racheter des entreprises pour moins de 100 millions de dollars, et connaissant le risque qu’Instagram ne faisait pas de revenus.

Instagram est un réseau social qui permet aux utilisateurs de partager des photos à travers leurs profils. Des filtres compris dans l’application donnent la possibilité d’éditer les photos. Ces filtres sont ce qui différencie Instagram des autres applications de partage. En 2013, Facebook fait la promotion d’Instagram afin de pousser des marques à se faire de la publicité sur la plateforme aux nombreux abonnés. C’est un succès ; en novembre 2014, Instagram compte 300 millions d’abonnés et devient le deuxième réseau social dans le monde après Facebook.

Zoom

Après quelques mises à jour et filtres ajoutés, Instagram a développé des applications internes et externes. Par exemple, Boomerang, qui permet de créer des mini vidéos en boucle, est une de leurs plus populaires applications externes. En 2016, Instagram atteint 600 millions d’utilisateurs.

Durant cette année, nous avons vu la naissance d’une nouvelle application interne ; le commerce en ligne. Avant cette fonctionnalité, il n’était seulement possible de « taguer » une marque sur une photo. Avec l’expérience shopping, nous voyons le nom du produit et son prix en cliquant simplement sur la photo. Un lien nous envoie sur une page spécifique avec les détails de l’article. Vous pouvez donc faire du shopping… sans quitter Instagram. Voulant aller toujours plus loin, ils créent par ailleurs les Instagram Stories, où nous pouvons ajouter des photos et vidéos qui s’effacent au bout de 24 heures, les vidéos en direct, mais aussi IGTV qui propose des contenus plus longs qui s’archivent.


Résolution

Création en 2010, vente en 2012, démission en 2018. Kevin Systrom et Mike Krieger ont annoncé leur démission de l’entreprise à laquelle appartient Instagram depuis 6 ans, Facebook. Les deux fondateurs ont exprimé leur excitation quant au futur de Facebook et Instagram dans les années à venir. Cependant, la raison derrière leur départ semble moins amicale. Des tensions avec le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, semblent être apparues la dernière année précédant leur départ. Des problèmes concernant l’implication grandissante de Zuckerberg à propos des opérations d’Instagram. Zuckerberg aurait voulu incorporer encore plus Instagram dans les projets futurs de Facebook. Facebook a aussi arrêté de notifier si une photo venait d’Instagram, une décision à laquelle Systrom a exprimé son opposition. Le remplacement du vice-président développement produits d’Instagram par l’ancien designer produit aurait causé des désaccords et menacé l’autonomie d’Instagram.

 

Malgré les évènements récents, le futur d’Instagram s’avère être lumineux. L’application garde ses spécificités originales qui ont fait son succès, tout en ajoutant des nouvelles fonctionnalités intéressantes qui attirent de plus en plus d’utilisateurs.

 

 

Kevin Systrom : Un parcours pas très cliché (1/2)

Kevin Systrom est né le 30 décembre 1983 à Holliston dans le Massachussetts. Grace à un parcours atypique, il a réussi à devenir un des grands manitous des réseaux sociaux. Faisons un zoom sur le parcours du fondateur du célèbre Instagram.

Mise au Point

Kevin Systrom s’était décidé à étudier l’informatique à l’université de Stanford, mais les classes étant trop théoriques à son goût, il s’est alors tourné vers les sciences du management et ingénierie. Il s’est très tôt intéressé à la photographie et a créé un site pour partager des photos avec ses amis pendant son temps libre. Ce site avait pour vocation de partager des photos et le lieu des utilisateurs.

Durant sa première année, il passe un semestre à Florence pour étudier la photographie. Un de ses professeurs lui montre une caméra bon marché appelé Holga, un appareil qui a vu sa popularité émerger en Chine pour ses photos au style vintage. Kevin Systrom est fasciné par leurs rendus. Cette découverte est le design qui allait représenter Instagram.

Juste avant sa dernière année d’université, il effectue un stage à Odeo, une startup créée par Evan Williams, co-fondateur de Twitter. Il a beaucoup appris de lui, ainsi que de Jack Dorsey, un autre co-fondateur de Twitter. Ces années d’apprentissage et de rencontres façonneront ses compétences, qui feront de lui un milliardaire des années plus tard.

Déclencheur

Kevin Systrom a reçu des opportunités de plusieurs compagnies comme Microsoft, mais il a finalement accepté un travail de marketing chez Google. Après trois ans dans l’entreprise, Systrom l’a quitté pour une startup appelée Nextstop. Ayant toujours voulu être un entrepreneur, il avait besoin de changer d’air, d’avoir plus de liberté pour se concentrer sur ce qui lui plaisait ; faire du codage et créer des applications. C’est alors qu’il commence à travailler sur sa propre application, premièrement appelée Burbn. Ce prototype permet de partager des photos et sa localisation.

En janvier 2010, alors que Burbn est à peine développé, Kevin Systrom rencontre Steve Anderson qui investit 250 000 dollars dans le programme. Marc Andreessen et Ben Horowitz investissent aussi 250 000 dollars. Par la suite, Systrom quitte son job à Nextstop, qui a été racheté par Facebook en juillet.

Deux mois plus tard, Systrom, ayant envie d’un co-fondateur, fait appel à Mike Krieger, un ami et ancien diplômé de Stanford. Ensemble, ils éliminent la plupart des fonctionnalités de Burbn afin que l’application soit focalisée sur le partage de photos. C’est en octobre 2010 que Systrom change le nom en Instagram, une combinaison de « instant » et « telegram ». Le jour du lancement, 25000 personnes téléchargent l’application, faisant effondrer les serveurs. En 9 mois, Instagram atteint 7 millions d’utilisateurs comprenant des célébrités influentes telles que Justin Bieber et Ryan Seacrest.

La montée fulgurante d’Instagram n’est pas passé inaperçue, notamment par ses concurrents.  En effet, en avril 2012, moins de deux ans depuis le lancement d’Instagram, Facebook annonce son rachat de la startup. Cette nouvelle a beaucoup fait parler, faisant découvrir Instagram à de nouveaux « followers ».

En 2012 donc, après le rachat par Facebook, Kevin Systrom est ravi. Son associé est lui gardent leurs fonctions dans l’entreprise, et leur lien avec Marc Zuckerberg semble prometteur. Mais leurs relations vont tourner au vinaigre, impactant la politique d’Instagram… Rendez-vous la semaine prochaine pour la suite de ce portrait.

 

 

Toby Sun, entrepreneur visionnaire et révolutionnaire

Co-fondateur de Lime, entreprise qui permet la location de trottinettes électriques, Toby Sun fait partie des dirigeants qui comptent dans le milieu du transport urbain. Souhaitant apporter une véritable révolution dans les grandes villes, le Chinois tient une grande idée… et en a encore d’autres en stock.

A l’origine, Toby Sun travaillait dans un fonds d’investissement, grâce auquel il a pu suivre l’évolution de deux entreprises proposant des locations de vélo en free floating. Le free floating, c’est pouvoir trouver un moyen de transports – à ce moment-ci le vélo -, grimper dessus, se déplacer où on le souhaite et le laisser, également, où on le souhaite. Le point fort de ce système ? S’affranchir d’une contrainte majeure, devoir trouver une borne pour déposer le vélo que l’on a loué (comme par exemple avec Vélib à Paris, Velo’V à Lyon…). Il n’en fallait pas plus pour que Sun, possédant un esprit entrepreneurial développé, passe à l’action en compagnie d’un certain Brad Bao.

D’abord la Chine, puis un déménagement aux États-Unis

La force de cette association avec Bao ? L’expérience acquise par ce dernier, lors ses passages chez Uber et Lyft. Car, oui, le concept de vélo en libre-service est finalement très proche de celui des applications qui ont changé à jamais la donne dans le monde des taxis. Ainsi, Sun et Bao décide de monter Lime, qui propose au départ uniquement des vélos, dans les grandes villes chinoises. Un succès immédiat. A tel point que les fondateurs décident de traverser le Pacifique, direction Oakland, Californie. Dans l’État de la SIlicon Valley, où les innovations sont légions, Sun et Bao se sentent comme chez eux. Ils adaptent leur concept pour le marché américain, puis vient le moment charnière dans l’histoire de Lime. Coup sur coup, la start-up annonce la sortie d’un vélo à assistance électrique et… d’une trottinette électrique. Cette dernière est l’idée de génie qui va donner un coup de pied dans la fourmilière.

Une expansion à vitesse grand V

Aujourd’hui, Lime a bien grandi, et est désormais valorisée à 2,4 milliards de dollars. Incroyable ascension pour cette structure encore très jeune, puisqu’elle a soufflé sa deuxième bougie en janvier dernier. Mais la concurrence est féroce, avec Bird, Spin et Skip, qui talonnent la firme au citron vert. Et devant des rivaux qui se diversifient, Uber en tête, qui développe un service de vélos (en partenariat avec Lime) et un autre de trottinettes électriques, Lime doit anticiper. Car comme l’a dit Toby Sun récemment en interview : « La micromobilité se développe à un rythme supérieur à ce que nous avions anticipé, mais l’industrie n’en est qu’à ses débuts ».

Faire face à une concurrence redoutable

Il faut donc trouver des solutions pour devenir pérenne dans un secteur très concurrentiel. Ainsi, Lime imagine de coupler son activité de location de vélos à la livraison de nourriture, à l’instar d’Uber Eats. De plus, l’entreprise doit mettre l’accent sur la sécurité, avec notamment la mise en place de campagnes de sécurité, pour faire de la prévention et de l’éducation. En effet, les mairies des villes accueillant les trottinettes doivent faire face à une recrudescence d’accidents, et de comportements dangereux de la part des utilisateurs. Enfin, Lime a mis à disposition des milliers de casques gratuits dans certaines zones géographiques. De quoi travailler l’image de marque et mettre en avant une vraie prise en compte de problématiques nouvelles, qui incombent à ces nouveaux modes de transports.

A l’heure actuelle, Lime est présent en Chine, en Amérique du Nord, et en Europe. La firme compte dix millions d’utilisateurs, et ses résultats ne font que grimper. Toby Sun, visionnaire, ne compte pas donner du mou quant à son investissement dans l’entreprise. Bien qu’il pourrait être tenté de céder face à une quelconque offre de rachat, il n’en est rien, et voit très grand pour son bébé, star de la mobilité urbaine.

François Michelin : Capitaine d’industrie

 

Né le 15 juin 1926 à Clermont-Ferrand et mort le 29 avril 2015 dans la même ville, François Michelin est un industriel qui a géré le groupe Michelin de 1955 à 1999. Il a fait d’un héritage familial un mastodonte tentaculaire dans son secteur d’activités, et reconnu mondialement.

Les débuts industriels

Fils d’Etienne Michelin et petit-fils d’Edouard Michelin qui est le co-fondateur de Michelin en 1889, François Michelin a été élevé à Clermont-Ferrand par sa grand-mère Edouard Michelin suite à la mort de ses parents. Il fait des études de mathématiques et obtient peu après une licence à la faculté des sciences de Paris. En 1951, il entre à l’usine des carmes et suit un stage d’intégration des ingénieurs. Il y travaille pendant deux ans en tant qu’ouvrier à l’atelier poids lourd des carmes et ensuite comme confectionneur de pneus. Il effectue par la suite plusieurs stages que ce soit en France ou il fait le tour de France des garagistes ou encire en Italie pendant quelques mois à l’usine de Turin.  Les expériences acquises lui ont permis à son retour en France d’obtenir le poste de chef de l’atelier poids lourd aux carmes. Le 28 mai 1955 que François Michelin devient  co-gérant de la compagnie Michelin. C’est en octobre 1959 qu’il deviendra le seul gérant de la compagnie.

La révolution du radial

Sous la direction de François Michelin, la compagnie quittera le deuxième rang pour occuper la place de premier fabricant mondial de pneus. La compagnie met en place une technologie radiale qui est brevetée en 1946 (pneu x). Cette radialisation permet la mise en place de pneu plus performant. La compagnie élargie donc son offre : en 1965 le XAS pour les véhicules haut de gamme, en 1967 le ZX et en 1978 le XZX. Cette nouvelle technologie est aussi rattacher à plusieurs autres types de véhicules : aux poids lourd en 1952, dans le Génie Civil en 1959, dans l’Agricole en 1978, dans l’aviation en 1981 et pour les motos en 1987.

La mise en place de cette politique de radialisation est dans le but de mieux servir les clients. En effet, François Michelin avait la maitrise parfaite de l’environnement dans lequel évoluait la compagnie.  Selon lui, la richesse principale d’une entreprise est fondée sur les hommes qui la forgent (principalement les clients). Car le client est celui qui portera un jugement sur la qualité des produits  et services. C’est aussi lui garantira la vie de l’entreprise. Le principe de François Michelin était ici de proposer le meilleur pneu au meilleur prix aux clients.

La compagnie voit sa production se multiplier par 7 de 1960 à 1990. Avec la construction de deux nouvelles usines ;  parmi lesquelles celle de Brassens en 1964. De nombreuses décisions sont prises par François Michelin à cette époque. Comme le lancement des pneus radial sur le continent américain, l’accord passé en 1965 avec la distribution Sears pour importer les pneus aux Etats-Unis. La compagnie ouvre des années plus tard une usine au Canada, aux Etats6Unis et au Brésil.

L’innovation étant au cœur de son métier, François Michelin met tout en œuvre pour toujours avoir des véhicules performants mais surtout de qualité. D’après François Michelin, pour augmenter une production, il est nécessaire de garantir le niveau de qualité et c’est ce qui fait la réputation de la compagnie. Il s’agit encore une fois pour François Michelin de ne pas décevoir le client. Malgré les chocs pétroliers de la fin des années 1970, il continue de croire en sa stratégie basée sur l’innovation.  Il investit dans la recherche technologique pour une meilleure qualité de ses produits. Il développe par la suite de nouvelles gammes.

Connu pour être un visionnaire, François Michelin visualise une combinaison entre les matières premières aux véhicules pour produire des véhicules qui respecteront l’environnement. D’où la sortie en 1992 du premier « pneu vert » qui est plus économe en énergie. L’innovation et l’expansion internationale demeurent ses priorités. Nombreux seront les manufacturiers qui se lanceront dans cette voie.

Quelques dates-clés :

  • 1926 : naissance de François Michelin à Clermont-Ferrand.
  • 1951 : intègre l’usine des carmes.
  • 1955 : passe co-gérant.
  • 1959 : devient le seul gérant.
  • 1965 : crée le centre de technologie de Ladoux et signe accord avec Sears.
  • 1966 : François Rollier devient son co-gérant.
  • 1975 : ouverture d’une usine aux Etats-Unis.
  • 1986 : intégration de René Zingraff comme co-gérant.
  • 1990 : acquisition d’Uniroyal-Goodrich.
  • 1996 : réorganisation de l’entreprise.
  • 2002 : François Michelin quitte ses fonctions de gérant et passe le relais à son fils.
  • 2015 : décès de François Michelin.

Sous la direction de François Michelin, la compagnie  a occupé la première place mondiale dans son secteur. François Michelin à su garder la tête haute et ce malgré les nombreux difficultés rencontrées. Il a toujours cru en ses convictions. Il avait plusieurs principes : le respect des hommes, le respect des clients, le respect des actionnaires et le respect de l’environnement. Il a fait des choix qui lui ont permis de faire fructifier son entreprise, et en faire un élément incontournable du monde de l’automobile.

Hiroshi Yamauchi : génie de l’innovation

Né le 7 novembre 1927, Hiroshi Yamauchi est un homme d’affaires japonais. Connu comme étant l’arrière petit-fils de Fusajiro Yamauchi (fondateur de Nintendo) et comme le troisième à prendre la tête de la société Nintendo. Suivons ensemble le parcours impressionnant de cet innovateur.

Les débuts de Nintendo

 

L’histoire de Nintendo débute en 1887 lorsque Fusajiro Yamauchi, fondateur de la société Nintendo et arrière grande père de Hiroshi Yamauchi, met en place à Kyoto des jeux de cartes typiquement japonais pour adultes. Le pays étant en pleine révolution de Meiji et en plein développement des échanges avec l’Occident, Fusajiro Yamauchi saisit l’opportunité qui s’est présentée à lui, à savoir un marché dans le domaine des jeux. En effet, la société Nintendo prend son envol de par la mise en place des salles de jeux clandestines surveillées par les mafias. Par la suite, il élargit l’usine de Kyoto pour faire face à la demande et ouvre des magasins dans les grandes villes du Japon. En 1929, il décide de se retirer et confie l’entreprise à son beau-fils, qui lui est le père de Hiroshi Yamauchi. Ce dernier diversifie la société en introduisant Nintendo dans le poker et met la société en tête des jeux de cartes dans le pays. A l’absence de son père et la mort de son grand père, Hiroshi Yamauchi se voit confier les rennes de l’entreprise, qu’il accepte, à condition d’être le seul à la diriger. Hiroshi Yamauchi devient donc président de Nintendo en 1949. C’est le début d’une nouvelle histoire pour ce jeune innovateur de 22 ans.

Un esprit innovant

 

Lorsque Hiroshi Yamauchi a pris la tête la tête de Nintendo, la société produisait d’importantes cartes à jouer en carton. Il modernisa cela en 1951 en fabricant des cartes en plastique plus durable. Il était connu comme étant un chef intimidant et par sa faculté à prédire le marché du jeu vidéo. En 1958 il passe un accord avec Walt Disney Company, pour fabriquer des cartes caricaturées par les personnages. Ce fut un succès qui permettra à Nintendo d’entrer en bourse en 1962. Il réoriente dans les années 1970 la société dans le secteur du jeu vidéo. En effet, il commercialise au Japon entre 1977 et 1980 la gamme Color TV Game, des consoles de salon sans cartouche où les jeux vidéo y sont intégrés. L’entreprise connait par la suite un succès avec la sortie du jeu électronique de poche (Game And Watch) et la commercialisation en 1983 de la première console de salon à jeux sur cartouches de Nintendo, connue sous le nom de Famicom au Japon et Nintendo Entertainment System dans le reste du monde. Hiroshi Yamauchi a pris part à la production des jeux comme : Super Mario Bros, Donkey Kong et The Legend Of Zelda. Son choix de diversification et de réorientation lui ont valu une reconnaissance dans le monde entier, tout en dominant le marché de la console. Hiroshi Yamauchi a créé cinq consoles Nintendo durant son mandat. Nintendo devient sous Yamauchi la plus grande entreprise de logiciels de divertissement au monde.

Hiroshi Yamauchi a joué un rôle important dans la transformation de Nintendo. Il a occupé le poste de président pendant 50 ans et est le dernier de la famille Yamauchi à l’avoir été. Il a bâti l’une des premières fortunes du japon grâce à Nintendo et devient le troisième homme le plus riche du Japon. C’est en 2002 que Hiroshi Yamauchi prend sa retraite, et tire sa révérence 11 années plus tard, suite à une pneumonie.

Carlos Tavares : l’homme de la situation

LE PARCOURS HÉROÏQUE

Né le 14 août 1958, Carlos Tavares est un Portugais arrivé en France à 17 ans, il décroche un diplôme d’ingénieur à l’École Centrale de Paris. En 1981, le jeune ingénieur passionné d’automobile est rentré chez Renault et a gravi un a un les échelons jusqu’à devenir le bras droit de Carlos Ghosn, qui le propulsa à la tête de la division nord-américaine de Nissan.

 

L’AVENIR EN MAIN

Après 32 années passées chez Renault, il a quitté le navire en 2011. Il devient alors le successeur de Philippe Varin, le Président Directeur Général de PSA. Depuis 2014, il est également le président du directoire de groupe PSA et administrateur de Faurecia. Tavares a donné un plan pour le redressement de la société au bord de la faillite, en moins de deux ans. Chez Renault, Carlos Tavares était parvenu à relancer la marque. Son expertise à l’international pourrait notamment permettre à PSA de trouver de nouveaux relais de croissance. PSA s’est désendetté et a retrouvé une marge de 5% grâce à son plan « Back in the race ». Par la suite, il utilise un autre « Push to pass » pour relancer Citroën. A 58 ans, il règne désormais sur le deuxième groupe automobile européen derrière VAG (Volkswagen, Audi, Lamborghini, Porsche…).

UN CHALLENGER

Carlos Tavares redresse la première entreprise automobile de France, au point de la transformer en société conquérante, aujourd’hui détentrice de cinq marques (Peugeot-Citroën DS, Opel et Vauxhall). Ces qualités ont payé comme on peut le constater dans l’actualité, PSA publie un bénéfice net « record » en hausse de 18% à 1,48 milliards d’euros, grâce à la rentabilité de ses activités automobiles. L’acquisition d’Opel et sa branche britannique de Vauxhall a fait bondir le chiffre d’affaires de 40,1% à 38,6 milliards d’euros sur les six premiers mois de l’année, malgré tous les vents contraires. En plus, Opel affiche une marge opérationnelle de 5% et un free cash-flow de 1,16 milliards d’euros.

Carlos Tavares est donc un homme de défi qui a plusieurs cordes à son arc outre celle de diriger une alliance internationale entre constructeurs automobiles. Polyglotte, sportif, franc et surtout grand travailleur, cet homme a su gravir les échelons quelque soit les obstacles. D’ingénieur à vendeur, aujourd’hui président du groupe, Carlos Tavares a connu une importante évolution de sa carrière professionnelle. Aujourd’hui, il a été récompensé par une prime d’un million d’euros, pour les résultats excellents de l’année écoulée.

 

Jeff Bezos, l’empereur

Devenu l’homme le plus riche du monde après le dernier Black Friday, le patron d’Amazon est en phase de révolutionner le XXIème siècle. Objets connectés, drones livreurs, voyage spatial pour grand public avec sa start up Blue Origin ; mais qui peut stopper Jeff Bezos ?

113 milliards de dollars, c’est la plus grande fortune jamais atteinte et c’est celle de Jeff Bezos, fondateur et PDG d’Amazon. Ce fils d’immigré cubain diplômé de la prestigieuse université de Princeton a su très tôt ce qu’il voulait. Après une carrière fulgurante à Wall Street, Jeff troque les bureaux new-yorkais pour un garage de Seattle où il se lance dans la vente de livres en ligne. 1994, c’est le début d’Amazon. Féru de lecture, il veut créer « la plus grande librairie sur Terre ». Le premier livre est vendu et il sera suivi d’une longue série. De son propre aveu, Jeff livrait lui-même les livres dans son vieux 4×4.

Au départ, l’entrepreneur souhaitait appeler son entreprise « Cadabra » mais ce nom était trop proche de « Cadaver » (cadavre en anglais). Il choisit donc Amazon qui représente le fleuve le plus grand du monde et qui est visité par des millions de personnes, ce qu’il ambitionne pour son site. En 1999, Time le sacre homme de l’année et roi d’Internet…

Aujourd’hui, Amazon en quelques chiffres c’est :

– 178 milliards de dollars de chiffre d’affaires
– Plus de 5 milliards de produits envoyés via Amazon Prime à travers le monde
– Près de 130 000 embauches en 2017
– Plus de 23 millions de Français sur Amazon chaque mois
– 2,4 milliards de dollars gagnés en une journée, lors du « Black Friday » (c’est accessoirement ce jour-là que Jeff Bezos est devenu l’homme le plus riche du monde)

Patron atypique

« Êtes-vous paresseux ou juste incompétents ? » Mais aussi : « Aurais-je oublié de prendre mes médicaments anti-stupidité aujourd’hui ? » Ou encore : « Si j’entends à nouveau cette idée, je me suicide »… Jeff Bezos n’est pas un patron très tendre, il serait capable d’humilier ses équipes en interne et ferait preuve d’une méchanceté rare face à des salariés qui selon lui ne se donnent pas à 100%.
Un peu radin sur les bords, le PDG d’Amazon fait voyager les cadres d’Amazon en classe économique. Il a rechigné à changer les bureaux de ses employés qui étaient des vieilles portes en bois recyclé. Les repas et le parking sont à la charge des salariés, ce qui n’est pas l’usage dans les sociétés de high Tech américaines.
Ce personnage hors du commun a racheté en août 2013 le Washington Post, l’un des journaux les plus célèbres de la planète en échange de 250 millions de dollars. Malgré des réticences en interne, Jeff Bezos y a entrepris un virage technologique, ce qui a considérablement boosté le journal. Preuve que tous se qu’il touche se transforme en or.

Un homme tourné vers le futur

En 2000, Jeff fonde Blue Origin dont le but est d’abaisser le coût d’accès à l’espace et ainsi permettre au grand public des voyages spatiaux.
Alexa et Echo sont des objets connectés qui prennent le contrôle de votre smart home grâce à une assistance vocale. Aujourd’hui, le patron d’Amazon poursuit l’expansion de son entreprise qui a récemment racheté le géant Américain de l’alimentation bio Whole Foods et se penche très sérieusement sur des livraisons par drone ou par parachute pour livrer  plus vite ses clients.

Une maison connectée ? C’est désormais possible !

La 51ème édition du plus grand salon de l’électronique grand public du monde a ouvert ses portes mardi à Las Vegas.
Effacez de vos mémoires la domotique, misez sur les appareils ménagers et l’intelligence artificielle qui se commandent tout simplement à la voix.

Une intelligence qui, à long terme, permettra aussi d’économiser de l’énergie et donc de l’argent.
Tout passe par l’enceinte en forme de robot tout mignon avec ses yeux expressifs qui a été développée par le constructeur coréen LG.
On peut y régler la température à tel ou tel degré ou encore tout simplement dire que nous parton pour que l’ensemble des lumières de la maison s’éteignent et que l’alarme se mette en marche.

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Concurrence accrue sur le marché
Le robot LG doit être commercialisé cette année et devrait valoir moins de 200 euros.
Mais il n’est pas seul sur le marché ; en effet, en face de lui il y l’enceinte Google Home ou encore Alexa d’Amazon.
Il y a également son plus proche concurrent, l’enceinte Samsung, qui sera capable de dialoguer d’ici la fin de l’année grâce à une télévision de la marque de l’assistant vocal maison appelé Bixby.
Avec la montre connectée d’Apple, l’américain Whirlpool propose un contrôle à distance et au poignet.
Etre-vous prêts à connecter votre maison ? Foncez !

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