Et si vous étiez le prochain PDG d’une entreprise du CAC 40 ?

Déterminisme social, talent, financement ou chance, tous les critères sont bons pour devenir le prochain Président de la BNP, de Sanofi ou de Renault. Mieux vaut être sorti de HEC, de l’ENA ou de Polytechnique, mais si votre parcours est différent, rien n’est perdu, bien au contraire !

Retour sur le parcours de quelques un des plus grands patrons français et immersion au cœur de l’Institut Télémaque qui mène la lutte contre ce fameux « déterminisme social » avec Serge Weinberg, Président de Sanofi.

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En France le déterminisme social passe par quelques grandes écoles : HEC, ENA et Polytechnique. Trente-cinq P-DG du CAC 40 ont passé leurs études assis sur les bancs de ces trois écoles.  Certains mêmes ont combiné ces formations, ceux qu’on appelle par exemple les « X-Mines » diplômés de Polytechnique et de Mines Paris Tech. Pierre Pringuet (Pernod Ricard) et Patrick Kron (ex-Alstom) sont des « X-Mines ».

De manière plus générale, les diplômes de Management sont devenus la norme, poussant plus de la moitié des dirigeants à détenir cette spécialisation. Le management est devenu un savoir indispensable à la bonne conduite d’une entreprise cotée en bourse.

Les diplômes autres qu’en Management sont appréciés dans les secteurs plus techniques comme dans le pétrole, le BTP ou encore la chimie. Les diplômes en sociologie deviennent quant à eux très rares. On retrouve Gérard Metrallet à la tête de GDF Suez qui est sorti de l’IEP de Toulouse.

Enfin il existe une dernière catégorie de parcours beaucoup plus rares : ceux qui n’ont pas fait de grande école. Le plus connu de cette catégorie est sans doute Sébastien Bazin, Patron d’Accor, qui dispose d’une maitrise en sciences de gestion. On retrouve également Martin Bouygues qui ne dispose d’aucun diplôme après le Bac.

Actuellement on estime à 4% la part de dirigeants autodidactes, soit une infime minorité et ce même pour les PME. Il n’est donc pas étonnant de constater que les décideurs de grands groupes reflètent cette réalité.

A l’étranger, les écoles les plus reconnues pour créer les dirigeants de demain sont Stanford, MIT, Harvard, Cambridge, ou encore Oxford. Couteuses et difficiles d’accès, leur réputation traverse les générations. Des personnalités comme Mark Zuckerberg confirment cette tendance.

Un homme a décidé d’inverser la tendance. En utilisant son pouvoir d’influence à la tête du groupe Sanofi, il apporte un soutien de grande importance à tous ceux qui ont besoin d’aide. Et aider ceux qui n’ont pas la chance de suivre une formation dans les plus grandes écoles, c’est le pari de Serge Weinberg qui veut redonner espoir à tous ceux qui viennent des quartiers les plus défavorisés. Pour se faire, il a lancé un projet nommé l’Institut Télémaque.

Créé en 2005, cet institut accueille aujourd’hui près de 1000 jeunes coachés pour mieux réussir. Ces enfants ont été sélectionnés en fonction de leurs capacités à l’école en concertation avec leurs parents et enseignants. C’est un programme unique qui leur permet d’être suivis par des dirigeants d’entreprises comme Total ou AXA.

Serge Weinberg explique volontiers que lui-même a connu cette difficulté de dépasser le déterminisme social. Son père a arrêté l’école à 14 ans et il a dû travailler dur pour arriver au « succès ». Il n’aime pas ce terme et préfère regarder devant vers le chemin qu’il reste à parcourir.

Chacun a une chance de réussir, il faut la saisir !

William Allen, la naissance d’un géant américain

Il a démocratisé le transport aérien, il a été un homme intègre, passionné par l’innovation. C’est grâce à lui que le transport aérien entra dans l’ère du jet et devint accessible pour tous. Voici le portrait d’un grand patron visionnaire à la conquête de l’espace :

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William McPherson « Bill » Allen, est né le 1 Septembre 1900 à Lolo, Montana. Diplômé de droit à Havard en 1925, puis membre du conseil d’administration de Boeing Air Transport en 1930, il ne cesse de travailler dans un cabinet d’avocats nommé “Donworth, Todd & Higgin” à Seattle. Un an plus tard, il a rejoint le conseil d’administration de Boeing Aiplane Company en tant que conseil d’entreprise afin de représenter les salariés. Directeur juridique en 1930, c’est en 1945 que William Allen est devenu PDG de Boeing suite, il ne possède pas les qualifications pour diriger une entreprise d’ingénierie, cependant il possède des qualités qui font de lui un visionnaire et qui lui permettent de prendre la tête de cette grande industrie et de démocratiser le transport aérien au fil des années.

Une situation catastrophique

Suite à la victoire des alliés après la Deuxième Guerre mondiale, les commandes de bombardiers B-17 et B-29 que Boeing avait fabriqués par milliers depuis 1941 furent annulées. En conséquence, nous avons pu voir le nombre de salariés chuter, celui-ci passa de 41.000 à 7.500 en l’espace de quelques mois. De nombreux échecs s’ensuivent, William Allen décida de transformer un quadrimoteur de transport en avion de ligne mais ce stratocruiser eût des pannes de moteur et ne s’écoula qu’à seulement 55 exemplaires en comparaison avec ses concurrents (600 pour Douglas  DC-4 et 200 pour Lockheed Constellation.

Une première victoire

Ne se laissant pas abattre, William Allen décida de changer de concept technologique en misant sur l’avion à réaction de grande taille. Séduite, l’US Air force lui passa commande du bombardier B-47, puis du B-52 qui resta l’un des vecteurs nucléaires américains les plus utilisés quarante ans durant au sein de l’armée américaine. Malgré les réticences de ses managers, WIlliam Allen decida de lancer la conception d’un quadriréacteur long-courrier. après avoir assisté à une démonstration du Comet britannique, le premier avion à réaction civil. C’est donc en 1954 que le premier B-707 effectua son premier vol au même moment où de nombreux incidents tels que des explosions mettaient fin à la carrière du Comet britannique. En effet, ces événements n’incitèrent pas les compagnies à se procurer le nouvel avion de transport civil à réaction. Cependant, Juan Trippe (fondateur de Pan Am) très attiré par la nouveauté, fût le premier à commander vingt 707 suivis de Air France et Qantas. Dans les années 1960, le 707 fut adopté par tous puisqu’il permettait de réduire considérablement la durée de vol d’un long-courrier et de parcourir l’Atlantique sans escale.

Succès fulgurant

William Allen permit à Boeing de s’imposer comme leader du marché du transport civil face à Douglas. Le PDG sut prendre des risques ce qui lui permit de devenir un acteur de poids à la conquête de l’espace en proposant un transport aérien accessible à tous. Suite à ce succès, Bill Allen ordonna l’étude d’un moyen-courrier, c’est en 1964 qu’il construit 2000 exemplaires du B-727, premier triréacteur civil qui prend une grande place dans le marché face à Douglas. Sa plus grande innovation fut le B-737 lancé en 1968, il est devenu l’avion le plus vendu de l’histoire avec plus de 13 000 commandes enregistrées. Boeing domine totalement le marché du transport civil et engrange des bénéfices aussi bien dans le secteur militaire que spatial (missiles, hélicoptères, véhicule lunaire…).

Pour répondre à la demande du marché et continuer dans leur innovation, Bill Allen et Juan Trippe réfléchissent à l’avènement des appareils civils supersoniques. En effet, le réel problème est que le B-707 et le Douglas DC-8 accueillent moins de 200 passagers. Ainsi, en 1970 fût lancé le B-747 qui propulsa le transport de masse dans un marché qui assurera la presque la totalité du monopole sur les vols transocéaniques. Grâce à cette conception, Boeing a réussi à empêcher Airbus de rentrer sur le marché durant un quart de siècle.

Un dernier obstacle pour Boeing

La récession économique de 1969 à 1971 n’a épargné personne et toutes les commandes civiles et militaires furent stoppées. William Allen est donc obligé de réduire ses effectifs de  101.000 à 38.000 et d’avoir recours à un prêt afin d’assurer les salaires de ses employés. Après trois années à essayer de sauver sa firme, il se retira en 1972 après avoir eu la certitude que Boeing était sauvé.

William Allen a donc été un homme d’affaires aux défis et idées multiples qui lui ont permis de s’imposer dans l’histoire du transport aérien et de devenir un grand visionnaire à la tête de Boeing qui fête aujourd’hui ses 100 ans.

 

Olivier Bertrand, comment a-t-il bâti son empire de la restauration rapide ?

Après avoir avalé les 400 restaurants Quick en décembre dernier, il vient de racheter les brasseries parisiennes des Frères Blanc. Qui est-il? Comment a-t-il bâti son empire de la restauration? Avec Quick et Burger King, l’univers concurrentiel d’Olivier Bertrand s’étend désormais aux chaînes de restauration rapide, à commencer par McDonald’s France, qui a réalisé, en 2015, 4,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires avec ses 1384 restaurants sous enseigne. Finalement, c’est peut-être avec les géants de la restauration collective qu’il faudrait le comparer.

OLIVIER BERTRAND, PORTRAITS
Olivier Bertrand, PDG du puissant groupe de restauration, pose ici dans son bureau, à l’occasion d’un entretien avec Le Figaro.

Aux commandes de l’enseigne Burger King depuis fin 2013 cet ambitieux patron a déclaré la guerre à McDo. «Nous visons 20% de part de marché». Cela devrait représenter autour de 400 fast-foods dans les dix prochaines années. De plus, les candidats à la franchise ne manquent pas : il y a plus de 3400 dossiers déposés. Surtout que les 29 premiers restaurants ouverts cartonnent. «Trois fois plus que prévu». Résultat, les ventes consolidées du groupe frôlent les 680 millions d’euros en 2015.

Les premiers pas de ce timide furent pourtant laborieux. Entré comme commis à la banque Hervet à 20 ans – «J’y ai appris à parler le banquier», plaisante-t-il. Il tombe ensuite sur une pizzeria à vendre vers la gare du Nord, à Paris. Il saute le pas, mais trébuche et en retient deux leçons : ne s’implanter qu’aux meilleures adresses et faire vivre ses restaurants du matin au soir. Par la suite, il lança la vague des restos-concepts avec apéros, happy hours et soirées dansantes, autour de cartes ethniques. Mais dès qu’ils se démodent, ces restaurateur prolifique ferment et celui-ci passe alors à autre chose.

En revanche, jamais son nom n’est mis en avant. D’abord parce que ce millionnaire fuit les feux de la rampe. Ensuite parce qu’il veut que son groupe reste une auberge espagnole où se côtoient, en franchise ou en propre, les différents agents économiques. En effet le groupe Bertrand est présent sur des segments si variés de la restauration qu’il paraît impossible d’identifier ses concurrents directs. Le même jour par exemple, il peut négocier un bail, participer à un comité d’entreprise, goûter un nouveau dessert ou repenser le dress code des serveurs. Avec tout cela, Olivier Bertrand trouve le temps de s’envoler une fois par mois pour une capitale européenne, aux Etats-Unis ou en Asie.

Ses actionnaires aussi ont compris l’intérêt d’en offrir pour tous les goûts et tous les budgets. «Ça répartit les risques, donc ça permet d’en prendre», commente Philippe Franchet,son associé.

Que peut bien prévoir cet insatiable patron pour le futur ? Il s’est trouvé une nouvelle passion : l’hôtellerie. «Une diversification patrimoniale, conduite avec mes deux sœurs», précise-t-il. Une passion, mais sûrement pas une danseuse. «Je vais y faire ce que je sais faire : redresser et développer, en pesant chaque euro investi», insiste l’Auvergnat.

On comprend donc que pour les années à venir, il faudra compter avec Olivier Bertrand, car il s’inscrit peu à peu dans le quotidien de chacun, en toute discrétion, et laissera vraisemblablement une trace de son passage.

Xavier Niel, le patron idéal

Il a dynamité le marché français des télécoms avec Free, il a rendu du pouvoir d’achat aux Français, il est l’une des plus grandes fortunes de France, il investit à tout-va dans la net-économie, il forme des centaines de jeunes… Portrait d’un entrepreneur atypique et insatiable.

XAVIER NIEL

 Xavier Niel est un dirigeant d’entreprise français, né le 25 août 1967. Il est vice-président et directeur délégué à la stratégie d’Iliad, groupe de télécommunications français, maison mère du fournisseur d’accès à Internet Free et de l’opérateur de téléphonie mobile Free mobile, entités dont il est le fondateur. Il est également co-propriétaire du groupe Le Monde (propriétaire du journal du même nom).

Xavier Niel a été sacré «patron idéal» par les Français. Le baromètre Consulting Inc / Le HuffPost est sans appel: presque 40% des sondés ont jugé le patron de Free comme LA «personnalité économique idéale » !

Pourquoi une telle ferveur? La première raison s’explique dans le porte-monnaie des Français. En modifiant le marché des télécoms, Xavier Niel, avec sa Freebox, a commencé dynamiter les prix de l’accès à Internet fixe en France. Chose qu’il réitère en 2012 avec le marché des mobiles: la facture téléphonique des Français a été divisée en deux grâce au forfait low-cost. Et actuellement, une troisième guerre sans merci se déroule sur la 4G. Xavier Niel aime à se poser en porte-parole des consommateurs et se dit très attachés à leur pouvoir d’achat.

Communication d’enfer, indépendance de fer

Le succès de Free et de son patron repose sur la communication, qui, elle, peut réellement être qualifiée d’idéale! Personne n’a oublié le fameux («Il a Free, il a tout compris»)? Qui n’a pas en tête une de ces pubs télé mythiques (Comme celle de Rodolphe qui initie des jolies femmes étrangères au French Kiss). Même sa communication personnelle ne passe pas inaperçue, elle lui aura valu d’être renommé le « Steve Jobs Français » avec son style « Casual », son jean avec une chemise blanche, seul en scène, avec un grand écran en arrière-plan, micro-oreillette, etc. Le buzz est le fondement de sa communication, grâce aux réseaux sociaux notamment.  Xavier Niel sait très bien se servir des médias, qui s’emparent de ses phrases chocs. Il se moque et provoque ses concurrents. Il aime la presse et la rêve plus indépendante. Il a des parts dans Mediapart, Bakchich, Marsactu ou encore Altlantico avec deux autres associés, ces trois-là viennent de mettre la main sur Le Nouvel Observateur – et se défend d’intervenir dans la ligne éditoriale.

Un «geek» devenu business angel de la net-économie

C’est un entrepreneur, un innovateur atypique et insatiable qui reçoit le soutien du monde des affaires à l’international. C’est en 1987 que le jeune «geek» entre dans une société de services du Minitel. Trois ans plus tard, il se spécialise dans le Minitel rose. Il emmagasine du cash. Il créera Free en 1999. Fin septembre 2013, Free, c’était presque 7,5 millions d’abonnés en mobile (11% des parts de marché) et plus de 5,5 millions en Internet fixe.

Xavier Niel a du nez et désormais beaucoup d’argent. Et il s’en sert pour investir. Depuis 2010, il soutient 800 à 900 start-up à travers le monde, via le fonds d’investissement Kima Ventures .

Xavier Niel semble encore avoir un bel avenir devant lui grâce à ses investissements dans les start-up, sa participation dans le monde de la presse et il se met même à former de nouveaux talents grâce à son école « 42 » qui existe aujourd’hui en France mais également dans la Silicon Valley aux Etats Unis… Ce qui est sûr c’est que le monde des télécommunications ne pourra pas compter sans Xavier Niel…

SAVE, le sauveteur des objets connectés

A seulement  25 ans, Damien Morin fondateur de Save se retrouve à la tête d’un business florissant, celui de la réparation mobile et d’objets connectés.

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L’histoire de Save (anciennement SaveMySmartphone) a débuté entre les murs de l’EBS (Européenne Business School) en 2013, Damien réparait pour le plaisir des smartphones. Puis il se rend compte qu’il y a un réel marché et que la demande est bien présente, il crée l’offre à l’aide de ces 3 collaborateurs (Amaury Dumont, Geoffroy Mercier et Hugo Saïs).  Au début c’était une boutique Rue duret dans le 16ème arrondissement de Paris, un technicien et un service client sur un Iphone et maintenant c’est 1 500 sauveteurs.

Le concept ?

Réparer son smartphone et tablette tactile en moins de 20 minutes pendant que vous effectuez vos achats dans votre centre commercial grâce à des corners de réparation, et le tout garantie pendant 1an.

SAVE c’est quoi ?

C’est 170 points de ventes répartie sur la France, l’Espagne, le Portugal, la Suède, la Norvège, 1500 sauveteurs, une levée de fond de 15 millions d’Euros pour financer son expansion international, un taux de croissance de 20 à 25% par mois, une école de formation,  la « Save Academy », un BFM Awards, 2.5 millions de chiffre d’affaire par mois.

Save répare montres connectées, tablettes, ordinateurs, smartphones et vous propose une large gamme d’accessoires. C’est également plus de 200 références disponibles en corners, et si votre pièce n’est plus disponible Save vous prête un téléphone de remplacement.

Aujourd’hui il est possible de réparer son téléphone directement en boutique ou alors par coursier ou courrier, Save vous sauve la « vie » mais aussi vous la facilite à partir de m: pour un prix abordable, (environ  une soixantaine d’euros), votre vitre de smartphone sera réparée et ce avec une garantie d’un an. La start-up entretient une transparence totale avec ses clients en effectuant les réparations sous les yeux.

Leurs clients sont les personnes qui ne peuvent plus utiliser leur téléphone et qui sont en détresse. D’ailleurs, ils parlent de sauvetage et non de réparation pure. La startup a également des comptes professionnels dans des entreprises comme ALTRAN, Free, PSA, Bolloré, Suez…

Damien Morin adopte une culture d’entreprise, dans laquelle le client est roi. En interne, Save veut créer une ambiance agréable et vivante pour les employés, ce qui permet de le  rendre à ses clients.

Leurs ambitions ?

La start-up souhaite devenir le leader de la réparation des smartphones et objets connectés afin de devenir la marque de référence mondiale à l’horizon 2020.Save attaque le marché américain et veut envahir les malls de la côte ouest dès le mois d’Avril et poursuivre son expansion internationale

Ne laissez pas votre vie dans les mains de n’importe qui ! Save qui peu !

 

Jeff Bezos, PDG du plus grand magasin en ligne du monde : Amazon

Jeff_Bezos'_iconic_laughCette semaine, notre success story est consacrée à Jeff Bezos, PDG d’Amazon, il reste pour la troisième année consécutive dans le classement Forbes des 20 hommes les plus riches du monde. Il est remonté de trois places en 2015 et occupe donc la 15ème place, sa fortune est estimée à 34,8 milliards de dollars, il fait partie des benjamins du classement à 51 ans.

Jeffrey Jorgensen Bezos

Jeffrey Jorgensen, aujourd’hui devenu Jeff Bezos, est né le 12 janvier à Albuquerque, au Nouveau-Mexique en 1964. Sa mère, Jacklyn Gise Jorgensen, est à l’époque très jeune, elle ne restera avec son père que pendant un an. Quelques années plus tard, elle se remarie avec Mike Bezos d’origine cubaine, qui l’adopte et dont il portera le nom. Jeffrey vit une enfance heureuse, il est élevé par son beau-père dans une famille aisée, il n’apprendra qu’à l’âge de 10 ans que son père l’a adopté. Dès son plus jeune âge, Jeffrey a une volonté et une obstination inconditionnelle, encore petit, à l’âge de trois ans seulement, il tente de démonter son berceau pour en faire un vrai lit. C’est un élève brillant, qui finit le lycée major, il décide ensuite d’étudier l’ingénierie informatique à l’Université de Princeton. Il est diplômé en 1986, et commence à travailler à Wall Street en tant que chercheur informatique. Il y poursuit sa jeune carrière en travaillant d’abord pour Fitel, une start-up dont l’objectif est de créer un réseau de télécommunications destiné aux transactions monétaires, avant de travailler chez D. E. Shaw où il sera vice-président. C’est au milieu des ordinateurs et d’internet que Jeff Bezos a développé l’idée de révolutionner le e-commerce.Wall-Street

Amazon

Pendant, ces années de travail chez D.E. Shaw, Jeff Bezos se rend compte du potentiel du marché de la vente en ligne. Il fait la liste des produits susceptibles de bien se vendre sur internet, parmi ces produits figurent le CD, les logiciels et bien entendu, les livres. En 1994, il décide de quitter son travail et de partir avec sa femme MacKenzie Bezos à Seattle. Il choisit Seattle car il pense que c’est l’endroit parfait pour monter sa propre entreprise, pour lui c’est la «ville-mère» de Microsoft.Seattle_from_Kerry_Park_(1)Ils ont au départ 10 000 dollars en poche et ses parents lui en donnent 100 000, avec l’aide d’amis et de proches ils arrivent à récolter 1 million de dollars. Ils se mettent, avec cinq employés, à travailler dans un garage. Au départ, ils voulaient appeler la société Cadabra, cette idée dura quelques mois jusqu’à son abandon, ils pensèrent ensuite à Relentless.com qui veut dire « une détérmination sans faille ». Mais leurs amis trouvaient le terme trop sinistre, l’adresse sera tout de même déposée et encore aujourd’hui si vous tapez cette adresse vous êtes redirigé vers le site Amazon. En tombant sur le mot Amazone, Jeff Bozes se dit qu’en référence au plus grand fleuve du monde, son site serait la plus grande librairie en ligne du monde, c’est une évidence,  ce sera Amazon.8325104250_3732199178_o Le site ouvre en juillet 1995, en 1998, il diversifie son offre avec des CD et des vidéos et avec la montée d’internet le site ne cesse de se développer et gagne en notoriété. Près de 3 ans après l’ouverture de son site Jeff Bezos est milliardaire, en un an seulement, il a accumulé 15,7 millions de dollars de ventes, et la société comptait 100 employés. En 2011, le montant des ventes annuelles était de 17 milliards de dollars.

Le plus grand magasin du monde

Aujourd’hui, Jeff Bezos a réussi son pari, Amazon est bien la plus grande librairie en ligne du monde, mais il est aussi le plus grand magasin du monde et le site n°1 du e-commerce. L’année 2014, Amazon a fêté son 20ème  anniversaire, et il n’est pas prêt de s’arrêter, le lancement de Kindle et des e-books ne fait que renforcer sa position de leader. En 2012, la Harvard Business Review l’a désigné 2ème PDG le plus performant au monde, cependant, il arrive que Jeff Bezos fasse des erreurs comme avec le lancement de son smartphone Firephone en 2014 qui a fait un flop total. Pour contrer ce flop, le géant d’Amazon a l’air bien motivé. Son projet ? Faire livrer les commandes d’Amazon par drone en 30 minutes seulement avec Amazon Prime Air ! Après de multiples refus, il y a quelques jours, le 20 mars, la FAA (Agence Fédérale de l’Aviation) a donné son feu vert à Amazon pour tester le prototype de son drone de livraison en plein air aux Etats-Unis.Package_copter_microdrones_dhl

Alexandre Ricard reprend les rênes de l’entreprise familiale

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Pernod Ricard est  né de la fusion de deux entreprises françaises de spiritueux anisés.  La Maison Pernod Fils crée en 1805 dans le Doubs qui commercialise de l’absinthe et l’entreprise Ricard. En 1932, Paul Ricard créateur de génie, invente son « pastis », une boisson à base d’anis et de réglisse qu’il nomme à son nom à l’âge de 23 ans. En 1975, Paul Ricard et Jean Hémard décident d’unir leurs  talents  en créant Pernod Ricard. Leur objectif est la diversification de leur gamme de produits et la conquête de nouveaux marchés à l’international. Aujourd’hui le groupe Pernod Ricard est le second distributeur mondial de vins et spiritueux, leader sur le marché européen avec plus de 120 marques. Présent dans 80 pays avec plus de 18 000 salariés et réalisant un chiffre d’affaires de 7945 M€. Un nom connu de tous en tant que marque d’un apéritif des plus populaires et  aussi reconnu en tant que poids lourd du CAC 40.

A 42 ans, Alexandre Ricard reprend les rênes de l’entreprise familiale.

« Toute son énergie, sa volonté, son temps et ses talents, ont été consacrés à cet objectif : reprendre la barre de l’entreprise familiale ».

A 12 ans, il affirmait déjà à sa mère vouloir devenir chef d’entreprise. Plus qu’une prémonition, une vocation, au dire de son entourage. Enfant modèle, son parcours est une succession de réussite : prépa à Paris, il sort dans les premiers de l’école de commerce ESCP, il est ensuite admis dans trois des plus prestigieux MBA américains et débute sa carrière chez Morgan Stanley à Londres.

  • En 2003, il rejoint le groupe au sein du département Audit et Développement de la Holding.
  • Fin 2004, il est nommé Directeur Administratif et Financier d’Irish Distillers Group.
  • En septembre 2006 il devient directeur Général de Pernod Ricard Asia Duty Free.
  • En juillet 2008 il est nommé Président-Directeur Général d’Irish Distillers Group et membre du Comité Exécutif de Pernod
  • En septembre 2011, il rejoint l’équipe de la Direction Générale du Groupe en tant que Directeur Général Adjoint en charge du Réseau de Distribution et devient membre du Bureau Exécutif.
  • Il a été nommé Directeur Général Délégué lors de la séance du Conseil d’Administration du 29 août 2012.

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Pierre Pringuet a pris soin de former le petit-fils du fondateur Pernod Ricard à la tâche de directeur général. Le 11 février dernier, Alexandre Ricard  a pris sa succession en tant que PDG du deuxième groupe de spiritueux mondial.

« Cette filiation, Alexandre Ricard la revendique. S’il s’aventure à évoquer sa vie personnelle, très vite la référence au grand-père surgit. La figure tutélaire de Paul Ricard est omniprésente. Celle de l’entrepreneur qui a su inculquer préceptes fondateurs et méthodes de travail à son petit-fils dont le rêve est de mettre les pas dans les siens…. »

À 42 ans, le plus jeune patron du CAC 40 va notamment devoir poursuivre la profonde réorganisation du groupe entamée en 2014. Malgré la redécouverte de la croissance, la tâche semble ardue mais ses ainés jugent Paul Ricard apte à mener à bien ces projets.

« Dans la conjoncture mondiale actuelle, ce sont les groupes les plus flexibles et les plus rapides qui s’en sortiront le mieuxA charge pour nous d’aller chercher la croissance là où elle est et de réallouer sans cesse les ressources marketing où se trouvent les opportunités » – Alexandre Ricard.

La force d’Alexandre Ricard semble avoir été acquise grâce à ses rencontres sur le terrain. Il aurait pour habitude de courir les bars du monde entier pour y observer les modes de consommation des marques du groupe.

Laurence Ellison et Sheldon Adelson

Voici ici la suite de notre article sur les personnalités les plus riches du monde. Découvrons deux autres personnalités classées respectivement cinquième et huitième du classement Forbes. Eux, car seuls ils sont devenus milliardaires.

Laurence Ellison, l’autre milliardaire du logiciel.

« C’est mon job de faire qu’Oracle, l’éditeur de logiciel numéro deux dans le monde, devienne le numéro un ». « Vous n’avez pas à être parfait, vous devez juste être meilleur que l’autre »

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Il affiche aujourd’hui une fortune de 51,3 milliards de dollars et le train de vie fabuleux qui va avec.

 « Artisan d’une formidable réussite professionnelle, il fait parler de lui pour ses méthodes, ses petites phrases, ou sa passion pour les bateaux. Le P-DG d’Oracle n’est pas un informaticien pur et dur, c’est un chef d’entreprise et un financier hors pair. A plusieurs reprises, il a d’ailleurs confirmé avoir envisagé de se retirer d’Oracle pour suivre un autre business que l’informatique. Il se présente comme un homme marqué et défini par le conflit, dès l’enfance à son père adoptif, puis à ses professeurs, et plus tard à ses rivaux en affaires. Homme de défi, requin en affaire, Larry Ellison est aussi féroce en paroles que sur les marchés financiers ».

Après avoir grandi dans un quartier difficile de Chicago, il décide d’arrêter ses études à l’université de Chicago et de l’Illinois en parvenant tout de même à y apprendre les bases de la programmation informatique. Il décide de partir tenter sa chance dans la Silicon Valley. Après huit ans de boulots divers, il intégra le constructeur Ampex avant de contribuer à bâtir une base de données pour la CIA, dont le nom est… Oracle. Aujourd’hui âgé de 70 ans, Larry Ellison est le fondateur et patron du numéro deux mondial du logiciel, derrière Microsoft, de l’entreprise Oracle, créé en 1977 à l’âge de 33 ans, géant de 38 milliards de dollars de chiffre d’affaires. Le groupe a construit sa puissance sur un modèle économique qui consiste à vendre des logiciels fonctionnant sur du matériel acheté par ses clients, en leur facturant des frais de licence. Mais la société s’est aussi diversifiée, grâce à une politique offensive de rachats.

Au milieu des années 90, Ellison devient connu hors de son milieu, grâce à son argent bien sûr (le magazine Fortune l’appelle alors « software’s other billionaire » – « l’autre milliardaire du logiciel ») mais aussi par son mode de vie et ses prédictions sur l’industrie, les unes particulièrement visionnaires, les autres non…

Mais Larry l’amateur de batailles fait aussi parler de lui par la main de fer avec laquelle il dirige. Ses détracteurs pointent en lui un homme impitoyable, prêt à tout, égocentrique.

Sheldon Adelson, l’Empereur des Casinos.

« Pour moi, les affaires, c’est comme les bus, tu te mets au coin de la rue, si la destination du premier bus ne te convient pas, tu attends dix minutes et tu prends le suivant. Si la destination du suivant ne te convient pas non plus, tu laisses passer et tu attends encore le suivant. Les affaires c’est comme les bus, il en arrive continuellement. »

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Sa fortune était estimée à 38 milliards de dollars par le magazine Forbes en 2014.

« Je suis un entrepreneur, c’est quelqu’un qui ne peut pas se concentrer très longtemps et qui n’arrive pas à garder un emploi. Pour moi la plupart des portes étaient fermés, j’ai cherché le moyen de les ouvrir et fini par trouver. J’y suis parvenue en changeant le statu co, soit comment changer le business et donc il fallait que je fasse différemment pour réussir ». Propos de Sheldon Adelson.

«  Il ne supporte pas d’être enfermé par d’autres dans un quartier, un statut, un pays. Les règles, c’est lui qui les fixent.  Il collectionne les jobs et passe du journalisme à l’armée, de l’armée au tourisme, du tourisme à l’immobilier, il arrive, bouscule les règles, fait redistribuer les cartes jusqu’à ce que la chance lui sourit. Ensuite, il rafle la mise et s’en va. A 30 ans il devient millionnaire, perd tout et recommence ».

Né dans la banlieue de Boston en 1933, Sheldon Adelson arrête le collège et commence à travailler à l’âge de 12 ans en tant que vendeur de journaux dans la rue. Ensuite, il se lance dans les affaires, devient courtier en prêt, conseillé en investissement. Mais sa fortune, elle s’est faite en créant le salon informatique Comdex en 1979 qu’il revendra seize ans plus tard 860 millions de dollars et crée par la suite plusieurs sociétés. L’argent dégagé par Comdex est peu à peu investi dans l’acquisition de casinos, véritable passion de ce promoteur. En 1988, il acquiert le casino-hôtel le Sands de Las Vegas qu’il fait détruire pour faire construire un gigantesque et moderne casino-hôtel reproduisant des bâtiments et des canaux de Venise à Las Vegas, Le Venetian construit pour 1,5 milliard de dollars comprenant notamment 120 000 mètres carrés de halls d’exposition, 50 000 mètres carrés de salles de conférence. Le talent d’organisateur de salons professionnels de Sheldon Adelson sera mis au service de l’activité du casino. Peu à peu, il convainc les entreprises à organiser séminaires et congres dans ses casinos, une révolution à Las Vegas traditionnellement focalisé sur le jeu. Depuis, il a investi, toujours dans les casinos, à Macao et à Singapour.

Martin Bouygues, l’autodidacte des patrons du CAC40

Martin-Bouygues

« Il était jeune, endormi et complexé. Il manquait d’ambitions et se voyait comme le raté de la famille. Mais plus il a eu de responsabilités, plus il a su les prendre. Il s’est dit : finalement, je ne suis peut-être pas si nul que ça. Il n’aime pas les grands discours en public. Mais en privé, il pétille, manie un humour décapant, dégaine des jugements cinglants et déroule des raisonnements imparables. Martin Bouygues joue au vieux sage qui mûrit lentement ses décisions, bien calé sur le siège de son tracteur, en creusant des sillons sur ses terres de Sologne. Sa devise résiste à tous les temps : « Ce que tu ne comprends pas, ne le fais pas. » Propos d’Olivier Poupart-Lafarge, directeur général délégué de Bouygues.

Martin Bouygues est le petit dernier et le moins diplômé des 4 enfants mais c’est lui qui succéda à son père en 1989 en  devenant PDG alors que tout le monde attendait que son frère ainé le devienne.  Autodidacte, il fut choisi par ses facultés d’adaptation, d’écoute, à sa capacité à déléguer et par son relationnel plus facile.

Après la seconde guerre mondiale, la France doit se reconstruire. Dans cette logique, Francis Bouygues  fonde en 1952 E.F.B spécialisée dans la construction de bâtiments. L’entreprise se développe rapidement grâce à la réalisation de nombreux projets commandé par l’Etat : l’entreprise développe la préfabrication industrielle, le secteur travaux publics et génie civil. A partir de 1970, l’entreprise s’internationalise par son entrée en bourse et par la construction de plateforme pétrolière off-shore puis se diversifie dans les années 80 (rachat d’entreprises concurrentes, rachat de TF1, de SAUR).

Martin Bouygues fonde tout d’abord  l’entreprise à succès Maison Bouygues, qui vend des pavillons sur catalogue puis devient le président de SAUR. Lorsque Martin Bouygues prend la fonction de PDG, cette diversification s’accélère. Sous son impulsion, le groupe poursuit son développement dans la construction et dans la communication (TF1). En 1994, il est à l’initiative des lancements de LCI, en 1996 de Bouygues Telecom et TPS. Aujourd’hui, il dirige une entreprise quatre fois plus grande qu’à son arrivée. En dépit des obstacles, il a fait hisser Bouygues au niveau des plus grandes. Son ascension est alors fulgurante.

 

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Autres mandats au sein du groupe Bouygues :

– Depuis 1987, il est l’administrateur de TF1.

– Il est membre du conseil d’Administration de la Fondation d’entreprise Francis Bouygues (attribution de bourse aux étudiants) qu’il créa en 2005 pour rendre hommage à son père.

Autres mandats en dehors du groupe Bouygues :

– Il est le président de SCDM

– Il est membre du conseil de surveillance et du comité stratégique de Paris-Orléans.

– Il est membre du Conseil d’administration de la Fondation Skolkovo qui est en charge de la gestion de la Silicon Valley russe.

D’après le classement de Challenges sorti en 2014, Martin Bouygues est le 9ème patron le plus performant du CAC 40.  A l’âge de 37 ans il devient l’un des plus jeune PDG du CAC40.

Il 1993, il devient officier de l’Ordre national du Mérite, en 2010 il obtient la Légion d’honneur, il est membre du Clubs des Cent.

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