Qui sont ces milliardaires partis de rien ?

 

Parti d’une enfance pauvre, d’un futur tel que celui-ci était inenvisageable, ou encore avec des moyens limités ; aujourd’hui on les compte parmi les personnes les plus riches du monde.

Ils sont 10 à avoir débuté sans un sous dans la poche et à avoir fini milliardaire. Revenons sur la montée en puissance de 5 d’entre eux.

article

Elizabeth Holmes est d’abord étudiante en deuxième année à l’Université de Stanford. Brillante pendant son temps libre, elle décide d’apprendre le mandarin.

En 2003 ; elle crée Theranos, une start-up basée sur le diagnostic sanguin qui permet aux tests de sang de revenir moins cher.

Aujourd’hui, elle ne compte pas moins de 500 employés, 400 millions de dollars de financement, et surtout une fortune à 4,5 milliard de dollars.

 

Jack Ma a grandi dans la pauvreté. Il ne trouvait pas d’emploi, a échoué deux fois aux concours nationaux d’entrée à l’université et est finalement devenu professeur d’anglais.

En 1995, lors de son premier voyage aux Etats-Unis, il s’aperçoit que peu de produits chinois étaient disponibles en ligne.

Alors en 1999, il lance un site web de commerce électronique s’appelant Alibaba.com.

Aujourd’hui il est l’homme le plus riche de Chine et son site est le premier site mondial de vente en ligne pour les entreprises.

Sa fortune s’élève à 20,2 milliards de dollars.

 

Jan Koum est arrivé au Etats-Unis à l’âge de 16 ans avec ses parents. Sa famille se trouvait alors dans le plus grand besoin.

En 2009, avec son ami Brian Action, ils ont la brillante idée de mettre en place une application mobile de messagerie en temps réel afin de connecter les gens à travers le monde ; WhatsApp.

C’est alors une révolution puisqu’à cette époque WhatsApp remplace la messagerie texte traditionnelle.

A ce jour, avec 600 millions d’utilisateurs dans le monde et un rachat de 19 milliards de dollars par Facebook, la fortune de Jan Koum atteint les 7,7 milliards de dollars.

 

Ingvar Kamprad vivait en Suède. A l’âge de 7 ans, il se met à vendre des allumettes à ses voisins, puis des crayons, des cartes de vœux et même des décorations de Noël.

A 17 ans, il décide de fonder une société du nom de IKEA (Ingvar Kamprad de Elmtaryd Agunnaryd ; le nom de son village.)

Mais c’est à l’âge de 21 ans qu’il commence à émerger et à vendre des meubles.

Aujourd’hui Ikea c’est 240 magasins dans 42 pays différents, 36 milliard de dollars de ventes annuelles et une fortune à 3.9 milliards de dollars pour Ingvar Kamprad.

 

Larry Ellison est né en 1944. Il vient de Brooklyn et vit chez sa mère adoptive. Il fût élevé par sa tante et son oncle de Chicago.

Il entre à l’université, mais sa tante décède et il décide de s’installer en Californie où il enchaine les petits boulots pendant huit ans.

En 1977, il va créer la firme Oracle Corporation spécialisée en système de gestion de base de données.

Il devient le cinquième homme le plus riche du monde, avec une fortune à 61,2 milliards de dollars.

Si vous êtes donc un nouvel entrepreneur, ou si vous le serez bientôt, ces quelques exemples peuvent vous encourager à persévérer, et peut-être qu’un jour vous ferez parti de cette liste !

Olivier Bertrand, comment a-t-il bâti son empire de la restauration rapide ?

Après avoir avalé les 400 restaurants Quick en décembre dernier, il vient de racheter les brasseries parisiennes des Frères Blanc. Qui est-il? Comment a-t-il bâti son empire de la restauration? Avec Quick et Burger King, l’univers concurrentiel d’Olivier Bertrand s’étend désormais aux chaînes de restauration rapide, à commencer par McDonald’s France, qui a réalisé, en 2015, 4,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires avec ses 1384 restaurants sous enseigne. Finalement, c’est peut-être avec les géants de la restauration collective qu’il faudrait le comparer.

OLIVIER BERTRAND, PORTRAITS
Olivier Bertrand, PDG du puissant groupe de restauration, pose ici dans son bureau, à l’occasion d’un entretien avec Le Figaro.

Aux commandes de l’enseigne Burger King depuis fin 2013 cet ambitieux patron a déclaré la guerre à McDo. «Nous visons 20% de part de marché». Cela devrait représenter autour de 400 fast-foods dans les dix prochaines années. De plus, les candidats à la franchise ne manquent pas : il y a plus de 3400 dossiers déposés. Surtout que les 29 premiers restaurants ouverts cartonnent. «Trois fois plus que prévu». Résultat, les ventes consolidées du groupe frôlent les 680 millions d’euros en 2015.

Les premiers pas de ce timide furent pourtant laborieux. Entré comme commis à la banque Hervet à 20 ans – «J’y ai appris à parler le banquier», plaisante-t-il. Il tombe ensuite sur une pizzeria à vendre vers la gare du Nord, à Paris. Il saute le pas, mais trébuche et en retient deux leçons : ne s’implanter qu’aux meilleures adresses et faire vivre ses restaurants du matin au soir. Par la suite, il lança la vague des restos-concepts avec apéros, happy hours et soirées dansantes, autour de cartes ethniques. Mais dès qu’ils se démodent, ces restaurateur prolifique ferment et celui-ci passe alors à autre chose.

En revanche, jamais son nom n’est mis en avant. D’abord parce que ce millionnaire fuit les feux de la rampe. Ensuite parce qu’il veut que son groupe reste une auberge espagnole où se côtoient, en franchise ou en propre, les différents agents économiques. En effet le groupe Bertrand est présent sur des segments si variés de la restauration qu’il paraît impossible d’identifier ses concurrents directs. Le même jour par exemple, il peut négocier un bail, participer à un comité d’entreprise, goûter un nouveau dessert ou repenser le dress code des serveurs. Avec tout cela, Olivier Bertrand trouve le temps de s’envoler une fois par mois pour une capitale européenne, aux Etats-Unis ou en Asie.

Ses actionnaires aussi ont compris l’intérêt d’en offrir pour tous les goûts et tous les budgets. «Ça répartit les risques, donc ça permet d’en prendre», commente Philippe Franchet,son associé.

Que peut bien prévoir cet insatiable patron pour le futur ? Il s’est trouvé une nouvelle passion : l’hôtellerie. «Une diversification patrimoniale, conduite avec mes deux sœurs», précise-t-il. Une passion, mais sûrement pas une danseuse. «Je vais y faire ce que je sais faire : redresser et développer, en pesant chaque euro investi», insiste l’Auvergnat.

On comprend donc que pour les années à venir, il faudra compter avec Olivier Bertrand, car il s’inscrit peu à peu dans le quotidien de chacun, en toute discrétion, et laissera vraisemblablement une trace de son passage.

Mauboussin, le joaillier au savoir-faire artisanal

Mauboussin est un de ces joailliers d’exception qui est convoité par une grande partie de la gent féminine, et a su conquérir le cœur de ses clients notamment grâce à ses expositions. Aujourd’hui, la marque est vendue à travers le monde entier et nous fait rêver par la beauté de ses bijoux haut de gamme.

mauboussin

Mauboussin est une marque de joaillerie française crée en 1827 par son fondateur, Monsieur Rocher en collaboration avec Jean-Baptiste Noury. Son premier atelier ouvre dans la rue Greneta à Paris. Les bijoux se font réellement connaître lors des expositions de Vienne et de Paris dans les années 1870 durant lesquelles les couleurs éclatantes des créations se font remarquer, notamment les saphirs et les émeraudes, pierres phares de la marque. Au XIXème siècle, Mauboussin reçoit de nombreuses récompenses pour ses œuvres.

Mauboussin ouvre sa première boutique place Vendôme en 1955. C’est seulement en 1982 que le joaillier se lance dans l’horlogerie qui deviendra vite un pari réussi.

Dans les années 2000, Mauboussin en difficulté financière, avec 30 milliards d’euros de perte, voit apparaître un nouveau PDG, Alain Némarq, qui va transformer la stratégie de la marque. Après avoir paré les princesses et les nobles, la marque se lance dans une démocratisation de ses bijoux et essaie de toucher toutes les femmes avec ses créations qu’elle appelle « Les Contemporaines ».

 En 2007, la marque se lance à l’international, elle ouvre une boutique à New York et se lance à la conquête de l’Asie. Elle lance également des stylos et des lunettes pour étoffer sa gamme.

La nouvelle technique marketing du joaillier consiste à vendre des bagues de fiançailles peu chères pour faire revenir les clientes, et à s’associer avec des stars de la téléréalité et à des célébrités pour amener de la visibilité.  La stratégie est de développer de grandes campagnes d’affichage dans le métro et d’ajouter de la diffusion de spots  télévision en prime time. La marque utilise des célébrités dans ses publicités, telles que Garou, Caterina Murino, Yuliana Korotkova, Gaia Weiss ou encore Elsa Zylberstein.

Dorénavant ses produits sont fabriqués en Asie pour réduire les coûts de production.

La marque en pleine difficulté a réussi à remonter la pente et elle représente 51 millions d’euros de chiffres d’affaires en 2014 dont 70% est réalisé en France. En juillet, la marque présentera une collaboration exclusive avec Bouchra Jarrar lors de la semaine de la couture.

Mauboussin, c’est l’histoire d’un joaillier d’exception qui a su s’adapter et transformer son concept de marque et qui fait rêver toutes les femmes du monde avec ses créations hors du commun.

 

 

 

 

Nick d’Aloisio : milliardaire à sa majorité grâce à Summly

Nick-Daloisio1« Etre courageux et ne pas avoir peur de l’échec. », telle est la devise de Nick d’Aloisio. Ce jeune de 19 ans, notamment nommé innovateur de l’année en 2014 par le Wall Street Journal,  est devenu milliardaire avec son application  Summly et en vendant sa start-up au géant du web Yahoo.

Dès son plus jeune âge, la programmation le passionne

Nick est né et a grandi en Australie jusqu’à ses sept ans puis est venu vivre à Londres où il passe toute son adolescence et où il intègre King’s college school. Sa mBN-AC265_mag111_G_20131022154737ère est juriste et son père travaille pour la banque Goldman Sachs.  A 9 ans, il a son premier MacBook et à 12 ans, il programme déjà, il affirme que la programmation était un hobby, comme d’autres feraient du foot en dehors de l’école, lui, son truc c’était la programmation. Utilisateur des moteurs de recherches bien connus du grand public comme Bing ou Google, il n’était pas satisfait, il prenait trop de temps à arriver au contenu recherché. Ce qu’il lui manquait ? Un aperçu du contenu de la page avec lequel il perdrait moins de temps, en sorte un petit résumé du contenu.

Une première application : Trimit

Il s’est mis à travailler sur un outil, sous la forme d’une application iPhone appelée Trimit, elle résumait des contenus d’emails, d’articles… Selon lui, le résultat était très imparfait. Mais pourtant Apple décide de la mettre en avant sur l’Apple Store. Grâce à Apple, plusieurs blogs parlent de l’application et rapidement Li_Ka_Shingdes investisseurs veulent rencontrer le « petit génie » notamment Li Ka Shing, milliardaire et investisseur de Hong Kong. En janvier 2012, il accepte l’investissement, arrête ses cours et se consacre entièrement au projet. Il passe plusieurs mois à améliorer l’application en collaboration avec SRI International et la ressort, cette fois-ci elle s’appelle Summly.

De Summly à Yahoo

7th_Summly1A l’automne 2012, il a levé plus d’un million de dollars avec son application, parmi les investisseurs Ashton Kutcher. L’application est téléchargée plus d’un million de fois, c’est alors que Yahoo le contacte. Le géant veut racheter son application pour l’introduire dans leur application mobile, et pas seulement de la racheter mais continuer de travailler avec lui. Yahoo lui aurait racheté la société Summly pour environ 30 millions de dollars, la somme exacte n’a pas été dévoilée publiquement.

Aujourd’hui, il travaille toujours chez Yahoo en tant que chef de produit, il vit entre Londres et la Silicon Valley où il se rend pour rencontrer des collaborateurs de Yahoo.

On les appelle les frères Koch

En 1940, Fred C. Koch met au point un processus innovant pour le raffinage du pétrole et  fonde la compagnie Wood River Oil and Refining Company. A son décès, l’entreprise est renommée  Koch Industrie pour rendre hommage au créateur.

Aujourd’hui, Koch Industries est devenue  la plus grosse société privée non cotée, basée à Wichita au Kansas avec plusieurs filiales dans des domaines très variés : génie pétrolier, génie chimique, finance, courtage de matières premières, élevage.

L’entreprise compte plus de 100.000 salariés et est présente dans 60 pays. On estime son chiffre d’affaires annuel à 115 milliards d’euros.

 Ind_pro

La Descendance Koch

Fred C. Koch a quatre enfants qui s’entredéchirent dans les années 80 et 90. Avec d’un côté Frederick (né en 1933) et William (1940), de l’autre les deux dirigeants du groupe, Charles (1935) et David (1940). Un accord mettra fin à cette guerre en 2000.

A la mort de Fred C. Koch, ses fils reprennent la direction de l’entreprise. Charles G. Koch est président du conseil et PDG, David H. Koch est vice-président exécutif.

Charles de Ganahl Koch est propriétaire à égalité avec son frère David H.

Le classement Forbes a classé Charles et David sixièmes ex aequo au palmarès des fortunes mondiales, avec 41 milliards de dollars chacun.

 f752582986d70327ae2e8dd9aea7f976-koch-brothers

Les Koch en politique

Charles, 78 ans, et David Koch, 74 ans, interviennent dans le débat politique, généralement pour affaiblir Obama, qu’ils soupçonnent de paver la voie du communisme aux Etats-Unis grâce à leur million.

David est engagé en politique, il a été candidat à la vice-présidence pour le Parti Libertarien en 1980. Ce néologisme, Libertarien, a été inventé afin de se distinguer des libéraux des États-Unis (qui sont estimés à gauche). Le libertarianisme se fait le promoteur d’un marché sans entrave (libre marché) au nom de la liberté individuelle. Les frères Koch rêvent d’un Etat réduit à sa plus simple expression. Charles appelle cela la « science de la liberté ».

En 2013, il lance une campagne à Wichita exaltant la « liberté économique » et déplorant la « culture de dépendance » que crée le gouvernement. Il veut débarrasser l’Amérique du salaire minimum et de « tout ce qui réduit la mobilité du travail ».

Ils ont été tellement actifs, ces dernières années, qu’ils sont devenus des figures de premier plan de la vie politique américaine, plus connus encore que la plupart des sénateurs.

Mais ils connaissent depuis quatre ans un retour de flamme désagréable. Leurs interventions ont pris de telles proportions qu’ils sont désormais accusés de pervertir, par leur argent, la démocratie américaine.

« Je pense que notre application rend la communication un peu plus humaine et plus naturelle »

snapchat-founders-evan-spiegel-bobby-murphy-time-100-feat

Alex Rosen, directeur général d’IDG Ventures : « C’est un garçon intelligent. Il se débrouille très bien, c’est normal qu’il soit confiant. Les constructeurs d’empire de plusieurs milliards de dollars sont rarement des gens discrets et humbles. »

Jeune américain de 24 ans au physique élancé et le sourire figé, Evan Spiegel rentra à l’université de Stanford pour des études de design produit. Membres de la fraternité Kappa Sigma, le jeune homme, avec plusieurs amis, développa une application d’échange de photos et de vidéos pour ces fêtes qui s’effacent immédiatement.

Lorsqu’il présente le projet à sa classe avec son ami Bobby, ils sont moqués par leurs camarades qui n’y voient qu’un moyen de s’envoyer des photos érotiques.

« Tous les gens et investisseurs que nos voyions disaient : ‘C’est la chose la plus stupide que j’ai jamais vu' ».

En vain, ils ont tenté de convaincre les jeunes d’utiliser  Snapchat et puis quelque chose d’étrange se produisit : l’application est devenue virale dans les lycées de Los Angeles.

Encouragé par l’enthousiaste des élèves, les compères créent une première société, Picaboo. Cependant, Evan Spiegel ne supporte pas d’être considéré comme cofondateur.

Il décide alors de quitter Stanford, crée une autre start-up avec l’ingénieur Bobby Murphy et évince leur camarade Reggie Brown (lequel revendique aujourd’hui la paternité de l’application).

En 2011, ils créent Snapchat, l’application permettant d’échanger des photos. Chaque photographie ou vidéo envoyée ne peut être visible par son destinataire que durant une période de temps allant d’une à dix secondes. Snapchat est alors financé uniquement par le père d’Evan. Au bout d’un moment  « mon père ne voulait plus payer pour les photos qui disparaissent ». Heureusement les propositions d’investissements commencèrent à affluer à ce moment-là.

Avec plus de 100 millions d’utilisateurs par mois, Snapchat est un franc succès auprès des ados au point que certains quittent le « vieux » réseau social de Mark Zuckerberg.

Lui-même, qui a fait une offre d’achat de plus de 3 milliards de dollars en 2012 après avoir tenté en vain de le copier. Ambitieux, voire présomptueux, le jeune Californien repousse par deux fois les propositions de rachat de Facebook. Ainsi que celle du chinois Tacent de 4 milliards de dollars et une de Google du même montant.

Une capacité à dire « non » que « L.A Weekly » explique par la vie « privilégiée » d’Evan Spiegel. Une enfance privilégiée qu’il a reconnu à demi-mots lors d’une conférence : « Je suis un garçon jeune, blanc et éduqué. J’ai toujours eu beaucoup, beaucoup de chance. La vie est injuste. »

En attendant, malgré le succès de son application, il continue de vivre chez son père. « Je resterais chez lui jusqu’à ce qu’il me mette dehors. »

Chaque jour dans le monde, 350 millions de snaps sont échangés. L’application permet également aux utilisateurs de créer une Story (« histoire »). C’est une juxtaposition de plusieurs photos/vidéos. Une « story » peut être vue autant de fois que l’utilisateur le souhaite mais chaque élément de la story possède une durée de vie de 24 h.

Sans générer aucun chiffre d’affaires, le petit fantôme blanc a déjà réussi à lever 160 millions de dollars. Et, en octobre 2014, Snapchat annonce que l’application diffusera désormais des messages publicitaires (des photos ou des vidéos, sans câblage démographique, que les utilisateurs choisiront ou non de visionner).

Le 27 janvier 2015, Snapchat crée Discover, un service de diffusion de vidéo pour les médias. Maintenant, Snapchat peut monétiser son contenu et crée un espace publicitaire pour les annonceurs.

Evan Spigel est cette année le plus jeune milliardaire au monde avec une fortune estimé à 1,5 milliard de dollars et classé 1.250ème.

Elizabeth Holmes, la plus jeune milliardaire du monde

12737467163_63d60bd5a4_h

Cette semaine, les femmes sont à l’honneur suite à la Journée internationale de la femme qui a eu lieu ce dimanche 8 mars. Quoi de mieux pour cette occasion que de vous raconter l’histoire d’Elizabeth Holmes, à 31 ans, elle est la plus jeune milliardaire du monde, à la tête de la société Theranos, sa fortune est estimée à 4,5 milliards de dollars (4 milliards d’euros) selon Forbes 2015.

Elizabeth Holmes

Elle n’a pas bâti sa fortune grâce à un héritage ni grâce à des études brillantes, née le 03 février 1984 à Washington aux Etats-Unis, Elizabeth Holmes vit dans une famille influente. Son père eUSAIDst cadre au sein de l’USAID (L’Agence des Etats-Unis pour le Développement International), puis il travaille ensuite chez Tenneco, et sa mère est conseillère en politique étrangère.

Dès le collège, Elisabeth montre son envie d’entreprendre, alors qu’avec son travail son père a des relations avec la Chine, elle crée une petite société et vend un logiciel de compilation pour le langage C++ aux universités chinoises.

Elle choisit de faire ses études en chimie à l’Université de Stanford en Californie. Dès le début des cours, ses professeurs se rendent compte du potentiel d’Elizabeth, notamment le professeur de génie chimique M. Robertson qui l’accueille à bras ouvert dans son laboratoire. Durant l’été, elle part faire un stage à Singapour au Genome Institute.

En rentrBirthControlPatchant, elle dépose son premier brevet, il s’agit d’un timbre portatif plus généralement, un patch, qui, en plus de l’administration d’un médicament, permet de surveiller les variables dans le sang du patient pour déterminer si la thérapie a l’effet souhaité, et d’ajuster la dose en conséquence.

La création de Theranos

Pendant son stage à Singapour, Elizabeth découvre également les méthodes de dépistage du coronavirus, selon elle, ces méthodes sont inefficaces et relativement coûteuses, on prélève une quantité importante de sang qu’elle tend à réduire. Elle abandonne ses études et décide de créer sa propre entreprise à 19 ans, c’est la création de Theranos.Röhrchen mit einer Blutprobe

Selon son procédé, une seule goutte de sang suffit pour de réaliser une trentaine d’analyses différentes, au lieu de faire plusieurs prises de sang, le tout pour un coût deux fois inférieur à celui des analyses de sang classiques. Elle dépose un brevet en 2003, qui ne sera accepté qu’en 2007. Ses parents acceptent qu’elle investisse l’argent prévu pour payer ses études et elle propose à son professeur M. Robertson de travailler dans son entreprise. Il démissionne alors de l’Université de Stanford et accepte son offre, il la présente même à des investisseurs. Il déclare au magazine Fortune en 2014, qu’à ce moment il s’est dit « J’ai réalisé que je pouvais tout aussi bien regarder dans les yeux de Steve Jobs ou Bill Gates. »

Theranos comme « Thérapie » et « Diagnostic »

TheranosLocatesLa société, basée à Palo Alto, compte aujourd’hui 500 ​​employés et a recueilli plus de 400 millions de dollars de la vente d’actions à des investisseurs qui ont évalué la société à plus de 9 milliards de dollars.  Theranos est parvenu  à dominer le marché de l’industrie du diagnostic de laboratoire des Etats-Unis, la société réalise près de 10 milliards de tests par an. A à peine 30 ans, Elizabeth Holmes a bien réussi, pas de doute, la jeune femme femme a une histoire fascinante, elle est brillante et ambitieuse, sa société de diagnostic médical est reconnu comme un perturbateur potentiel. Sa carrière ne s’arrêtera sans doute pas là, elle devrait bien gravir les échelons du classement Forbes d’ici quelques années.

Larry Page et Sergey Brin : les créateurs de Google

Après vous avoir présenté Steve Jobs, Bill Gates, Mark Zuckerberg,  ces génies de l’informatique qui ont révolutionné notre époque avec leurs créations, nous vous présentons aujourd’hui Larry Page, PDG actuel de Google, et son associé Sergey Brin, co-fondateur de Google, respectivement 17ème et 19ème du classement des personnalités les plus fortunées du monde.

Larry Page 

De son vrai Larry_Page_in_the_European_Parliament,_17.06.2009_(cropped)nom Lawrence Edward Page, il est né le 26 mars 1973 à Ann Arbor dans le Michigan, aux Etats-Unis,  ses deux parents sont professeurs en informatique à l’Université du Michigan, son père Carl Page est un des instaurateurs de l’intelligence artificielle, il est à l’origine de eGroups, l’ancien Yahoo Groups. C’est donc dans ce milieu familial envahi d’ordinateurs que Larry Page grandit et découvre tout d’abord par lui-même les fonctionnalités des outils informatiques. Par la suite, il s’inscrit à l’école Montessori d’Okemos, puis à l’East Lansing High School où il obtient son baccalauréat scientifique (ingénierie et informatique). Enfin, il entame son cursus de l’enseignement supérieur à l’Université du Michigan où il décroche une licence en informatique puis continue ses études en master à l’Université de Stanford, à Palo Alto en Californie.

Sergey Brin 

Sergey_Brin_croppedDe son vrai nom Sergueï Mikhaïlovitch Brin, il est né d’une famille juive à Moscou, en Russie, le 21 août 1973. Ses parents subissent l’antisémitisme du régime communiste, les russes étant craintif de les voir s’approprier la science du nucléaire, les études d’astronomie et de physique sont interdites pour les Juifs. Son père abandonne ses rêves spatiaux, qu’il compense par une carrière étincelante de mathématicien. En 1979, les parents de Sergey quittent la Russie pour se rendre en Californie, dans la silicon valley où les conditions de vie et de travail sont largement plus confortables qu’en Russie. Le père de Sergey est alors professeur de mathématiques dans la ville de Maryland, c’est à ce moment-là qu’il lui transmet sa passion pour les mathématiques. Tout comme Larry Page, Sergey étudie à l’école Montessori, mais d’Adelphi, dans le Maryland et en 1993, il obtient son baccalauréat scientifique (mathématiques et informatique) au lycée Eleanor Roosevelt. Il obtient ensuite une licence avec les honneurs en sciences à l’Université du Maryland et un master en informatique à l’Université de Stanford.

 

Le destin croisé de Larry Page et Sergey Brin

Larry Page et Sergey Brin se sont tout d’abord brièvement rencontré, Sergey Brin était chargé de le guider une visite à travers le Campus, Larry faisait parti des « visiteurs », très vite les deux personnages s’animent au débat. Ils se recroisent un peu plus tard à Stanford où tous les deux sont inscrit en thèse, Brin travaille sur le développement de bases de données et Page mesure la popularité des pages web selon le nombre de fois où elles ont été citées sur d’autres pages. Il estime qu’en classant les sites selon le nombre de liens venant d’autres pages permettrait de déterminer leur popularité, il appellera son système le « PageRank ». Ils commencent à travailler ensemble sur l’application du PageRank à Internet, un projet de moteur de recherche internet qu’ils nommeront BackRub. Le moteur fonctionne sur les serveurs de Stanford pendant plus d’un an, mais l’université estime qu’il consomme trop de bande passante. Au fur et à mesure, ils apportent des idées au projet en constante évolution.

De BackRub à Google

backrub

google-76522_640

 

 

 

 

 

 

Les deux acolytes avaient ainsi conçu un système de classement d’Internet et avaient résolu un des problèmes de fond de la recherche sur le Web.

En 1997, Larry et Sergey décident de renommer BackRub. Mais ils ont du mal à trouver un nom accrocheur qui n’est pas déjà pris, ils demandent de l’aide à Sean Anderson, leur ami. Après des jours de séances de brainstorming, Anderson propose Googleplex, pour désigner une société qui fait de l’indexation et qui permet d’organiser de grandes quantités de données. Après réflexion, ils choisissent le nom Google, mot dérivé du terme anglais « googol » désignant le chiffre 1 suivi de 100 zéros car il traduit aussi bien leur ambition d’organiser un volume infini d’informations sur le Web.

C’est donc en 1998 que Google Inc. voit le jour. Les deux acolytes louent un garage au 232 Santa Margarita à Menlo Park grâce à des fonds investis par des membres de l’université, par leur famille et par leurs amis, dont Andy Bechtolsheim (cofondateur de Sun), qui leur fait un chèque de 100 000 dollars. Google est lancé, en quelques années, il devient le moteur de recherche le plus utilisé au monde avec plus de 8 milliards de pages Web traduites en 35 langues et un milliard d’images.

2004 : Une année riche en réussite

En 2004, Google rentre en bourse, les fondateurs du moteur de recherche ont donc vu leur fortune exploser. En 2004 également, Larry et Sergey sont couronnés membres de la Marconi Society, qui récompense les « principales contributions scientifiques au développement de l’humanité dans le domaine de la science des télécommunications et de l’Internet ». Sergey Brin se classe 19ème  du classement Forbes 2014, avec une fortune estimée par le magazine américain à 31,8 milliards de dollars. Larry Page, lui, est devant Sergey à la 17ème place du classement avec une fortune estimée par Forbes à 32,3 milliards de dollars. Nous finirons cet article avec la devise de Google depuis 2004, « Don’t be evil » ! (ne faites pas le mal), et son slogan informel  « Making the world a better place » ! (faire de la terre un endroit meilleur).

Patrick Drahi, le roi du LBO : « Tant que je gagne, je joue »

Vous BN-GT057_DRAHI0_P_20150201210113connaissez déjà, Xavier Niel, Fondateur du groupe de télécoms ILIAD FREE, neuvième fortune de France avec 8,5 milliards d’euros, dont nous avions fait le portrait en octobre dernier. Aujourd’hui, nous allons découvrir son concurrent direct, Patrick Drahi, propriétaire de SFR entre autre.

Son parcours

Né le 20 août 1963 à Casablanca au Maroc, la veille de la naissance de Mohammed VI, le roi du Maroc. Il fait partie de la famille Drahi qui appartient à la communauté juive de Casablanca. Fils de deux parents professeurs en mathématiques, il a déjà le gène des mathématiques en lui. Il étudie au lycée français où il excelle, mais pourtant il quitte le Maroc en 1978. Il a alors 15 ans, ses parents sont nommés à Montpellier, il vit alors un changement climatique et terrestre assez difficile confit-il au magazine « Le Point » en octobre dernier: « J’avais froid tout le temps et, en tant que premier de la classe, je ne me faisais pas que des copains… ».

Dans les années 80, il poursuit ses études à l’École nationale supérieure des Télécommunications. Sortant de son école, il débute aux Pays-Bas où il est chef de produit, mais ayant l’âme et le caractère d’un entrepreneur, l’autorité ne lui convient pas, il démissionne.

Son entrée dans le monde du câbleGlobal communication. Earth and cable, rj45.

Dans les années 90, le câble ne fait pas l’unanimité en France, Patrick Drahi décide de faire changer d’avis les Français, il fait le tour de la Provence et vante les mérites du câble. Il crée d’abord la société Sud Cablevision, qu’il quittera pour créer 5 ans plus tard Médiaréseaux. C’est à ce moment-là qu’il commence doucement à développer son affaire. Il réussit à convaincre UPC, le géant du câble américain d’investir dans sa société mais il conserve 0,4 % du capital. Mediaréseaux est alors le premier câblo-opérateur de France à posséder ses propres réseaux.

Au printemps 98, UPC lui confie la responsabilité de ses activités pour l’Europe occidentale et méridionale, un poste basé à Genève.  Drahi s’installe alors à Cologny, près de Genève avec sa famille.

En 2000, quand internet explose, les télécoms et le câble rentrent dans une longue période glaciaire. Patrick Drahi ayant senti le vent tourner, avait revendu ses 0,4% du capital. Deux ans plus tard, UPC cesse de payer ses créanciers, puis se met en faillite.

Le début d’une longue série de rachatsImpression

Avec son groupe Altice créé en 2001, et avec l’aide des fonds Cinven et Carlyle,  Patrick Drahi débute une longue série de rachats. L’année 2002 marque le début de sa conquête du câble français, il commence par racheter la compagnie alsacienne Est Vidéocommunication, il créé de multiples sociétés et son holding personnel, il acquiert Noos (ex-Suez), Numericable (ex-Vivendi), FT Câble (ex-France Télécom), sur Completel. Et, en moins de 4 ans, il détient  99 % du câble français.

Dans le courant de l’année 2013, Patrick Drahi lance une chaîne d’information israélienne en continu, i24news. En 2014, jusqu’ici très discret, il se fait connaître du grand public avec le rachat de SFR pour 13,4 milliards d’euros puis le magazine Libération pour 14 millions d’euros et l’Express. Il montre alors son intérêt pour les médias tout comme son concurrent Xavier Niel qui avait racheté le Monde et le Nouvel Obs précédemment. Son groupe, Altice, vient également de racheter Virgin Mobile pour 325 millions d’euros et Portugal Telecom pour 7,4 milliards d’euros.

Patrick Drahi dans le classement des milliardaires 

Nous pouvons parler d’une entrée remarquée dans le palmarès 2014 des milliardaires du monde entier de Forbes, due en partie à l’introduction en bourse à Amsterdam d’Altice, holding de droit luxembourgeois dans laquelle il a logé tous ses actifs de télécoms, y compris ses 40% dans Numericable, le câblo ayant lui-même fait son entrée à la bourse de Paris en novembre. Le produit de cette introduction en bourse bénéficiera au désendettement et à d’éventuelles nouvelles acquisitions, un endettement qui ne l’effraie pas : « Tant que je gagne, je joue. »

Le LBO (leveraged buy out) est la grande spécialité de Patrick Dahi, surnommé « le roi du LBO » , littéralement rachat par effet de levier. Il permet de racheter une entreprise avec très peu d’argent mais beaucoup de dettes, l’idée est de faire payer les intérêts par les bénéfices à venir de l’entreprise rachetée.

Avec une fortune estimée à 6,3 milliards de dollars par le magazine américain Forbes, il entre directement au 76ème rang mondial et au 12ème rang en France, devant les frères Bouygues, juste derrière Vincent Bolloré, le premier actionnaire de Vivendi, et tout de même encore loin derrière son concurrent Xavier Niel.

Son nouveau projet d’acquisition se porte maintenant sur Radio nova, pour laquelle il a déjà déposé une offre, le dossier de vente devrait être réglé d’ici la fin du premier trimestre 2015.

Powered by WordPress.com. Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

Retour en haut ↑