Phil Knight : la créativité est un art

Né le 24 février 1938 à Portland, Phil Knight est le co-fondateur de Nike qui est l’un des plus importants fournisseurs de chaussures et de vêtements de sport au monde. Il effectue ses études secondaires à l’école de Cleveland puis s’inscrit à l’université de l’Oregon. Phil Knight obtient une licence en comptabilité en 1959 et une maîtrise en administration des affaires à l’université de Stanford en 1962. Levons le voile sur le parcours prodigieux de cet homme puissant.

Une passion naissante

Phil Knight vient d’une famille dont le père était une personne dominatrice mais très attentionnée et qui encourageait son fils à repousser ses limites. Durant ses années scolaires à Cleveland, Phil Knight développe une passion en lui (la course). En effet, il aimait courir et ceci le pousse à intégrer une équipe d’athlétisme. Il poursuit ses études à l’université d’Oregon ou il continua avec sa passion pour l’athlétisme. C’est ainsi qu’il fit la connaissance de l’entraineur Bill Bowerman, et les deux nouèrent une profonde amitié. C’est en 1959 après l’obtention de son diplôme que Knight commença à être confus en ce qui concerne son avenir. Il intègre l’armée pendant une année.

Par la suite, Phil Knight décide de s’inscrire à la Graduate School Of Business de l’université de Stanford. Lors d’un cours qui avait pour thème la création d’entreprise, Frank Shallenberger professeur de cette classe à l’époque avait demandé aux élèves de créer une nouvelle entreprise comme projet. C’est alors que Phil Knight élabore le projet d’une entreprise spécialisée dans les chaussures de sport. Il écrit son article dont la thématique était « les chaussures de sport japonaises peuvent-elles influer sur les chaussures de sport allemandes ? ». Et c’est de la que Phil Knight réalisa que son but dans la vie serait de créer une entreprise spécialisée dans le secteur des chaussures de sport. Il obtient son MBA en 1962.

Génie du marketing

Apres l’obtention de son diplôme, Phil Knight a entreprit un voyage dans le monde. Il s’est rendu au Japon en 1962 ou il découvre les chaussures de course de la marque Tiger dont le fabricant est Onitsuka. Knight est très vite impressionné par la qualité et le prix bas des chaussures. Il obtient un contrat de distribution avec l’entreprise.

A son retour, il travaille dans un cabinet comptable basé à Portland mais en parallèle il continu de travailler sur son business plan. Il collabore avec son ancien entraineur Bowerman et forment ensemble un partenariat visant à distribuer les chaussures en Amérique. C’est en 1964 que leur société voit le jour sous le nom de Blue Ribbon Sport. La société dégage de bons bénéfices à la fin des années 1960. Malheureusement, Phil Knight et son associé arrêtent leur partenariat avec la marque Tiger suite à des désaccords et décident de créer leur propre société. Un de leur employé du nom de Jeff Johnson leur suggère de nommer la nouvelle société « Nike ».

Phil Knight avoir pour but de mettre en place des produits dont les athlètes du monde ne voudraient plus s’en passer. Etant le maître niveau Marketing, il s’entoure des célébrités pour promouvoir ses produits. En effet, il fait la rencontre des athlètes tels que Steve Prefontaine avec pour espoir que ce dernier inciterait les autres à porter sa marque. C’est en 1972 que la chaussure Nike, la Cortez fait ses débuts aux essais olympiques de 1972. Ce fut très rentable pour l’entreprise. Les bénéfices de l’entreprise ont augmenté les années suivantes. Nike avait conquis la moitié du marché des chaussures de sport en 1980. Phil Knight ne s’arrêta pas là en ce qui est de miser sur le celebity markeing : il offre à la star de Tennis John McEnroe un contrat d’approbation qui va s’avérer être l’un de ses meilleurs choix marketing. La marque à connu une forte croissance au cours des années 1980 et 1990. Cette notoriété à permis à Phil Knight d’attirer beaucoup plus de sportifs de renommée mondiale tels que : Michael Jordan, André Agassi, Charles Barkley et Tiger Woods.

La société élargie son activité dans les années 1990 et se diversifie dans les vêtements de hockey, de golf et de football. Cette stratégie d’expansion a porté ses fruits et la société réalise des ventes annuelles de plus de 10 milliards de dollars avant 1999. C’est en novembre 2004 que Phil Knight démissionne de son poste de PDG.

Phil Knight n’est ni sportif, ni propriétaire d’une équipe de sport. Mais son influence sur le monde du sport à été considérable. Aujourd’hui Nike est une multinationale présente dans plusieurs pays du monde. En 2000, Knight a été intronisé au Temple de la renommée des sports de l’Oregon pour saluer sa contribution au sport en Oregon. En 2012, il a été intronisé au Temple de la renommée du basketball de Naismith en guise de remerciement pour sa contribution pour soutenir financièrement le basketball américain et ses joueurs.

ADIDAS : Le premier magasin dédié entièrement au foot.

Avec 2.5 milliards d’euros de chiffre d’affaires réalisé grâce à l’Euro l’année dernière, c’est naturellement qu’Adidas a voulu consacrer un lieu à son sport.

C’est dans le quartier des Halles à Paris (dans le 1er arrondissement), que l’Adidas Football Store a ouvert.

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Le leader mondial du sport de ballon a choisi, pour tester son concept de magasins dédié au football, la France.

C’est comme ça que le premier magasin a ouvert, le Adidas Football Store, inauguré pour Zidane.

Adidas s’est offert pas moins de 300m2 répartis sur deux niveaux (il y a de VRAIS rayons pour vous les femmes !).

La marque a voulu donner un style très urbain au magasin car dès l’entrée, c’est béton brut et ciré, grille métalliques sont les éléments du décor.

A l’entrée, on y trouve une paire spéciale Coupe des Confédérations.

Le rez-de-chaussée est réservé aux franchises footwear telles que NEMEZIZ qui privilégie le toucher et la vitesse, ACE pour les joueurs aimant contrôler le ballon, X qui propose des chaussures très légères pour les attaquants et COPA.

Envie de tester les produits de vos joueurs préférés ? Une zone entière de 20m2 est prévue à cet effet, zone totalement aménagé et recouverte de gazon synthétique.

Le premier étage (134 m2 !) est consacré au textile, notamment aux maillots des meilleurs clubs européens et des fédérations sous contrat.

Une zone de flocage de maillot y sera installée.

Afin que les consommateurs s’habituent au nouveau magasin, la marque prévoie des activités dans les lieux.

Sans artifices, en étant brut et radical, dans sa décoration, Adidas parvient encore et toujours à séduire les adeptes.

 

Usain Bolt, la légende tire sa révérence

Une légende de la piste avec l’aura d’une rockstar: Usain Bolt est un champion hors norme qui a révolutionné le sprint, aussi bien par ses immenses exploits que par une « cool attitude » devenue son image de marque.

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2017 fut la dernière année de son exceptionnelle carrière mais il n’est nul besoin de s’attarder sur sa triste sortie de route aux championnats du Monde de Londres pour mesurer la trace immense que « La Foudre » laissera dans l’histoire de sa discipline.

Il y a d’abord un palmarès unique, rempli de médailles. Avec neuf ors olympiques, dont trois à Rio en 2016, et onze titres de champion du monde, le palmarès du Jamaïcain, plus jeune champion du monde juniors du 200 m en 2002 (à l’âge de 15 ans), frôle la perfection. Sur l’Olympe de l’athlétisme, le coureur de 31 ans a ainsi rejoint le Finlandais Paavo Nurmi, fondeur et crossman dans les années 1920, et l’Américain Carl Lewis, sprinteur et sauteur en longueur de génie à la fin du XXe siècle.

« Je vis pour les moments où j’entre dans le stade », a confié Bolt.

« J’adore la compétition, je rêve d’être dans le stade à affronter les meilleurs ».

« J’espère que j’ai mis la barre suffisamment haute pour que personne ne puisse le refaire. J’ai prouvé que je suis le plus grand de ce sport et, pour moi, c’est une mission accomplie », déclarait cet adepte des « punchlines » à Rio.

Mais au-delà de cette incroyable moisson, ce sont ses chronos ahurissants qui ont forgé sa légende, permettant à chaque course l’accueillant de remplir ses gradins.

Qui pourra battre un jour les 9 sec 58/100e sur 100 m et les 19 sec 19/100e sur 200 m établis en 2009 aux championnats du monde de Berlin ? Il y a fort à parier que ses records insensés tiendront un bon bout de temps et que sa place au panthéon du sport mondial dépassera largement le cadre de l’athlétisme.

Bolt, alias « La Foudre » (Thunderbolt pour les non-bilingues), est unique, à l’image de son gabarit (1,95 m, 94 kg), à mille lieux des physiques trapus habituels dans le sprint. Sa décontraction, son éternel sourire, son sens du spectacle le sont tout autant, dans une discipline longtemps marquée par les postures intimidantes de coureurs roulant des mécaniques avant le départ.

Il est même apparu à Rio comme le sauveur de l’athlétisme, gangrené par les affaires de dopage et de corruption. Face à l’Américain Justin Gatlin, ressuscité et revenu soudainement au premier plan après une suspension, Bolt, ce géant au CV sans tâche, devait sauvegarder la crédibilité de son sport. En terrassant l’Américain, il s’est mué en superhéros, renforçant encore un peu plus sa légende.

Mais avec Bolt, le show ne se limite pas aux courses. Le Jamaïcain, avec sa bonhommie et sa joie de vivre, a cassé tous les codes en vigueur dans le milieu feutré de l’athlétisme, comme avec cette samba improvisée en fin de conférence de presse avec des danseuses brésiliennes avant le début des épreuves à Rio et son désormais légendaire signe de l’Eclair. Ou encore ce lancer de javelot en pleine nuit dans un stade olympique vide, quelques heures après sa 3e médaille d’or brésilienne.

Son équipementier, Puma, l’a compris et exploite à fond le potentiel marketing d’un athlète dont les revenus sont estimés à 32 millions d’euros annuels par Forbes. Grand fan de football et de Manchester United, Bolt s’est entraîné durant plusieurs jours avec le Borussia Dortmund, habillé comme lui par la marque allemande, et rêve dorénavant de fouler les pelouses d’un terrain de football.

C’est dire si le vide qu’il laissera dans le monde de l’athlétisme sera difficile à combler. Surtout pour un sport cerné par les affaires et dont l’image est au plus bas.

En attendant, petit retour sur les grandes dates de sa carrière :

. 2002: Bolt descend pour la première fois sous les 21 secondes sur 200 m (20 sec 61) lors des Championnats juniors d’Amérique centrale et des Caraïbes. La même année, il devient le plus jeune champion du monde junior de l’histoire du 200 mètres (15 ans et 332 jours).

. 2004: Bolt passe professionnel et bat le record du monde juniors sur 200 m, devenant le premier athlète de sa catégorie d’âge à passer sous les 20 secondes (19 s 93). Il participe à ses premiers Jeux Olympiques à Athènes mais est éliminé dès le 1er tour du 200 m.

. 2005: Bolt participe à ses premiers Championnats du monde mais ne termine que 8e du 200 m à Helsinki.

. 2007: Premières médailles dans une grande compétition internationale avec l’argent sur 200 m et le relais 4×100 m aux Mondiaux d’Osaka.

. 3 mai 2008: Bolt, qui a commencé à s’essayer au 100 m seulement en début d’année, signe à Kingston un chrono ahurissant (9 sec 76), le 2e de l’Histoire.

. 31 mai 2008: Bolt bat son premier record du monde, celui du 100 m, en 9 sec 72, à New York.

. 16 août 2008: Bolt remporte à Pékin sa première médaille d’or olympique sur 100 m avec un nouveau record du monde à la clé (9 sec 69).

. 20 août 2008: Bolt fait le doublé olympique à Pékin avec un titre sur 200 m, là aussi agrémenté d’un record du monde (19 sec 30), effaçant l’Américain Michael Johnson des tablettes. Il devient le premier athlète à battre deux records du monde sur le 100 m et le 200 m au cours d’une même édition des JO.

. 22 août 2008: Bolt signe un triplé à Pékin avec l’or olympique sur le relais 4×100 m avec la Jamaïque. Cette médaille lui sera retirée en 2017 après le contrôle positif à postériori de son coéquipier Nesta Carter.

. 16 août 2009: Premier titre de champion du monde à Berlin sur 100 m. Il explose son record du monde en 9 sec 58.

. 20 août 2009: Bolt s’offre un doublé à Berlin en s’imposant sur 200 m et pulvérise là encore son record du monde en 19 sec 19.

. 22 août 2009: Bolt devient à Berlin champion du monde du relais 4×100 m avec la Jamaïque.

. 28 août 2011: Bolt est disqualifié en finale du 100 m des Championnats du monde à Daegu pour un faux départ. Son compatriote Yohan Blake est sacré.

. 3 septembre 2011: Bolt prend sa revanche en remportant le 200 m des Mondiaux de Daegu.

. 4 septembre 2011: Bolt et la Jamaïque gagnent le relais 4×100 m des Mondiaux de Daegu et battent le record du monde (37 s 04).

. 5 août 2012: 2e titre olympique sur 100 m à Londres pour Usain Bolt, porte-drapeau de la délégation jamaïcaine.

. 9 août 2012: Avec un titre sur 200 m à Londres, Bolt devient le premier athlète à réussir un double doublé 100-200 m aux Jeux Olympiques.

. 11 août 2012: Bolt s’offre même un triplé olympique à Londres avec le relais 4×100 m jamaïcain, qui est le premier à passer sous la barre des 37 secondes (36 sec 84).

. 11 août 2013: Bolt gagne son 2e titre mondial sur 100 m à Moscou.

. 17 août 2013: Bolt remporte le 200 m des Mondiaux de Moscou, son 3e sacre consécutif sur la distance.

. 18 août 2013: Triplé mondial à Moscou pour Bolt avec la victoire dans le relais 4×100 m.

. 23 août 2015: Troisième sacre mondial sur 100 m à Pékin. Bolt devient l’athlète le plus titré aux Mondiaux avec 9 médailles d’or.

. 27 août 2015: 4e titre mondial d’affilée pour Bolt sur 200 m à Pékin.

. 29 août 2015: 3e triplé mondial pour Bolt avec le sacre de la Jamaïque sur le relais 4×100 m.

. 14 août 2016: Bolt remporte un 3e titre olympique consécutif sur 100 m à Rio.

. 18 août 2016: Bolt s’offre un 3e titre olympique consécutif sur 200 m à Rio.

. 19 août 2016: Bolt termine son parcours olympique par un sacre sur le relais 4×100 m. Au total, il aura remporté 8 médailles d’or aux JO.

. 5 août 2017: L’incroyable se produit lors des Mondiaux de Londres. Pour le dernier 100 m individuel de sa carrière, le Jamaïcain est finalement vaincu par son pire ennemi, l’Américain Gatlin, 35 ans et suspendu durant 4 ans pour dopage dans sa carrière. Bolt termine sur une 3e place.

. 12 août: pour sa dernière course, Bolt veut apporter un dernier titre avec ses potes du relais jamaïcain. Dans la dernière ligne droite, alors qu’il est à la lutte avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis pour le titre, l’Eclair s’arrête, foudroyé par un claquage.

Neymar : peut-il être rentable ?

Qui n’a pas été confronté, de près ou de loin, au transfert le plus épique de ce mercato d’été ?

Effectivement, la star auriverde Neymar a rejoint les rangs du Paris Saint Germain pour la somme de 222 millions d’euros en ce mois d’août 2017. Soit 100 millions d’euros de plus que Paul Pogba, jusqu’alors recordman du monde du transfert le plus onéreux.

A ajouter à ce chiffre astronomique, une prime à la signature de 100 millions d’euros ainsi qu’un salaire annuel de 40 millions. Difficile de concevoir que le PSG va pouvoir rester dans les clous du fair-play financier et échapper au courroux de l’UEFA dans ces conditions. Pourtant, même s’il apparaît farfelu de penser que le club francilien s’y retrouve d’un point de vue comptable, tout laisse à croire que le club de la capitale est le grand gagnant de l’histoire.

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À chaque gros transfert, le quidam bien-pensant use et abuse du même refrain : la vente des maillots de la nouvelle star va rembourser le transfert pharaonique en quelques moi

La réalité est toute autre. Selon Christophe Lepetit, économiste du sport, cette idée serait même une utopie. « On a voulu faire croire aux gens que l’on pouvait rembourser un transfert avec la vente des maillots, mais c’est faux. Sur un maillot vendu 110€, le PSG ne touchera pas 110€. La somme que reçoit le PSG par maillot dépend des négociations établies avec l’équipementier, Nike dans le cas de Paris. Cela peut être une quote-part reçue sur chaque maillot vendu, ou encore un pourcentage en fonction du chiffre d’affaires. » De manière générale, les clubs touchent 10 à 15%, au maximum, sur chaque maillot vendu. Le maillot du PSG est décliné en deux versions : replica (85€) et tenue « vapor match » (140€). À ce tarif, il faudrait que 20 millions d’exemplaires du maillot soient écoulés pour rembourser le prix du transfert uniquement. Même si le PSG vend bien sa tunique, à raison de plus de 2 millions pour l’unique saison 2015-2016 (chiffres de l’agence Euromericas Sport Marketing), le chiffre de 20 millions paraît fantasmagorique, surtout en l’espace de quelques mois. Même si l’arrivée de la rockstar brésilienne va booster les ventes et que ces revenus ne sont pas à laisser de côté, ils restent dérisoires par rapport à l’investissement initial. Mais c’est en creusant le filon merchandising autour de sa nouvelle tête de gondole que le club parisien va trouver de nouvelles sources de revenus et de profits.

Car Neymar, ce n’est pas uniquement des maillots supplémentaires vendus ; c’est tout un écosystème marketing peuplé de goodies et de produits dérivés. Qui viennent s’ajouter à une aura sportive et des promesses de performance jusqu’ici rarement observées du côté du Parc des Princes. Christophe Lepetit l’explique ainsi : « Avec l’arrivée de Neymar, le PSG peut enfin espérer atteindre les demies, la finale, voire même gagner la Ligue des champions. Un trophée qui permettrait à QSI d’atteindre son but et en plus de récupérer les récompenses financières de l’UEFA. »
Et ces dernières ne sont pas négligeables, demandez au Real Madrid (lauréat des deux dernières éditions de la Champions League) qui a encaissé la coquette somme de 80 millions d’euros pour sa dernière victoire en date.
D’autre part, en cas de difficulté à être sacré champion d’Europe, le PSG peut toujours se consoler avec les sponsors qui vont frapper à sa porte au lendemain de l’arrivée du Brésilien : « Neymar va attirer d’autres sponsors au Paris Saint-Germain qui mettront plus d’argent que ceux en place actuellement. Pour le PSG, c’est donc le jackpot, car c’est le meilleur moyen pour eux d’augmenter leur chiffre d’affaires » , détaille Jean-Baptiste Guégan, spécialiste en géopolitique du sport.

Il insiste, lui, sur l’impact de son arrivée sur le rayonnement du Paris Saint-Germain à travers le monde : « Neymar aujourd’hui dans le football, c’est l’équivalent des plus grands joueurs de NBA. C’est aussi l’un des sportifs avec le plus de followers sur les réseaux sociaux et la tête d’affiche de Nike, devant Cristiano Ronaldo. De plus, avec Neymar, tu gagnes toute l’Amérique du Sud, une partie de l’Asie et tu peux être en mesure de concurrencer le Real Madrid, Barcelone ou Manchester United en matière de renommée et de puissance financière. »

L’effet Neymar s’arrête-t-il là ? Y-a-t-il d’autres bénéficiaires ?

Ce transfert est également intéressant pour le fisc français, comme l’a d’ailleurs reconnu le ministre de tutelle Gérald Darmanin : « Effectivement, le ministre des Comptes publics se réjouit des impôts que Neymar va pouvoir payer en France ». Si on prend tout en compte (charges sociales, impôt sur le revenu, taxes liées aux revenus additionnels générés par le club, et notamment la TVA sur les ventes de maillots), le bénéfice pour l’État sur la durée du contrat sera probablement supérieur à 150 millions d’euros.

Et c’est aussi tout le football français qui devrait lui aussi profiter de ce transfert. Billetteries et droits télé  à l’international de la Ligue 1 devraient mieux se vendre et rapporter à tous les clubs de l’élite.

Finalement, en réussissant à contourner le fair-play financier – à travers un versement du Qatar à Neymar pour qu’il paye lui-même sa clause libératoire – le Paris Saint-Germain aura réussi son coup. Et ce, qu’importe la somme dépensée et les revenus perçus en retour.

Jean-Baptiste Guégan déclare même que ce transfert est une affaire d’État pour le Qatar : « Pour le Qatar, le seul moyen de sortir de la crise régionale qui est la sienne, c’est d’aligner l’argent. 100 millions d’euros pour eux, ce n’est rien du tout. S’ils doivent mettre 500 millions sur la table pour avoir une médiatisation mondiale et un rayonnement planétaire sur une année entière, ils le feront. »

Les propriétaires du Paris Saint-Germain ont donc d’autres prérogatives que de savoir si oui ou non ils vont pouvoir rembourser le transfert de Neymar.

Pierre-Ambroise Bosse : champion du monde, showman et… start-upper !

Qui ne connaît pas encore Pierre-Ambroise Bosse, alias PAB, le nouveau boss de l’athlétisme français ?

En cette période estivale et à l’occasion des championnats du monde d’athlétisme de Londres, le grand public a découvert cet athlète de 25 ans à la foulée foudroyante mais également au verbe bien aiguisé. PAB, de par son humour et sa bonhommie, n’est pas un champion comme les autres : performant, showman mais également…entrepreneur ! Cette ultime casquette, le jeune athlète la doit à la création de l’application de dating « Deserve Her ».

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Avant de nous attarder sur cette application, petit retour sur le phénomène Pierre-Ambroise Bosse.

Ce mercredi 8 août 2017, il est l’auteur d’une performance remarquable et inattendue. Vainqueur du 800m alors qu’il eut de grandes difficultés à se qualifier pour la finale, PAB impressionne et surtout amuse. Outre sa victoire, c’est sa personnalité qui a sans doute le plus marqué les téléspectateurs et spectateurs.

Aussi talentueux pour courir que pour faire rire, PAB livre une interview sans filtre au micro de Nelson Monfort (interviewer en chef de France Télévisions pour les programmes sportifs) et offre un véritable one-man show en direct. Euphorique, il débute par une imitation du journaliste relativement fidèle avant de partager son état d’esprit et une foule d’anecdotes concernant la course. Bourré d’autodérision, l’athlète enchaîne les boutades et les petites histoires, notamment sur la signification du nom de son chat, Rab’s (Rien à branler, au pluriel) (ndr : désolé pour la trivialité mais nous tentons de rester fidèle aux propos du protagoniste).

Rabs qui n’est pas uniquement la mascotte des pistes d’athlétisme, mais également de « Deserve Her », la start-up cofondée par Pierre-Ambroise Bosse et son associé Bryan Cantero, également membre de l’équipe de France d’athlétisme. On pourrait ainsi dire que PAB est sportif le jour, entrepreneur la nuit.

L’application « Deserve Her » fut présentée lors de la deuxième édition de VivaTech, salon mondial des start-up. Cette application de dating a une histoire bien précise : « C’est à l’Insep (Institut national du sport de l’expertise et de la performance) que l’idée d’allier compétition et séduction est née. En janvier 2016, la société Deserve Her est créée », raconte la page web de la start-up.

Disponible sur iPhone et Android depuis février dernier, l’application introduit une dimension de gamification au processus de rencontre, avec un système en trois rounds virtuels qui permet à la « princesse » de choisir son « prétendant » parmi les trois présentés. C’est cette idée de gamification qui a séduit la Startup Nursery, un start-up studio spécialisé dans les compétences IT.

« Nous avons affaire à deux sportifs de haut niveau qui ont de très bonnes idées mais qui n’ont pas de compétences technologiques. Nous les accompagnons donc pour le développement de l’application mobile, l’architecture technique et la scalabilité », explique Patrick De Carvalho, CEO de Startup Nursery.

Par extension, le start-up studio accompagne aussi les fondateurs dans leur stratégie entrepreneuriale. La structure épaule donc le duo d’entrepreneurs sur des problématiques d’acquisition. Le tout, en échange d’une prise de participation dans le capital (entre 10 et 15%). « Pour qu’une application de dating fonctionne, il faut atteindre une certaine masse critique. Actuellement, l’application compte entre 10 et 15 000 utilisateurs, ce qui n’est pas beaucoup. Mais nous sommes dans une phase de croissance et d’acquisition », détaille Patrick De Carvalho. Pour se développer, Deserve Her cherche aussi à lever 500 000 euros.

Outre l’idée développée par le jeune sportif, Patrick De Carvalho croit aussi beaucoup au potentiel humain du tandem. « Les sportifs de haut niveau ont des qualités très utiles pour l’entrepreneuriat. Ils ont une capacité à tenir un objectif qui est extraordinaire. Or le mental est clé pour un entrepreneur ». Difficile de dire si Pierre-Ambroise Bosse rencontrera autant de succès sur la scène tech que dans les stades. En revanche, ses talents de storytelling devraient, à coup sûr, lui servir pour ses futurs pitchs.

McGregor VS Mayweather, le combat à près d’un demi milliards de dollars !

C’est officiel depuis le 14 juin 2017, le combat entre Conor McGregor (champion de MMA) et Floyd Mayweather (légende de la Boxe ayant pris sa retraite en 2015) aura lieu ! Deux styles et deux types de sports différents mais un même objectif : gagner ce combat. Les négociations entre les deux superstars ont mis plus d’un an pour aboutir à cette affiche d’anthologie. Ce combat aura lieu le 26 Août 2017 au T-Mobile Arena de Las Vegas.

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Une histoire d’argent avant tout

Depuis 2016, les deux sportifs parlent d’un combat mais McGregor ne voulait pas accepter s’il obtenait moins de 100 millions de dollars, soit presque 90 millions d’euros. Un an plus tard, l’argent est au rendez-vous car en plus des 100 millions de dollars, les deux stars vont se partager les recettes publicitaires qui seront colossales pour le combat de l’année. Elles sont estimées à environ un demi-milliard d’euros.

L’argent est ici le nerf de la guerre et c’est bien grâce à cela que le combat va avoir lieu. Tout est une question d’argent, d’ailleurs Floyd Mayweather est surnommé « Money » dans le monde sportif. Ce dernier a accumulé plus de 800 millions de dollars au cours de sa carrière de boxeur. Pour assister au show, comptez au minimum 2 200 dollars pour les places les moins chères et jusqu’à 92 000 dollars pour les places les plus chères aux abords du ring. Autant dire que ce n’est pas donné à tout le monde d’aller assister à ce match. Et pour ceux qui veulent voir le match de chez eux, le Pay-per-View est de 100 dollars..

Revenons rapidement sur les deux concurrents

D’un côté Floyd Mayweather, 39 ans, 1m72 pour 68kg, boxeur invaincu en plus de 18 ans de carrière professionnelle. Un total de 49 victoires en 49 combats dont 26 victoires par KO. Multiple champion du monde de WBC (World Boxe Council) ainsi que d’IBF (International Boxe Federation) et WBA (World Boxing Association).

Et de l’autre, Connor McGregor, 29 ans, 1m75 pour 70kg, champion actuel de la division des poids légers de l’UFC (Ultimate Fighting Championship), 21 victoires pour 3 défaites en MMA. Champion d’UFC de 2015 à aujourd’hui dans la catégorie des poids plumes et poids légers. C’est d’ailleurs le premier combattant à décrocher deux titres dans deux divisions différentes. Côté prouesses, il est l’auteur du KO le plus rapide de l’histoire d’un combat de championnat avec seulement 13 secondes contre José Aldo en 2015. D’après Forbes, il est le premier combattant de ce sport à se classer parmi les 25 sportifs les mieux payés sur une année.

Règles du combat de l’année

Le combat se déroulera selon les règles de la boxe anglaise avec une limite de poids fixée à 69.8kg. Cela avantage Mayweather qui a bâti sa carrière sur ce type de combats tandis que le défi sera grand pour McGregor qui est plutôt habitué à utiliser tout son corps (sauf la tête) ainsi que des étranglements et d’autres coups interdits en boxe anglaise. Pour Dana White, actuel président de l’UFC, McGregor a toutes ses chances s’il arrive à toucher Mayweather car un seul coup de l’irlandais pourrait mettre KO le boxeur américain.

Un record à battre

Pour rappel, en 2015, Mayweather a affronté Pacquiao pour ce qui aurait dû être le combat du siècle. La rencontre a malheureusement été jugée très insatisfaisante par le public car le combat a été remporté par Mayweather aux points. Les recettes estimées à l’issue de ce combat ont été estimées à 500 millions de dollars et les deux combattants avaient remportés 180 millions de dollars pour Mayweather et 12 millions pour Pacquiao. Pour en revenir au combat Mayweather-McGregor, ce combat devrait battre le record de recettes pour un combat de boxe. L’affiche permettant de toucher un public plus large que le simple monde de la boxe, cet événement va apporter une somme d’argent sans précédent.

LeBron James, un Roi privé de trône !

Que ce soit pour les aficionados de basketball NBA ou les non-initiés, le nom de LeBron James résonne malgré tout. Immense superstar de la NBA, celui qui s’est auto-proclamé « King James » demeure, depuis son arrivée dans la Grande Ligue, au centre de la plupart des débats experts.

Plus grand joueur de tous les temps, surpassant même l’icône Michael Jordan ? Ou bien simple grand joueur, époustouflant certes, mais incapable de gagner sur la durée ?

Nous ne répondrons pas à ces questions dans cet article mais vous proposerons plutôt de découvrir un talent hors-norme, joueur d’exception et également businessman hors-pair.

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Commençons par le commencement. LeBron James symbolise la précocité à l’état pur, une rareté athlétique. Il rentre par la grande porte médiatique en NBA à l’âge de seulement 18 ans, en tant que 1er choix de la Draft 2003. Attendu au tournant par tout le monde du basket, il fait fréquemment la couverture des plus grands magazines sportifs alors qu’il n’est pas encore professionnel. Les attentes autour de lui sont énormes mais la pression monstrueuse ne l’effraie pas et constitue même un moteur qui va l’inspirer et l’aider à construire son personnage et son histoire. La preuve, il se surnomme lui-même « The Chosen One » (L’élu) sans même avoir foulé les parquets NBA. Arrogance ? Motivation extrême plutôt. Originaire d’Akron dans l’Ohio et drafté par l’équipe étendard de l’état, les Cleveland Cavaliers, LeBron James arrive chez lui en NBA, avec déjà une envie bien présente de marquer l’histoire.

Et ce n’est pas peu dire que le « gamin » a répondu aux attentes. Immédiatement performant, ce qui est une chose rare pour des joueurs si jeunes, normalement en rodage lors de leurs premiers pas, la précocité de LeBron fait peur, et il devient très vite une superstar de la NBA, dont il est même dorénavant le (ou un des) meilleur joueur depuis quelques années.

Match après match, saison après saison, il marque la ligue de son empreinte en battant des records de précocité dans peu ou prou toutes les catégories statistiques, effaçant même des tablettes des légendes comme Michael Jordan, Magic Johnson ou Larry Bird, sans pour autant en faire une obsession. Son objectif ? Gagner des titres. 13 ans déjà que le King domine son sujet. On peut légitimement se demander où se pose sa limite ?

Au-delà du joueur, il y a également l’homme. LeBron Raymone James.

Mari, père et businessman, il gère son image de marque de manière quasi-parfaite. Signé par Nike à ses débuts en NBA, la marque à la virgule lui rapporte une quantité astronomique d’argent. Il signe même en 2016 un contrat à vie avec Nike, qui lui garantirait la bagatelle d’1 milliard de dollars.

La marque LeBron James est indissociable de la culture américaine. Présent dans des publicités, des films, il est connu de tous les habitants du pays de l’Oncle Sam. Il est devenu une icône, un modèle, une source d’inspiration et un modèle de réussite. Objet de fascination, il démontre qu’il est capable aussi de régner hors des parquets.

Nous posions la question des limites du personnage il y a quelques lignes. A vrai dire, il n’y en a pas vraiment. Excellent client pour la presse, le King possède une aura tout simplement impressionnante au sein de sa franchise. Enfant prodigue dans son pays, il n’hésite pas non plus à donner de la voix lorsque tout ne va pas dans son sens, à demander des joueurs pour renforcer son équipe, à critiquer son coach ou son staff pour que les choses bougent. Vrai leader ou personnage trop omniprésent ? Certains le critiquent pour ça, cependant il suit sa ligne de conduite et ne peut être dompté.

Son objectif ? Régner en maître sur son royaume.

Né dans l’Ohio, drafté dans l’Ohio, LeBron James a son destin (et celui de tout un état) entre les mains.

Privée de titre dans un sport majeur depuis plus de 50 ans, la ville de Cleveland n’attend qu’une chose : vibrer pour son enfant chéri, seul espoir d’une ville (et d’un état) au glamour absent.

Moribonde avant son arrivée, les fans des Cavaliers retrouvent le sourire avec l’arrivée de James. Des playoffs atteints deux ans après son arrivée, une finale perdue en 2007. L’optimisme est de mise.

Sauf qu’en 2010, un cataclysme ébranle l’Ohio. Agent libre, LeBron James est intensément courtisé et choisit de rejoindre la Floride en signant au Miami Heat, l’annonçant à la télévision nationale à la surprise générale dans ce qui reste appelé « The Decision ». LeBron quitte ainsi sa terre natale pour le soleil floridien et glane effectivement ses deux premières bagues de champion en 2012 et 2014. Mais quelque chose manque au King. Il décide de retourner à Cleveland en 2015 (suite à la défaite face aux San Antonio Spurs de Tony Parker en finale) et promet de gagner un titre, ce qu’il fera en 2016. LeBron James est acclamé, adulé par la ville, il est chez lui, il vient de gagner, il est le roi. Un roi prêt à tout pour régner en seul maître sur son royaume.

Quelles rivalités ?

Quand on est un champion de la trempe de LeBron James, il est logique de susciter autant d’admiration que de rejet. Ses premiers rivaux, ce sont les « haters », les personnes à la critique facile et pas toujours argumentée qui jalousent les exploits des plus forts. Plutôt que de se laisser déstabiliser et rompre, LeBron James se nourrit de cette énergie négative pour être encore meilleur.

D’autres rivaux, cette fois-ci plus concrets, se sont mis en travers de son chemin (ou plutôt ont essayé de lui couper l’accès au panier). Nous pouvons citer Paul Pierce (Boston Celtics), Kobe Bryant (Los Angeles Lakers) ou dorénavant Kevin Durant, passé chez l’ennemi juré des Golden State Warriors et surclassant LeBron James lors des dernières finales NBA.

Malgré tout, LeBron reste l’homme à abattre en NBA. Le dominant qui ne veut jamais céder sa place, l’ogre statistique affamé de trophées.

Car quoi qu’on en dise, à la fin de la carrière d’un joueur, ce qui distingue le badaud de la légende, ce sont le nombre de bagues de champion. Beaucoup de joueurs ont marqué l’histoire du jeu sans pour autant soulever le trophée Larry O’Brien. LeBron l’a fait 3 fois. Mais est-ce suffisant pour devenir le G.O.A.T (Greatest Of All Times) ? Non. Pas en l’état actuel. Car si l’on regarde bien la fiche de parcours du King, il a certes gagné 3 trophées mais perdu également 5 finales. A titre de comparaison, Michael Jordan n’a jamais perdu en finales NBA. Cependant, il ne faut rien enlever au joueur qui, malgré cette épée de Damoclès au-dessus de son crâne (de plus en plus dégarni), reste un joueur d’exception. Il collectionne les récompenses individuelles et les records, inspirant toute une génération qui essaie de lui ressembler et souhaite même le dépasser.

LeBron James est un des meilleurs joueurs du monde, et cela depuis quelques années déjà : régulier, décisif, dominant. Il a son royaume, Cleveland, ses héritiers, ses rivaux et ses trésors, tout ce qu’il faut pour être un roi. Mais pour être roi il faut détrôner le roi, et son esprit réside à Chicago. LeBron est clairement le King de la nouvelle génération, mais il en reste un devant lui, sans doute le meilleur joueur de l’Histoire. Et ce n’est pas les flamboyants Golden State Warriors, champions en titre, qui lui faciliteront la tâche, loin s’en faut.

LeBron James parviendra-t-il à prendre son rendez-vous avec l’Histoire ? Réponse dans quelques années, à l’aube d’une carrière, même si critiquée, déjà exceptionnelle.

Roger Federer : une légende parmi les légendes !

Né le 8 août 1981 à Bâle, Roger Federer est un joueur de tennis suisse. Il a commencé sa carrière professionnelle en 1998 et a occupé la première place du classement ATP technique pendant 302 semaines consécutives (du 2 février 2004 au 18 août 2008). Vainqueur de 18   tournois du Grand Chelem et détenteur de nombreux records, il a aujourd’hui le statut du plus grand tennisman de tous les temps.

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L’histoire d’un sportif  talentueux 

Roger Federer est originaire de Münchenstein, dans le canton de Bâle-Campagne, proche des frontières allemandes et françaises, ville où il a vécu toute son enfance. Il est issu d’une famille mixte avec une mère sud-africaine d’ascendance française et néerlandaise et d’un père suisse-allemand. Germanophone, il suit sa scolarité dans le canton de Vaud  en alliant sport et études. Supporter du FC Bâle, il avait pour but de devenir footballeur, avant d’avoir un coup de cœur pour le tennis. Il réside aujourd’hui à Oberwil.

Ses débuts dans le tennis…

Dès l’âge de huit ans, Roger Federer intègre le club de tennis TC Old Boys dans sa ville natale de Bâle. Il est champion national dans toutes les catégories « junior » pendant cinq ans. À l’âge de douze ans, il décide de poursuivre sa formation de joueur de tennis. En 1995, il intègre le Centre national suisse d’Ecublens où il ne remporte pas moins de sept tournois juniors de 1995 à 1997.  C’est d’ailleurs pendant cette période que Roger Federer apprend  le français.

Un parcours prodigieux…

Roger Federer détient en tout 91 titres en simple et 8 en double messieurs. Il a depuis gagné tous les tournois du Grand Chelem pour un total de dix-huit succès (de Wimbledon en 2003 à Melbourne en 2017). Il a réalisé trois petit Chelem (en 2004, 2006 et 2007) et le Grand Chelem. Il est le seul joueur à avoir remporté six Masters Cup de 2003 à 2011 et détient vingt-six Masters 1000. Il a décroché une médaille d’or en double aux Jeux olympiques de Pékin en 2008, associé à Stanislas Wawrinka, et une médaille d’argent en simple aux Jeux olympiques de Londres en 2012.

Retour sur les grands moments de sa carrière :

1998 – 2000 : Ses premiers pas en tant que joueur professionnel se font au tournoi de Gstaad en 1998 auquel il a participé grâce à une wild card.

2001 – 2003 : Il remporte la Hopman Cup aux côtés de Martina Hingis, joueuse de tennis professionnel suisse. Il remporte également le Tournoi de tennis de Halle (ATP 2003) et décroche son premier Grand Chelem à Wimbledon la même année.  Cela marque le point de départ d’une longue série de succès.

2004 – 2007 : Il remporte 11 tournois du Grand Chelem dont Wimbledon et l’US Open à quatre reprises.

2008 : Il perd sa place de numéro 1 mondial mais remporte son 5e US Open.

2009 : Sa victoire à Roland-Garros, seul titre manquant à son palmarès, lui permet de détenir le record de titres en Grand Chelem.

2010 : Il décroche le16e titre en Grand Chelem et la 5e Masters Cup.

2011 : Il accède à la finale de Roland-Garros, et remporte son 6e Masters Cup.

2012 : 7e victoire à Wimbledon, médaille olympique en double et record de longévité à la place de numéro 1 mondial.

2013 : Année sans titre majeur et sortie du top 4.

2014 : Retour à la 2e place mondiale et victoire en Coupe Davis.

2015 : 1000e victoire en carrière, finales de Wimbledon et de l’US Open.

2016 : Malgré une blessure, il atteint la demi-finale à Wimbledon. Cette blessure   marque la  fin de sa saison.

2017 : Il décroche son 18e titre en Grand Chelem (5e Open d’Australie)

 

La rivalité Nadal – Federer

Pendant longtemps, seul un titre a échappé à Roger Federer : Roland Garros. Si en 2005 il atteint la 1/2 finale, il perd face à un autre monstre du tennis : Rafael Nadal. Les deux hommes se retrouvent en finale en 2006, 2007 et 2008 mais à chaque fois Roger s’incline. Il a fallu attendre l’année 2009 avec l’élimination surprise de Nadal dans les premiers tours du tournoi pour que Roger remporte enfin le dernier Grand Chelem qui manquait à son palmarès. Il bat en finale Robin Soderling, mais s’incline l’année suivante en quart de finale face à ce même joueur. En 2011, il rejoue une quatrième finale contre Nadal mais sans succès.

Il n’y a pas que le tennis…

Lors des Jeux Olympiques de Sidney en 2000, Roger Federer fait la rencontre d’une joueuse de tennis suisse d’origine slovaque Miroslava Vavrinec, alias Mirka, avec qui il entame une relation. Le couple se marie le 11 avril 2009, quelques mois avant la naissance de leurs jumelles : Charlene Riva et Myla Rose. Le 27 décembre 2013, le couple est à nouveau parents de jumeaux cette fois : Leo et Lenny, nés le 6 mai 2014.

Roger Federer s’impose véritablement comme le meilleur joueur de tennis de l’ère moderne (appelée aussi l’ère Open). De par son style, son talent et sa rage de vaincre, il a su conquérir le cœur des passionnés de tennis et gagner le respect de tous les sportifs.

 

 

 

 

 

Jeux olympiques #RIO2016, l’autre équipe de France

Actuellement se déroulent les Jeux Olympiques d’été (Jeux de la XXXIe Olympiade de l’ère moderne) à Rio de Janeiro au Brésil et nos français se battent dans tous les sports qu’ils représentent pour ramener le plus de médailles à la maison. Après la défaite à l’Euro, c’est la parfaite opportunité pour le sport Français de briller dans des disciplines moins médiatisées et plus méconnues du public Français qui sauront vraisemblablement nous rassembler….

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Les JO ont lieu du 5 au 21 août 2016 et plus de 11 000 athlètes de 206 Comités nationaux olympiques (CNO) participent à cet événement sportif. Les Jeux comprendront 28 sports. La France qualifie 396 sportifs dans plus de 28 sports et 38 disciplines.

Le judoka Teddy Riner, désormais double champion olympique et octuple champion du monde, a été élu par ses pairs pour défiler en tête de la délégation olympique française à Rio et, par-là même, en être le capitaine. Il sera le parfait ambassadeur pour le sport français, son image et ses ambitions, champion d’Europe et champion du monde senior à 18 ans, il est l’athlète le plus précoce de l’histoire du judo, et écrase tout simplement son sport avec 2 médailles olympique, 10 titres de champion du monde et 6 en tant que champion d’Europe.

Le quotidien L’Équipe, en partenariat avec l’Ifop, publie un sondage sur les attentes des français autour des Jeux Olympiques de Rio. L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1051 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus.

On y découvre notamment que 61 % des français suivent la compétition du 5 au 21 août (ils étaient 62% à déclarer vouloir suivre l’Euro 2016 dans un sondage L’Équipe-Odoxa du 1 avril).

L’athlétisme (78%) et la natation (76%) sont les sports les plus suivis par la population hexagonale.

Cette équipe de France a remporté 31 médailles jusque-là dont 8 en or 11 en argent et 12 de bronze, la France se retrouve donc 7ème au classement des médailles. Des victoires dans des sports bien différents, ce qui montre une certaine polyvalence du sport Français. Des sports tels que le Judo (5 médailles), l’escrime (3), le tir ou encore l’aviron (2). La délégation a été décevante dans d’autres tels que la natation ou encore le vélo sur piste, habituellement  sources de médailles.

Les chances de médaille en athlétisme sont toujours présentes, 4 jusque-là, ainsi que dans les sports collectifs comme le Handball ou notre « Team » est un sérieux prétendant au titre olympique. Il reste à ce jour encore 15 chances de médaille pour nos champions. Nous sommes plus que jamais derrière nos sportifs et croyons en nos chances pour ces derniers jours d’olympiade qui s’annoncent pour sûr, pleins d’émotions.

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