Les industriels révolutionnaires : Henry Ford 2/3

 

Industriel de la première moitié du deuxième siècle ; Henry Ford est un fondateur et constructeur automobile. Visionnaire, il a su franchir les obstacles tout en commençant au bas de l’échelle jusqu’à mettre en place une méthode de production qui va révolutionner l’industrie américaine. Né le 30 juillet 1863, le fondateur de l’entreprise Ford a su s’imposer dans le milieu industriel. Suivons le parcours atypique de ce challenger, décédé le 7 avril 1947.

L’innovateur aux multiples défis

Henry Ford avait abandonné les bancs de l’école dès 16 ans pour travailler dans différents ateliers de mécanique, puis dans une compagnie d’électricité. En 1893, devenu ingénieur en chef suite à sa promotion, il a désormais plus de temps et d’argent pour se consacrer à ses recherches sur les moteurs à combustion interne. Ford démissionne d’Edison Illuminating Company et fonde le 5 août 1899, avec le soutien de l’industriel William Murphy, la Detroit Automobile Company dans le but de produire des automobiles. Sans succès, l’entreprise est dissoute en janvier 1901. Sans se décourager, Ford et Murphy tirent des leçons de leurs échecs d’où la célèbre citation d’Henry Ford « Echouer, c’est avoir la possibilité de recommencer de manière intelligente. » Ford créé une entreprise dénommée la Henry Ford Company, et fait preuve d’imagination en participant à une course au bord de la Ford 999, qu’il remporte. Cela le fera connaitre à travers tous les États-Unis. Cette victoire est le début de son ascension glorieuse et met en place une méthode de production décisive pour sa construction automobile, mais aussi pour l’industrie mondiale. Le succès du Modèle T permet à Ford de s’agrandir considérablement aux États-Unis et sur les 5 continents.

Le Fordisme

Le système de production inventé par Henry Ford est sans doute l’épisode le plus décisif de l’Histoire de l’industrie mondiale au XXe siècle. La standardisation devait permettre l’abaissement des coûts de production, et donc la fabrication d’une automobile accessible au plus grand nombre. Le projet de Ford était caractéristique d’une époque où une nouvelle économie politique commençait à naître aux Etats-Unis, fondée sur la consommation de masse de produits standardisés. De par cette méthode sort la Ford T, lancée en 1908, qui était l’automobile standardisée par excellence vendue à près de 15 millions d’exemplaires dans le monde. Très vite, toute l’industrie américaine applique ces principes de productivité. Le Fordisme est alors fondé sur trois grands principes :

  • La division du travail résultant du travail à la chaine et de la parcellisation,
  • La standardisation des produits et des pièces à grandes échelles,
  • L’augmentation des salaires des ouvriers qui stimule la demande des biens, favorisant ainsi la consommation de masse.

De façon encore plus large, le Fordisme correspond à une longue période de capitalisme régulé, on parle alors de compromis Fordiste, pendant laquelle le système est avantageux à la fois pour les entreprises et pour les salariés.

Tout bien considéré, l’industriel américain Henry Ford a su gravir les échelons du poste de mécanicien à fondateur de la construction automobile. Les obstacles n’ont été en aucun cas une source de découragement mais une motivation ce qui a fait de lui une icône, et son groupe automobile un empire. Henry Ford devient alors l’une des personnes les plus riches et les plus connues du monde révolutionnant l’industrie.

 

Les industriels révolutionnaires : Frederick Taylor (1/3)

« Les plus grandes améliorations dans la puissance productrice du travail et la plus grande partie de l’habileté, de l’adresse, de l’intelligence avec laquelle il est dirigé ou appliqué, sont dues, à ce qu’il semble, à la division du travail. » disait Adam Smith. Sont-ce certainement ce genre de réflexions, qui conjuguées au génie de l’homme, produisent des principes novateurs pour les industries. Ainsi, Frederick Winslow Taylor, pionnier industriel né au XIXe siècle, par l’élaboration d’une théorie sur l’Organisation Scientifique du Travail vient à accroître de manière significative le niveau de production des entreprises. Suivons donc, le brillant parcours de l’un des précurseurs de la consultance et de l’organisation du travail.

Un ouvrier face aux défis

Orienté vers la mécanique, Frederick Taylor fait un apprentissage d’ouvrier modeleur à Philadelphie de 1874 à 1878. Embauché dans une aciérie, la Midvale, en 1878. Il va alors gravir les échelons : de simple manœuvre, en passant par chef d’atelier, il deviendra ingénieur en chef. Dès lors, le combat pour la productivité démarrera. En 1881, il entreprend une analyse de déroulement des tâches sur la Time and Motion study, en s’appuyant sur son expérience d’ouvrier. Son objectif était de mettre en place un système dans lequel on produira davantage avec le moins de main d’œuvre possible. En 1883, en cours du soir, Frederick Taylor obtient un diplôme du Stevens Institute of Technology situé dans le New Jersey. Il a alors étudié pendant plusieurs années le fonctionnement de la société, afin de déterminer la meilleure façon d’optimiser le travail. En 1890, il part travailler pour une entreprise de pâte à papier pendant 3 ans. La gestion de cette entreprise lui prendra beaucoup de temps, et les dirigeants ne s’alignaient pas sur les décisions prises. Il décide alors de se mettre à son compte en 1893.

Le pionnier incontestable

Il fonde son propre cabinet de conseil à Boston, où il sera consulté régulièrement. Ses nombreux brevets lui permettront de faire fortune et de participer à l’exposition universelle de Paris en 1900, en présentant une machine d’usinage révolutionnaire. Il mène une brillante carrière d’ingénieur indépendant en écrivant des articles. En 1893 par exemple, il publie un mémoire technique sur les courroies, puis deux ans plus tard un autre sur les salaires à la pièce. A partir de 1901, il se consacre à la propagation de ses idées aux Etats unis, où il bénéficie d’un coup d’accélérateur. Ces idées sont diffusées, la France est le premier pays à traduire ses écrits en 1907. Ces ouvrages techniques sont publiés jusqu’en 1912. Les conflits sociaux de l’arsenal Watertown dans la même année l’obligent à exposer ses méthodes devant une commission d’enquête gouvernementale. Il donnera alors des copies privées de ce mémoire dénommé « The Principe of Scientific Management ». L’ouvrage est donc publié et traduit « La Direction des Ateliers » officiellement en 1912. De nombreuses personnes comme Ford, Michelin ou encore Renault se sont inspirées de ces œuvres sur le travail à la chaîne.

Ingénieur de formation, Frederick Taylor a occupé successivement plusieurs postes de la hiérarchie d’une usine. Il a su mettre en place plusieurs nouvelles approches du management pour l’optimisation du travail grâce à son expérience d’ouvrier. Malgré les difficultés rencontrées, ses ouvrages ont été une source d’inspiration de plusieurs ingénieurs. De son vivant, ce sont seulement 200 entreprises qui ont adopté son principe d’organisation. C’est seulement à partir de 1920 que ses ouvrages connaitront un essor considérable. Il est mort en 1915, donc sans avoir vu ses méthodes devenir une référence mondiale. Taylor posa les bases de la productivité en milieu industriel, ce qui amènera d’autres entrepreneurs à lui emboiter le pas, et à améliorer son modèle.

 

Joël Robuchon : le génie de la gastronomie

Né en 1945, Joël Robuchon est un influent pionnier médiatique de la nouvelle cuisine, auteur d’ouvrages culinaires de référence et dirigeant fondateur d’un important empire mondial de restaurants gastronomiques. Il détient le plus important palmarès de l’histoire de l’art culinaire, avec 32 étoiles au guide Michelin. Le chef multi-étoilé avait gagné ses galons d’ambassadeur de la cuisine et de la culture française. Passons en revue le parcours extraordinaire du chef, décédé le 6 août dernier suite à un cancer au pancréas ; à l’âge de 73 ans.

Ascension gastronomique

Joël Robuchon a découvert sa vocation pour la cuisine à l’âge de 15 ans. Il s’oriente en 1960 vers la gastronomie, en tant qu’apprenti cuisinier pâtissier au relais de Poitiers. Il réalise un tour de France dans de nombreux restaurants en tant que compagnon du devoir, et s’initie à la nouvelle cuisine avec son mentor Jean Delaveyne. En 1976, il devient le meilleur ouvrier de France et décroche ses deux premières étoiles, puis ouvre son premier restaurant à Paris en 1981. Trois ans plus tard, il décroche déjà sa troisième étoile au guide Michelin avant d’être salué six ans plus tard par une autre bible du métier, le Gault et Millau, qui le consacre « cuisinier du siècle ». Dès lors, il devient également consultant pour le monde culinaire, entre autres pour des restaurants, concours, et même dans l’industrie agroalimentaire. Robuchon a même décroché le titre de « meilleur restaurant au monde » en 1994, distinction décernée par l’International Herald Tribune. En exportant aussi son savoir-faire et sa cuisine en dehors de France via l’ouverture de nombreux établissements, le chef a même été récompensé par de nombreux honneurs. Décoré de la Légion d’Honneur, il avait été également ajouté à l’Ordre du Mérite National agricole, et à celui des arts et lettres. Il ouvre un autre restaurant portant son nom, à Paris, puis annonce sa retraite en 1996.

Véritable entrepreneur

Entre ses institutions, ses écoles, ses restaurants, ses alliances avec des groupes industriels alimentaires, les émissions culinaires auxquelles il prenait part et les ouvrages qu’il publiait, le chef visionnaire multi-étoilé est devenu un véritable homme d’affaires. Il était vu comme un innovateur, un créateur d’emplois auquel tout réussit. Dès lors, il se consacre à la transmission de son savoir culinaire par ses émissions télévisées. Puis, il développe un concept novateur d’ateliers de cuisine grand luxe et de haute gastronomie. Ne s’arrêtant pas là, Joël Robuchon s’est également associé à un fonds d’investissements luxembourgeois pour créer une société, JR International, chargée de développer de nouveaux concepts à l’étranger. La société a également pour principal objectif de créer une école hotellière, sobrement nommée « Institut Joël Robuchon ».

Elu cuisinier du siècle, Joël Robuchon a su s’imposer peu importe les différentes situations qu’il a pu traverser. Ce grand homme nous quitte en laissant orphelins près de 26 restaurants sur trois continents, une empreinte indélébile et des plats signatures à l’image de ses délicieuses recettes. Le visionnaire qui a fait rayonner la gastronomie française a inspiré, inspire et inspirera les générations à venir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sergio Marchionne : Une légende de l’industrie automobile

Né le 17 juin 1952 à Chieti, Sergio Marchionne est un industriel et homme d’affaire italien naturalisé canadien. Il est diplômé en philosophie et droit de l’Osgood Hall School de Toronto (Canada) ainsi qu’en économie et commerce à l’université de Windsor où il a ensuite obtenu un MBA. En 1985, il devient docteur en droit du commerce et est nommé en 1987 procureur légal et avocat dans la province de l’Ontario.

Le miracle automobile

Occupant plusieurs postes de direction avant son ascension en février 2002, Sergio Marchionne est nommé directeur Général du groupe SGS de Genève, filiale de la holding Fiat à travers l’Exor. Il devient connu et reconnu dans le monde financier pour avoir redressé le groupe suisse en seulement deux ans. Marchionne voit alors sa cote s’envoler rapidement. En 2004, Umberto Agnelli désigne Marchionne pour remettre sur la route la firme turinoise, alors en déclin. Plus tard, Marchionne Sergio entre au conseil d’administration du groupe Fiat et est nommé le 1er juin 2004, directeur général de Fiat SPA. A partir de 2005, il assure également la direction de Fiat Group Automobile. Dès lors, la marque Fiat dépend entièrement de la Fiat 500 et accumule des pertes. Lancia meurt à petit feu et la tentative de redynamiser la marque en vendant des Chrysler sous la marque Lancia se révèle être un échec cuisant. Cependant, les ventes repartent et permettent de combler les pertes de la marque. En 2009, il a ajouté une dimension internationale à la marque italienne en s’alliant avec l’américain Chrysler, avec pour objectif de faire du groupe l’un des premiers constructeurs automobiles du monde, qui a enregistré en 2017 des résultats records. Fiat reste le premier employeur privé.

Le constructeur historique

Sergio Marchionne fut également le vice-président non exécutif du conseil d’administration du groupe bancaire suisse UBS, de février 2008 à juillet 2018. Il était par ailleurs membre du conseil d’administration de Philippe Morris international, aussi administrateur délégué du groupe Fiat et président de Ferrari de 2004 à 2018. Après des années d’errance sous la direction de Daimler puis au fonds Cerberus Capital Management, le constructeur a redécollé grace à sa marque phare Jeep, dépassant le million de véhicules vendus en 2014, soit un bond de 39%. Sergio Marchionne, alors PDG du groupe Fiat Chrysler Automobiles, était le mieux rémunéré du secteur, touchant 10,9 millions d’euros l’an dernier. Il touchait aussi 5,15 millions de dollars en tant que PDG de CNH Industrial, sans parler des actions qu’il détenait en qualité de PDG de Ferrari. Il a obtenu plusieurs titres prestigieux comme le titre d’Honorary Doctor of Laws Degree, la Laurea Honoris Causa en économie de l’université de Cassino et bien d’autres.

Sergio Marchionne, dont la maladie a précipité le départ, était un homme à poigne qui a redressé le groupe Fiat en 14 ans pour en faire un mastodonte international. Bien que peu connu en 2004, lors de son arrivée à la direction de la firme turinoise qui était alors au bord du gouffre, il a su s’imposer et redresser la barre. Il est même parvenu à conquérir les politiciens, les médias et les syndicalistes en Italie, tous fascinés par sa grande capacité à sauver le plus grand groupe du pays sans suppression massive d’emploi

Carlos Tavares : l’homme de la situation

LE PARCOURS HÉROÏQUE

Né le 14 août 1958, Carlos Tavares est un Portugais arrivé en France à 17 ans, il décroche un diplôme d’ingénieur à l’École Centrale de Paris. En 1981, le jeune ingénieur passionné d’automobile est rentré chez Renault et a gravi un a un les échelons jusqu’à devenir le bras droit de Carlos Ghosn, qui le propulsa à la tête de la division nord-américaine de Nissan.

 

L’AVENIR EN MAIN

Après 32 années passées chez Renault, il a quitté le navire en 2011. Il devient alors le successeur de Philippe Varin, le Président Directeur Général de PSA. Depuis 2014, il est également le président du directoire de groupe PSA et administrateur de Faurecia. Tavares a donné un plan pour le redressement de la société au bord de la faillite, en moins de deux ans. Chez Renault, Carlos Tavares était parvenu à relancer la marque. Son expertise à l’international pourrait notamment permettre à PSA de trouver de nouveaux relais de croissance. PSA s’est désendetté et a retrouvé une marge de 5% grâce à son plan « Back in the race ». Par la suite, il utilise un autre « Push to pass » pour relancer Citroën. A 58 ans, il règne désormais sur le deuxième groupe automobile européen derrière VAG (Volkswagen, Audi, Lamborghini, Porsche…).

UN CHALLENGER

Carlos Tavares redresse la première entreprise automobile de France, au point de la transformer en société conquérante, aujourd’hui détentrice de cinq marques (Peugeot-Citroën DS, Opel et Vauxhall). Ces qualités ont payé comme on peut le constater dans l’actualité, PSA publie un bénéfice net « record » en hausse de 18% à 1,48 milliards d’euros, grâce à la rentabilité de ses activités automobiles. L’acquisition d’Opel et sa branche britannique de Vauxhall a fait bondir le chiffre d’affaires de 40,1% à 38,6 milliards d’euros sur les six premiers mois de l’année, malgré tous les vents contraires. En plus, Opel affiche une marge opérationnelle de 5% et un free cash-flow de 1,16 milliards d’euros.

Carlos Tavares est donc un homme de défi qui a plusieurs cordes à son arc outre celle de diriger une alliance internationale entre constructeurs automobiles. Polyglotte, sportif, franc et surtout grand travailleur, cet homme a su gravir les échelons quelque soit les obstacles. D’ingénieur à vendeur, aujourd’hui président du groupe, Carlos Tavares a connu une importante évolution de sa carrière professionnelle. Aujourd’hui, il a été récompensé par une prime d’un million d’euros, pour les résultats excellents de l’année écoulée.

 

L’équipe de France : une success story collective

C’est l’histoire d’une victoire, d’un groupe, d’un collectif de 23 jeunes hommes qui ont réussi le temps d’un mois à faire vibrer la France entière et qui aura à jamais marqué les esprits certes par leur victoire, mais également par les valeurs que chacun véhicule. C’est une success story exceptionnelle, car elle ne concerne non pas un homme, mais un groupe qui malgré l’adversité et les critiques, a su balayer tous ses adversaires aussi bien sur le terrain qu’à l’extérieur. L’équipe de France 2018, championne du monde !

Lorsque le 17 mai dernier Didier Deschamps annonça sa liste des 23 joueurs, c’est avec beaucoup de scepticisme que la nouvelle a été reçue. Entre les inconnus tels que Benjamin Pavard ou encore la décision d’écarter Karim Benzema, l’équipe du sélectionneur a beaucoup fait jaser et n’a pas laissé beaucoup de place à l’espoir d’une victoire.

La jeunesse comme moteur

Didier Deschamps a intégré quatorze nouveaux joueurs dans sa liste qui n’avaient jamais joué une compétition de cette envergure. Des joueurs jeunes, voire trop jeunes pour certains puristes (moyenne d’âge 25 ans), le plus jeune étant Kylian Mbappé, 19 ans. Benjamin Pavard, 22 ans, Lucas Hernandez, 22 ans, Presnel Kimpembe, 22 ans, Corentin Tolisso, 23 ans, Nabil Fekir, 24 ans, Thomas Lemar, 22 ans, Ousmane Dembélé, 21 ans, Benjamin Mendy, 23 ans, Florian Thauvin, 25 ans, évoluant pour la plupart dans des clubs prestigieux mais n’ayant jamais eu de statut cadre.
S’il y a bien une chose que cette jeunesse a apporté, c’est un souffle nouveau. Oubliez l’épisode Knysna et la grève des joueurs ! Les Bleus version 2018, ce sont 23 personnalités complémentaires, une atmosphère détendue aussi bien sur le terrain que dans les vestiaires où taquineries et danses ne sont jamais bien loin.

Des tauliers bien en place

Si certains se sont révélés, d’autres se sont imposés à l’instar de Paul Pogba devenu le leader incontesté de l’équipe de France. Discours de motivation, recadrement sur le terrain et même dans les vestiaires, « la Pioche » est partout ! Et ce n’est pas Didier Deschamps qui dira le contraire. Très critiqué en amont de la compétition, le numéro 6 a su mettre tout le monde d’accord en s’imposant comme chef de groupe malgré son jeune âge. Si Paul Pogba restait comme le général en Russie, Antoine Griezmann s’est imposé lui comme le colonel du fond, titulaire durant toute la compétition. Grizou, comme le surnomment amicalement ses coéquipiers, a su être l’architecte dont cette équipe avait besoin. On notera aussi les fortes influences de joueurs dont la voix est écoutée par les autres comme Hugo Lloris, le capitaine, Raphaël Varane, potentiel futur Ballon d’Or, ainsi que Blaise Matuidi et Steve Mandanda, vieux sages de l’équipe.

Qualités morales autant que techniques

Bien que jeune, cette équipe n’a cessé de vouloir transmettre des valeurs positives à son public. Toujours soudée, c’est une fratrie qui est née sous nos yeux durant cette compétition. Bienveillant face aux médias qui les ont critiqué durant le début de la compétition, les joueurs de Didier Deschamps ont su garder la tête froide pour offrir la victoire à la France entière. Leur amour pour la France et les Français était au cœur de leurs esprits, et ce durant toute la Coupe du Monde.

 

 

 

 

 

 

Eric FAVRE & NESPRESSO : un succès mondial en ascension

Avec Georges Clooney comme ambassadeur, et un slogan accrocheur « What else ? », la star du café ne cesse de s’étendre à l’international et continue son ascension.

C’est en 1986 que l’histoire commence. Nespresso se démarque avec un concept révolutionnaire alliant simplicité, innovation et originalité, proposant de se faire couler son petit café gourmet sous forme de capsule et digne des plus grands baristas italiens… à la maison !

Une communication séduisante, une stratégie sans faille et très bien ficelée, des machines design, des choix de produits inégalés (avec de nombreuses variétés), un club Nespresso et une qualité irréprochable permettront à la marque de se voir alors propulsée sur un marché international et de s’imposer avec un grand succès malgré de multiples concurrents.

Non seulement Nespresso a réussi à nous faire boire du café plus cher que du café moulu, mais la marque magnifie ses machines et propose des éditions limitées de grand crus de café. En 1989, le club Nespresso va booster la réussite de la marque. Les ouvertures de boutiques se succèdent et George Clooney devient l’égérie star de la marque.

Aujourd’hui, leader mondial sur le marché des dosettes et machines à expresso, L’inventeur Eric Favre s’étend sur le marché du thé avec son nouveau concept, le Tpresso.

La marque se veut également d’une politique sociale et environnementale et détient le premier centre de production en Suisse à avoir obtenu la certification LEED Gold (Leadership in Energy and Environmental Design).

La marque Nespresso nous emmènera-t-elle vers un succès également écologique ?

Aujourd’hui, ce qui est sur, c’est que le produit phare de Nestlé n’existerait pas sans la persévérance d’un entrepreneur et inventeur suisse nommé Eric Favre.

 

 

Kylian Mbappé, Golden boy et recordman

À 19 ans à peine, Kylian Mbappé est sans doute la star de cette Coupe du Monde, loin devant Messi ou Ronaldo. Celui qui a été surnommé « 37 km » pour sa poussée spectaculaire devant les buts de l’Argentine la semaine dernière, est en passe de détrôner les plus grands et de pourquoi pas emmener la France vers la victoire pour cette Coupe du Monde 2018. Retour sur un parcours aussi brillant que précoce.

Une étoile est née

Né le 20 décembre 1998 à Paris, Kylian Mbappé Lottin est issu d’une famille de sportifs. Son père, Wilfrid Mbappé Lottin, d’origine camerounaise, est un ancien footballeur de niveau régional et sa mère, Fayza Lamari, d’origine algérienne, a été handballeuse de première division de la ville de Bondy.

Très tôt, Kylian commence le foot dans le club de sa ville, Bondy. Son talent est très vite repéré, en 2011, il entre à Clairefontaine afin d’y être formé en parallèle de ses études. À l’issue de sa formation, il est en contact avec plusieurs clubs, de France et de l’étranger, dont les prestigieux Real Madrid et Chelsea. Son choix se portera finalement sur le centre de formation de l’AS Monaco, dont l’équipe première fait son retour en Ligue 1.


Mbappé recordman
Alors qu’il a à peine 17 ans, Kylian commence donc sa carrière professionnelle et devient le plus jeune joueur à porter le maillot professionnel de l’AS Monaco en L1. Il bat alors l’ancien record, qui appartenait à un certain Thierry Henry, pour ne pas le citer. Comparé à un Razmoket par ses coéquipiers, ce dernier enchaîne les records en devenant notamment le plus jeune joueur à inscrire un but en Ligue des Champions.
Le 31 août 2017, Mbappé rejoint le Paris Saint-Germain pour 180 millions d’euros devenant ainsi le deuxième joueur le plus cher de l’histoire du football derrière son coéquipier Neymar, recruté quelques semaines plus tôt. En parallèle, et sans jamais être passé par l’Équipe de France espoirs, il est convoqué pour la première fois en Équipe de France par Didier Deschamps. À 19 ans, il devient le plus jeune buteur à l’extérieur avec les Bleus, et le plus jeune à réaliser un doublé.
Incontournable pendant cette Coupe du Monde, tous les yeux seront rivés sur lui pendant le reste des matchs de l’Équipe de France, car pendant cette compétition Kylian est devenu le plus jeune joueur à marquer deux fois dans un Mondial, égalant le record d’un certain Roi Pelé.

Ce jeune prodige du ballon rond n’a pas encore fini de nous surprendre et de nous procurer des frissons. A 19 ans seulement, Mbappé est destiné à faire de très grandes choses à l’instar de son idole de jeunesse Cristiano Ronaldo. Mbappé plus jeune joueur à remporter le Ballon d’Or ou à emmener son équipe vers la victoire en Coupe du Monde ? Seul l’avenir nous le dira.

Daniel Ek: retour sur son parcours de génie

 

Passionné de musique et d’informatique, Daniel Ek est le créateur de la première plateforme où les musiques sont accessibles sans téléchargement. Mais sa carrière ne commence pas là. Revenons sur son parcours de génie qui débute alors qu’il est âgé de 14 ans seulement…

Sa première entreprise… A 14 ans

Né d’un père mécanicien et d’une mère assistante maternelle, Daniel Ek est issu du milieu ouvrier et vit dans la banlieue de Stockholm. Alors que ses camarades suivent leur cursus scolaire de manière « banale », lui est un jeune homme très précoce qui apprend rapidement à coder. A la suite de cela, il créé ses premiers sites internet avec beaucoup de succès. Il est ainsi repéré par plusieurs entreprises et décide de lancer sa propre affaire à l’âge de 14 ans. Le succès est quasi immédiat et est dû à une stratégie digne des plus grands entrepreneurs : il casse les prix. Alors que ses principaux concurrents facturent le site à 50.000 euros en moyenne, lui les propose à seulement 5.000 euros et cela lui permettra de se verser un salaire allant jusqu’à 15.000 euros par mois.
A l’âge de 16 ans, il gagne plus que son père et sa mère réunis, et à 18 ans, il est à la tête d’une équipe de 25 personnes.

Plus tard, il postule chez Google sans succès, on lui ferme la porte au nez en lui conseillant de reprendre ses études.
Ce qu’il ne manquera pas de faire: il s’inscrit alors au KTH Royal Institute of Technology – une grande école d’ingénieurs de Stockholm, mais il n’y restera que 8 semaines car peu habitué à rester dans une salle de classe, Daniel Ek trouve ses cours trop théoriques et préfère travailler pour des sociétés technologiques.

 

Jeune, millionnaire et déprimé

Non sans ambition, il créé un moteur de recherche (comme une petite vengeance personnelle) qu’il vend à une société suédoise, travaille pour un site de commerce électronique suédois , puis occupe le poste de directeur de la technologie chez Stardoll, une société de jeux en ligne liée à la mode.

Par la suite, alors qu’il n’a que 20 ans, il créé sa propre société de marketing en ligne, Advertigo, qu’il cède en 2006 à la société suédoise de marketing numérique TradeDoubler pour pas moins de 1,25 million de dollars. Ek est donc millionnaire à l’âge de 23 ans, et enivré par l’argent et la réussite, il décide de se retirer des affaires, achète un appartement et une luxueuse Ferrari rouge pour en profiter avec ses amis.

Mais ce mode de vie finit par le rendre complètement déprimé, confie-t-il au New Yorker en 2014. Il rend alors son appartement et sa jolie voiture pour aller s’enfermer au beau milieu de la forêt avec pour seule compagnie : sa guitare.

 

Spotify voit le jour

Alors qu’il se recentre sur ses réelles passions, la guitare et l’informatique, il fait la rencontre de Martin Lorentzon, cofondateur de TradeDoubler, qui lui aussi est en pleine remise en question.
Après plusieurs semaines à écouter de la musique, et visionner des films ensemble, il leur vient une idée de génie : une plateforme où tous les morceaux seraient accessibles sans téléchargement.
Pendant plus de deux ans, ils cherchent à convaincre les maisons de disques de leur céder des droits de catalogues musicaux. Ils y mettent toutes leurs économies pour que SPOTIFY soit finalement lancé en 2008.
Et comme tout ce qu’il entreprend, c’est un succès. Il est très vite contacté par l’inventeur de Napster, bluffé par le concept et noue un partenariat avec Facebook.

 

Du fin fond de la forêt à Wall Street

Aujourd’hui, Spotify est le leader mondial de streaming musical. La plateforme compte près de 160 millions d’utilisateurs mensuels, dont 71 millions d’abonnés payants à travers le monde ce qui la positionne devant le géant Apple Music, qui ne compte que 38 millions d’utilisateurs payants.

Ainsi, le 3 avril 2018, la société entre en bourse. A 35 ans, Daniel Ek entre donc dans le cercle fermé des jeunes milliardaires. Avec 10 % du capital, le fondateur du leader mondial de la musique à la demande est désormais assis sur un pactole de près de 2,5 milliards de dollars.

 

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