Ferdinand Piëch, un ingénieur pas comme les autres

Ferdinand Karl Piëch est né le 17 avril 1937 à Vienne (en Autriche) est un ingénieur allemand, petit-fils de Ferdinand Porsche, fondateur du groupe Volkswagen.

Dans l’automobile depuis toujours

Ferdinand Piëch a baigné dès son plus jeune âge dans l’automobile. Sa mère Louise est la fille de Ferdinand Porsche, fondateur du constructeur des voitures de sport. Son père Anton Piëch, avocat de profession, a dirigé un temps l’usine de Volkswagen à Wolfsburg pendant la Deuxième Guerre mondiale. L’instauration du régime Nazi en 1933 marquera le début d’une période sombre pour Porsche. Ferdinand Porsche sera chargé l’année suivante de concevoir pour Hitler une voiture bon marché en mesure d’atteindre les 100km/h. Cela donnera naissance à la « Volkswagen », signifiant « voiture du peuple », qui deviendra plus tard la Coccinelle. Le constructeur sera aussi contraint de participer à l’effort de guerre au début de la Seconde Guerre Mondiale.

D’Audi à Volkswagen

Ingénieur de formation, Ferdinand Piëch entame sa carrière chez Porsche, à Stuttgart. À partir de 1972, il entre chez Audi où il se forgea une réputation de redoutable dirigeant. Il donne alors à la marque une image nouvelle, notamment en redessinant lui-même les voitures et en concevant de nouveaux moteurs. Il est à l’origine des transmissions intégrales Quattro et de la fameuse Audi Quattro. Audi devient deux fois champion du monde des rallyes et devient un concurrent important de BMW et Mercedes-Benz. Il parvient à redresser le constructeur, ce qui lui vaut d’accéder en 1993 à la tête de la maison mère en plein marasme Volkswagen.

Pour réaliser son rêve de hisser Volkswagen parmi les grands de l’automobile, il l’engage dans une diversification coûteuse, en rachetant au prix fort la marque britannique Bentley notamment. Il a toujours pris soin de préserver la tradition « sociale» et de cogestion au sein du constructeur, que Bernd Pischetsrieder cherchait à briser.

En 2005 Porsche décide d’augmenter ses parts au capital de Volkswagen afin de faire de la marque le leader de l’industrie automobile allemande. Mais la crise économique vient entacher cette volonté d’acquisition. Cette opération financière se retourne contre Porsche. Le constructeur se retrouve endetté à hauteur de 10 milliards d’euros et est contraint de fusionner avec le groupe Volkswagen, qui procède au rachat de 49,9% de ses parts en 2009.

En 2002, Ferdinand Piëch quitte la direction opérationnelle de Volkswagen. Il devient cependant président du conseil de surveillance du groupe. Il en démissionne le 25 avril 2015. Il se désengage totalement de Volkswagen en 2017 et revend ses actions.

Aujourd’hui, Porsche enregistre des ventes en hausse perpétuelle chaque année et s’illustre au travers de voitures particulièrement haut de gammes. Porsche a également le palme du constructeur le plus rentable au monde.

Yves Guillemot : le bâtisseur du jeu vidéo

Yves Marie Rémy Guillemot, né le 21 juillet 19601 à Carentoir (Morbihan), est le cofondateur d’Ubisoft avec ses frères Claude, Michel, Gérard et Christian crée en mars 1986. Il en est l’actuel PDG et président du conseil d’administration.

Diversifier les activités familiales

Né en 1960 à Carentoir dans le Morbihan, il effectue des études de commerce à l’institut de la PME (IPME). Ses parents détiennent alors un magasin de produits pour l’agriculture. Dans les années 80, ils s’essayent à la vente d’ordinateurs et de logiciels destinés à informatiser les fermes.

Yves Guillemot, est aujourd’hui le PDG du groupe Ubisoft, spécialisé dans le développement, l’édition et la distribution de jeux vidéo. Tout a commencé dans les années 80 quand Yves Guillemot et ses frères ont décidé de diversifier l’entreprise familiale dans la technologie. Ensemble, ils créent la société Ubisoft en 1986, qui distribue des jeux vidéo étrangers en France. Puis l’idée est rapidement venue à la fratrie de créer leurs propres produits pour consoles, puis PC, tablettes et désormais dématérialisés sur Internet. Le cofondateur et PDG d’Ubisoft fut couronné du titre d’Entrepreneur de l’Année 2018 par le cabinet EY.

Ubisoft & Vivendi

Ubisoft a suscité l’intérêt de Vincent Bolloré. Vincent Bolloré par l’intermédiaire de sa filiale Vivendi, prit le contrôle d’Ubisoft, et ce malgré l’opposition farouche des frères Guillemot. Vivendi a commencé par Gameloft, un autre éditeur de jeux créé par les cinq frères en 1999 et spécialisé dans les jeux sur mobile. Après une OPA hostile, Vivendi a finalement acquis finalement 100 % du capital de Gameloft en 2016.

L’entreprise multiplie les créations. Dernière grosse création en date : Assassin’s Creed Odyssey. Les équipes d’Ubisoft ont modélisé les principaux lieux de la Grèce antique. 1.000 collaborateurs ont travaillé sur ce scénario pendant deux ans, huit des studios du groupe ont participé au développement du jeu sa sortie fut le 5 octobre 2018.

Désormais, les deux tiers des 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires d’Ubisoft seront générés par les ventes de jeux sur le Web notamment grâce aux différentes plates-formes du groupe et compte près de 14 000 collaborateurs.

 

Aujoud’hui, trois des sociétés des frères Guillemot sont cotées en bourse : Guillemot, Gameloft et bien entendu Ubisoft. Un succès connu et reconnu dans le monde entier, preuve du flair et de l’intelligence stratégique d’Yves Guillemot.

Vincent Bolloré : un parcours fulgurant

Grand manitou des médias, mais également à la tête d’un groupe international de transport et logistique, Vincent Bolloré est un homme d’affaires connu et reconnu. Suivons le parcours du Français, parfois sujet à controverses.

Vincent Bolloré est né le 1er avril 1952 à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine. Il commence sa carrière à la banque Rothschild, en 1981 il devient président-directeur général des papeteries et du groupe Bolloré. Sa carrière connait par la suite une ascension fulgurante.

En 2013 il devient vice-président du conseil de surveillance de Vivendi, président de ce conseil en 2014 puis président-directeur général du groupe Bolloré. Il a de même été promu au grade de commandeur de la légion d’honneur en 2009.

 

Le groupe Bolloré, un empire familial

 

Créé en 1822, le Groupe Bolloré figure parmi les 500 plus grandes compagnies mondiales. C’est un groupe français international de transport, de logistique, et de communication. Coté en Bourse, il est toujours contrôlé majoritairement par la famille Bolloré.

En vue de son départ progressif à la retraite, l’industriel breton a laissera sa place de PDG du groupe Bolloré à son fils Cyrille à compter du mois de juin prochain.

Ses 3 autres enfants ont aussi une place très importante au sein du groupe familial, Marie sa fille est directrice de division des applications mobilité électrique du Groupe, Sébastien, l’aîné est chargé des innovations et des nouvelles technologies à la direction du développement du Groupe et son second Yannick préside l’entreprise Havas.

Bolloré au cœur d’affaires de corruption

En mai 2017, le groupe Vivendi annonce l’acquisition de la participation de 60 % du groupe Bolloré dans Havas pour un montant de 2,36 milliards d’euros.

Seulement en avril 2018, Vincent Bolloré est mis en examen pour corruption d’agents publics étrangers après deux jours de garde à vue dans les locaux de la police anticorruption. Vincent Bolloré est en effet accusé  d’avoir utilisé sa filiale de communication politique Havas afin de gagner le marché de la gestion des ports de Conakry (Guinée) et Lomé (Togo).

Le 13 décembre 2018, six mois après la garde à vue de son patron, c’est la holding Bolloré SA qui est mise en examen pour corruption dans l’affaire des concessions portuaires en Afrique de l’Ouest.

Cependant le groupe a toujours contesté les irrégularités qui lui sont reprochées.

Aujourd’hui le groupe Bolloré emploie 55 000 personnes dans le monde et il réalise plus de 23 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

 

Toby Sun, entrepreneur visionnaire et révolutionnaire

Co-fondateur de Lime, entreprise qui permet la location de trottinettes électriques, Toby Sun fait partie des dirigeants qui comptent dans le milieu du transport urbain. Souhaitant apporter une véritable révolution dans les grandes villes, le Chinois tient une grande idée… et en a encore d’autres en stock.

A l’origine, Toby Sun travaillait dans un fonds d’investissement, grâce auquel il a pu suivre l’évolution de deux entreprises proposant des locations de vélo en free floating. Le free floating, c’est pouvoir trouver un moyen de transports – à ce moment-ci le vélo -, grimper dessus, se déplacer où on le souhaite et le laisser, également, où on le souhaite. Le point fort de ce système ? S’affranchir d’une contrainte majeure, devoir trouver une borne pour déposer le vélo que l’on a loué (comme par exemple avec Vélib à Paris, Velo’V à Lyon…). Il n’en fallait pas plus pour que Sun, possédant un esprit entrepreneurial développé, passe à l’action en compagnie d’un certain Brad Bao.

D’abord la Chine, puis un déménagement aux États-Unis

La force de cette association avec Bao ? L’expérience acquise par ce dernier, lors ses passages chez Uber et Lyft. Car, oui, le concept de vélo en libre-service est finalement très proche de celui des applications qui ont changé à jamais la donne dans le monde des taxis. Ainsi, Sun et Bao décide de monter Lime, qui propose au départ uniquement des vélos, dans les grandes villes chinoises. Un succès immédiat. A tel point que les fondateurs décident de traverser le Pacifique, direction Oakland, Californie. Dans l’État de la SIlicon Valley, où les innovations sont légions, Sun et Bao se sentent comme chez eux. Ils adaptent leur concept pour le marché américain, puis vient le moment charnière dans l’histoire de Lime. Coup sur coup, la start-up annonce la sortie d’un vélo à assistance électrique et… d’une trottinette électrique. Cette dernière est l’idée de génie qui va donner un coup de pied dans la fourmilière.

Une expansion à vitesse grand V

Aujourd’hui, Lime a bien grandi, et est désormais valorisée à 2,4 milliards de dollars. Incroyable ascension pour cette structure encore très jeune, puisqu’elle a soufflé sa deuxième bougie en janvier dernier. Mais la concurrence est féroce, avec Bird, Spin et Skip, qui talonnent la firme au citron vert. Et devant des rivaux qui se diversifient, Uber en tête, qui développe un service de vélos (en partenariat avec Lime) et un autre de trottinettes électriques, Lime doit anticiper. Car comme l’a dit Toby Sun récemment en interview : « La micromobilité se développe à un rythme supérieur à ce que nous avions anticipé, mais l’industrie n’en est qu’à ses débuts ».

Faire face à une concurrence redoutable

Il faut donc trouver des solutions pour devenir pérenne dans un secteur très concurrentiel. Ainsi, Lime imagine de coupler son activité de location de vélos à la livraison de nourriture, à l’instar d’Uber Eats. De plus, l’entreprise doit mettre l’accent sur la sécurité, avec notamment la mise en place de campagnes de sécurité, pour faire de la prévention et de l’éducation. En effet, les mairies des villes accueillant les trottinettes doivent faire face à une recrudescence d’accidents, et de comportements dangereux de la part des utilisateurs. Enfin, Lime a mis à disposition des milliers de casques gratuits dans certaines zones géographiques. De quoi travailler l’image de marque et mettre en avant une vraie prise en compte de problématiques nouvelles, qui incombent à ces nouveaux modes de transports.

A l’heure actuelle, Lime est présent en Chine, en Amérique du Nord, et en Europe. La firme compte dix millions d’utilisateurs, et ses résultats ne font que grimper. Toby Sun, visionnaire, ne compte pas donner du mou quant à son investissement dans l’entreprise. Bien qu’il pourrait être tenté de céder face à une quelconque offre de rachat, il n’en est rien, et voit très grand pour son bébé, star de la mobilité urbaine.

Phil Knight : la créativité est un art

Né le 24 février 1938 à Portland, Phil Knight est le co-fondateur de Nike qui est l’un des plus importants fournisseurs de chaussures et de vêtements de sport au monde. Il effectue ses études secondaires à l’école de Cleveland puis s’inscrit à l’université de l’Oregon. Phil Knight obtient une licence en comptabilité en 1959 et une maîtrise en administration des affaires à l’université de Stanford en 1962. Levons le voile sur le parcours prodigieux de cet homme puissant.

Une passion naissante

Phil Knight vient d’une famille dont le père était une personne dominatrice mais très attentionnée et qui encourageait son fils à repousser ses limites. Durant ses années scolaires à Cleveland, Phil Knight développe une passion en lui (la course). En effet, il aimait courir et ceci le pousse à intégrer une équipe d’athlétisme. Il poursuit ses études à l’université d’Oregon ou il continua avec sa passion pour l’athlétisme. C’est ainsi qu’il fit la connaissance de l’entraineur Bill Bowerman, et les deux nouèrent une profonde amitié. C’est en 1959 après l’obtention de son diplôme que Knight commença à être confus en ce qui concerne son avenir. Il intègre l’armée pendant une année.

Par la suite, Phil Knight décide de s’inscrire à la Graduate School Of Business de l’université de Stanford. Lors d’un cours qui avait pour thème la création d’entreprise, Frank Shallenberger professeur de cette classe à l’époque avait demandé aux élèves de créer une nouvelle entreprise comme projet. C’est alors que Phil Knight élabore le projet d’une entreprise spécialisée dans les chaussures de sport. Il écrit son article dont la thématique était « les chaussures de sport japonaises peuvent-elles influer sur les chaussures de sport allemandes ? ». Et c’est de la que Phil Knight réalisa que son but dans la vie serait de créer une entreprise spécialisée dans le secteur des chaussures de sport. Il obtient son MBA en 1962.

Génie du marketing

Apres l’obtention de son diplôme, Phil Knight a entreprit un voyage dans le monde. Il s’est rendu au Japon en 1962 ou il découvre les chaussures de course de la marque Tiger dont le fabricant est Onitsuka. Knight est très vite impressionné par la qualité et le prix bas des chaussures. Il obtient un contrat de distribution avec l’entreprise.

A son retour, il travaille dans un cabinet comptable basé à Portland mais en parallèle il continu de travailler sur son business plan. Il collabore avec son ancien entraineur Bowerman et forment ensemble un partenariat visant à distribuer les chaussures en Amérique. C’est en 1964 que leur société voit le jour sous le nom de Blue Ribbon Sport. La société dégage de bons bénéfices à la fin des années 1960. Malheureusement, Phil Knight et son associé arrêtent leur partenariat avec la marque Tiger suite à des désaccords et décident de créer leur propre société. Un de leur employé du nom de Jeff Johnson leur suggère de nommer la nouvelle société « Nike ».

Phil Knight avoir pour but de mettre en place des produits dont les athlètes du monde ne voudraient plus s’en passer. Etant le maître niveau Marketing, il s’entoure des célébrités pour promouvoir ses produits. En effet, il fait la rencontre des athlètes tels que Steve Prefontaine avec pour espoir que ce dernier inciterait les autres à porter sa marque. C’est en 1972 que la chaussure Nike, la Cortez fait ses débuts aux essais olympiques de 1972. Ce fut très rentable pour l’entreprise. Les bénéfices de l’entreprise ont augmenté les années suivantes. Nike avait conquis la moitié du marché des chaussures de sport en 1980. Phil Knight ne s’arrêta pas là en ce qui est de miser sur le celebity markeing : il offre à la star de Tennis John McEnroe un contrat d’approbation qui va s’avérer être l’un de ses meilleurs choix marketing. La marque à connu une forte croissance au cours des années 1980 et 1990. Cette notoriété à permis à Phil Knight d’attirer beaucoup plus de sportifs de renommée mondiale tels que : Michael Jordan, André Agassi, Charles Barkley et Tiger Woods.

La société élargie son activité dans les années 1990 et se diversifie dans les vêtements de hockey, de golf et de football. Cette stratégie d’expansion a porté ses fruits et la société réalise des ventes annuelles de plus de 10 milliards de dollars avant 1999. C’est en novembre 2004 que Phil Knight démissionne de son poste de PDG.

Phil Knight n’est ni sportif, ni propriétaire d’une équipe de sport. Mais son influence sur le monde du sport à été considérable. Aujourd’hui Nike est une multinationale présente dans plusieurs pays du monde. En 2000, Knight a été intronisé au Temple de la renommée des sports de l’Oregon pour saluer sa contribution au sport en Oregon. En 2012, il a été intronisé au Temple de la renommée du basketball de Naismith en guise de remerciement pour sa contribution pour soutenir financièrement le basketball américain et ses joueurs.

Jan Koum, le fondateur de WhatsApp quitte le navire

Nous apprenions ce 30 avril 2018 que Jan Koum, cofondateur de WhatsApp, claquait la porte de son entreprise après 10 ans à son bord et cela 8 mois après Brian Acton, l’autre cofondateur de la messagerie. Un revers de plus pour Facebook qui possède WhatsApp et qui est déjà empêtrée dans de multiples scandales. Retour sur la success story de WhatsApp et de son créateur Jan Koum.

Parti de rien

Jan Koum est né en Ukraine communiste dans les années 1970. À 16 ans, les troubles politiques obligent sa famille et lui à quitter le pays pour les Etats-Unis. Sans parler un mot d’anglais, il enchaîne les petits boulots, et survit des aides sociales octroyées à sa mère alors atteinte d’un cancer. Un quotidien difficile dont il s’échappe grâce à l’informatique. Ce surdoué des écrans, rejoint un groupe de hackers et intègre plus tard l’université de San José, en Californie. Avant même la fin de ses études, il est recruté en 1998 par Brian Acton (son futur associé) comme ingénieur sécurité chez Yahoo.

Voyant la chute de Yahoo face à Google arriver, Jan Koum et Brian Acton quitte la société en 2008. Tous deux postulent chez Twitter et Facebook, mais sans succès.

Une app sans business model

WhatsApp est un OVNI de la tech. L’idée de l’application a germé dans l’esprit de Jan Koum alors que les communications téléphoniques étaient surveillées par le régime soviétique, ce qui rendait les échanges difficiles avec sa famille restée en Ukraine. D’où la nécessité pour lui de créer une application dont les communications ne seraient pas enregistrées, à la différence des autres apps comme MSN Messenger, Viber ou encore Facebook Messenger.

Pour s’inscrire, WhatsApp ne demande rien d’autre qu’un numéro de téléphone, ne stocke pas les messages envoyés entre utilisateurs et ne demande pas la création de profils pouvant être revendus à des entreprises publicitaires. La principale utilisation de WhatsApp est l’envoi de messages gratuits depuis ou vers l’étranger grâce à un téléphone mobile, et connecté gratuitement à Internet. L’envoi de l’équivalent d’un SMS est gratuit et illimité.

L’application n’a jamais établi de vrai business model : refusant la publicité sur l’application. L’utilisation devait être payante, mais cela n’a jamais été le cas.

L’entreprise fondée par Jan Koum et Brian Acton ne comptera jamais plus de 50 employés et un seul bureau à Mountain View. L’entreprise ne fera aucune communication, aucune publicité pour son service. Tout se fera grâce à l’appréciation des utilisateurs, la simplicité du système et sa viralité.

Le grand rachat

Le 19 février 2014, Facebook annonce le rachat de WhatsApp pour 19 milliards de dollars, après une première offre de Google refusée, s’élevant à 10 milliards de dollars. Un comble lorsque l’on sait que quelques années auparavant, les deux fondateurs n’avaient même pas réussi à obtenir un poste dans l’entreprise de Mark Zuckerberg.

Aujourd’hui, la messagerie compte plus d’un milliard d’utilisateurs dans le monde avec chaque jour plus de 55 milliards de messages envoyés et 4,5 milliards de photos.
Le départ de Jan Koum sonne donc comme un séisme dans l’entreprise. En interne, il se murmure que Facebook et WhatsApp n’ont jamais été compatibles. D’un côté, Facebook, réseau social bâti sur la publicité, avec un respect de la vie privée de ses membres assez flou. De l’autre, WhatsApp refusant d’afficher des publicités et de vendre des données personnelles.

Cependant, en 2016, la messagerie a commencé à fournir des informations, comme les numéros de téléphone et les smartphones utilisés pour que sa maison mère puisse utiliser ces informations à des fins publicitaires. Ce revirement sera sanctionné par une amende de 110 millions d’euros en Europe.

Aujourd’hui, la rupture est consommée entre Facebook et Jan Koum, pour qui la protection des données personnelles a permis la création de l’une des applications les plus populaires de monde.

Guillaume Canet et le septième Art, un jeu d’enfants !

A l’occasion de la sortie de son nouveau film, Mon Garçon, revenons sur la vie de Guillaume Canet. Acteur de talent, puis réalisateur reconnu et récompensé, Guillaume Canet jongle avec les films et les rôles comme un jeu d’enfants. Sa participation au rayonnement du cinéma français est immense. Il partage sa vie avec Marion Cotillard également star dans le monde du septième Art.

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Qui est Guillaume Canet ?

Guillaume Canet est né le 10 avril 1973 en région parisienne. Sa vie était promise à sa première passion, Jockey, jusqu’à ses 18 ans quand un accident l’oblige à arrêter le cheval. C’est à ce moment qu’il se tourne vers les arts dramatiques en suivant une formation au Cours Florent. Il se fera remarquer dès ses premières pièces de théâtre, notamment La Ville dont le Prince est un Enfant d’Henry de Montherlant aux côtés de Christophe Malavoy.

Il fait très vite sa première apparition au cinéma en 1995 dans Le Fils Unique. Il donnera la réplique à Jean Rochefort en 1997 dans Barracuda. Sa notoriété commencera à exploser en jouant dans le film de Pierre Jolivet, En Plein Cœur en 1998 et dans le film de Rémi Waterhouse, Je règle mon pas sur le pas de mon Père en 1998 également. Il tournera à nouveau avec ces réalisateurs en 2002.

La montée jusqu’au sommet

Dès l’an 2000, le jeune prodige devient un acteur de premier plan. En jouant avec Léonardo Di Caprio dans La Plage, avec Sophie Marceau dans La Fidélité ou encore avec Antoine De Caunes, il s’assure une renommée de qualité. Quelques courts-métrages et spots publicitaires plus tard, il s’essaye à différents genres en flirtant avec Marion Cotillard dans Jeux d’enfants, en s’aventurant dans Narco et en combattant dans l’émouvant Joyeux Noël.

Puis viennent les films Un Ticket pour l’Espace, et L’Enfer. Il prêtera sa voix au film d’animation Pixar, Cars, qui rencontrera un succès phénoménal. Il réalise en 2006 Ne le Dis à personne, une adaptation du roman d’Harlan Coben du même nom et franchit un nouveau palier. Il réussit à réunir dans ce seul opus François Cluzet, Jean Rochefort et Kristin Scott Thomas. Ce film lui vaudra de remporter quatre César avec le prix du Meilleur acteur pour François Cluzet et le prix du Meilleur réalisateur pour lui-même. Il est alors le plus jeune cinéaste de sa catégorie à être récompensé d’un César de l’Histoire.

Plus rien ne l’arrête

Guillaume Canet c’est désormais un nom, une figure inévitable du cinéma français. En 2007, il joue aux côtés d’Audrey Tautou, autre figure montante du cinéma français dans Ensemble, c’est tout, l’adaptation du roman best-seller d’Anna Gavalda. La même année, il donnera la réplique à Vanessa Paradis et à nouveau à Jean Rochefort dans La Clef.

En 2008, il retrouve François Cluzet, mais du même côté de la caméra cette fois dans un film de Jacques Maillot, Les Liens du sang. Il prête la même année à nouveau sa voix pour un film d’animation, La Famille Suricate. Cela ne l’empêchera pas de prendre des rôles plus sérieux. Sa tête d’ange servira le monde dangereux des services secrets dans Espion(s) de Nicolas Saada. Cinq ans après avoir joué dans Joyeux Noël, Guillaume Canet reprend le genre aux côtés du réalisateur Emir Kusturica.

Il retrouve Marion Cotillard en 2009 dans Le Dernier Vol avant de la diriger en 2010 dans Les Petits Mouchoirs, film où il fera jouer ses « potes » de cinéma : François Cluzet, Gilles Lellouche… Il partira ensuite de nouveau de l’autre côté de l’Atlantique pour jouer dans un drame amoureux, Last Night avec un casting international incluant Eva Mendes et Sam Worthington entre autres.

De retour en France il participera à la nouvelle version La Nouvelle Guerre des Boutons de Christophe Barratier. Il prête à nouveau sa voix pour Cars 2 pour la voix française de Lightning McQueen. Viennent ensuite de nombreuses participations à des films français et internationaux dont Blood Ties, The Program ou encore The Siege of Jadotville.

Guillaume Canet signe un retour aux sources aux côtés de Marion Cotillard dans Rock’n Roll un film déjanté plein d’auto-dérision au sujet de leur couple. En 2017, Mon Garçon est à l’affiche pour un nouvel opus tourné en six jours, un nouveau pari fou, pour un homme passionné du septième Art.

JOHN LEGEND : le roi de la musique pop soul !

Compositeur, pianiste et interprète, l’américain John Legend a travaillé avec de nombreux artistes pop et R’n’B avant de se faire un nom en alliant soul et hip-hop avec brio. Avec plusieurs Grammy Awards à son actif, il ne cesse d’être contacté par les plus grands, que ce soit dans l’industrie musicale ou au cinéma où il a été approché pour participer à l’élaboration des bandes originales des films « Django Unchained » et «12 Years A Slave».

The Variety Shutterstock Sundance Portrait Studio, Park City, Utah - 24 Jan 2016

Voici son histoire :

La naissance de l’enfant prodige

John Stephens, plus connu sous le nom de John Legend, est née à Springfield, dans l’Ohio (États-Unis), le 28 décembre 1978. Il commence le piano à l’âge de 3 ans, soutenu par sa grand-mère. À 7 ans, il rejoint les chœurs de l’église tout en se mettant à la musique classique. Pendant ses études, il intègre un groupe de jazz et pop a cappella dont il deviendra le président et le directeur musical. Après avoir été diplômé, il rejoint la Boston Consulting Group. En même temps, il arpente les clubs de New York, Philadelphie ou Washington, se produisant en tant qu’artiste indépendant et vendant ses propres CD en utilisant le nom de John Stephens.

Un parcours professionnel emblématique

Son envie de se lancer dans l’industrie musicale vient de son ancien camarade de Pennsylvanie, Devon Harris, connu sous le nom de Devo Springsteen. Ce dernier le présente à son cousin qui n’est autre que le célèbre artiste de hip-hop Kanye West. Le rappeur signe rapidement avec John Legend sur son label G.O.O.D. Music. Grace à Kanye West, le chanteur sort son premier album en 2004 : « Get Lifted » qui connait un succès immédiat.  L’album est disque de platine grâce aux titres « Used to love you » et « Ordinary People », une chanson qu’il a écrite pour le groupe Black Eyed Peas. L’artiste remporte le prix du meilleur album R&B, de la meilleure performance vocale masculine R&B et est désigné comme le meilleur nouvel artiste. John Legend remporte également trois Grammy Awards pour son titre « Get Lifted ».

Par ailleurs, il poursuit ses collaborations ; en 2010, avec le groupe de hip-hop The Roots et l’album Wake up ! ; en 2011 avec le groupe MSTRKRFT avec qui il pose sa voix sur le single Heartbreaker.

En 2013, le chanteur revient avec de nouvelles compositions pour « Love in the Future ». Ce quatrième album produit avec Kanye West et Dave Tozer contient le titre « Who Do We Think We Are » en duo avec Rick Ross et le tube planétaire « All of Me » qui se classe à la deuxième place des charts au Royaume-Uni.

John Legend a également collaboré avec de grands artistes tels que  Janet Jackson, Black Eyed Peas, Mary J. Blige, ou encore Alicia Keys. Il doit d’ailleurs son surnom de « Legend » à des amis qui lui auraient fait remarquer que sa voix ressemblait à celle des chanteurs de l’ancienne génération.

Aujourd’hui, John Legend fait partie des plus grandes figures de la scène soul internationale !

Doué aussi pour le cinéma !

John Legend suscite tout autant d’intérêt dans le cinéma que dans la musique. En 2012, son titre «Who Did That to You» est sélectionné pour la bande originale du film «Django Unchained» de Quentin Tarantino.

En 2013, on lui propose d’être producteur exécutif de la B.O. de «12 Years A Slave ». L’année suivante, John Legend travaille avec Common avec qui il sort le titre «Glory» présent sur la B.O de «Selma». Ce titre lui permet de remporter le Golden Globe de la meilleure chanson originale de film ainsi qu’un Oscar dans la même catégorie.

En 2015 également, John Legend décroche un rôle dans le célèbre film «La La Land » aux côtés de Ryan Gosling et Emma Stone.

Sa vie privée

En dehors de la musique, John Legend est impliqué dans de nombreuses causes sociales et caritatives. Il est le Vice-président de Harlem Village Academies, une organisation de la ville de New York qui gère plusieurs écoles.

John Legend est marié depuis le 14 septembre 2013 au top model Chrissy Teigen, rencontrée sur le tournage du clip Stereo en 2007. Le 14 avril 2016, John Legend accueille son premier enfant, une fille nommée Luna Simone.

William Allen, la naissance d’un géant américain

Il a démocratisé le transport aérien, il a été un homme intègre, passionné par l’innovation. C’est grâce à lui que le transport aérien entra dans l’ère du jet et devint accessible pour tous. Voici le portrait d’un grand patron visionnaire à la conquête de l’espace :

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William McPherson « Bill » Allen, est né le 1 Septembre 1900 à Lolo, Montana. Diplômé de droit à Havard en 1925, puis membre du conseil d’administration de Boeing Air Transport en 1930, il ne cesse de travailler dans un cabinet d’avocats nommé “Donworth, Todd & Higgin” à Seattle. Un an plus tard, il a rejoint le conseil d’administration de Boeing Aiplane Company en tant que conseil d’entreprise afin de représenter les salariés. Directeur juridique en 1930, c’est en 1945 que William Allen est devenu PDG de Boeing suite, il ne possède pas les qualifications pour diriger une entreprise d’ingénierie, cependant il possède des qualités qui font de lui un visionnaire et qui lui permettent de prendre la tête de cette grande industrie et de démocratiser le transport aérien au fil des années.

Une situation catastrophique

Suite à la victoire des alliés après la Deuxième Guerre mondiale, les commandes de bombardiers B-17 et B-29 que Boeing avait fabriqués par milliers depuis 1941 furent annulées. En conséquence, nous avons pu voir le nombre de salariés chuter, celui-ci passa de 41.000 à 7.500 en l’espace de quelques mois. De nombreux échecs s’ensuivent, William Allen décida de transformer un quadrimoteur de transport en avion de ligne mais ce stratocruiser eût des pannes de moteur et ne s’écoula qu’à seulement 55 exemplaires en comparaison avec ses concurrents (600 pour Douglas  DC-4 et 200 pour Lockheed Constellation.

Une première victoire

Ne se laissant pas abattre, William Allen décida de changer de concept technologique en misant sur l’avion à réaction de grande taille. Séduite, l’US Air force lui passa commande du bombardier B-47, puis du B-52 qui resta l’un des vecteurs nucléaires américains les plus utilisés quarante ans durant au sein de l’armée américaine. Malgré les réticences de ses managers, WIlliam Allen decida de lancer la conception d’un quadriréacteur long-courrier. après avoir assisté à une démonstration du Comet britannique, le premier avion à réaction civil. C’est donc en 1954 que le premier B-707 effectua son premier vol au même moment où de nombreux incidents tels que des explosions mettaient fin à la carrière du Comet britannique. En effet, ces événements n’incitèrent pas les compagnies à se procurer le nouvel avion de transport civil à réaction. Cependant, Juan Trippe (fondateur de Pan Am) très attiré par la nouveauté, fût le premier à commander vingt 707 suivis de Air France et Qantas. Dans les années 1960, le 707 fut adopté par tous puisqu’il permettait de réduire considérablement la durée de vol d’un long-courrier et de parcourir l’Atlantique sans escale.

Succès fulgurant

William Allen permit à Boeing de s’imposer comme leader du marché du transport civil face à Douglas. Le PDG sut prendre des risques ce qui lui permit de devenir un acteur de poids à la conquête de l’espace en proposant un transport aérien accessible à tous. Suite à ce succès, Bill Allen ordonna l’étude d’un moyen-courrier, c’est en 1964 qu’il construit 2000 exemplaires du B-727, premier triréacteur civil qui prend une grande place dans le marché face à Douglas. Sa plus grande innovation fut le B-737 lancé en 1968, il est devenu l’avion le plus vendu de l’histoire avec plus de 13 000 commandes enregistrées. Boeing domine totalement le marché du transport civil et engrange des bénéfices aussi bien dans le secteur militaire que spatial (missiles, hélicoptères, véhicule lunaire…).

Pour répondre à la demande du marché et continuer dans leur innovation, Bill Allen et Juan Trippe réfléchissent à l’avènement des appareils civils supersoniques. En effet, le réel problème est que le B-707 et le Douglas DC-8 accueillent moins de 200 passagers. Ainsi, en 1970 fût lancé le B-747 qui propulsa le transport de masse dans un marché qui assurera la presque la totalité du monopole sur les vols transocéaniques. Grâce à cette conception, Boeing a réussi à empêcher Airbus de rentrer sur le marché durant un quart de siècle.

Un dernier obstacle pour Boeing

La récession économique de 1969 à 1971 n’a épargné personne et toutes les commandes civiles et militaires furent stoppées. William Allen est donc obligé de réduire ses effectifs de  101.000 à 38.000 et d’avoir recours à un prêt afin d’assurer les salaires de ses employés. Après trois années à essayer de sauver sa firme, il se retira en 1972 après avoir eu la certitude que Boeing était sauvé.

William Allen a donc été un homme d’affaires aux défis et idées multiples qui lui ont permis de s’imposer dans l’histoire du transport aérien et de devenir un grand visionnaire à la tête de Boeing qui fête aujourd’hui ses 100 ans.

 

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